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Traité Pesachim

26b

Étude de Pesachim 26b

Étude de la Guémara 26b

Guémara
La Guemara répond. Ce cas n'est comparable qu'à cet autre cas : si un oiseau s'est posé sur la vache rousse (para adouma), elle demeure valide (kechéra), car cela n'est pas considéré comme le port d'un joug ; mais si un mâle l'a chevauchée pour s'accoupler avec elle, elle est invalide (pessoula) et ne peut plus servir au rite. Il en va de même dans notre cas : lorsque le propriétaire fait entrer la génisse dans l'enclos (rivka) et qu'elle foule [le grain], puisque le propriétaire ne porte aucun intérêt à cette action, c'est comme le cas de l'oiseau et de la vache, et elle demeure valide. La Guemara demande : quelle est la raison (taama) de la différence entre le cas où un oiseau se pose sur elle et celui où un mâle tente de s'accoupler avec elle ?
הָא לָא דָּמְיָא אֶלָּא לְהָא: שָׁכַן עָלֶיהָ עוֹף — כְּשֵׁירָה, עָלָה עָלֶיהָ זָכָר — פְּסוּלָה. מַאי טַעְמָא?
Rav Papa dit que le verset énonce : « Et les anciens de cette ville prendront une génisse du troupeau, avec laquelle on n'a pas travaillé, qui n'a pas tiré sous le joug » (Devarim 21, 3). S'il était écrit « il a travaillé (avad) » et que nous lisions « il a travaillé (avad) », ce choix de mot indiquerait que la génisse pourrait encore servir tant que lui-même, le propriétaire de la génisse, ne l'aurait pas employée volontairement à un travail. S'il était écrit « elle a été travaillée (oubad) » et que nous lisions « elle a été travaillée (oubad) », cela indiquerait que même si elle a accompli un travail d'elle-même, il est aussi interdit de s'en servir, puisqu'une forme de travail a été faite avec elle.
אָמַר רַב פָּפָּא: אִי כְּתִיב ״עָבַד״ וְקָרֵינַן ״עָבַד״ — עַד דְּעָבֵיד בָּהּ אִיהוּ. אִי כְּתִיב ״עוּבַּד״ וְקָרֵינַן ״עוּבַּד״ — אֲפִילּוּ מִמֵּילָא נָמֵי.
Maintenant qu'il est écrit « il a travaillé (avad) » mais que nous lisons ce mot comme « elle a été travaillée (oubad) », les deux sens sont visés : c'est interdit si elle est travaillée d'une manière semblable à celle dont lui travaille. Autrement dit, de même que le propriétaire fait travailler l'animal d'une façon qui lui est profitable, de même l'animal ne devient interdit que lorsqu'il est travaillé d'une manière qui lui procure un avantage. C'est pourquoi elle peut encore servir si un oiseau se pose sur elle, car le propriétaire n'en tire aucun avantage ; en revanche, si un taureau s'accouple avec cette génisse, elle est rendue impropre, puisque le propriétaire a généralement intérêt à ce que cela se produise.
הַשְׁתָּא דִּכְתִיב ״עָבַד״ וְקָרֵינַן ״עוּבַּד״ — עוּבַּד דּוּמְיָא דְּעָבַד. מָה עָבַד דְּנִיחָא לֵיהּ, אַף עוּבַּד דְּנִיחָא לֵיהּ.
La Guemara apporte une preuve supplémentaire. Viens et entends (ta chéma) ce qui est enseigné : si quelqu'un trouve un objet perdu (avéda), il ne peut l'étendre sur un lit ni sur un châssis (magod) pour son propre usage, car ce serait tirer profit d'un objet qui ne lui appartient pas. Toutefois, il peut l'étendre sur un lit ou un châssis pour le bien de l'objet lui-même, s'il a besoin d'être aéré. Si des hôtes viennent à se présenter chez lui, il ne peut l'étendre, ni pour le bien de l'objet ni pour son propre usage. Apparemment, l'avantage est inévitable et voulu — car il n'a pas d'autre moyen de prendre soin de l'objet perdu, et il tire profit de ce que ses hôtes voient l'objet — et pourtant cela demeure interdit. Cela semble prouver que l'opinion de Rava est correcte.
תָּא שְׁמַע: אֲבֵידָה, לֹא יִשְׁטָחֶנָּה לֹא עַל גַּבֵּי מִטָּה וְלֹא עַל גַּבֵּי מַגּוֹד לְצוֹרְכּוֹ, אֲבָל שׁוֹטְחָהּ לְצוֹרְכָּהּ עַל גַּבֵּי מִטָּה וְעַל גַּבֵּי מַגּוֹד. נִזְדַּמְּנוּ לוֹ אוֹרְחִין, לֹא יִשְׁטָחֶנָּה לֹא עַל גַּבֵּי מִטָּה וְלֹא עַל גַּבֵּי מַגּוֹד, בֵּין לְצוֹרְכָּהּ בֵּין לְצוֹרְכּוֹ.
La Guemara rejette cette conclusion : il en va autrement là-bas, car il risque d'endommager l'objet, soit à cause du mauvais œil (eïna bicha) qu'il jette sur lui, soit à cause des voleurs qui sauront désormais que cet objet précieux est en sa possession et tenteront de le dérober. Ce n'est pas interdit à cause de l'avantage ; c'est plutôt interdit par crainte qu'il n'endommage l'objet.
שָׁאנֵי הָתָם דְּקָלֵי לַהּ, אִי מִשּׁוּם עֵינָא בִּישָׁא, אִי מִשּׁוּם גַּנָּבֵי.
La Guemara propose une dernière preuve. Viens et entends une preuve fondée sur la michna suivante : les marchands de vêtements (mokhré kessout) qui vendent des habits faits d'un mélange interdit (kilaïm), un assemblage prohibé de laine et de lin, peuvent les vendre à leur manière habituelle aux non-Juifs. Un marchand peut poser sur ses épaules les vêtements qu'il vend, sans avoir à craindre l'interdit du mélange interdit (kilaïm), à condition qu'il n'ait pas l'intention de tirer profit des vêtements au soleil pour s'en protéger, ni sous la pluie pour s'en abriter. Cependant, les gens scrupuleux (tsénouïm), ceux qui sont méticuleux dans l'accomplissement des mitsvot, suspendent les vêtements de laine et lin à un bâton (makél) derrière eux.
תָּא שְׁמַע: מוֹכְרֵי כְסוּת מוֹכְרִין כְּדַרְכָּן, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתְכַּוֵּין בַּחַמָּה מִפְּנֵי הַחַמָּה, וּבַגְּשָׁמִים מִפְּנֵי הַגְּשָׁמִים. וְהַצְּנוּעִין מַפְשִׁילִין לַאֲחוֹרֵיהֶם בְּמַקֵּל.
Or ici, n'est-ce pas un cas où il est possible à tous les marchands de vêtements d'agir comme les gens scrupuleux et de ne tirer aucun avantage du mélange de laine et de lin ? Néanmoins, la michna énonce que lorsqu'on n'a pas l'intention de tirer profit de l'objet interdit, il est permis d'agir ainsi. Cela constitue une réfutation décisive (téyouvta) de celui qui a enseigné la première version de la parole de Rava. Selon cette version, on est interdit de tirer un avantage lorsqu'il est possible de l'éviter et qu'on n'a pas l'intention d'en tirer profit. La Guemara conclut : en effet, c'est une réfutation décisive (téyouvta).
וְהָא הָכָא דְּאֶפְשָׁר לְמֶעְבַּד כִּצְנוּעִין, וְכִי לָא מְכַוֵּין — שְׁרֵי. תְּיוּבְתָּא לְמַאן דְּמַתְנֵי לִישָּׁנָא קַמָּא דְּרָבָא, תְּיוּבְתָּא.
Il a été enseigné dans la michna qu'on ne peut même pas allumer le four avec du pain levé (𝑐𝑎𝑚𝑒ts). Les Sages ont enseigné dans une baraïta : à propos d'un four qu'on a chauffé avec les pelures de fruits de orla, ou avec la paille de céréales semées dans un mélange interdit de kilaïm dans une vigne (kilé hakérem) — s'il s'agissait d'un four neuf, et qu'en le chauffant il a durci le four et l'a rendu plus solide pour un usage futur, alors il doit être brisé (youtats). Puisque des objets interdits ont servi au processus de formation du four, on ne peut tirer profit de l'usage de ces objets interdits. En revanche, s'il s'agissait d'un vieux four, il peut être refroidi (youtsan), et il n'est interdit de se servir du four que tant qu'il est encore chaud.
וְלֹא יַסִּיק בּוֹ וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: תַּנּוּר שֶׁהִסִּיקוֹ בִּקְלִיפֵּי עׇרְלָה אוֹ בְּקַשִּׁין שֶׁל כִּלְאֵי הַכֶּרֶם, חָדָשׁ — יוּתַּץ, יָשָׁן — יוּצַן.
À propos de celui qui a cuit du pain dans le four pendant qu'il était chauffé ou renforcé par les objets interdits, Rabbi [Yehouda haNassi] dit : il est interdit de manger ce pain ou d'en tirer profit, puisque des objets interdits sont intervenus dans le processus de préparation. Et les Sages disent : il est permis de manger ce pain et d'en tirer profit. S'il a cuit le pain sur les braises (gé'halim) qui restaient du bois interdit, tous s'accordent à dire que c'est permis.
אָפָה בּוֹ אֶת הַפַּת, רַבִּי אוֹמֵר: הַפַּת אֲסוּרָה, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: הַפַּת מוּתֶּרֶת. בִּישְּׁלָהּ עַל גַּבֵּי גֶּחָלִים — דִּבְרֵי הַכֹּל מוּתָּר.
La Guemara demande. N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : qu'il s'agisse d'un vieux four ou d'un four neuf, il peut être refroidi (youtsan) ; il n'est jamais besoin de briser le four ? La Guemara répond : ce n'est pas difficile. Cette baraïta, qui énonce qu'on est tenu de briser le four, est conforme à l'opinion de Rabbi [Yehouda haNassi]. Et cette autre baraïta, qui énonce qu'il suffit de laisser refroidir le four, est conforme à l'opinion des Sages. Puisque les objets interdits ne font que renforcer le four, les Sages tiennent qu'il suffit de laisser refroidir le four. En le refroidissant, on ne tire plus aucun profit des objets interdits utilisés pour le chauffer, et il n'est pas nécessaire de briser le four.
וְהָא תַּנְיָא: בֵּין חָדָשׁ וּבֵין יָשָׁן יוּצַן! לָא קַשְׁיָא: הָא — רַבִּי, וְהָא — רַבָּנַן.
La Guemara conteste cette réponse : disons que tu as entendu que Rabbi [Yehouda haNassi] interdit de tirer profit d'un pain cuit en utilisant les objets interdits comme combustible, parce qu'il y a une amélioration apportée au pain par le bois utilisé pour chauffer le four (yéch chéva'h étsim bapat), et c'est pourquoi c'est interdit. Cependant, dans un cas différent, à savoir lorsque « ceci et cela le causent » (zé vazé gorém), c'est-à-dire que des éléments tant permis qu'interdits contribuent au résultat — comme lorsqu'on cuit ensuite dans ce four et qu'on tire avantage à la fois du bois interdit qui a renforcé le four et du bois permis employé pour la cuisson ultérieure — l'as-tu entendu dire que c'est interdit aussi ? Au contraire, rejette cette explication et dis : ce n'est pas difficile. Cette baraïta sévère est conforme à l'opinion de Rabbi Eliézer, qui dit que dans un cas où « ceci et cela le causent » (zé vazé gorém), c'est interdit. Et cette autre baraïta indulgente est conforme aux Sages, qui sont en désaccord sur ce principe.
אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי מִשּׁוּם דְּיֵשׁ שֶׁבַח עֵצִים בַּפַּת. זֶה וָזֶה גּוֹרֵם מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ? אֶלָּא, לָא קַשְׁיָא: הָא — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, הָא — רַבָּנַן.
La Guemara demande : de quelle parole de Rabbi Eliézer s'agit-il pour fonder cette explication ? Si tu dis qu'il s'agit de l'opinion de Rabbi Eliézer à propos du levain (séor), comme nous l'avons appris dans une michna : dans un cas où du levain de 'houlin (non consacré) et du levain de térouma sont tombés dans une pâte de 'houlin, et qu'aucun des deux à lui seul n'est assez puissant pour faire lever la pâte en pain levé, et qu'ils se sont joints et ont fait lever la pâte en pain levé — il y a un débat pour savoir si cette pâte est considérée comme térouma ou comme pain non consacré. Rabbi Eliézer dit : je m'en tiens au dernier élément qui est tombé dans la pâte. [Si la térouma est tombée en dernier, la pâte est interdite aux non-cohanim.] Et les Sages disent : que l'objet interdit, c'est-à-dire la térouma, soit tombé en premier ou que l'objet interdit soit tombé en dernier, il ne rend jamais la pâte interdite
הֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר? אִילֵימָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר דִּשְׂאוֹר, דִּתְנַן: שְׂאוֹר שֶׁל חוּלִּין וְשֶׁל תְּרוּמָה שֶׁנָּפְלוּ לְתוֹךְ עִיסָּה, וְאֵין בָּזֶה כְּדֵי לְהַחְמִיץ וְאֵין בָּזֶה כְּדֵי לְהַחְמִיץ, וְנִצְטָרְפוּ וְחִמְּצוּ — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: אַחַר אַחֲרוֹן אֲנִי בָּא, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין שֶׁנָּפַל אִיסּוּר לְכַתְּחִלָּה, וּבֵין שֶׁנָּפַל אִיסּוּר לְבַסּוֹף — לְעוֹלָם אֵינוֹ אוֹסֵר

Rachi

הא לא דמיא - תירוצא הוא:,שכן עליה עוף - בפרה אדומה קאי שפרח ונח על גבה אע"ג דכתיב לא עלה עליה עול דמשמע עליה אפילו עליה בעלמא ואי משום דכתיב עול הא מרבינן ביה שאר עבודות במסכת סוטה (דף מו.) אפ"ה בהא עלייה כשרה דלא ניחא ליה והוא הדין להכניסה לרבקה ודשה:,עלה עליה זכר פסולה - דניחא ליה והוא הדין לתינק ותידוש:

עובד - משמע ממילא עבד משמע בידים ואף על גב דהאי בעגלה כתיב תרווייהו ילפינן מהדדי בגזרה שוה דעול עול במסכת סוטה (דף מו.):

לא ישטחנה - במוצא בגד אבודה קאי:,מגוד - קבילי"א:,לצורכה - כדי שלא יאכלנו עש:,נזדמנו לו אורחין וכו' - אלמא אף על גב דלצורכה הוא והיינו לא אפשר הואיל ומתכוין להתכבד בשל חבירו באורחין חשיב ליה גזל ואסיר:

ומשני לאו משום כוונה הוא אלא משום דבשטיחה זו קלי לה כלומר מאבדה בידים אי משום עינא בישא אי משום דלמא אורחין גנבי נינהו וגנבי לה:

מוכרין כדרכן - מעוטפין בכסות כלאים דאין מתכוין להנאת לבישה:,והצנועים - פרושים שמתרחקין מן הכיעור ומן הדומה לו:

לישנא קמא דרבא - אפשר ולא מתכוין אסור אפילו לרבי שמעון דא"כ הא מני: ,יש שטועין שמקשין על משנה זו אותה ששנינו בגד שאבד בו כלאים לא ימכרנו לנכרי אלמא כלאים אסור למכור וטעות בידם דהתם אבד דוקא שמא יחזור נכרי וימכרנו לישראל ולא יכיר שיש בו כלאים וילבשנו אבל כלאים הניכר מותר בכל הנאות מכירה:

בקליפי ערלה - קליפי אגוזים ורמונים שאף הם בכלל פרי ואסורין משום ערלה וכן קשין של כלאי הכרם הכל אסור דבכלאים לא כתיב פרי:,חדש יותץ - שהרי על ידי היסק זה של ערלה נגמר ומתקיים כולו:,ישן - שאין היסק זה מועיל לו אלא שאופה בו פת:,יוצן - שלא יאפה בו פת בהיסק זה:

אפה בו פת - בהיסק זה לקמן מוקי לה כשאבוקה כנגדו שכל שעה שהיתה פת בתנור היה דולק האור ואופהו שהיה נהנה מן האיסור בשעה שהאיסור בעין:,רבי אומר הפת אסורה - דיש שבח עצי איסור בפת:,וחכמים אומרים הפת מותרת - (דהא) סברי אין שבח עצים בפת ממש והוא הדין דלית להו נמי חדש יותץ אלא יוצן והכי אמרי' בשמעתין:,בישלה על גבי גחלים - דברי הכל הפת מותרת ואפילו לרבי דכי איתהני פת מאיסור כבר כלה ובטל וגחלים איצטריכא ליה דלא תימא אכתי איסורא בעיניה וכל שכן בתנור גרוף ואין אבוקה כנגדו:

הא רבי - דקתני חדש יותץ רבי הוא דאמר הפת אסורה משום דגמרה באיסור והוא הדין לתנור חדש שנגמר נמי ע"י האיסור:

אימור דשמעת ליה לרבי דיש שבח עצים בפת - כי שמעת ליה דפליג רבי אדרבנן ביש שבח עצים בפת לחודא הוא דשמעת ליה דרבנן הוו מקילי טפי ושרו אפי' פת לאכול דאמרי אין שבח עצים בה אלא שבח היסק ואיסור שבה כבר כלה הוא ורבי סבר הואיל ואבוקה כנגדו יש שבח עצים ואיסור גמור בה וגבי תנור חדש נהי דיש שבח עצים בו מיהו הוא עצמו אין נאכל אלא להיסק אחר עומד ויאפו בו ונמצאת פת הנאפת בו נגמרת ע"י איסור והיתר עצי איסור שגמרו (בו) את התנור ועצי היתר שגמרו את הפת והא היכא שמעינן ליה דאסר רבי:,הא ר' אליעזר - דשמעינן ליה זה וזה גורם אסור דבר שאיסור והיתר גרמו לו שיבא אסור בהנאה:

לתוך עיסה - של חולין:,אחר אחרון אני בא - אם סילק את הראשון כדמתרץ ליה אביי:

Tossafot

הא לא דמיא אלא להא שכן עליה עוף - מייתי לה משום דרב פפא אמר מילתיה עלה לפי שהיא משנה:,עלה עליה זכר פסולה - וא"ת אמאי פסולה הא ודאי לא ניחא ליה להפסיד פרה שדמיה יקרים בשביל דבר מועט וי"ל דאם נאמר כשירה הוה ניחא ליה ולכך אין להכשירה וא"ת הכניסה לרבקה ודשה אמאי כשירה מ"ש מעלה עליה זכר דפסולה וי"ל דהתם לא ניחא ליה בדישתה שאין מרויח כלום בדישתה דבלאו הכי נידושה התבואה וה"ר יהודה פירש דסתם פרה בחורה היא ומסתמא אין אדם רוצה להטריחה וא"ת והא דתנן פרה מעוברת ר' אליעזר מכשיר וחכמים פוסלין והכא אמר עלה עליה זכר פסולה וי"ל דהכא כחכמים דפוסלין דה"נ ר' יהודה פליג ואמר דוקא העלה עליה זכר אבל עלה מעצמו כשירה אי נמי הא דאמר הכא פסולה היינו כשרואה בשעת עלייה וניחא ליה כדאמר גבי הכשר (בפ"ק דחולין) (דף יג.) עודהו הטל עליהן ושמח הרי זה בכי יותן נגבו אינן בכי יותן דבעינן יותן דומיא דיתן אף על פי שאם היה יודע בעוד הטל עליהן היה שמח והא דאמרינן בפרק עגלה ערופה (סוטה מו.) עול פוסל בין בשעת עבודה ובין שלא בשעת עבודה שאר דברים אינן פוסלין אלא בשעת עבודה מה שהזכר משמש בה חשוב עבודה:

מגוד - פירש ר"ת כמו נגוד ליה גלימא (עירובין ד' צד.):

חדש יותץ - קסבר יש שבח עצים בפת וה"נ יש שבח עצים בתנור וזה וזה גורם אסור ויש שבח עצים בפת היינו העצים שהן גורמים אפיית הפת כשאבוקה כנגדו ורבנן סברי אין שבח עצים בפת אף על פי שהאבוקה כנגדו דשלהבת אינה באה מן העצים אלא מחמת משהו הנשרף וא"כ היא כמו גחלת דאין האיסור בעין וכן פירש"י הקשה ה"ר אהרן לרבי הא דאמר (תרומות פ"ב מ"ג) המבשל בשבת בשוגג יאכל ואפילו בשבת ואמאי נימא יש שבח מוקצה בפת דגחלים מוקנין הן ואומר ר"י דלא שייך אלא באיסורי הנאה דווקא וכן פי' הקונטרס בפרק בתרא דע"ז (דף סו. ושם) גבי תנור שהסיקו בכמון של תרומה:

בישלה על גבי גחלים - בישלה דווקא בדיעבד אף על גב דכל הנשרפין אפרן מותר אפילו לכתחלה יש לחלק בין אפרן לגחלים:

בין חדש בין ישן יוצן - דזה וזה גורם מותר אף על גב דזה וזה גורם דוקא בדיעבד מותר כדמוכח בסוף פרק כל הצלמים (ע"ז מח:) דאמר רבי יוסי אין נוטעין אגוז של ערלה ומודה ר' יוסי שאם נטע שהוא מותר וחשיב ליה זה וזה גורם דהכא הוי כדיעבד דאם נאמר חדש יותץ יפסיד התנור:,בין חדש ובין ישן יוצן - ואף על גב דזה וזה גורם מותר מ"מ ישן כיון דסגי ליה בצינון ולא מפסיד מידי אלא איסור הנאה לחודה לכך צריך צינון:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Pesachim 26b
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