Guémara
Si quelqu'un a mangé un frelon (tsira), il est puni de six séries de coups [malqout]. Puisque le frelon rampe sur le sol, toutes les interdictions mentionnées plus haut à propos de la fourmi s'appliquent aussi à lui. Une interdiction supplémentaire est énoncée dans le verset suivant : « Et tout insecte volant vous est impur ; ils ne seront pas mangés » (Devarim 14, 19). Sur la base de ce précédent, il serait possible de dire que l'ajout de l'expression « il ne sera pas mangé » à propos de la viande impure indique seulement une mitsva négative supplémentaire pour laquelle on serait puni ; cependant, cela n'indique pas nécessairement une interdiction d'en tirer profit [issour hanaa]. Rav Achi lui dit : partout où il est possible d'expliquer une halakha nouvelle, nous l'expliquons, et nous n'établissons pas le verset comme contenant des mitsvot négatives supplémentaires portant sur cette même interdiction.
צִירְעָה — לוֹקֶה שֵׁשׁ! אֲמַר לֵיהּ: כֹּל הֵיכָא דְּאִיכָּא לְמִדְרַשׁ — דָּרְשִׁינַן, וְלָא מוֹקְמִינַן בְּלָאוֵי יַתִּירֵי.
La Guemara demande : pourquoi ai-je besoin du début du verset « Et la viande qui touche quoi que ce soit d'impur ne sera pas mangée » (Vayiqra 7, 19) ? La Guemara explique : cela vient inclure le bois et l'encens ; bien qu'ils ne se mangent pas, ils sont susceptibles de contracter l'impureté des aliments [toumeat okhline]. La Guemara demande : pourquoi ai-je besoin de la fin de ce verset « Et la viande, quiconque est pur en mangera » (Vayiqra 7, 19) ? La Guemara répond : cela vient inclure les parties sacrificielles de l'animal offertes sur l'autel [émourine], telles que les graisses ; elles aussi ont le statut légal de viande et sont susceptibles de contracter l'impureté des aliments. Si ces portions deviennent impures et que quelqu'un les mange, même s'il est pur, il encourt la malqout.
״וְהַבָּשָׂר אֲשֶׁר יִגַּע בְּכׇל טָמֵא לֹא יֵאָכֵל״ דְּרֵישֵׁיהּ לְמָה לִי? לְרַבּוֹת עֵצִים וּלְבוֹנָה. ״וְהַבָּשָׂר כׇּל טָהוֹר יֹאכַל בָּשָׂר״ דְּסֵיפֵיהּ לְמָה לִי? לְרַבּוֹת אֵימוּרִין.
La Guemara objecte : la halakha selon laquelle ces parties sacrificielles [émourine] peuvent devenir impures et sont alors interdites à la consommation se déduit de là, c'est-à-dire d'une autre source, ainsi qu'il a été enseigné dans une baraïta : « Mais l'âme qui mangera de la viande du sacrifice de chelamim, qui appartient à l'Éternel, ayant son impureté sur elle, cette âme sera retranchée de son peuple » (Vayiqra 7, 20). Les mots ajoutés « qui appartient à l'Éternel » viennent inclure ces parties sacrificielles, qui sont destinées à être offertes à Dieu et non mangées par d'autres, dans cette interdiction de manger de la viande sacrificielle lorsqu'elle est impure.
אֵימוּרִין מֵהָתָם נָפְקָא, דְּתַנְיָא: ״וְהַנֶּפֶשׁ אֲשֶׁר תֹּאכַל בָּשָׂר מִזֶּבַח הַשְּׁלָמִים אֲשֶׁר לַה׳״ — לְרַבּוֹת אֶת הָאֵימוּרִין!
La Guemara rejette cela : là-bas, il s'agit d'un cas d'impureté du corps [toumeat hagouf] ; si une personne rituellement impure mange des parties sacrificielles, elle est passible de karet [retranchement]. Ici, il s'agit d'un cas d'impureté de la viande [toumeat basar], où la viande est impure mais la personne qui la mange est pure ; celui qui agit ainsi enfreint seulement une mitsva négative.
הָתָם טוּמְאַת הַגּוּף — בְּכָרֵת, הָכָא טוּמְאַת בָּשָׂר — בְּלָאו.
Après avoir traité des interdictions de manger et de tirer profit de certaines choses, la Guemara rapporte ce que Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : pour toutes les interdictions de manger qui sont dans la Torah, on n'est puni de malqout que si l'on mange l'objet interdit selon sa manière habituelle de consommation [dérekh akhilatane]. La Guemara demande : pour exclure quel cas Rabbi Yo'hanan a-t-il dit cela ? Rav Chimi bar Achi dit : pour exclure le cas où quelqu'un mange de la graisse crue [‘hélev ‘haï] ; il enseigne que celui qui agit ainsi est exempt, puisque ce n'est pas la manière habituelle de la manger.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה אֵין לוֹקִין עֲלֵיהֶן אֶלָּא דֶּרֶךְ אֲכִילָתָן. לְמַעוֹטֵי מַאי? אָמַר רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי: לְמַעוֹטֵי שֶׁאִם אָכַל חֵלֶב חַי, שֶׁפָּטוּר.
Certains disent que voici ce que Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : pour toutes les interdictions de tirer profit qui sont dans la Torah, on n'est puni de malqout que si l'on tire profit de l'objet interdit selon sa manière habituelle [dérekh hanaatane]. La Guemara demande : pour exclure quel cas Rabbi Yo'hanan a-t-il dit cela ? Rav Chimi bar Achi dit : pour exclure le cas où quelqu'un a placé la graisse d'un bœuf lapidé [chor hanniskal] sur sa plaie pour aider à la guérir. Il enseigne que, bien qu'en général on ne puisse pas tirer profit des graisses interdites, dans ce cas il est exempt, parce que ces graisses ne sont pas normalement employées à des fins médicinales. Et à plus forte raison celui qui mange de la graisse crue est exempt, car ce n'est certainement pas une manière ordinaire de tirer profit de la graisse.
אִיכָּא דְאָמְרִי, אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה אֵין לוֹקִין עֲלֵיהֶן אֶלָּא דֶּרֶךְ הֲנָאָתָן. לְמַעוֹטֵי מַאי? אָמַר רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי: לְמַעוֹטֵי שֶׁאִם הִנִּיחַ חֵלֶב שֶׁל שׁוֹר הַנִּסְקָל עַל גַּבֵּי מַכָּתוֹ, שֶׁהוּא פָּטוּר. וְכׇל שֶׁכֵּן אוֹכֵל חֵלֶב חַי, שֶׁהוּא פָּטוּר.
Il a également été énoncé : Rav A'ha bar Avya a dit au nom de Rav Assi au nom de Rabbi Yo'hanan : si quelqu'un a placé la graisse d'un bœuf lapidé [chor hanniskal] sur sa plaie à des fins médicinales, il est exempt, parce que pour toutes les interdictions de tirer profit qui sont dans la Torah, on n'est puni de malqout que si l'on tire profit de l'objet interdit selon sa manière habituelle.
אִתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַב אַחָא בַּר עַוְיָה אָמַר רַב אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הִנִּיחַ חֵלֶב שֶׁל שׁוֹר הַנִּסְקָל עַל גַּבֵּי מַכָּתוֹ — פָּטוּר, לְפִי שֶׁכׇּל אִיסּוּרִין שֶׁבַּתּוֹרָה אֵין לוֹקִין עֲלֵיהֶם אֶלָּא דֶּרֶךְ הֲנָאָתָן.
Rabbi Zéira dit : nous aussi, nous avons appris [un enseignement allant dans ce sens] dans une michna où les Sages ont dit : on ne reçoit les quarante coups [malqout] pour cause de orla que pour ce qui découle des olives, l'huile, et des raisins, le vin. En revanche, pour avoir bu le jus qui découle des mûres, des figues et des grenades, on n'est pas puni, bien qu'il soit interdit de consommer ces jus. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce qu'on ne les consomme pas selon leur manière habituelle de tirer profit ? En général, ces fruits se mangent et ne se pressent pas pour en extraire le jus.
אָמַר רַבִּי זֵירָא, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: אֵין סוֹפְגִין אֶת הָאַרְבָּעִים מִשּׁוּם עׇרְלָה, אֶלָּא עַל הַיּוֹצֵא מִן הַזֵּיתִים וּמִן הָעֲנָבִים בִּלְבַד. וְאִילּוּ מִתּוּתִים תְּאֵנִים וְרִמּוֹנִים — לָא. מַאי טַעְמָא — לָאו מִשּׁוּם דְּלָא קָאָכֵיל לְהוּ דֶּרֶךְ הֲנָאָתָן?!
Abayé lui dit que cette michna ne prouve pas nécessairement ce même point : d'accord, si la michna nous avait enseigné le cas du fruit lui-même, [disant] qu'on ne le mange pas selon sa manière habituelle de tirer profit, cela conviendrait bien. Mais ici, où le cas porte sur leur jus, la raison pour laquelle on n'est pas puni est qu'il s'agit d'une simple humeur [zéia] qui suinte du fruit, et qui n'est pas considérée comme une partie essentielle du fruit.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: בִּשְׁלָמָא אִי אַשְׁמְעִינַן פְּרִי גּוּפָא דְּלָא קָאָכֵיל לֵיהּ דֶּרֶךְ הֲנָאָתוֹ — שַׁפִּיר, אֶלָּא הָכָא, מִשּׁוּם דְּזֵיעָה בְּעָלְמָא הוּא.
Abayé dit : tous concèdent à propos des mélanges interdits d'espèces diverses plantées dans une vigne [kilei hakérem] que l'on est puni de malqout pour en avoir tiré profit même si l'on n'en tire pas profit selon la manière habituelle. Quelle en est la raison ? C'est parce qu'aucune interdiction de manger n'est écrite explicitement à leur sujet dans la Torah. Le verset est donc interprété en ce sens qu'il est interdit d'en tirer profit de quelque manière que ce soit ; au contraire, on doit les brûler aussitôt.
אָמַר אַבָּיֵי: הַכֹּל מוֹדִים בְּכִלְאֵי הַכֶּרֶם שֶׁלּוֹקִין עֲלֵיהֶן אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא כְּדֶרֶךְ הֲנָאָתָן, מַאי טַעְמָא — מִשּׁוּם דְּלָא כְּתִיב בְּהוּ אֲכִילָה.
La Guemara soulève une objection. Issi ben Yehouda dit : d'où se déduit qu'il est interdit de manger de la viande qui a été cuite dans du lait [basar be'halav] ? Il est dit ici : « Car tu es un peuple consacré à l'Éternel ton Dieu. Tu ne cuiras pas un chevreau dans le lait de sa mère » (Devarim 14, 21). Et il est dit là-bas : « Et vous serez pour moi des hommes saints ; vous ne mangerez donc pas de viande déchirée par les bêtes dans les champs [teréfa] ; vous la jetterez aux chiens » (Chemot 22, 30). De même que là-bas, à propos d'une teréfa, il est interdit d'en manger, de même ici, à propos de la viande dans le lait, il est interdit d'en manger.
מֵיתִיבִי, אִיסִי בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר: מִנַּיִן לְבָשָׂר בְּחָלָב שֶׁהוּא אָסוּר? נֶאֱמַר כָּאן ״כִּי עַם קָדוֹשׁ אַתָּה״, וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״וְאַנְשֵׁי קֹדֶשׁ תִּהְיוּן לִי״. מָה לְהַלָּן אָסוּר, אַף כָּאן אָסוּר.
De la comparaison ci-dessus je n'ai déduit qu'une chose : qu'il est interdit d'en manger, comme il est interdit de manger une teréfa ; d'où se déduit qu'il est aussi interdit d'en tirer profit ? Tu peux énoncer un raisonnement a fortiori [qal va'homer] : si la orla, par laquelle aucune transgression n'a été commise — car c'est le processus naturel de croissance de l'arbre que de produire des fruits durant les trois premières années — est pourtant interdite à la jouissance ; alors la viande dans le lait, par laquelle une transgression a été commise — puisque les deux ont été cuits ensemble de façon illicite — n'est-il pas juste qu'elle soit interdite à la jouissance ?
וְאֵין לִי אֶלָּא בַּאֲכִילָה, בַּהֲנָאָה מִנַּיִן? אָמַרְתָּ, קַל וָחוֹמֶר: וּמָה עׇרְלָה שֶׁלֹּא נֶעֶבְדָה בָּהּ עֲבֵירָה, אֲסוּרָה בַּהֲנָאָה. בָּשָׂר בְּחָלָב שֶׁנֶּעֶבְדָה בּוֹ עֲבֵירָה, אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּהֵא אָסוּר בַּהֲנָאָה?
Rachi
צירעה - שרץ העוף היא וגם שורצת על הארץ ויש בה אלו חמש לאוין ומוסיף עליה לאו דשרץ העוף במשנה תורה (יד) וכל שרץ העוף טמא הוא לכם לא יאכלו שרץ לשון רחוש ונענוע ואינו נראה ואין בהמה וחיה הגבוהין מן הארץ בכלל שרץ הלכך לא תשקצו את נפשותיכם בבהמה ובעוף וגו' דכתיב בקדושים תהיו אינו מן המנין דלאו בשרצים כתיב:
והבשר למה לי - השתא דאמר' קרא לאו לגופיה אתא אלא לאם אינו ענין תינח ואשר יגע בכל טמא לא יאכל והבשר למה לי ומשני לרבות עצים ולבונה לקבל טומאה ואע"ג דלאו אוכלא הוא:,והבשר כל טהור יאכל למה לי - והבשר יתירה מבעיא ליה דאילו כל טהור יאכל בשר דריש ליה במנחות (ד' כה:) כל טהור יאכל בשר והנפש אשר תאכל בשר וגו' הניתר לטהורין חייבין עליו משום טומאה יצא בשר שנטמא לפני זריקת דם לשון אחר בין ברישא בין בסיפא ו' יתירא מיבעי' ליה:
לרבות את האימורין - שאם נטמאו ואכלן טהור שיעבור עליהן משום ב' לאוין לאו דזרות שאף הכהן זר אצלם ולאו דטומאת בשר ואדלעיל קאי והכי קאמר לא יאכל והבשר נמי שנטמא לא יאכל:,אשר לה' - קרא יתירה הוא דה"ל למכתב מזבח השלמים וטומאתו עליו וכתיב אשר לה' לרבות אף בשר הקרב לה' שאם אכלו בטומאה ענוש כרת ומשני התם בטומאת הגוף איירי והאי וטומאתו עליו מוקמינן לה בזבחים בפרק ב"ש (זבחים דף מג:) בטומאת הגוף הכתוב מדבר והכא רבינהו לאזהרת טומאת בשר כשנטמאו הם והוא טהור שיהא מוזהר עליהן והכא ליכא כרת אלא לאו דאימעט מכרת בזבחים בפרק ב"ש:
אלא דרך אכילתן - אלא אם כן אכלן דרך אכילתן:
איכא דאמרי - הא דרבי אבהו אהנאה איתמר ואהנך דאסירי בהנאה:,חלב - אין דרך הנאתו אלא בהבערה ולמשוח עורות ולא לרפואה וכ"ש אוכל חלב חי:
אין סופגין את הארבעים כו' - גבי משקין קאי במסכת תרומות וקאמר דאין כל מי פירות קרויין משקין אלא אלו בלבד. אין סופגין את הארבעים על שום מי פירות של ערלה משום דבכולהו שלא כדרך הנאתן הוא אלא אלו:
בשלמא אי אשמעינן בפרי גופא - דאי אכיל שלא כדרכו כגון שבישל אגוזים או אפרסקין ואכלן ואשמעינן דלא מחייב:,שפיר - שמעינן מינה דאין לוקין אלא כדרך אכילתן אבל השתא טעמא דפטור משום דלאו פרי אכל:
כלאי הכרם - כתיב (דברים כ״ב:ט׳) פן תקדש המלאה דמשמע לא תהנה ממנו אלא תשרפנו ופן לאו הוא:
שהוא אסור - באכילה:
ערלה שלא נעבדה בה עבירה - בנטיעותה:,בשר בחלב שנעבדה בו עבירה - כשבישלו ועבר עליו על לאו לא תבשל:
Tossafot
צירעה לוקה שש - פ"ה דהא דכתיב בקדושים אל תשקצו את נפשותיכם בבהמה ובעוף ובכל אשר תרמוש האדמה וגו' לא חשיב ליה דבגדולים מיירי דלא כתיב שרץ ולשון שרץ דבר שהוא נד בארץ ואינו נראה אלא ע"י שירוצו מפני קטנו וקשה דבפ' ד' מיתות (סנהדרין נט:) דרשינן וכל חיה הרומשת זה הנחש משמע דרמישה הוה נמי בדבר הרוחש כמו נחש שהולך על גחונו ותי' הר"י דאורלינ"ש דההוא קרא איירי בח' שרצים דאמרינן במעילה בפרק קדשי מזבח (מעילה דף טז: ושם) במובדלים ממך דיבר הכתוב דכתיב בסיפא דקרא אשר הבדלתי לכם לטמא והיינו ח' שרצים שהן טמאים:
לרבות את האימורים - דסד"א אין חייבין עליהם משום טומאה הואיל ואין ניתרים ודרשינן במנחות בפרק הקומץ את המנחה (דף כה:) הניתר לטהורי' חייבים עליהם משום טומאה להכי איצטריך לרבויינהו מיהו קשה דבמעילה בפ' חטאת העוף (מעילה דף י:) דריש התם מאשר יקרב בכל הקדשים הכתוב מדבר ויליף התם אימורים וכל שאין ניתר לטהורים ורבינו שמשון תירץ דאיצטריך לרבויי דסד"א דלא יבא איסור טומאה ויחול על איסור חלב:
פרט לאוכל חלב חי - והא דאמר בגיד הנשה (חולין קב:) אכל צפור טהורה בחייה בכל שהוא במיתתה בכזית שאני עוף שהוא רך וחזי לאומצא וחשיב כדרך הנאתו והא דאמר בהקומץ רבה (מנחות כא.) דם שבשלו אינו עובר עליו ופריך אביי מהא דתניא הקפה את הדם ואכלו או שהמחה את החלב וגמעו חייב ומשני כאן שהקפה באור וכאן שהקפה בחמה ולפי הך דהכא צ"ל שהברייתא לצדדים קתני הקפה את הדם בחמה ואת החלב באור דאי בחמה חי הוא ופטור:
אלא הכא משום דזיעה בעלמא הוא - תימה לר"י דבהעור והרוטב (חולין קכא. ושם) יליף מקרא דאין חייב משום ערלה אלא על היוצא מזיתים וענבים דגמר ערלה פרי פרי מבכורים ובכורים מתרומה ובתרומה כתיב תירוש ויצהר אם כן אמאי איצטריך למימר הכא זיעה בעלמא הוא וי"ל דהא דאיצטריך למילף התם פרי פרי מבכורים לאו למעוטי שאר משקין איצטריך דמן הדין אפילו תירוש ויצהר לא היה ליחשב למשקין פרי דזיעה בעלמא הוא כדאמרינן הכא והתם איצטריך למילף שנחשוב משקה של תירוש ויצהר כמו הפרי והשתא א"ש הא דאמר בשמעתין דזיעה בעלמא הוא דמהאי טעמא הוא דשמעינן דמשקה אינו כפרי מיהו תימה אמאי אמר דזיעה בעלמא הוא והא טעם כעיקר דאורייתא:
(לעיל) הכל מודים בכלאי הכרם - הא דלא קאמר הכל מודים בחולין שנשחטו בעזרה משום דכתיב בהו אכילה דמוזבחת ואכלת נפקא לן ועוד דאיכא מאן דאמר לאו דאורייתא והא דלא קאמר הכל מודים בבשר וחלב שמא משום דאין מזהירין מן הדין:
אמרת קל וחומר - תימה היכי אלים ק"ו לאפוקי מג"ש דנילף מנבילה בג"ש שלא תאסר בהנאה כמו נבילה ובפרק כל הבשר (חולין קטז.) איכא תנא דיליף הכי וסבר דבשר בחלב לא אסור בהנאה ואור"ת דבההוא קרא דאנשי קדש כתיב ביה נמי איסורי הנאה דמבשר בשדה דרשינן קדשים שיצאו חוץ למחיצה וגלי לן ק"ו דגמרינן מקדשים ולא (מנבילה) וא"ת בלא ק"ו נמי מקשינן לחומרא וי"ל דהכא ס"ד לאקשויי לקולא משום דמפורש בהדיא בקרא היתר הנאה דכתיב לכלב תשליכון אותו הקשה הר"י דאורלינ"ש אמאי לא ילפינן מנותר איסור אכילה ואיסור הנאה מקדש קדש דמההוא קדש דנותר דריש ג"ש בפ' לולב וערבה (סוכה מט.) ובפרק כל הזבחים (זבחים כח:) וי"ל דהכא עם קדוש מאנשי קדש דרשי' שהן ענין אחד דקיימא קדושה אגברי אי נמי דנין חולין מחולין ואין דנין חולין מקדשים:,אמרת ק"ו - איסור אכילה לא מצי למילף בק"ו מערלה כדאמר בכל הבשר (חולין קטו:) משום דאיכא למימר חורש בשור וחמור וחוסם פרה יוכיח דנעבדה בהו עבירה ושרו באכילה אבל השתא דיליף מקרא איסור אכילה ליכא למימר תוכיח דהנהו שרו באכילה:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.