La Guemara aborde un autre cas concernant l'ordre des bénédictions : Rabbi Simlai se trouva présent à une cérémonie de pidyon haben [rachat du premier-né]. Les participants lui soumirent une question [sur les bénédictions à réciter]. Ils commencèrent par noter qu'il est évident que la bénédiction pour le rachat du premier-né — qui est : « …qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné pour le rachat du premier-né » — est récitée par le père du garçon [car c'est lui qui est tenu de racheter son fils]. Cependant, concernant la seconde bénédiction : « Béni sois-Tu, Éternel notre Dieu, Roi de l'univers, qui nous a donné la vie [chehéheyaou], nous a soutenus et nous a permis d'atteindre ce temps » — est-ce le prêtre [cohen] qui récite cette bénédiction, ou le père du garçon ?
La Guemara explique les deux côtés du dilemme : On pourrait suggérer que le prêtre [cohen] récite la bénédiction, car c'est lui qui tire un bénéfice [en recevant les cinq sélaïm lors du rachat du garçon]. La bénédiction chehéheyanou est généralement récitée par celui qui reçoit le bénéfice. Ou peut-être est-ce le père du garçon qui récite le chehéheyanou, car c'est lui qui accomplit la mitsva. Rabbi Simlai n'avait pas de réponse immédiatement disponible, et il alla poser cette question dans le beth midrach [la maison d'étude]. Les Sages lui répondirent que le père du garçon récite les deux bénédictions : [celle] pour le rachat du fils et [le] chehéheyanou. La Guemara conclut : Et la halakha est que le père du garçon récite les deux bénédictions.