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Traité Pesachim

112b

Étude de Pesachim 112b

Étude de la Guémara 112b

Guémara
[Suite de la discussion précédente :] car toutes les doigts ne sont pas égaux [c'est-à-dire que les relations intimes avec le second mari risquent de ne pas être aussi agréables que celles avec le premier, ce qui pourrait amener la femme à le mésestimer et même à le haïr].
שֶׁאֵין כׇּל אֶצְבָּעוֹת שָׁווֹת.
Rabbi Akiva [son de ses instructions] continua à enseigner : [Voici comment] accomplir une mitsva [commandement] tout en procurant un grand bénéfice matériel à son corps : manger des fruits sans bourse délier [c'est-à-dire lorsqu'on prête de l'argent et que l'on prend une terre en garantie, en déduisant du prêt la valeur des fruits que l'on mange — le prêteur et l'emprunteur y trouvent tous deux leur avantage]. Et [voici comment] accomplir une mitsva tout en préservant la pureté de son corps : se marier, car ainsi ses pensées demeureront pures et il mérite d'avoir des enfants.
מִצְוָה וְגוּף גָּדוֹל — אוֹכֵל פֵּירוֹת וְלֹא שָׂכָר. מִצְוָה וְגוּף טָהוֹר — נוֹשֵׂא אִשָּׁה וְלוֹ בָּנִים.
La Guemara cite d'autres instructions transmises par un Sage à ses héritiers. Notre saint maître, Rabbi Yehuda HaNassi [le Patriarche], enjoignit à ses fils de respecter quatre choses : Ne demeure pas dans [la ville de] Shekhantziv en Babylonie, car ses habitants sont des moqueurs. Et ils t'entraîneront dans leur raillerie [te détournant ainsi de l'étude de la Torah].
אַרְבָּעָה דְּבָרִים צִוָּה רַבֵּינוּ הַקָּדוֹשׁ אֶת בָּנָיו: אַל תָּדוּר בְּשַׁכְנְצִיב מִשּׁוּם דְּלֵיצָנֵי הָווּ, וּמָשְׁכוּ לָךְ בְּלֵיצָנוּתָא.
Rabbi Yehuda HaNassi leur enjoignit également : Ne t'assieds pas sur le lit d'une femme araméenne [non-juive]. Certains interprètent cela comme suit : ne t'endors pas sans avoir récité le Chema [car un Juif qui ne récite pas le Chema agit comme un non-Juif]. Et d'autres disent : cela signifie qu'il ne faut pas épouser une convertie, c'est-à-dire une femme juive qui fut autrefois araméenne.
וְאַל תֵּשֵׁב עַל מִטַּת אֲרַמִּית. אִיכָּא דְאָמְרִי: דְּלָא תִּיגְנֵי בְּלָא קְרִיַּת שְׁמַע. וְאִיכָּא דְאָמְרִי: דְּלָא תִּינְסַב גִּיּוֹרְתָּא.
Et d'autres encore disent que Rabbi Yehuda HaNassi entendait le lit d'une femme araméenne au sens propre [une non-Juive], et ce en raison d'une mise en garde inspirée de l'incident survenu ultérieurement à Rav Papa. Voici comment cela se passa : Rav Papa entra chez une non-Juive pour recouvrer une dette. La femme lui demanda de s'asseoir sur son lit jusqu'à ce qu'elle apporte l'argent. Or il s'avéra qu'elle avait caché son nourrisson mort sous le lit. Rav Papa fut alors accusé d'avoir tué l'enfant et fut contraint de fuir le district.
וְאִיכָּא דְאָמְרִי: אֲרַמָּאִית מַמָּשׁ, וּמִשּׁוּם מַעֲשֶׂה דְרַב פָּפָּא.
Et ne cherche pas à te dérober au paiement des taxes, de peur qu'ils te découvrent et te confisquent tout ce que tu possèdes. Et ne te tiens pas devant un bœuf au moment où il sort du marécage, car Satan [une force destructrice] danse entre ses cornes [c'est-à-dire que le bœuf est particulièrement dangereux en ce moment]. Rabbi Chmouel précisa : cela vise un bœuf noir, et uniquement durant les jours du mois de Nissan [lors desquels il est le plus agressif].
וְאֶל תַּבְרִיחַ עַצְמְךָ מִן הַמֶּכֶס, דִּילְמָא מַשְׁכְּחוּ לָךְ וְשָׁקְלִי מִנָּךְ כׇּל דְּאִית לָךְ. וְאַל תַּעֲמוֹד בִּפְנֵי הַשּׁוֹר בְּשָׁעָה שֶׁעוֹלֶה מִן הָאֲגַם, מִפְּנֵי שֶׁהַשָּׂטָן מְרַקֵּד בֵּין קַרְנָיו. אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל: בְּשׁוֹר שָׁחוֹר, וּבְיוֹמֵי נִיסָן.
Rav Oshaya enseigna à ce sujet dans une baraïta : On s'éloigne d'un bœuf naïf [chor tam, un bœuf qui n'a pas d'antécédents de blessures intentionnelles] à une distance de cinquante coudées. D'un bœuf prévenu [chor mouad, un bœuf dont le propriétaire a été prévenu parce que l'animal a déjà encorné une personne à trois reprises], on s'éloigne jusqu'à ce qu'il soit hors de portée du regard.
תָּנֵי רַב אוֹשַׁעְיָא: מַרְחִיקִין מִשּׁוֹר תָּם — חֲמִשִּׁים אַמָּה, מִשּׁוֹר מוּעָד — כִּמְלֹא עֵינָיו.
Un Sage enseigna au nom de Rabbi Méïr, de manière hyperbolique : Même si la tête du bœuf est dans son seau à nourriture [c'est-à-dire qu'il est en train de manger paisiblement], monte sur le toit et retire l'échelle de dessous toi [pour lui échapper à tout prix]. Rav dit : L'appel pour guider un bœuf est « hen hen ». L'appel pour guider un lion est « zeh zeh ». L'appel pour guider un chameau est « da da ». L'appel adressé aux manœuvres qui halent un bateau le long d'un fleuve est « heleni, hayya, hela, vehilook, hulya ».
תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר: רֵישׁ תּוֹרָא בְּדִיקּוּלָא — סַק לְאִיגָּרָא וּשְׁדִי דַּרְגָּא מִתּוּתָךְ. אָמַר רַב: נִיזְהָא דְתוֹרָא — ״הֵן הֵן״. נִיזְהָא דְאַרְיָה — ״זֶה זֶה״. נִיזְהָא דְגַמְלָא — ״דָּא דָּא״. נִיזְהָא דְאַרְבָּא — ״הֵילֵנִי הַיָּיא הִילָא וְהִילּוּק הוּלְיָא״.
Abaye dit : La peau [de tan non terminée], le poisson, une coupe [particulière], l'eau chaude, les œufs et les poux blancs — tous causent « l'autre affaire » [c'est-à-dire la lèpre, dont on évite de prononcer le nom]. La Guemara précise : La peau désigne celui qui dort sur la peau d'un tanneur avant qu'elle soit traitée. Le poisson désigne le poisson chibbouta au mois de Nissan. La coupe désigne les restes du plat de petits poissons frits. L'eau chaude désigne une eau très chaude que l'on se verse sur le corps. Les œufs désignent celui qui marche sur des coquilles d'œufs. Les poux blancs désignent celui qui lave son vêtement mais ne le garde pas huit jours avant de le remettre — cette habitude fait se développer ces poux, et tous ces comportements causent « l'autre affaire », la lèpre.
אָמַר אַבָּיֵי: עוֹר, דָּג, וְכוֹס, חַמִּין, וּבֵיצִים, וְכִנִּים לְבָנִים — כּוּלָּן קָשִׁין לְדָבָר אַחֵר. עוֹר — מַאן דְּגָנֵי אַמַּשְׁכָּא דְצַלָּא. דָּג — שִׁיבּוּטָא בְּיוֹמֵי נִיסָן. כּוֹס — שִׁיּוּרֵי כָּסָא דְהַרְסָנָא. חַמִּין — חַמִּימֵי דְחַמִּימֵי מְשַׁדְּרוּ עִילָּוֵיהּ. בֵּיצִים — מַאן דִּמְדָרֵךְ אַקְּלִיפִּים. כִּינִּים לְבָנִים — מַאן דִּמְחַוַּור לְבוּשֵׁיהּ וְלָא נָטֵיר לֵיהּ תְּמָנְיָא יוֹמֵי וַהֲדַר לָבֵישׁ לֵהּ — בָּרְיָין הָנָךְ כִּינִּים, וְקַשְׁיָן לְדָבָר אַחֵר.
Rav Papa dit : Dans une maison où se trouve un chat, nul ne devrait entrer pieds nus. Pourquoi ? Parce que le chat tue les serpents et les mange, et les serpents ont de petits os, et si un petit os de serpent se loge dans le pied, il ne peut en être retiré, ce qui met l'homme en danger. Certains rapportent que Rav Papa dit [la version inverse] : Dans une maison où il n'y a pas de chat, nul ne devrait entrer dans l'obscurité. Pourquoi ? Car en l'absence d'un chat pour chasser les serpents, peut-être qu'un serpent s'enroulera autour de lui à son insu et l'exposera au danger.
אָמַר רַב פָּפָּא: בֵּיתָא דְּאִית בֵּיהּ שׁוּנָּרָא לָא נֵיעוּל בַּהּ אִינִישׁ בְּלָא מְסָנֵי. מַאי טַעְמָא — מִשּׁוּם דְּשׁוּנָּרָא קָטֵיל לְחִיוְיָא וְאָכֵיל לֵיהּ, וְאִית בֵּיהּ בְּחִיוְיָא גַּרְמֵי קַטִּינֵי, וְאִי יָתֵיב לֵהּ גַּרְמָא דְחִיוְיָא אַכַּרְעֵיהּ — לָא נָפֵיק וְאִסְתַּכַּן לֵיהּ. אִיכָּא דְאָמְרִי: בֵּיתָא דְּלֵית בֵּיהּ שׁוּנָּרָא — לָא נֵיעוּל בֵּיהּ אִינִישׁ בְּהַכְרָא, מַאי טַעְמָא — דִילְמָא מִיכְּרִיךְ בֵּיהּ חִוְיָא וְלָא יָדַע וּמִסְתַּכַּן.
Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yossi, enjoignit à Rabbi [Yehuda HaNassi] trois choses. La Guemara note entre parenthèses que le sigle mem-kof-chin [mou'm, mekah, ishtekha] sert de moyen mnémotechnique pour les trois énoncés. La première : ne t'inflige pas de tache [mou'm, blessure ou déshonneur]. La Guemara demande : qu'entend-on par là ? La Guemara explique : ne te retrouve pas en procès contre trois personnes à la fois, car l'une sera ton adversaire et les deux autres serviront de témoins et témoigneront contre toi quoi que tu fasses. Et ne manifeste pas d'intérêt pour un achat lorsque tu n'as pas les fonds suffisants, car c'est une forme de fraude.
שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים צִוָּה רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי אֶת רַבִּי: (מק״ש סִימָן) אַל תַּעַשׂ מוּם בְּעַצְמְךָ. מַאי הִיא? לָא תֶּיהְוֵי לָךְ דִּינָא בַּהֲדֵי תְּלָתָא, דְּחַד הָוֵי בַּעַל דִּינָךְ וּתְרֵי סָהֲדֵי. וְאַל תַּעֲמוֹד עַל הַמִּקָּח בְּשָׁעָה שֶׁאֵין לְךָ דָּמִים.
[La troisième instruction :] Après que ta femme s'est immergée [dans le mikvé], ne t'approche pas d'elle la première nuit. Rav précisa : Et cela vaut pour une nidda dont le statut relève de la Torah [c'est-à-dire avant que l'usage de s'asseoir sept jours de pureté ne se soit établi]. Selon la Torah, même si une femme a un écoulement continu de sang pendant sept jours, si l'écoulement cesse le septième jour, elle peut s'immerger ce soir-là et s'unir à son mari sans délai. Cependant, Rav adopte une position de rigueur en ce cas : puisqu'il y a une présomption que la source [du sang] est ouverte, peut-être que son sang de zava continuera ensuite [après l'union].
אִשְׁתְּךָ טָבְלָה — אַל תִּזָּקֵק לָהּ לַיְלָה הָרִאשׁוֹנָה. אָמַר רַב: וּבְנִדָּה דְאוֹרָיְיתָא, הוֹאִיל וְהוּחְזַק מַעְיָן פָּתוּחַ, דִּילְמָא מָשְׁכָה זִיבָה.
Pesachim 112b
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פסחים קי״ב במַסֶּכֶת פְּסָחִים
גְּמָרָא שֶׁאֵין כׇּל אֶצְבָּעוֹת שָׁווֹת. מִצְוָה וְגוּף גָּדוֹל — אוֹכֵל פֵּירוֹת וְלֹא שָׂכָר. מִצְוָה וְגוּף טָהוֹר — נוֹשֵׂא אִשָּׁה וְלוֹ בָּנִים. אַרְבָּעָה דְּבָרִים צִוָּה רַבֵּינוּ הַקָּדוֹשׁ אֶת בָּנָיו: אַל תָּדוּר בְּשַׁכְנְצִיב מִשּׁוּם דְּלֵיצָנֵי הָווּ, וּמָשְׁכוּ לָךְ בְּלֵיצָנוּתָא. וְאַל תֵּשֵׁב עַל מִטַּת אֲרַמִּית. אִיכָּא דְאָמְרִי: דְּלָא תִּיגְנֵי בְּלָא קְרִיַּת שְׁמַע. וְאִיכָּא דְאָמְרִי: דְּלָא תִּינְסַב גִּיּוֹרְתָּא. וְאִיכָּא דְאָמְרִי: אֲרַמָּאִית מַמָּשׁ, וּמִשּׁוּם מַעֲשֶׂה דְרַב פָּפָּא. וְאֶל תַּבְרִיחַ עַצְמְךָ מִן הַמֶּכֶס, דִּילְמָא מַשְׁכְּחוּ לָךְ וְשָׁקְלִי מִנָּךְ כׇּל דְּאִית לָךְ. וְאַל תַּעֲמוֹד בִּפְנֵי הַשּׁוֹר בְּשָׁעָה שֶׁעוֹלֶה מִן הָאֲגַם, מִפְּנֵי שֶׁהַשָּׂטָן מְרַקֵּד בֵּין קַרְנָיו. אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל: בְּשׁוֹר שָׁחוֹר, וּבְיוֹמֵי נִיסָן. תָּנֵי רַב אוֹשַׁעְיָא: מַרְחִיקִין מִשּׁוֹר תָּם — חֲמִשִּׁים אַמָּה, מִשּׁוֹר מוּעָד — כִּמְלֹא עֵינָיו. תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר: רֵישׁ תּוֹרָא בְּדִיקּוּלָא — סַק לְאִיגָּרָא וּשְׁדִי דַּרְגָּא מִתּוּתָךְ. אָמַר רַב: נִיזְהָא דְתוֹרָא — ״הֵן הֵן״. נִיזְהָא דְאַרְיָה — ״זֶה זֶה״. נִיזְהָא דְגַמְלָא — ״דָּא דָּא״. נִיזְהָא דְאַרְבָּא — ״הֵילֵנִי הַיָּיא הִילָא וְהִילּוּק הוּלְיָא״. אָמַר אַבָּיֵי: עוֹר, דָּג, וְכוֹס, חַמִּין, וּבֵיצִים, וְכִנִּים לְבָנִים — כּוּלָּן קָשִׁין לְדָבָר אַחֵר. עוֹר — מַאן דְּגָנֵי אַמַּשְׁכָּא דְצַלָּא. דָּג — שִׁיבּוּטָא בְּיוֹמֵי נִיסָן. כּוֹס — שִׁיּוּרֵי כָּסָא דְהַרְסָנָא. חַמִּין — חַמִּימֵי דְחַמִּימֵי מְשַׁדְּרוּ עִילָּוֵיהּ. בֵּיצִים — מַאן דִּמְדָרֵךְ אַקְּלִיפִּים. כִּינִּים לְבָנִים — מַאן דִּמְחַוַּור לְבוּשֵׁיהּ וְלָא נָטֵיר לֵיהּ תְּמָנְיָא יוֹמֵי וַהֲדַר לָבֵישׁ לֵהּ — בָּרְיָין הָנָךְ כִּינִּים, וְקַשְׁיָן לְדָבָר אַחֵר. אָמַר רַב פָּפָּא: בֵּיתָא דְּאִית בֵּיהּ שׁוּנָּרָא לָא נֵיעוּל בַּהּ אִינִישׁ בְּלָא מְסָנֵי. מַאי טַעְמָא — מִשּׁוּם דְּשׁוּנָּרָא קָטֵיל לְחִיוְיָא וְאָכֵיל לֵיהּ, וְאִית בֵּיהּ בְּחִיוְיָא גַּרְמֵי קַטִּינֵי, וְאִי יָתֵיב לֵהּ גַּרְמָא דְחִיוְיָא אַכַּרְעֵיהּ — לָא נָפֵיק וְאִסְתַּכַּן לֵיהּ. אִיכָּא דְאָמְרִי: בֵּיתָא דְּלֵית בֵּיהּ שׁוּנָּרָא — לָא נֵיעוּל בֵּיהּ אִינִישׁ בְּהַכְרָא, מַאי טַעְמָא — דִילְמָא מִיכְּרִיךְ בֵּיהּ חִוְיָא וְלָא יָדַע וּמִסְתַּכַּן. שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים צִוָּה רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי אֶת רַבִּי: (מק״ש סִימָן) אַל תַּעַשׂ מוּם בְּעַצְמְךָ. מַאי הִיא? לָא תֶּיהְוֵי לָךְ דִּינָא בַּהֲדֵי תְּלָתָא, דְּחַד הָוֵי בַּעַל דִּינָךְ וּתְרֵי סָהֲדֵי. וְאַל תַּעֲמוֹד עַל הַמִּקָּח בְּשָׁעָה שֶׁאֵין לְךָ דָּמִים. אִשְׁתְּךָ טָבְלָה — אַל תִּזָּקֵק לָהּ לַיְלָה הָרִאשׁוֹנָה. אָמַר רַב: וּבְנִדָּה דְאוֹרָיְיתָא, הוֹאִיל וְהוּחְזַק מַעְיָן פָּתוּחַ, דִּילְמָא מָשְׁכָה זִיבָה. שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים צִוָּה רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אֶת רַבִּי: אַל תֵּצֵא יְחִידִי בַּלַּיְלָה, וְאַל תַּעֲמוֹד בִּפְנֵי הַנֵּר עָרוֹם, וְאַל תִּכָּנֵס לְמֶרְחָץ חָדָשׁ, שֶׁמָּא תִּפָּחֵת. עַד כַּמָּה? אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: עַד שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ. וְאַל תַּעֲמוֹד בִּפְנֵי הַנֵּר עָרוֹם, דְּתַנְיָא: הָעוֹמֵד בִּפְנֵי הַנֵּר עָרוֹם — הָוֵי נִכְפֶּה. וְהַמְשַׁמֵּשׁ מִטָּתוֹ לְאוֹר הַנֵּר — הָוַיִין לוֹ בָּנִים נִכְפִּין. תָּנוּ רַבָּנַן: הַמְשַׁמֵּשׁ מִטָּתוֹ עַל מִטָּה שֶׁתִּינוֹק יָשֵׁן עָלֶיהָ — אוֹתוֹ תִּינוֹק נִכְפֶּה. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא הָוֵי בַּר שַׁתָּא, אֲבָל הָוֵי בַּר שַׁתָּא — לֵית לַן בַּהּ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּגָנֵי לַהֲדֵי כַּרְעֵיהּ, אֲבָל גָּנֵי לַהֲדֵי רֵישֵׁיהּ — לֵית לַן בַּהּ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא מַנַּח יְדֵיהּ עִילָּוֵיהּ, אֲבָל מַנַּח יְדֵיהּ עִילָּוֵיהּ — לֵית לַן בַּהּ. אֵל תֵּצֵא יְחִידִי בַּלַּיְלָה, דְּתַנְיָא: לֹא יֵצֵא יְחִידִי בַּלַּיְלָה, לֹא בְּלֵילֵי רְבִיעִיּוֹת וְלֹא בְּלֵילֵי שַׁבָּתוֹת, מִפְּנֵי שֶׁאָגְרַת בַּת מָחֲלַת, הִיא וּשְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה רִבּוֹא שֶׁל מַלְאֲכֵי חַבָּלָה יוֹצְאִין, וְכׇל אֶחָד וְאֶחָד יֵשׁ לוֹ רְשׁוּת לְחַבֵּל בִּפְנֵי עַצְמוֹ. מֵעִיקָּרָא הֲווֹ שְׁכִיחִי כּוּלֵּי יוֹמָא. זִמְנָא חֲדָא פְּגַעָה בְּרַבִּי חֲנִינָא בֶּן דּוֹסָא, אֲמַרָה לֵיהּ: אִי לָאו דְּמַכְרְזִן עֲלָךְ בְּרָקִיעַ: ״הִזָּהֲרוּ בַּחֲנִינָא וּבְתוֹרָתוֹ״ — סַכַּנְתָּיךְ. אֲמַר לַהּ: אִי חֲשִׁיבְנָא בְּרָקִיעַ, גּוֹזֵר אֲנִי עָלַיִךְ שֶׁלֹּא תַּעֲבוֹרִי בַּיִּישּׁוּב לְעוֹלָם. אֲמַרָה לֵיהּ: בְּמָטוּתָא מִינָּךְ, שְׁבֹק לִי רַוְוחָא פּוּרְתָּא. שְׁבַק לַהּ לֵילֵי שַׁבָּתוֹת וְלֵילֵי רְבִיעִיּוֹת. וְתוּ: חֲדָא זִמְנָא פְּגַעָה בֵּיהּ בְּאַבָּיֵי, אֲמַרָה לֵיהּ: אִי לָאו דְּמַכְרְזִי עֲלָךְ בְּרָקִיעַ: ״הִזָּהֲרוּ בְּנַחְמָנִי וּבְתוֹרָתוֹ״ — הֲוָה סַכַּנְתָּיךְ. אֲמַר לַהּ: אִי חֲשִׁיבְנָא בְּרָקִיעַ, גּוֹזְרַנִי עֲלַיְיכִי שֶׁלֹּא תַּעֲבוּרִי בַּיִּישּׁוּב לְעוֹלָם. הָא קָא חָזֵינַן דְּעָבְרָה?! אָמְרִי: הָנֵי