AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Pesachim

104a

Étude de Pesachim 104a

Étude de la Guémara 104a

Guémara
[La réplique de Rav Yaakov bar Abba :] « Mais le Maître n'a dit ni trois distinctions ni sept — il en a en réalité mentionné quatre ! » [Rava] lui dit : en vérité, ce n'est pas exact, car la distinction entre le septième jour et les six jours de la semaine n'est pas considérée comme une distinction à part entière au décompte [elle n'entre pas dans le compte]. Elle est plutôt mentionnée parce qu'elle est similaire à la conclusion de la bénédiction [meïn ḥatima] — et Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : celui qui récite la havdala doit dire une expression similaire à la conclusion [de la bénédiction] juste avant de conclure la bénédiction, afin de souligner le lien entre le corps de la bénédiction et sa formule de clôture. Et les Sages de Poumbedita disent que l'on doit dire une phrase similaire aux débuts des bénédictions [meïn peti'ḥatan] juste avant leur conclusion.
וְהָא מָר לָא תְּלָתָא אָמַר וְלָא שְׁבַע אָמַר! אֲמַר לֵיהּ: אִיבְרָא ״בֵּין יוֹם הַשְּׁבִיעִי לְשֵׁשֶׁת יְמֵי הַמַּעֲשֶׂה״, מֵעֵין חֲתִימָה הִיא, וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הַמַּבְדִּיל צָרִיךְ שֶׁיֹּאמַר מֵעֵין חֲתִימָה סָמוּךְ לַחֲתִימָתוֹ. וּפוּמְבְּדִיתָאֵי אָמְרִי מֵעֵין פְּתִיחָתָן סָמוּךְ לַחֲתִימָתָן.
Quelle est la différence pratique entre [l'opinion de Chmouel et celle des Sages de Poumbedita] ? Puisque le début et la fin d'une bénédiction traitent généralement du même sujet, quelle est la différence entre ces deux opinions ? La Guemara répond : la différence pratique entre elles concerne le cas d'une fête [yom tov] qui survient après Chabbat — car on conclut cette havdala par la formule : « Qui sépare entre le sacré et le sacré [bein koddech lekoddech]. »
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ יוֹם טוֹב שֶׁחָל לִהְיוֹת אַחַר הַשַּׁבָּת, דְּחָתְמִינַן ״בֵּין קוֹדֶשׁ לְקוֹדֶשׁ״,
Celui qui dit que l'on doit mentionner une expression similaire aux débuts des bénédictions juste avant leur conclusion n'a pas besoin de dire [dans le corps de la havdala] : « Entre la sainteté de Chabbat et la sainteté de la fête Tu as distingué [bein kedouchat Chabbat likdouchat yom tov hivdalta]. » [Car le début de la bénédiction traite simplement du sacré et du profane — et cela suffit à correspondre à la conclusion « entre le sacré et le sacré ».] Et selon celui qui dit que l'on doit mentionner une expression similaire aux conclusions des bénédictions juste avant leur conclusion, on est tenu de dire : « Entre la sainteté de Chabbat et la sainteté de la fête Tu as distingué. »
מַאן דְּאָמַר מֵעֵין פְּתִיחָתָן סָמוּךְ לַחֲתִימָתָן, לָא בָּעֵי לְמֵימַר ״בֵּין קְדוּשַּׁת שַׁבָּת לִקְדוּשַּׁת יוֹם טוֹב הִבְדַּלְתָּ״. וּמַאן דְּאָמַר מֵעֵין חֲתִימָתָן סָמוּךְ לַחֲתִימָתָן, בָּעֵי לְמֵימַר ״בֵּין קְדוּשַּׁת שַׁבָּת לִקְדוּשַּׁת יוֹם טוֹב הִבְדַּלְתָּ״.
La Guemara revient à la question précédente elle-même. Rabbi Elazar dit au nom de Rabbi Ochaïya : celui qui diminue le nombre de distinctions mentionnées dans la havdala ne doit pas les réduire à moins de trois, et celui qui augmente leur nombre ne doit pas en mentionner plus de sept.
גּוּפָא. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: הַפּוֹחֵת — לֹא יִפְחוֹת מִשָּׁלֹשׁ, וְהַמּוֹסִיף — לֹא יוֹסִיף עַל שֶׁבַע.
La Guemara soulève une objection à partir de la Tosefta : on dit des formules de distinction à la sortie de Chabbat, à la sortie des jours de fête, à la sortie de Yom Kippour, à la sortie d'un Chabbat précédant une fête, et à la sortie d'un jour de fête précédant les jours intermédiaires du Moed. En revanche, on ne mentionne pas de distinctions à la sortie d'un jour de fête précédant Chabbat [car la sainteté de Chabbat est supérieure à celle d'un jour de fête et il n'y a pas lieu de faire une havdala « descendante »]. Celui qui a l'habitude de réciter des distinctions peut en réciter beaucoup, et celui qui n'a pas cette habitude n'en récite qu'une seule. [Cette décision implique qu'il n'y a pas d'obligation absolue de mentionner plus d'une distinction.]
מֵיתִיבִי: אוֹמֵר הַבְדָּלוֹת בְּמוֹצָאֵי שַׁבָּתוֹת וּבְמוֹצָאֵי יָמִים טוֹבִים וּבְמוֹצָאֵי יוֹם הַכִּפּוּרִים, וּבְמוֹצָאֵי שַׁבָּת לְיוֹם טוֹב וּבְמוֹצָאֵי יוֹם טוֹב לְחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, אֲבָל לֹא בְּמוֹצָאֵי יוֹם טוֹב לְשַׁבָּת. הָרָגִיל — אוֹמֵר הַרְבֵּה, וְשֶׁאֵינוֹ רָגִיל — אוֹמֵר אַחַת.
La Guemara répond : c'est une dispute entre tannaïm [et non une contradiction]. Car Rabbi Yo'ḥanan a dit : « le fils de personnes saintes [ben kedochim] » [un Sage connu pour sa piété extrême] récite une seule distinction, mais le peuple a eu coutume d'en réciter trois. Qui est ce « fils de personnes saintes » ? Rabbi Mena'hem bar Simaï. Et pourquoi l'appelait-on « fils de personnes saintes » ? Parce qu'il ne regardait jamais les images sur les pièces de monnaie [qui portaient parfois des effigies idolâtres ou des représentations interdites]. La Guemara rapporte que Rav Chmouel bar Idi envoya [à Rabbi Mena'hem bar Simaï] ce message : « Mon frère 'Hananya dit qu'il faut ne mentionner qu'une seule distinction. » Toutefois, la Guemara conclut : et la halakha ne suit pas cette opinion.
תַּנָּאֵי הִיא, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּנָן שֶׁל קְדוֹשִׁים אוֹמֵר אַחַת, וְנָהֲגוּ הָעָם לוֹמַר שָׁלֹשׁ. מַאן נִיהוּ ״בְּנָן שֶׁל קְדוֹשִׁים״? רַבִּי מְנַחֵם בַּר סִימַאי. וְאַמַּאי קָרוּ לֵיהּ ״בְּנָן שֶׁל קְדוֹשִׁים״? דְּלָא אִיסְתַּכַּל בְּצוּרְתָּא דְזוּזָא. שְׁלַח לֵיהּ רַב שְׁמוּאֵל בַּר אִידִי: חֲנַנְיָא אָחִי אוֹמֵר אַחַת. וְלֵית הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ.
Rabbi Yehoochoua ben Levi dit : celui qui récite la havdala doit mentionner des distinctions similaires aux distinctions explicitement énoncées dans la Torah [il ne doit pas ajouter d'autres distinctions de sa propre invention]. La Guemara soulève une objection à partir d'une baraïta : comment doit-on dire l'ordre des distinctions dans la havdala ? On récite : « Qui distingue entre le sacré et le profane ; entre la lumière et les ténèbres ; entre Israël et les nations ; entre le septième jour et les six jours de la semaine ; entre le rituellement impur et le rituellement pur ; entre la mer et la terre ferme ; entre les eaux supérieures [au-dessus du firmament] et les eaux inférieures [en dessous du firmament] ; entre les kohanim [prêtres], les léviïm [lévites] et les yisraelim [israélites ordinaires]. » C'est une version étendue de la havdala, qui comprend sept distinctions.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הַמַּבְדִּיל צָרִיךְ שֶׁיֹּאמַר מֵעֵין הַבְדָּלוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה. מֵיתִיבִי: סֵדֶר הַבְדָּלוֹת הֵיאַךְ? אוֹמֵר: ״הַמַּבְדִּיל בֵּין קוֹדֶשׁ לְחוֹל, בֵּין אוֹר לְחוֹשֶׁךְ, בֵּין יִשְׂרָאֵל לָעַמִּים, וּבֵין יוֹם הַשְּׁבִיעִי לְשֵׁשֶׁת יְמֵי הַמַּעֲשֶׂה, בֵּין טָמֵא לְטָהוֹר, בֵּין הַיָּם לֶחָרָבָה, בֵּין מַיִם הָעֶלְיוֹנִים לְמַיִם הַתַּחְתּוֹנִים, בֵּין כֹּהֲנִים לִלְוִיִּם וְיִשְׂרְאֵלִים״.
La baraïta continue : et on conclut la bénédiction avec [la formule] « l'ordre de la Création » [Seder Berechit] : « Béni soit Celui qui ordonne l'ordre de la Création », ou bien : « Celui qui établit l'ordre de la Création. » D'autres disent que l'on conclut avec : « Qui forme la Création [Yotsser Berechit]. » Rabbi Yossi, fils de Rabbi Yehouda, dit que l'on conclut avec la formule : « Qui sanctifie Israël [Mekaddech Yisraël]. » La Guemara explique son objection [à Rabbi Yehoochoua ben Levi] : et si ce que Rabbi Yehoochoua ben Levi a dit est exact, la distinction « entre la mer et la terre ferme » ne devrait pas être mentionnée [car le terme « distinction » [havdala] n'est pas écrit dans la Torah en rapport avec ce sujet]. La Guemara répond : retirez de là la distinction entre la mer et la terre ferme [elle ne compte pas].
וְחוֹתֵם בְּ״סֵדֶר בְּרֵאשִׁית״. וַאֲחֵרִים אוֹמְרִים: בְּ״יוֹצֵר בְּרֵאשִׁית״. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חוֹתֵם ״מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל״. וְאִם אִיתָא, הָא ״בֵּין הַיָּם לֶחָרָבָה״ לָא כְּתִיבָא בֵּיהּ ״הַבְדָּלָה״! סְמִי מִכָּאן ״בֵּין הַיָּם לֶחָרָבָה״.
La Guemara demande : si tel est le cas, la distinction « entre le septième jour et les six jours de la semaine » ne devrait-elle pas également être exclue du décompte [car elle n'est mentionnée que comme « meïn ḥatima » — un avant-goût de la conclusion — et non comme distinction à part entière] ? [Si on retire ces deux distinctions,] on a soustrait une [du compte] et il n'y a plus sept distinctions [dans la baraïta] !
אִי הָכִי ״בֵּין יוֹם הַשְּׁבִיעִי לְשֵׁשֶׁת יְמֵי הַמַּעֲשֶׂה״ נָמֵי? מֵעֵין חֲתִימָה הוּא, בְּצַר חֲדָא וְלֵיכָּא שֶׁבַע!
Ils répondent [à cette question] : la distinction « entre les kohanim, les léviïm et les yisraelim » constitue en réalité deux distinctions [distinctes]. L'une est la distinction entre les léviïm et les yisraelim, comme il est écrit : « En ce temps-là, l'Éternel sépara la tribu de Lévi pour porter l'arche de l'alliance de l'Éternel » (Devarim 10, 8). La seconde est la distinction entre les kohanim et les léviïm, comme il est écrit : « Les fils d'Amram : Aaron et Moïse ; et Aaron fut séparé pour être consacré comme très saint, lui et ses fils à jamais » (I Divré haYamim 23, 13).
אָמְרִי, כֹּהֲנִים לְוִיִּם וְיִשְׂרְאֵלִים תְּרֵי מִילֵּי נִינְהוּ. בֵּין לְוִיִּם לְיִשְׂרְאֵלִים, דִּכְתִיב: ״בָּעֵת הַהִיא הִבְדִּיל ה׳ אֶת שֵׁבֶט הַלֵּוִי״. בֵּין הַכֹּהֲנִים לַלְוִיִּם, דִּכְתִיב: ״בְּנֵי עַמְרָם אַהֲרֹן וּמֹשֶׁה וַיִּבָּדֵל אַהֲרֹן לְהַקְדִּישׁוֹ קֹדֶשׁ קָדָשִׁים״.
La Guemara demande : avec quelle formule doit-on conclure la bénédiction de la havdala ? Rav dit que la bénédiction doit se conclure par la formule : « Qui sanctifie Israël [Mekaddech Yisraël]. » Et Chmouel dit que la formule de conclusion est : « Qui distingue entre le sacré et le profane [haMavdil bein koddech leḥol]. » La Guemara ajoute qu'Abayé — et certains disent que c'était Rav Yossef — s'emportait [malissait, c'est-à-dire réagissait avec véhémence] contre celui qui concluait la bénédiction conformément à cette opinion de Rav [« Qui sanctifie Israël »].
מִחְתָּם מַאי חָתֵים? רַב אָמַר: ״מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל״, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: ״הַמַּבְדִּיל בֵּין קוֹדֶשׁ לְחוֹל״. לָיֵיט עֲלַהּ אַבָּיֵי וְאִיתֵּימָא רַב יוֹסֵף אַהָא דְּרַב.
Il fut enseigné au nom de Rabbi Yehoouchoua ben 'Hananya : quiconque conclut la bénédiction de la havdala par la formule combinée : « Qui sanctifie Israël et distingue entre le sacré et le profane [Mekaddech Yisraël vehamavdil bein koddech leḥol] » — [le Saint béni soit-Il] lui accordera une longue vie, de nombreuses années.
תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן חֲנַנְיָא: כׇּל הַחוֹתֵם ״מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל וְהַמַּבְדִּיל בֵּין קוֹדֶשׁ לְחוֹל״ מַאֲרִיכִין לוֹ יָמָיו וּשְׁנוֹתָיו.

Rachi

והא מר לא שלש אמר - [כולן] ארבע:,מעין חתימה - ולא ממנינא הוא:

ה"ג י"ט שחל להיות אחר השבת - דבעי למחתם המבדיל בין קודש לקודש:

ה"ג מ"ד מעין חתימתן סמוך לחתימתן בעי למימר בין קדושת שבת לקדושת יום טוב כו':

האמורות בתורה - כמו הנך דלקמן:,סדר הבדלות - היינו שבע הבדלות ואף על גב דאיכא תמני בין [יום] השביעי לא קא חשיב דמעין חתימה:,ובין כהנים ללוים כו' - מפרש להו לקמן אבל הבדלה דשבת לא כתיבא דמעין חתימה קא חשיב ליה לקמן ולאו ממנינא:

וחותם בסדר בראשית - ברוך סודר בראשית וכולהו הנך כתיבי ולהבדיל בין הקודש ובין החול ובין הטמא ובין הטהור (ויקרא י׳:י׳) ויבדל אלהים בין האור ובין החשך (בראשית א׳:ד׳) ויבדל בין המים (שם):

מעין חתימה היא - דקאמר וחותם בסדר בראשית והויא ליה בין יום השביעי לששת ימי המעשה מעין חתימה ובצרי להו משבע:

Tossafot

ומר לא תלת אמר ולא שבע אמר - ומסתמא או ג' או ז' תיקנו כנגד שום דבר שלא לפחות או להוסיף כדאמר בהתכלת (מנחות דף לט.) לא יפחות מז' כנגד ז' רקיעים והמוסיף לא יוסיף על י"ג כנגד ז' רקיעים וששה אוירים:

מאי בינייהו - דרוב הברכות הפתיחה והחתימה מענין אחד:

בעי למימר בין קדושת שבת לקדושת יום טוב הבדלת - שאל ר' אפרים את ר"ת למה נהגו העולם להוסיף ולומר ואת יום השביעי מששת ימי המעשה קדשת הבדלת וקדשת את עמך ישראל בקדושתך דאין זה לא מעין פתיחה ולא מעין חתימה והשיב לו ר"ת משום חיבת היום האריכו כדי לומר פעם אחת מעין ז' הבדלות. בין קודש לחול אחד. בין אור לחשך ב'. בין ישראל לעמים ג'. בין יום השביעי לששת ימי המעשה ד'. בין קדושת שבת לקדושת י"ט הבדלת. פירוש שבי"ט שרי מידי דאוכל נפש. ואת יום השביעי מששת ימי המעשה קדשת היינו חולו של מועד דשרי דבר האבוד ובשבת אסור. זה חלוק שבת מי"ט והיא הבדלה אחת הרי ה'. הבדלת וקדשת. את עמך ישראל בקדושתך שתי הבדלות בין כהנים לוים וישראלים ז' והוי מעין חתימה דבין קדש לקדש:

מיתיבי אומרים הבדלות כו' - הוה מצי לאתויי מרבי יהודה הנשיא דלעיל אלא דניחא ליה למיפרך מברייתא:

דלא מסתכל בצורתא דזוזא - ארבי מנחם קאי דאמר במועד קטן בפרק בתרא (דף כה:) כי קא ניחא נפשיה דר' מנחם בר רבי סימאי אישתנו כל צילמניא והוו למיחצלייא פירוש חלקים בלא צורה ותולה קדושתו באביו שגם אביו היה קדוש:

בין יום השביעי לששת ימי המעשה מעין חתימה היא - ה"נ הוה מצי למיפרך הא לא כתיבא והא דלא קתני לה לבסוף פירש רשב"ם דשנאה אחר ג' הבדלות דכשאינו אומר רק ג' הבדלות הויא סמוך לחתימה ואם תאמר לר' יוסי ברבי יהודה ולרב דחתמי מקדש ישראל היכי הויא מעין חתימה אדרבה כהנים ולוים וישראלים הוי טפי מעין חתימה ויש לומר דבין יום השביעי לששת ימי המעשה הוי שפיר מעין חתימה שקדשנו הקב"ה במצותיו ונתן לנו את השבת אבל כהנים לוים וישראלים לא הזכיר ישראל אלא להקל שקלים בקדושתן מכהנים ולוים ולא הוי מעין חתימה:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Pesachim 104a
100%
פסחים ק״ד אמַסֶּכֶת פְּסָחִים