Guémara
Et Rabba a dit que l'ordre correct est Youd-Hé-Noun-Kof [YAHNE’Q] : le vin [yayin], la havdala, la lumière [ner] et le kiddouch. Et Levi a dit que l'ordre est Kof-Noun-Youd-Hé [QNIYYE’H] : le kiddouch, la lumière [ner], le vin [yayin] et la havdala. Et les Rabbins disent que l'ordre est Kof-Youd-Noun-Hé [QINE’H] : le kiddouch, le vin [yayin], la lumière [ner] et la havdala. Mar, fils de Rabbana, a dit que l'ordre est Noun-Kof-Youd-Hé [NEQIYYE’H] : la lumière [ner], le kiddouch, le vin [yayin] et la havdala. Le Sage nommé Marta a dit au nom de Rabbi Yehoouchoua que l'ordre correct est Noun-Youd-Hé-Kof [NIHE’Q] : la lumière [ner], le vin [yayin], la havdala et le kiddouch.
וְרַבָּה אָמַר: יַהְנֵ״ק. וְלֵוִי אָמַר: קְנִיָּ״ה. וְרַבָּנַן אָמְרִי: קִינָ״ה. מָר בְּרֵיהּ דְּרַבְנָא אָמַר: נְקִיָּ״ה. מָרְתָא אָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: נִיהָ״ק.
Au sujet de cette question, le père de Chmouel, Abba ben Abba, envoya une lettre à Rabbi Yehouda haNassi [le Patriarche] : « Enseigne-nous, notre Maître — comment doit-on réciter l'ordre de la havdala lorsqu'une fête survient après Chabbat ? » Rabbi lui envoya la réponse suivante : « Voici ce que Rabbi Yichmael, fils de Rabbi Yossi, a dit — qui l'a dit au nom de son père, lequel l'a dit lui-même au nom de Rabbi Yehoouchoua ben 'Hananya : l'ordre correct des bénédictions est Noun-Hé-Youd-Kof [NEHIYYE’Q] — la lumière [ner], la havdala, le vin [yayin] et le kiddouch. »
שְׁלַח לֵיהּ אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל לְרַבִּי: יְלַמְּדֵנוּ רַבֵּינוּ, סֵדֶר הַבְדָּלוֹת הֵיאַךְ. שְׁלַח לֵיהּ: כָּךְ אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בַּר רַבִּי יוֹסֵי שֶׁאָמַר מִשּׁוּם אָבִיו שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן חֲנַנְיָה: נְהִי״ק.
Rabbi 'Hanina a dit que la parabole suivante illustre l'opinion de Rabbi Yehoouchoua ben 'Hananya : cela est comparable à un roi qui quitte une ville tandis qu'un gouverneur y entre. La bienséance veut que les habitants de la ville escortent d'abord le roi jusqu'à sa sortie pour lui faire honneur dans la dignité, et ensuite seulement ils sortent à la rencontre du gouverneur. De même, on doit d'abord réciter la havdala [pour prendre congé de Chabbat], et ensuite seulement réciter le kiddouch de la fête — dont la sainteté est moindre que celle de Chabbat.
אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מָשָׁל דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן חֲנַנְיָה לְמֶלֶךְ שֶׁיּוֹצֵא וְאִפַּרְכוֹס נִכְנָס, מְלַוִּוין אֶת הַמֶּלֶךְ וְאַחַר כָּךְ יוֹצְאִים לִקְרַאת אִפַּרְכוֹס.
La Guemara demande : quelle conclusion halakhique a été tirée de cette question ? Quel est l'ordre correct des bénédictions ? Les amoraïm acceptent la position de Rav [que l'on doit réciter le kiddouch avant la havdala], mais ils divergent sur la bénédiction du temps [Cheheḥeyanoou], que Rav n'avait pas traitée. Abayé a dit que l'ordre correct est Youd-Kof-Zayin-Noun-Hé [YAQZNE’H] : la bénédiction sur le vin [yayin], le kiddouch, la bénédiction du temps [zeman], la lumière [ner] et la havdala. Et Rava a dit que l'ordre est Youd-Kof-Noun-Hé-Zayin [YAQNE’HZ] : le vin [yayin], le kiddouch, la lumière [ner], la havdala et la bénédiction du temps [zeman]. La Guemara conclut : et la halakha est conforme à l'opinion de Rava.
מַאי הָוֵי עֲלַהּ? אַבָּיֵי אָמַר: יַקְזְנָ״ה, וְרָבָא אָמַר: יַקְנְהָ״ז, וְהִילְכְתָא כְּרָבָא.
La Guemara rapporte que Rav Houna bar Yehouda se trouva à la maison de Rava [lors d'une sortie de Chabbat]. On apporta devant eux une lumière et des aromates [bessamim]. Rava récita d'abord la bénédiction sur les aromates, puis ensuite la bénédiction sur la lumière. Rav Houna bar Yehouda lui dit : mais tant Beit Chammaï que Beit Hillel — qui divergent sur l'ordre des bénédictions lors de la havdala — s'accordent que la bénédiction sur la lumière vient en premier, et seulement ensuite la bénédiction sur les aromates !
רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה אִיקְּלַע לְבֵי רָבָא, אַיְיתוֹ לְקַמַּיְיהוּ מָאוֹר וּבְשָׂמִים. בָּרֵיךְ רָבָא אַבְּשָׂמִים בְּרֵישָׁא וַהֲדַר אַמָּאוֹר. אֲמַר לֵיהּ: וְהָא בֵּין בֵּית שַׁמַּאי וּבֵין בֵּית הִילֵּל — מָאוֹר בְּרֵישָׁא וַהֲדַר אַבְּשָׂמִים.
Et quelle est [la source qui montre] que tel est le sujet de la dispute entre Beit Chammaï et Beit Hillel ? Car nous avons appris dans une michna [traité Berakhot] : Beit Chammaï dit que, pour celui qui doit réciter la bénédiction des grâces après le repas et la havdala avec une seule coupe de vin, l'ordre correct des bénédictions est : la lumière [ner], puis les grâces après le repas [mazon], puis les aromates [bessamim], puis la havdala. Et Beit Hillel dit : la lumière [ner] en premier, puis les aromates [bessamim], puis les grâces après le repas [mazon], et enfin la havdala. Les deux, Beit Chammaï et Beit Hillel, s'accordent que la bénédiction sur la lumière est récitée avant la bénédiction sur les aromates.
וּמַאי הִיא? דִּתְנַן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נֵר וּמָזוֹן, בְּשָׂמִים וְהַבְדָּלָה. וּבֵית הִילֵּל אוֹמְרִים: נֵר וּבְשָׂמִים, וּמָזוֹן וְהַבְדָּלָה.
Rava répondit après lui et dit : cette michna est l'opinion de Rabbi Méïr. Cependant, Rabbi Yehouda dit [que la michna doit être interprétée différemment] : Beit Chammaï et Beit Hillel ne divergent pas sur la bénédiction des grâces après le repas [mazon], dont tout le monde reconnaît qu'elle est récitée en premier, ni sur la havdala, dont tout le monde reconnaît qu'elle est récitée en dernier.
עָנֵי רָבָא בָּתְרֵיהּ וְאָמַר: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, אֲבָל רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִילֵּל עַל הַמָּזוֹן שֶׁהוּא בַּתְּחִלָּה וְעַל הַבְדָּלָה שֶׁהִיא בַּסּוֹף,
Sur quoi ont-ils divergé ? Ils ont divergé sur les bénédictions récitées au milieu de la havdala, c'est-à-dire les bénédictions sur la lumière et sur les aromates. Beit Chammaï dit : la lumière [ner] d'abord, puis les aromates ensuite ; et Beit Hillel dit : les aromates [bessamim] d'abord, puis la lumière ensuite. Et Rabbi Yo'hanan a dit : le peuple a eu pour coutume de se conduire selon l'avis de Beit Hillel, selon l'interprétation de Rabbi Yehouda. [C'est ainsi que Rava a agi — selon la coutume.]
עַל מָה נֶחְלְקוּ? עַל הַמָּאוֹר וְעַל הַבְּשָׂמִים. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מָאוֹר וְאַחַר כָּךְ בְּשָׂמִים, וּבֵית הִילֵּל אוֹמְרִים: בְּשָׂמִים וְאַחַר כָּךְ מָאוֹר. וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: נָהֲגוּ הָעָם כְּבֵית הִילֵּל וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה.
La Guemara rapporte un autre incident concernant les repas et les bénédictions. Rav Yaakov bar Abba se trouva chez Rava pour un repas de Chabbat. Il vit que Rava récita la bénédiction « boré peri haguefen » [« Créateur du fruit de la vigne »] sur la première coupe de vin qu'il but au cours du repas, puis récita à nouveau la même bénédiction sur la coupe de vin utilisée pour la bénédiction des grâces après le repas et la but. Il lui dit : pourquoi as-tu besoin de tout cela — pourquoi est-il nécessaire de réciter une deuxième bénédiction ? Le Maître nous a déjà récité une bénédiction une fois [au début du repas], nous exemptant ainsi de bénédiction sur tout le vin bu au cours du repas. Rava lui dit : lorsque nous étions à la maison du Exilarque [chez le chef de la diaspora babylonienne], c'était notre pratique [de réciter deux bénédictions — les Sages avaient coutume d'en réciter deux].
רַב יַעֲקֹב בַּר אַבָּא אִיקְּלַע לְבֵי רָבָא, חַזְיֵהּ דְּבָרֵיךְ ״בּוֹרֵא פְּרִי הַגֶּפֶן״ אַכָּסָא קַמָּא, וַהֲדַר בָּרֵיךְ אַכָּסָא דְבִרְכְּתָא, וְאִישְׁתִּי. אֲמַר לֵיהּ: לְמָה לָךְ כּוּלֵּי הַאי? הָא בָּרֵיךְ לַן מָר חֲדָא זִימְנָא! אֲמַר לֵיהּ: כִּי הֲוֵינַן בֵּי רֵישׁ גָּלוּתָא הָכִי עָבְדִינַן.
Il lui dit : cela se justifie bien à la maison du Exilarque, car il y avait là une incertitude — peut-être nous apporterait-il une autre coupe de vin à boire, peut-être ne nous en apporterait-il pas. [Puisque nous dépendions de l'hôte et ne pouvions prévoir à l'avance si nous boirions encore du vin, chaque coupe nécessitait sa propre bénédiction.] Ici, en revanche, la coupe est posée devant nous et notre attention est portée sur elle [nous avons bien l'intention de boire ce vin après la bénédiction des grâces après le repas] — pourquoi est-il donc nécessaire de réciter une nouvelle bénédiction ? Rava lui dit : j'ai agi conformément à l'opinion des disciples de Rav, car Rav Berona et Rav 'Hananel, disciples de Rav, étaient assis ensemble à un repas [et c'est ainsi qu'ils procédaient].
אֲמַר לֵיהּ: תִּינַח בֵּי רֵישׁ גָּלוּתָא דְּהָכִי עָבֵיד, דְּסָפֵק מַיְיתֵי לַן סָפֵק לָא מַיְיתֵי לַן. הָכָא, הָא מַנַּח כָּסָא קַמַּן וְדַעְתַּן עִילָּוֵיהּ? אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא עֲבַדִי כְּתַלְמִידֵי דְרַב, דְּרַב בְּרוֹנָא וְרַב חֲנַנְאֵל תַּלְמִידֵי דְרַב הֲווֹ יָתְבִי בִּסְעוֹדְתָּא
Rachi
הכי גרסינן שאמר משום רבי יהושע בן חנניה נהי"ק:
ה"ג משל דרבי יהושע כו':
והלכתא כרבא - דקדושא והדר אבדלתא דכי מבדיל ברישא מיחזי עליה קדושת שבת כמשאוי:
נר ומזון בשמים והבדלה - היכא דאין לו אלא כוס א':
על המזון שהוא בתחלה - כיון דגמר סעודתו בההוא איחייב ברישא ואין מעבירים על המצות:
אכסא קמא - כשמתחיל לשתות על המזון שבתחלה:,והדר בריך - בפה"ג אכסא דברכת המזון כמו שאנו עושין בכל סעודה וסעודה ובשאר סעודות עסקינן דלאו במוצאי שבת: לא הוי ידעיתו אי משקו לכו בתר כסא קמא אי לא ומשום הכי בעיתו למיהדר וברוכי:
Tossafot
רבה אמר יהנ"ק ולוי אמר קני"ה - רשב"ם מהפך הגירסא משום דרב ושמואל ולוי חברים היו ואין צריך להפך משום זה דגמ' נקט כל אותם שאומרים יין תחלה יקנ"ה ינה"ק יהנ"ק ואח"כ אותם שאומרים קידוש ברישא קני"ה קינ"ה ואח"כ נר תחלה נקי"ה ניה"ק ומיהו בירושל' משמע כפירוש רשב"ם:,קני"ה - פירש רשב"ם דרוצה לסמוך יין להבדלה משום דמקדשין על הפת ואין מבדילין על הפת ולפי מה שפירש ר"ת לקמן (פסחים ד' קו: בד"ה מקדש) דאין מקדשין על הפת יש לפרש שאם הי' מרחיק יין מן הבדלה יאמרו שאינו בא אלא בשביל קידוש שהוא לכבוד יו"ט:
לא הוי ידעיתו אי משקו - פרשב"ם כי ברכיתו אכסא קמא לא ידעיתו אי יהבו לכו כסא אחרינא והוה כל חד כתחלת סעודה ולפירושו משמע שהיו מברכין נמי תוך הסעודה וקשה דהא משמע שהיו עושים בי ריש גלותא כרבא דבריך אכסא קמא ואכסא דברכתא ולא על כל כסא וזהו דוחק לומר שלא היו שותים בבי ריש גלותא יין באמצע הסעודה לכך נראה לפרש שלא היו מברכין תוך הסעודה כי היו יודעים שיתנו להם יין כל צרכן אבל בבהמ"ז לא היה כוס כי אם למברך והיו מסתפקים אם יגיע להם לשתות ממנו:,והלכתא כרבא - משום [אינך] אמוראין אצטריך לפסוק כרבא ולא משום אביי דקיי"ל (ב"ק ד' עג.) בכולי גמרא כרבא לגבי אביי בר מיע"ל קג"ם:
ואמר רבי יוחנן נהגו העם כבית הלל - והשתא חולק רבי יוחנן אסתם משנה ואיכא למימר שבלשון יחיד היה שונה אותה והיה שונה בה דברי רבי מאיר בהדיא והאי נהגו לא הוי כהאי נהגו דבפרק בתרא דתענית (ד' כו:) דמפרש דאורויי לא מורינן ואי עבדי לא מחינן בידיהן:
בריך אכסא קמא - של קידוש ואכסא דברכתא של בהמ"ז והא דתנן בכיצד מברכין (ברכות דף מב.) בירך על היין שלפני המזון פטר יין שלאחר המזון היינו לאחר הסעודה וקודם ברכת המזון שהיו רגילי' לשתות יין אחר הסעודה קודם ברכת המזון:
לא הוי ידעיתו אי משקו - פרשב"ם כי ברכיתו אכסא קמא לא ידעיתו אי יהבו לכו כסא אחרינא והוה כל חד כתחלת סעודה ולפירושו משמע שהיו מברכין נמי תוך הסעודה וקשה דהא משמע שהיו עושים בי ריש גלותא כרבא דבריך אכסא קמא ואכסא דברכתא ולא על כל כסא וזהו דוחק לומר שלא היו שותים בבי ריש גלותא יין באמצע הסעודה לכך נראה לפרש שלא היו מברכין תוך הסעודה כי היו יודעים שיתנו להם יין כל צרכן אבל בבהמ"ז לא היה כוס כי אם למברך והיו מסתפקים אם יגיע להם לשתות ממנו:,אנא דעבדי כתלמידי דרב - פירש רשב"ם אף על גב דשמעינן מהכא דברכת המזון אפסוקי סעודתא הוא מכל מקום לא בעי לברוכי אחר יין שבסעודה מקמי דליבריך ברכת המזון לפי שברכת המזון פוטרתו דהשתא בברכה אחת מעין שלש סגי כל שכן בשלש ברכות והכי איתא בה"ג ומיהו אין זה ק"ו דהא פסקינן בברכות (דף מא:) דברים הבאים שלא מחמת הסעודה אחר הסעודה פי' וקודם ברכת המזון טעונין ברכה לפניהם ולאחריהם וכן תאנים וענבים בתוך הסעודה לרב ששת ולא מיפטרו בג' ברכות דבהמ"ז ורש"י פירש בתשובה דצריך לברך אחריו כמו תאנים וענבים לרב ששת ואין נראה דהא מסקינן התם אמר רב פפא הלכתא דברים הבאים שלא מחמת הסעודה בתוך הסעודה טעונין ברכה לפניהם ולא לאחריהם לאחר הסעודה טעונין בין לפניהם בין לאחריהם והיינו דלא כרב ששת ואע"ג דרש"י פירש התם לאחר הסעודה כלומר דברים הרגילים לבא אחר הסעודה כגון תאנים וענבים אפי' באים בתוך הסעודה צריכין ברכה לפניהם ולאחריהם אין נראה פירוש זה כדמפרש שם ועוד דלא דמי לתאנים וענבים דיין חשיב בא מחמת הסעודה ולא צריך לברך אחריו לכולי עלמא ואע"ג דאמר התם שאלו את בן זומא מפני מה אמרו דברים הבאין מחמת הסעודה בתוך הסעוד' אין טעון ברכה לא לפניהם ולא לאחריהם מפני שפת פוטרתן אי הכי יין נפטריה פת פירוש ואנן תנן הביאו להם יין תוך המזון כל אחד מברך לעצמו ומשני שאני יין הואיל וקובע ברכה לעצמו התם לא מיירי אלא בברכה שלפניו אבל לענין ברכה שלאחריו לא אשכחן דחשיב ואין מנהג לברך אחר היין בתוך הסעודה ואפילו יין דלאחר הסעודה נראה שאין צריך לברך אחריו דלעולם חשוב מחמת הסעודה והא דקאמר דברים הבאים אחר הסעודה צריכין ברכה לפניהם ואחריהם היינו חוץ מיין ומיהו אנו אין אנו מסלקין ידינו מפת עד ברכת המזון והכל קרוי תוך הסעודה ואין שום דבר טעון ברכה אחריו דברכת המזון פוטר ובימי החכמים היו מסיחין מן הפת בעקירת שלחן קודם ברכת המזון ואז היו רגילין לשתות יין ולאכול פירות:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.