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Traité Nedarim

2b

Étude de Nedarim 2b

Étude de la Guémara 2b

Guémara
GUEMARA: Il a été enseigné dans la michna que tous les substituts du langage des vœux sont comme des vœux, les substituts du langage des dédicaces sont comme des dédicaces, les substituts du langage des serments sont comme des serments, et les substituts du langage du naziréat sont comme des naziréats. La Guemara demande: Qu'y a-t-il de différent concernant la première michna du traité Nazir, qu'elle ne les enseigne pas tous, c'est-à-dire tous les cas énumérés ci-dessus hormis le naziréat, et qu'y a-t-il de différent concernant la première michna du traité Nedarim, qu'elle les enseigne tous, et non seulement le cas des vœux, qui est le sujet directement pertinent pour ce traité?
גְּמָ׳ ״כָּל כִּינּוּיֵי נְדָרִים כִּנְדָרִים״, מַאי שְׁנָא גַּבֵּי נָזִיר דְּלָא קָתָנֵי לְהוּ לְכוּלְּהוּ, וּמַאי שְׁנָא גַּבֵּי נְדָרִים דְּקָתָנֵי לְכוּלְּהוּ?
La Guemara répond: C'est parce que le vœu et le serment sont écrits l'un à côté de l'autre dans la Torah, dans le verset: « Lorsqu'un homme fait un vœu à D.ieu, ou jure un serment » (Bamidbar 30, 3), que la michna enseigne ces deux cas, à savoir les substituts du langage des vœux et des serments. Et puisqu'elle en a enseigné deux, elle les a tous enseignés.
מִשּׁוּם דְּנֶדֶר וּשְׁבוּעָה כְּתִיבִי גַּבֵּי הֲדָדֵי תָּנֵי תַּרְתֵּין, וְכֵיוָן דְּתָנֵי תַּרְתֵּין — תָּנֵי לְכוּלְּהוּ.
La Guemara demande: Que la michna enseigne alors les substituts du langage des serments immédiatement après le cas des substituts du langage des vœux! La Guemara répond: Puisqu'elle a enseigné le cas des vœux, où un objet devient interdit à quelqu'un, elle a enseigné aussi le cas des dédicaces, où un objet devient interdit à quelqu'un. Ceci exclut le serment, où l'on s'interdit à soi-même l'usage d'un objet. Dans le cas d'un serment, contrairement à un vœu ou une dédicace, on s'interdit d'accomplir un acte particulier plutôt que de déclarer un objet interdit.
וְלִיתְנֵי כִּינּוּיֵי שְׁבוּעוֹת בָּתַר נְדָרִים! אַיְּידֵי דִּתְנָא נְדָרִים דְּמִיתְּסַר חֶפְצָא עֲלֵיהּ, תְּנָא נָמֵי חֲרָמִים, דְּמִיתְּסַר חֶפְצָא עֲלֵיהּ. לְאַפּוֹקֵי שְׁבוּעָה, דְּקָאָסַר נַפְשֵׁיהּ מִן חֶפְצָא.
§ La Guemara pose une question concernant le style de la michna: La michna a commencé par le cas des substituts en énonçant: Tous les substituts du langage des vœux sont comme des vœux, puis elle explique immédiatement après la halakha concernant les allusions [yadot] aux vœux, puisque la ligne suivante traite du cas de celui qui dit à son compagnon: Je suis lié par vœu envers toi. Et de plus, le tanna a-t-il oublié de mentionner les allusions aux vœux? Pourquoi la michna ne dit-elle pas que les allusions aux vœux sont considérées comme des vœux avant de donner des exemples d'allusions?
פְּתַח בְּכִינּוּיִין ״כָּל כִּנּוּיַי נְדָרִים״, וּמְפָרֵשׁ יָדוֹת: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״מוּדָּר אֲנִי מִמָּךְ״! וְתוּ: יָדוֹת אִינְּשִׁי?!
La Guemara répond: La michna traite bien d'elles, c'est-à-dire des allusions aux vœux, mais le texte de la michna est incomplet, et voici ce qu'elle enseigne: Tous les substituts du langage des vœux sont comme des vœux, et les allusions aux vœux sont comme des vœux. La michna poursuit ensuite en donnant des exemples d'allusions aux vœux.
אַיְירִי בְּהוֹן, וְחַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: כָּל כִּינּוּיֵי נְדָרִים כִּנְדָרִים, וִידוֹת נְדָרִים כִּנְדָרִים.
La Guemara demande: Que la michna explique d'abord le cas des substituts du langage des vœux, c'est-à-dire avant de donner des exemples d'allusions, tout comme la halakha de base des substituts du langage des vœux a été mentionnée en premier! En fait, ce n'est que plus loin (10a) que la michna fournit des exemples de substituts du langage des vœux.
וְלִיפְרוֹשׁ כִּינּוּיִין בְּרֵישָׁא!
La Guemara répond: Le style général de la Michna est que le sujet par lequel elle conclut est celui qu'elle explique en premier, comme dans ce que nous avons appris dans une michna (Chabbat 20b): Avec quoi allume-t-on [la lampe de Chabbat] et avec quoi ne l'allume-t-on pas? On n'allume pas avec de l'écorce de cèdre, etc. La michna donne des exemples d'objets avec lesquels on ne peut pas allumer la lampe de Chabbat, ce qui était la phrase conclusive de la question introductive de la michna, plutôt que de commencer par des exemples de ce avec quoi on peut l'allumer.
הָהוּא דְּסָלֵיק מִינֵּיהּ, הָהוּא מְפָרֵשׁ בְּרֵישָׁא. כְּדִתְנַן: בַּמֶּה מַדְלִיקִין וּבַמָּה אֵין מַדְלִיקִין? אֵין מַדְלִיקִין כּוּ׳.
De même, une autre michna (Chabbat 47b) énonce: Avec quoi peut-on envelopper un pot de nourriture cuite à la veille de Chabbat, et avec quoi ne le peut-on pas? On ne peut pas l'envelopper avec, etc. Un troisième exemple de ce style se trouve dans la michna suivante (Chabbat 57a): Avec quels objets une femme peut-elle sortir dans le domaine public le Chabbat, et avec quels objets ne le peut-elle pas? Une femme ne peut pas sortir avec des fils de laine et autres ornements qu'elle pourrait retirer et porter.
בַּמֶּה טוֹמְנִין וּבַמָּה אֵין טוֹמְנִין? אֵין טוֹמְנִין כּוּ׳. בַּמָּה אִשָּׁה יוֹצְאָה וּבַמָּה אֵינָהּ יוֹצְאָה? לֹא תֵּצֵא אִשָּׁה.
La Guemara conteste cette explication: Et est-il vrai que partout où [la michna] commence par un sujet, elle ne l'explique pas en premier? Mais n'avons-nous pas appris dans une michna (Bava Batra 108a): Il y a des parents qui héritent et transmettent en héritage, comme un père et un fils, qui héritent l'un de l'autre; et il y a ceux qui héritent mais ne transmettent pas, comme un fils et sa mère; et voici ceux qui héritent et transmettent en héritage, etc. Cette michna donne des exemples de la première partie de son énoncé introductif avant de donner des exemples de la partie conclusive de cet énoncé.
וְכׇל הֵיכָא דְּפָתַח לָא מְפָרֵשׁ בְּרֵישָׁא? וְהָתְנַן: יֵשׁ נוֹחֲלִין וּמַנְחִילִין, נוֹחֲלִין וְלֹא מַנְחִילִין. וְאֵלּוּ נוֹחֲלִין וּמַנְחִילִין.
De même, une autre michna (Yevamot 84a) énonce: Il y a des femmes qui sont permises à leurs maris et interdites à leurs yevamin, c'est-à-dire les frères de leur mari si celui-ci meurt sans enfant. Ces cas incluent celui où le yavam est le Grand Cohen, à qui il est interdit d'épouser une veuve. Il y a d'autres femmes qui sont permises à leurs yevamin si leurs maris meurent sans enfant, mais interdites à leurs maris, par exemple si un Grand Cohen a fiancé une veuve et que son frère est un cohen ordinaire. La michna donne immédiatement les détails du premier principe: Et voici les femmes qui sont permises à leurs maris et interdites à leurs yevamin.
יֵשׁ מוּתָּרוֹת לְבַעֲלֵיהֶן וַאֲסוּרוֹת לְיִבְמֵיהֶן, מוּתָּרוֹת לְיִבְמֵיהֶן וַאֲסוּרוֹת לְבַעֲלֵיהֶן. וְאֵלּוּ מוּתָּרוֹת לְבַעֲלֵיהֶן וַאֲסוּרוֹת לְיִבְמֵיהֶן.
De même, une autre michna (Menaḥot 59a) énonce à propos des offrandes de farine: Il y a des offrandes de farine qui nécessitent de l'huile et de l'encens, et d'autres qui nécessitent de l'huile mais pas d'encens. La michna poursuit: Et voici celles qui nécessitent de l'huile et de l'encens. Encore une autre michna (Menaḥot 60a) énonce: Il y a des offrandes de farine qui nécessitent le rapprochement [haggacha], un rite où les cohanim devaient porter l'offrande dans leurs mains et la rapprocher de l'autel, et qui ne nécessitent pas d'agitation [tenoufa]; d'autres offrandes nécessitent l'agitation mais pas le rapprochement. Et voici celles qui nécessitent le rapprochement.
יֵשׁ טְעוּנוֹת שֶׁמֶן וּלְבוֹנָה, שֶׁמֶן וְלֹא לְבוֹנָה. וְאֵלּוּ טְעוּנוֹת שֶׁמֶן וּלְבוֹנָה. יֵשׁ טְעוּנוֹת הַגָּשָׁה וְאֵין טְעוּנוֹת תְּנוּפָה, תְּנוּפָה וְלֹא הַגָּשָׁה. וְאֵלּוּ טְעוּנוֹת הַגָּשָׁה.
Une autre michna (Bekhorot 46a) énonce: Il y a ceux qui sont considérés comme premier-né pour l'héritage et ne sont pas considérés comme premier-né pour le cohen, et il y a ceux qui sont considérés comme premier-né pour le cohen et ne sont pas considérés comme premier-né pour l'héritage. Et lequel est premier-né pour l'héritage et n'est pas premier-né pour le cohen? Dans chacun de ces cinq cas, la michna explique d'abord la première partie de son énoncé introductif, et ce n'est qu'ensuite qu'elle explique la seconde partie de cet énoncé.
יֵשׁ בְּכוֹר לְנַחֲלָה וְאֵין בְּכוֹר לְכֹהֵן, בְּכוֹר לְכֹהֵן וְאֵין בְּכוֹר לְנַחֲלָה. וְאֵיזֶהוּ בְּכוֹר לְנַחֲלָה וְאֵין בְּכוֹר לְכֹהֵן!
Nedarim 2b
100%
נדרים ב׳ במַסֶּכֶת נְדָרִים