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Traité Nedarim

25a

Étude de Nedarim 25a

Étude de la Guémara 25a

Guémara
Rav Achi lui dit: Lorsqu'il prête serment, il prête serment selon notre compréhension, celle d'un homme ordinaire, et nous n'imaginons pas qu'il fasse allusion à des fourmis [choumchemanei]. Par conséquent, s'il a prêté serment de cette manière, on présume qu'il faisait référence à des personnes, comme celles qui sont sorties d'Égypte.
אֲמַר לֵיהּ: כִּי מִשְׁתְּבַע — אַדַּעְתָּא דִידַן מִשְׁתְּבַע, וַאֲנַן לָא מַסְּקִינַן נַפְשִׁין אַשּׁוּמְשְׁמָנֵי.
Mais un homme ne prête-t-il pas serment selon sa propre compréhension? N'est-il pas enseigné dans une baraïta: Lorsqu'on lui fait prêter serment, on lui dit: Sache que ce n'est pas selon une condition que tu aurais dans ton cœur que nous te faisons prêter serment, mais selon notre compréhension et celle du tribunal. [La Guemara précise:] Qu'est-ce que cela vient exclure? N'est-ce pas pour exclure le cas de celui qui a donné des jetons de jeu [iskoundrei], en leur donnant dans son esprit le statut de pièces de monnaie, et prête serment qu'il a rendu ces pièces, ce qui est vrai selon ses pensées non exprimées?
וְעַל דַּעְתָּא דְנַפְשֵׁיהּ לָא עֲבִיד אִינִישׁ דְּמִשְׁתְּבַע? וְהָתַנְיָא: כְּשֶׁהֵן מַשְׁבִּיעִין אוֹתוֹ, אוֹמְרִים לוֹ: הֱוֵי יוֹדֵעַ שֶׁלֹּא עַל תְּנַאי שֶׁבְּלִבְּךָ אָנוּ מַשְׁבִּיעִין אוֹתְךָ, אֶלָּא עַל דַּעְתֵּינוּ וְעַל דַּעַת בֵּית דִּין. לְאַפּוֹקֵי מַאי? לָאו לְאַפּוֹקֵי דְּאַסֵּיק לְהוּ לְאִיסְקוּנְדְּרֵי וְאַסֵּיק לְהוֹן שְׁמָא זוּזֵי.
Et du fait que la baraïta dit « selon notre compréhension », il en résulte par déduction qu'un homme prête habituellement serment selon sa propre compréhension, et que le serment prendrait effet selon son intention [s'il n'y avait cette mise en garde]!
וּמִדְּקָאָמַר ״עַל דַּעְתֵּינוּ״, מִכְּלָל דַּעֲבִיד אִינָשׁ דְּמִשְׁתְּבַע אַדַּעְתָּא דְנַפְשֵׁיהּ!
[La Guemara répond:] Non, cela vient exclure un cas semblable à celui de la canne de Rava. Car il y avait un certain homme qui réclamait de l'argent à un autre. Il vint devant Rava pour juger l'affaire. Le créancier dit à l'emprunteur: Va me rembourser. L'emprunteur lui dit: Je t'ai déjà remboursé. Rava lui dit: Si c'est le cas, va lui jurer que tu l'as remboursé.
לָא, לְאַפּוֹקֵי מִקַּנְיָא דְרָבָא. דְּהָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה מַסֵּיק בְּחַבְרֵיהּ זוּזֵי, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא. אֲמַר לֵיהּ לְלֹוֶה: זִיל פְּרַע לִי. אֲמַר לֵיהּ: פְּרַעְתִּיךָ. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אִם כֵּן, זִיל אִישְׁתְּבַע לֵיהּ דִּפְרַעְתֵּיהּ.
Il alla chercher une canne creuse, y plaça l'argent, et il marchait en s'appuyant dessus, et vint ainsi au tribunal. Il dit au prêteur: Tiens cette canne dans ta main [pendant que je jure]. Il prit un rouleau de la Torah et jura qu'il lui avait remboursé toute la somme qui était en sa possession.
אֲזַל וְאַיְיתִי קַנְיָא, וְיָהֵיב זוּזֵי בְּגַוֵּיהּ, וַהֲוָה מִסְתְּמִיךְ וְאָזֵיל וְאָתֵי עֲלֵיהּ לְבֵי דִּינָא. אֲמַר לֵיהּ לְמַלְוֶה: נְקוֹט הַאי קַנְיָא בִּידָךְ. נְסַב סֵפֶר תּוֹרָה וְאִישְׁתְּבַע דְּפַרְעֵיהּ כֹּל מָה דַּהֲוָה לֵיהּ בִּידֵיהּ.
Ce créancier, en entendant l'emprunteur prêter ce faux serment, se mit en colère et brisa cette canne, et toutes ces pièces qui s'y trouvaient tombèrent à terre. Et il s'avéra qu'il avait juré en toute vérité, puisqu'il avait effectivement remis tout l'argent au moment du serment en lui donnant la canne contenant l'argent. Cependant, c'était une ruse trompeuse, car il avait l'intention que le créancier lui rende ensuite la canne avec l'argent après le serment. C'est pour empêcher ce genre de tromperie que celui qui prête serment est averti qu'il doit le faire selon la compréhension du tribunal.
הָהוּא מַלְוֶה רְגַז וְתַבְרֵהּ לְהָהוּא קַנְיָא, וְאִישְׁתְּפֻךְ הָנְהוּ זוּזֵי לְאַרְעָא, וְאִישְׁתְּכַח דְּקוּשְׁטָא אִישְׁתְּבַע.
Et malgré tout cela, un homme ne prête-t-il pas habituellement serment selon sa propre compréhension? N'est-il pas enseigné dans une baraïta: Et ainsi trouvons-nous chez Moché Rabbénou, lorsqu'il fit prêter serment au peuple d'Israël dans les plaines de Moav [d'accepter la Torah sur eux], il leur dit: Sachez que ce n'est pas selon votre compréhension que je vous fais prêter serment, mais selon ma compréhension et celle de D.ieu, comme il est dit: « Et non avec vous seuls [je conclus cette alliance] etc. » (Devarim 29, 13).
וְאַכַּתִּי לָא עֲבִיד דְּמִישְׁתְּבַע אַדַּעְתָּא דְנַפְשֵׁיהּ? וְהָתַנְיָא: וְכֵן מָצִינוּ בְּמֹשֶׁה רַבֵּינוּ כְּשֶׁהִשְׁבִּיעַ אֶת יִשְׂרָאֵל בְּעַרְבוֹת מוֹאָב, אָמַר לָהֶם: הֱווּ יוֹדְעִים שֶׁלֹּא עַל דַּעְתְּכֶם אֲנִי מַשְׁבִּיעַ אֶתְכֶם, אֶלָּא עַל דַּעְתִּי וְעַל דַּעַת הַמָּקוֹם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלֹא אִתְּכֶם לְבַדְּכֶם וְגוֹ׳״.
Qu'a dit Moché à Israël? N'est-ce pas cela qu'il leur disait: Peut-être commettrez-vous des transgressions, et direz-vous: Le serment a été prêté selon notre compréhension — c'est pour cela qu'il leur dit: selon ma compréhension. [La Guemara précise:] Qu'est-ce que cela vient exclure? N'est-ce pas pour exclure la possibilité qu'ils donnent le titre de « D.ieu » à une idole, et prétendent que telle était leur intention en jurant de servir D.ieu? Il en résulte par déduction qu'un homme prête habituellement serment selon sa propre compréhension!
״מַאי אֲמַר לְהוּ מֹשֶׁה לְיִשְׂרָאֵל? לָאו הָכִי קָאָמַר לְהוּ: דִּלְמָא עָבֵידְתּוּן מִילֵּי, וְאָמְרִיתוּן: עַל דַּעְתֵּינוּ — מִשּׁוּם הָכִי אֲמַר לְהוּ: עַל דַּעְתִּי. לְאַפּוֹקֵי מַאי? לָאו לְאַפּוֹקֵי דְּאַסִּיקוּ שְׁמָא לַעֲבוֹדָה זָרָה אֱלוֹהַּ. מִכְּלָל דַּעֲבִיד אִינִישׁ דְּמִשְׁתְּבַע אַדַּעְתָּא דְנַפְשֵׁיהּ!
[La Guemara répond:] Non, l'idolâtrie elle-même est appelée « D.ieu » dans le texte, comme il est écrit: « Et contre tous les dieux d'Égypte [j'exercerai des jugements] » (Chemot 12, 12). Ce n'était donc pas une condition particulière cachée dans leur cœur, mais une intention erronée à l'intérieur même du serment. Moché soupçonnait cela, et c'est pourquoi il donna cet avertissement.
לָא, עֲבוֹדָה זָרָה אִיקְּרִי אֱלוֹהַּ, דִּכְתִיב: ״וּבְכָל אֱלֹהֵי מִצְרַיִם וְגוֹ׳״.
Mais qu'il leur fasse plutôt jurer qu'ils observeront les mitsvot! [La Guemara répond:] Le mot mitsvot pourrait aussi désigner les décrets du roi [et non les commandements divins].
וְלַשְׁבַּע יָתְהוֹן דִּמְקַיְּימִיתוּן מִצְוֹת! מַשְׁמַע מִצְוֹת הַמֶּלֶךְ.
Mais qu'il leur fasse plutôt jurer qu'ils observeront toutes les mitsvot! [La Guemara répond:] Cela pourrait désigner spécifiquement la mitsva des tsitsit, car le Maître a dit: La mitsva des tsitsit équivaut à toutes les mitsvot de la Torah. Ainsi, en acceptant « toutes les mitsvot », ils auraient pu n'avoir en tête que la mitsva des tsitsit.
וְלַשְׁבַּע יָתְהוֹן דִּמְקַיְּימִיתוּן כֹּל מִצְוֹת! מַשְׁמַע מִצְוַת צִיצִית, דְּאָמַר מָר: שְׁקוּלָה מִצְוַת צִיצִית כְּנֶגֶד כׇּל מִצְוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה.
Mais qu'il leur fasse plutôt jurer qu'ils observeront la Torah! [La Guemara répond:] Cela n'indique qu'une seule Torah [la Torah écrite, non la Torah orale]. Mais qu'il leur fasse plutôt jurer qu'ils observeront les « Torot » [au pluriel], pour inclure la Torah écrite et la Torah orale! [La Guemara répond:] Cela pourrait désigner la torat de la mincha, la torat du 'hatat, la torat de l'acham [les lois particulières concernant ces offrandes]. Mais qu'il leur fasse plutôt jurer qu'ils observeront les « Torot » et les mitsvot! [La Guemara répond:] « Torot » pourrait désigner la torat de la mincha, et « mitsvot » pourrait désigner les décrets du roi.
וְלַשְׁבַּע יָתְהוֹן דִּמְקַיְּימִיתוּן תּוֹרָה! מַשְׁמַע: תּוֹרָה אַחַת. וְלַשְׁבַּע יָתְהוֹן דִּמְקַיְּימִיתוּן תּוֹרוֹת! מַשְׁמַע: תּוֹרַת מִנְחָה, תּוֹרַת חַטָּאת, תּוֹרַת אָשָׁם. וְלַשְׁבַּע יָתְהוֹן דִּמְקַיְּימִיתוּן [תּוֹרוֹת] וּמִצְוֹת! [תּוֹרוֹת] מַשְׁמַע: תּוֹרַת הַמִּנְחָה. מִצְוֹת, מַשְׁמַע: מִצְוֹת הַמֶּלֶךְ.
Nedarim 25a
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נדרים כ״ה אמַסֶּכֶת נְדָרִים