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Traité Nazir

50a

Étude de Nazir 50a

Étude de la Guémara 50a

Guémara
Rabbi Yossei dit: On dira désormais: Meir est mort, Yehouda s'est mis en colère, et Yossei s'est tu sans répondre. Si c'est ainsi, que deviendra la Torah? Rabbi Yossei dit donc [ceci pour préciser]: Il n'était pas nécessaire d'enseigner que le nazir doit se raser pour une impureté transmise par un cadavre [entier], mais seulement qu'il doit se raser même pour une impureté transmise par un cadavre sur lequel il n'y a pas la valeur d'une olive de chair. La Guemara demande: Mais on pourrait encore dire: s'il doit se raser pour une impureté transmise par un membre du cadavre, même inférieur à la valeur d'une olive, comme l'énonce la Michna, n'est-ce pas à plus forte raison qu'il doive se raser pour une impureté transmise par un cadavre entier, même s'il ne contient pas la valeur d'une olive de chair?
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: יֹאמְרוּ מֵאִיר שָׁכַב, יְהוּדָה כָּעַס, יוֹסֵי שָׁתַק — תּוֹרָה מַה תְּהֵא עָלֶיהָ? אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְמֵת שֶׁאֵין עָלָיו כְּזַיִת בָּשָׂר. וַעֲדַיִין יֹאמַר: עַל אֵבֶר מִמֶּנּוּ מְגַלֵּחַ, עַל כּוּלּוֹ לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!
Il faut plutôt expliquer la Michna comme le dit Rabbi Yohanan, à propos d'une autre question: Cela n'était nécessaire que pour un fœtus avorté dont les membres ne s'étaient pas encore rattachés par des tendons. Ici aussi, on peut dire que la Michna, en énonçant que le nazir doit se raser pour l'impureté transmise par un cadavre, vise le cas d'un fœtus avorté dont les membres ne se sont pas encore rattachés par des tendons. Bien qu'un tel [fœtus] ne transmette pas l'impureté par l'un de ses membres, ceux-ci manquant de tendons et d'os, le corps lui-même transmet l'impureté.
אֶלָּא, כִּדְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְנֵפֶל שֶׁלֹּא נִתְקַשְּׁרוּ אֵבָרָיו בְּגִידִין. הָכָא נָמֵי: בְּנֵפֶל שֶׁלֹּא נִתְקַשְּׁרוּ אֵבָרָיו בְּגִידִין.
Rava donna une autre explication: Cela n'était nécessaire que pour [le cas de] la majorité de la structure ou la majorité du nombre des os d'un tout petit cadavre, bien qu'ensemble ils ne contiennent pas un quart de kav d'os. Puisque ces os constituent la majorité de la structure ou la majorité du nombre des os d'un cadavre, ils ont le statut d'un corps entier. Cette halakha n'aurait pas pu être déduite de la mesure d'impureté d'une partie du corps, car ce cadavre est très petit.
רָבָא אָמַר: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְרוֹב בִּנְיָינוֹ וּלְרוֹב מִנְיָינוֹ, שֶׁאֵין בָּהֶן רוֹבַע עֲצָמוֹת.
§ La Michna a enseigné: Le nazir se rase pour l'impureté transmise par la valeur d'une olive de cadavre et pour l'impureté transmise par la valeur d'une olive de liquide [netsel]. La Guemara explique: Et qu'est-ce que le netsel? C'est la chair du cadavre qui s'est liquéfiée puis a de nouveau durci, ainsi que le liquide [mohal] du cadavre qui a commencé à bouillir puis a durci.
עַל כְּזַיִת מֵת וְעַל כְּזַיִת נֶצֶל. וְאֵיזֶהוּ נֶצֶל — בְּשַׂר הַמֵּת שֶׁקָּרַשׁ, וּמוֹהַל שֶׁהִרְתִּיחַ.
La Guemara demande: Dans quelles circonstances la coagulation est-elle un facteur déterminant pour la transmission de l'impureté? Si l'on dit que l'on ne sait pas si la substance avec laquelle le nazir est entré en contact provient du cadavre, même si elle a durci, qu'importe? Il faut donc dire que l'on sait qu'elle provient du cadavre. Mais alors le nazir devrait être impur même si elle n'a pas durci!
הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא דְּלָא יָדְעִינַן דְּדִידֵיהּ הוּא, כִּי קָרַשׁ מַאי הָוֵי? אֶלָּא דְּיָדְעִינַן דְּדִידֵיהּ הוּא, אַף עַל גַּב דְּלֹא קָרַשׁ!
Rabbi Yirmeya dit: Il s'agit d'une substance non déterminée, dont on sait certainement qu'elle provient du cadavre, mais sans savoir s'il s'agit d'une substance qui transmet l'impureté. On l'examine donc: si la substance finit par durcir, c'est du liquide du cadavre, qui transmet l'impureté; si elle ne durcit pas, c'est peut-être son crachat ou sa salive, qui ne transmettent pas l'impureté.
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: בִּסְתָם. אִי קָרַשׁ — מוֹהֵל הוּא, לֹא קָרַשׁ — דִּלְמָא כִּיחוֹ וְנִיעוֹ הוּא.
§ Concernant l'impureté des liquides issus d'un cadavre, Abaye posa une question à Rabba: Existe-t-il la catégorie de netsel pour un animal, ou n'existe-t-elle pas pour un animal? La Guemara explique les deux termes de la question: Dit-on que l'on a appris par tradition que le netsel provenant d'un homme est impur, mais que celui provenant d'un animal ne l'est pas? Ou bien peut-être n'y a-t-il pas de différence, le liquide d'un cadavre étant toujours considéré comme la chair elle-même?
בְּעָא מִינֵּיהּ אַבָּיֵי מֵרַבָּה: יֵשׁ נֶצֶל לִבְהֵמָה אוֹ אֵין נֶצֶל לִבְהֵמָה? מִי אָמְרִינַן גְּמִירִי נֶצֶל דְּאָתֵי מֵאָדָם, אֲבָל דְּאָתֵי מִבְּהֵמָה — לָא. אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא?
La Guemara commente: Cela fonctionne bien selon celui qui dit qu'une charogne transmet l'impureté grave, par contact et par portage, seulement jusqu'à ce qu'elle devienne immangeable pour un étranger [c'est-à-dire qu'elle doit être propre à la consommation humaine pour transmettre l'impureté], et qu'elle transmet l'impureté légère, [celle] qui rend les aliments impurs par contact, jusqu'à ce qu'elle devienne immangeable pour un chien. Selon cet avis, c'est cohérent, car la halakha du netsel ne s'applique certainement pas à un animal, puisque la chair liquéfiée n'est plus propre à la consommation humaine.
הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר טוּמְאָה חֲמוּרָה עַד לְגֵר, וְטוּמְאָה קַלָּה עַד לְכֶלֶב — שַׁפִּיר.
Mais selon celui qui dit que la charogne transmet l'impureté grave jusqu'à ce qu'elle devienne immangeable pour un chien, que peut-on dire? Puisque le liquide d'une charogne d'animal est présumé encore propre à être mangé par un chien, la question posée plus haut, à savoir s'il est impur, reste pertinente.
אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר טוּמְאָה חֲמוּרָה עַד לְכֶלֶב, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?
La Guemara répond: Viens et entends une résolution de la Tossefta (Zavim 5:9): La graisse d'une charogne d'animal que l'on a liquéfiée au feu reste impure. Mais si elle a fondu au soleil, ce qui en altère le goût, elle est pure. Et si l'on te venait à l'esprit que, selon l'avis selon lequel une charogne transmet l'impureté jusqu'à ce qu'elle devienne immangeable pour un chien, l'impureté des liquides s'applique bien à une charogne d'animal, alors même la graisse fondue au soleil devrait aussi être impure, puisque même si son goût est gâté, elle reste comestible pour un chien.
תָּא שְׁמַע: הִמְחוּהוּ בָּאוּר — טָמֵא, בַּחַמָּה — טָהוֹר. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ עַד לְכֶלֶב, אֲפִילּוּ בַּחַמָּה נָמֵי!
La Guemara répond: Quand cette graisse fond-elle [au soleil]? Après qu'elle a pourri, raison pour laquelle on l'a jetée, et c'est alors qu'elle a fondu au soleil. Or, une fois pourrie, elle était déjà devenue comme de la poussière et avait perdu tout statut d'impureté rituelle qu'elle possédait auparavant. Une fois fondue, elle n'est plus comestible même pour un chien. Par conséquent, cette source ne fournit aucune preuve.
אֵימַת מַמְחֵי לֵיהּ — בָּתַר דְּאַסְרַח בְּחַמָּה, כֵּיוָן דְּאַסְרַח — הָוֵה לֵיהּ עָפָר.
§ La Guemara traite d'une question connexe. Nous avons appris dans une Michna (Makhchirin 5:9): Tout ce qui est versé [d'un récipient à un autre] reste rituellement pur. Autrement dit, si l'on verse un liquide d'un récipient à un autre, le filet de liquide n'est pas considéré comme reliant les deux récipients. Par conséquent, si le récipient supérieur et son contenu sont purs, ils ne deviennent pas impurs même si le récipient inférieur dans lequel on verse le liquide est impur. Le filet de liquide ne les relie pas de cette manière.
תְּנַן: כׇּל הַנִּצּוֹק — טָהוֹר.
Nazir 50a
100%
נזיר נ׳ אמַסֶּכֶת נָזִיר