On aurait pu penser qu'il ne devient pas impur pour enterrer une colonne vertébrale, ou pour un crâne, ou pour enterrer la majeure partie du squelette ou la majeure partie du nombre d'ossements des autres proches. Tu diras en réponse: de même que sa sœur est unique en ce que son corps dépend de lui pour son enterrement, et qu'il devient impur pour une colonne vertébrale, ou pour un crâne, ou pour enterrer la majeure partie de son squelette, ou la majeure partie du nombre de ses ossements, de même pour toute personne dont le corps dépend de lui, c'est-à-dire ses autres proches parents, il devient impur pour une colonne vertébrale, ou pour un crâne, ou pour enterrer la majeure partie de son squelette, ou la majeure partie du nombre de ses ossements. Ceci pose une difficulté pour l'opinion de Rav selon laquelle un cohen ne peut devenir impur pour aucun proche dont la tête a été tranchée.
יָכוֹל לֹא יִטַּמֵּא לַשִּׁדְרָה וְלַגּוּלְגּוֹלֶת וּלְרוֹב בִּנְיָינוֹ וּלְרוֹב מִנְיָינוֹ שֶׁל אֲחֵרִים. אָמַרְתָּ: מָה אֲחוֹתוֹ מְיוּחֶדֶת שֶׁגּוּפָה תָּלוּי בּוֹ, וּמִיטַּמֵּא לַשִּׁדְרָה וְלַגּוּלְגּוֹלֶת וּלְרוֹב בִּנְיָינָהּ וּלְרוֹב מִנְיָינָהּ, אַף כֹּל שֶׁגּוּפוֹ תָּלוּי בּוֹ — מִיטַּמֵּא לַשִּׁדְרָה וְלַגּוּלְגּוֹלֶת וּלְרוֹב בִּנְיָינוֹ וּלְרוֹב מִנְיָינוֹ.
Cette baraïta représente elle aussi l'opinion de Rabbi Yehouda. Et Rav a énoncé son opinion conformément à celle de ce tanna, comme il est enseigné dans une baraïta: un fait est arrivé où le père de Rabbi Yitz'hak le cohen mourut à Guinzak, et on vint l'en informer après trois années écoulées, et il vint interroger Rabbi Yehochoua ben Elicha et les quatre Anciens qui étaient avec lui [pour savoir] s'il lui était permis de se rendre impur en transférant les restes de son père vers le tombeau ancestral, comme c'était la coutume.
הָהִיא נָמֵי רַבִּי יְהוּדָה הִיא. וְרַב דְּאָמַר כִּי הַאי תַּנָּא דְּתַנְיָא: מַעֲשֶׂה שֶׁמֵּת אָבִיו שֶׁל רַבִּי יִצְחָק בְּגִינְזַק, וּבָאוּ וְהוֹדִיעוּהוּ לְאַחַר שָׁלֹשׁ שָׁנִים, וּבָא וְשָׁאַל אֶת רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן אֱלִישָׁע וְאַרְבָּעָה זְקֵנִים [שֶׁעִמּוֹ],
Et ils lui dirent que le verset énonce: « Pour son père » (Vayikra 21, 2), ce qui indique qu'un cohen ne peut devenir impur que lorsque son père est entier, et non lorsqu'il est incomplet. Après trois ans, le corps du père n'était certainement plus entier, et donc son fils, cohen, n'était plus autorisé à devenir impur pour l'enterrer.
וְאָמְרוּ: ״לְאָבִיו״ — בִּזְמַן שֶׁהוּא שָׁלֵם, וְלֹא בִּזְמַן שֶׁהוּא חָסֵר.
Mishna 1
MICHNA: Trois catégories d'actions sont interdites au nazir: contracter l'impurité transmise par un mort, se raser les cheveux, et consommer ce qui sort de la vigne. Il y a une plus grande sévérité concernant les interdits d'impureté et de rasage que celui de ce qui sort de la vigne, car l'impureté et le rasage annulent son nazirat, c'est-à-dire qu'il doit ajouter trente jours à sa période de nazirat ou la recommencer depuis le début. Mais s'il mange ou boit ce qui sort de la vigne, cela n'annule pas son nazirat.
מַתְנִי׳ שְׁלֹשָׁה מִינִין אֲסוּרִין בַּנָּזִיר: הַטּוּמְאָה, וְהַתִּגְלַחַת, וְהַיּוֹצֵא מִן הַגֶּפֶן. חוֹמֶר בַּטּוּמְאָה וּבַתִּגְלַחַת מִבַּיּוֹצֵא מִן הַגֶּפֶן, שֶׁהַטּוּמְאָה וְהַתִּגְלַחַת — סוֹתְרִין, וְהַיּוֹצֵא מִן הַגֶּפֶן — אֵינוֹ סוֹתֵר.(משנה)
Il y a une plus grande sévérité concernant ce qui sort de la vigne que concernant l'impureté et le rasage, car pour ce qui sort de la vigne, rien n'est exempté de l'interdiction générale en aucune circonstance, c'est-à-dire qu'il n'y a aucune exception. Mais concernant l'impureté et le rasage, certains cas sont exemptés de l'interdiction générale. Il y a par exemple les cas du rasage obligatoire, comme celui d'un lépreux purifié durant son nazirat, et celui d'un mort sans personne pour l'enterrer [met mitsva]. Un nazir peut s'occuper de l'enterrement d'un met mitsva, bien qu'il en contracte de ce fait l'impureté d'un mort.
חוֹמֶר בַּיּוֹצֵא מִן הַגֶּפֶן מִבַּטּוּמְאָה וּבַתִּגְלַחַת, שֶׁהַיּוֹצֵא מִן הַגֶּפֶן לֹא הוּתַּר מִכְּלָלוֹ, וְטוּמְאָה וְתִגְלַחַת הוּתְּרוּ מִכְּלָלָן בְּתִגְלַחַת מִצְוָה וּבְמֵת מִצְוָה.
Et il y a une plus grande sévérité concernant l'impureté que concernant le rasage, car l'impureté d'un nazir annule tous ses jours de nazirat et il recommence sa période depuis le début, et il est tenu d'apporter un sacrifice pour cela, avant de commencer sa nouvelle période de nazirat. Mais le rasage n'annule que trente jours au maximum, et il n'est pas tenu d'apporter de sacrifice pour cela.
וְחוֹמֶר בַּטּוּמְאָה מִבַּתִּגְלַחַת, שֶׁהַטּוּמְאָה סוֹתֶרֶת אֶת הַכֹּל, וְחַיָּיבִין עָלֶיהָ קׇרְבָּן. וְתִגְלַחַת אֵינָהּ סוֹתֶרֶת אֶלָּא שְׁלֹשִׁים, וְאֵין חַיָּיבִין עָלֶיהָ קׇרְבָּן.
Guémara
GUEMARA: La Guemara demande: Et peut-être devrait-on dire que l'impureté du nazir ne devrait pas être exemptée de son interdiction générale même pour un met mitsva, en vertu d'un raisonnement a fortiori tiré de l'interdiction du vin: et si le vin, dont l'interdiction est plus légère, puisqu'il n'annule pas le nazirat, n'est néanmoins pas exempté de son interdiction générale, alors concernant l'impureté, qui est sévère puisqu'elle annule le nazirat, n'est-il pas logique qu'elle ne devrait pas être exemptée de son interdiction générale?
גְּמָ׳ וְטוּמְאָה לֹא תּוּתַּר מִכְּלָלָהּ, קַל וָחוֹמֶר מִיַּיִן: וּמָה יַיִן שֶׁאֵינוֹ סוֹתֵר לֹא הוּתַּר מִכְּלָלוֹ, טוּמְאָה שֶׁסּוֹתֶרֶת — אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא תּוּתַּר מִכְּלָלָהּ?
La Guemara répond: c'est pourquoi le verset énonce, en plus de l'interdiction générale: « Il ne s'approchera pas d'un mort » (Bamidbar 6, 6), que: « Pour son père ou pour sa mère, pour son frère ou pour sa sœur, il ne se rendra pas impur lorsqu'ils meurent » (Bamidbar 6, 7). Ce verset enseigne que c'est pour enterrer son père ou sa mère qu'il ne peut devenir impur; cependant, il devient impur pour enterrer un met mitsva.
תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ לֹא יִטַּמָּא״. לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ לֹא יִטַּמָּא, אֲבָל מִיטַּמֵּא הוּא לְמֵת מִצְוָה.
Et [on pourrait dire à l'inverse que] le vin devrait être exempté de son interdiction générale, en vertu d'un raisonnement a fortiori tiré de l'impureté: si l'impureté, qui annule le nazirat, est exemptée de son interdiction générale, alors concernant le vin, qui n'annule pas le nazirat, n'est-il pas logique qu'il soit exempté de son interdiction générale pour l'accomplissement d'une mitsva, par exemple pour celui qui a fait le serment de boire du vin? La Guemara répond: c'est pour cette raison que le verset énonce concernant le nazir: « Il s'abstiendra de vin et de boisson forte » (Bamidbar 6, 3). L'insistance sur les mots « vin et boisson forte » vient interdire le vin obligatoire comme le vin facultatif.
וְיַיִן יוּתַּר מִכְּלָלוֹ, קַל וָחוֹמֶר מִטּוּמְאָה: מַה טוּמְאָה שֶׁהִיא סוֹתֶרֶת — הוּתְּרָה מִכְּלָלָהּ, יַיִן שֶׁאֵינוֹ סוֹתֵר — אֵינוֹ דִּין שֶׁיּוּתַּר מִכְּלָלוֹ? אָמַר קְרָא: ״מִיַּיִן וְשֵׁכָר יַזִּיר״, לֶאֱסוֹר יֵין מִצְוָה כְּיֵין רְשׁוּת.
La Guemara demande encore: et que le vin annule tous ses jours de nazirat, en vertu d'un raisonnement a fortiori tiré de l'impureté: si l'impureté, qui est exemptée de son interdiction générale, annule tout son nazirat, alors concernant le vin, qui n'est pas exempté de son interdiction générale, n'est-il pas d'autant plus logique qu'il annule tout son nazirat?
וְיַיִן יִסְתּוֹר אֶת הַכֹּל, קַל וָחוֹמֶר מִטּוּמְאָה: מָה טוּמְאָה שֶׁהוּתְּרָה מִכְּלָלָהּ — סוֹתֶרֶת אֶת הַכֹּל, יַיִן שֶׁלֹּא הוּתַּר מִכְּלָלוֹ — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן שֶׁיִּסְתּוֹר?
La Guemara répond: c'est pourquoi le verset énonce: « Mais les jours précédents seront nuls, car son nazirat a été rendu impur » (Bamidbar 6, 12). L'expression « car son nazirat a été rendu impur » semble redondante, puisqu'il est clair du contexte que le verset parle d'un nazir impur. En réalité, cela enseigne que seule l'impureté annule son nazirat, et que le vin ne l'annule pas.
אָמַר קְרָא: ״וְהַיָּמִים הָרִאשׁוֹנִים יִפְּלוּ כִּי טָמֵא נִזְרוֹ״, טוּמְאָה סוֹתֶרֶת וְאֵין הַיַּיִן סוֹתֵר.
La Guemara poursuit dans le même sens: et que le rasage annule tout son nazirat, en vertu d'un raisonnement a fortiori tiré de l'impureté: et si dans le cas de l'impureté, où celui qui rend autrui impur n'est pas comme celui qui devient impur, c'est-à-dire que celui qui rend un nazir impur ne commet pas de transgression, seul le nazir qui contracte l'impureté ayant transgressé, l'impureté annule néanmoins tout son nazirat; alors concernant le rasage, où celui qui rase est comme celui qui est rasé, puisque celui qui rase un nazir commet lui aussi une transgression, n'est-il pas logique qu'il annule tout son nazirat?
וְהַתִּגְלַחַת תִּסְתּוֹר אֶת הַכֹּל, קַל וָחוֹמֶר מִטּוּמְאָה: וּמָה טוּמְאָה שֶׁלֹּא עָשׂוּ בָּהּ מְטַמֵּא כַּמִּיטַּמֵּא — סוֹתֶרֶת אֶת הַכֹּל, תִּגְלַחַת, שֶׁעָשׂוּ בָּהּ מְגַלֵּחַ כַּמִּתְגַּלֵּחַ — אֵינוֹ דִּין שֶׁתִּסְתּוֹר אֶת הַכֹּל?