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Traité Nazir

29a

Étude de Nazir 29a

Étude de la Guémara 29a

Guémara
Reich Lakich a dit: c'est afin de l'éduquer aux mitsvot, pour lui apprendre à observer la mitsva du naziréat. La Guemara demande: si c'est ainsi, même une femme devrait pouvoir également imposer le naziréat à son fils dans un but éducatif! La Guemara répond: Reich Lakich estime qu'un homme est tenu d'éduquer son fils aux mitsvot, mais qu'une femme n'est pas tenue d'éduquer son fils aux mitsvot.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כְּדֵי לְחַנְּכוֹ בְּמִצְוֹת. אִי הָכִי, אֲפִילּוּ אִשָּׁה נָמֵי! סָבַר: אִישׁ חַיָּיב לְחַנֵּךְ בְּנוֹ בְּמִצְוֹת, וְאֵין הָאִשָּׁה חַיֶּיבֶת לְחַנֵּךְ אֶת בְּנָהּ.
La Guemara demande: Certes, selon l'opinion de Rabbi Yohanan, qui a dit que c'est une halakha transmise à Moïse au Sinaï concernant le nazir, c'est pour cette raison que l'on comprend l'enseignement de la Michna, qui indique que pour son fils, oui, un père peut faire le vœu qu'il soit nazir, mais concernant sa fille, non, il ne le peut pas, puisqu'une halakha reçue par tradition ne se discute pas. Mais selon l'opinion de Reich Lakich, un père devrait même pouvoir imposer le naziréat à sa fille dans un but éducatif. Pourquoi la Michna précise-t-elle « son fils »? La Guemara répond que Reich Lakich estime: un père est tenu d'éduquer son fils, alors qu'il n'est pas tenu d'éduquer sa fille, et c'est pour cette raison qu'il ne peut faire de vœu qu'elle soit nazirite.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר: הֲלָכָה הִיא בְּנָזִיר, אַמְּטוּ לְהָכִי: בְּנוֹ — אִין, בִּתּוֹ — לָא. אֶלָּא לְרֵישׁ לָקִישׁ, אֲפִילּוּ בִּתּוֹ! קָסָבַר: בְּנוֹ — חַיָּיב לְחַנְּכוֹ, בִּתּוֹ — אֵינוֹ חַיָּיב לְחַנְּכָהּ.
La Guemara pose une autre question: Certes, selon l'opinion de Rabbi Yohanan, qui a dit que c'est une halakha concernant le nazir, c'est pour cela que la Michna indique que pour le naziréat, oui, un père peut imposer un vœu à son fils, mais pour les autres vœux, non, il ne le peut pas. Mais selon l'opinion de Reich Lakich, qui dit que c'est pour l'éducation du fils, un père devrait pouvoir lui imposer même des vœux ordinaires. Pourquoi la Michna précise-t-elle le naziréat?
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר: הֲלָכָה הִיא בְּנָזִיר, אַהָכִי: בִּנְזִירוּת — אִין, בִּנְדָרִים — לָא. אֶלָּא לְרֵישׁ לָקִישׁ — אֲפִילּוּ נְדָרִים נָמֵי!
La Guemara répond: selon Reich Lakich, le tanna de cette Michna s'exprime selon le style « il n'est pas nécessaire [de préciser] » [lo mivaya], de la manière suivante: il n'est pas nécessaire de se demander si un père peut imposer des vœux ordinaires de mitsva, où il n'y a pas de souffrance [nivoul] pour le fils lorsqu'il accomplit le vœu de son père, mais même pour le naziréat, où il y a souffrance pour le fils - puisqu'il doit s'abstenir de vin et de se raser - même dans ce cas le père est tenu de l'éduquer, et donc il peut faire un vœu de cette manière aussi.
לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִיבַּעְיָא בִּנְדָרִים, דְּלֵית לֵיהּ נִיוּוּל, אֶלָּא אֲפִילּוּ בִּנְזִירוּת, דְּאִית לֵיהּ נִיוּוּל — אֲפִילּוּ הָכִי חַיָּיב לְחַנְּכוֹ.
La Guemara pose une autre question: Certes, selon l'opinion de Rabbi Yohanan, qui a dit que c'est une halakha transmise à Moïse au Sinaï concernant le nazir, cette explication est cohérente avec ce qu'enseigne la MICHNA : s'il a protesté, ou si ses proches ont protesté pour lui, le naziréat est annulé - car la halakha transmise pourrait bien être que l'accord des proches est nécessaire.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר: הֲלָכָה הִיא בְּנָזִיר, הַיְינוּ דְּקָתָנֵי: מִיחָה אוֹ שֶׁמִּיחוּהוּ קְרוֹבָיו.
Mais selon Rabbi Yossei fils de Rabbi Hanina, qui a rapporté que Reich Lakich a dit que ce vœu sert des fins éducatives, est-il vraiment au pouvoir des proches de dire au père: ne lui enseigne pas les mitsvot?! La Guemara répond: Reich Lakich estime que pour toute éducation qui n'est pas importante - comme la mitsva facultative du naziréat - le fils n'est pas disposé à endurer la souffrance que cela implique, et c'est pourquoi lui-même ou ses proches peuvent s'y opposer.
אֶלָּא לְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, כׇּל כְּמִינֵיהוֹן קְרוֹבִים דְּאָמְרִין לֵיהּ: לָא תַּיגְמְרֵיהּ מִצְוֹת?! קָסָבַר: כֹּל חִינּוּךְ דְּלָא חֲשִׁיב — לָא נִיחָא לֵיהּ.
La Guemara soulève une autre difficulté: Certes, selon l'opinion de Rabbi Yohanan, qui a dit que c'est une halakha concernant le nazir, c'est pour cette raison que le fils doit se raser entièrement les cheveux à la fin de son naziréat, bien qu'il accomplisse ainsi l'arrondissement des coins de la tête, en violation de l'interdit: « Vous n'arrondirez pas les coins de votre tête » (Vayikra 19, 27). Puisqu'une halakha transmise à Moïse au Sinaï a le statut de loi de la Torah, un nazir mineur se rase malgré cet interdit.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר: הֲלָכָה הִיא בְּנָזִיר, מִשּׁוּם הָכִי מְגַלֵּחַ וְעָבֵיד הַקָּפָה.
Mais selon Rabbi Yossei fils de Rabbi Hanina, qui a rapporté que Reich Lakich a dit que la raison pour laquelle le vœu de naziréat prend effet est afin de l'éduquer aux mitsvot - et cela ne s'applique que par la loi rabbinique - comment expliquer le fait que ce nazir accomplisse l'arrondissement de la tête? Comment un naziréat, qui relève de la loi rabbinique, peut-il l'emporter sur un interdit de la Torah?
אֶלָּא לְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ כְּדֵי לְחַנְּכוֹ בְּמִצְוֹת, הָא קָעָבֵיד הַקָּפָה!
La Guemara répond: Reich Lakich estime que l'arrondissement de la tête entière n'est interdit que par la loi rabbinique, la Torah elle-même n'interdisant que le rasage des seuls coins de la tête, et la mitsva d'éducation s'applique également par la loi rabbinique. Et donc la mitsva d'éducation, qui relève de la loi rabbinique, vient l'emporter sur l'interdit d'arrondir la tête, qui relève également de la loi rabbinique.
קָסָבַר: הַקָּפַת כׇּל הָרֹאשׁ מִדְּרַבָּנַן, וְחִינּוּךְ מִדְּרַבָּנַן. וְאָתֵי חִינּוּךְ דְּרַבָּנַן, וְדָחֵי הַקָּפָה דְּרַבָּנַן.
La Guemara continue de questionner dans le même sens: Certes, selon l'opinion de Rabbi Yohanan, qui a dit que c'est une halakha concernant le nazir, c'est pour cette raison que lorsqu'il se rase à la fin de son naziréat, il apporte une offrande, puisque la halakha est que le mineur est nazir à tous égards, ce qui signifie que son offrande est obligatoire, comme celle d'un nazir adulte.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר: הֲלָכָה הִיא בְּנָזִיר, אַהָכִי מְגַלֵּחַ מַיְיתֵי קׇרְבָּן.
Mais selon Rabbi Yossei fils de Rabbi Hanina, qui a rapporté que Reich Lakich a dit que la raison est afin de l'éduquer aux mitsvot - l'offrande du mineur n'est pas une obligation de la Torah, ce qui signifie qu'il fait entrer des animaux non consacrés [houlin] dans la cour du Temple pour l'abattage! La Guemara répond: Reich Lakich estime que l'interdit d'abattre des animaux non consacrés dans la cour du Temple ne relève pas de la loi de la Torah mais de la loi rabbinique, et donc cet interdit est écarté en raison de l'importance de l'éducation du fils.
אֶלָּא לְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, כְּדֵי לְחַנְּכוֹ בְּמִצְוֹת — הָא קָא מַיְיתֵי חוּלִּין לָעֲזָרָה! קָסָבַר: חוּלִּין בַּעֲזָרָה לָאו דְּאוֹרָיְיתָא.
La Guemara pose encore une autre question: Certes, selon l'opinion de Rabbi Yohanan, qui a dit que c'est une halakha concernant le nazir, c'est pour cette raison que lorsque le fils devient rituellement impur, il apporte une offrande d'oiseaux, et le cohen peut manger l'offrande d'oiseau pour le péché qui a été tuée par pincement [melika] de la nuque, plutôt que par abattage ordinaire. Cela ne permet de manger un oiseau que dans le cas d'une véritable offrande d'oiseau.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר: הֲלָכָה הִיא בְּנָזִיר, אַהָכִי כִּי מִיטַּמֵּא מַיְיתֵי קׇרְבַּן צִיפֳּרִין, וְאָכֵיל כֹּהֵן מְלִיקָה.
Nazir 29a
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נזיר כ״ט אמַסֶּכֶת נָזִיר