et par la pensée. Et cette comparaison enseigne aussi que, tout comme pour la terouma gedola on doit donner généreusement [be'ayin yafa], de même pour la terouma de la dîme on doit donner généreusement. Celui qui sépare la terouma de la dîme à partir de figues fraîches pour des figues séchées doit le faire généreusement — par ex. dix figues fraîches pour quatre-vingt-dix figues séchées — comme si le volume des figues séchées était aussi grand que celui des figues fraîches.
וּבְמַחְשָׁבָה, מָה תְּרוּמָה גְּדוֹלָה בְּעַיִן יָפָה, אַף תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר בְּעַיִן יָפָה.
La Guemara suggère : et de cette déclaration de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Yosse, on peut citer une preuve pour l'avis selon lequel on mesure les aliments selon leur taille initiale. Car Rabbi Elazar, fils de Rabbi Yosse, a dit : mon père séparait dix figues séchées qui se trouvaient dans un récipient pour quatre-vingt-dix figues fraîches qui se trouvaient dans un panier. Accordé, si tu dis que nous mesurons les aliments tels qu'ils étaient initialement, c'est bien — Rabbi Yosse considère apparemment les figues séchées séparées comme dîmes comme si elles étaient encore fraîches. Mais si tu dis qu'on mesure les aliments tels qu'ils sont dans leur état actuel, alors, lorsqu'on sépare dix figues séchées pour quatre-vingt-dix figues fraîches, elles sont inférieures à la quantité requise, car le volume de dix figues séchées est inférieur à celui de dix figues fraîches. Cela indique que la mesure de l'aliment est déterminée selon son état initial.
וּמִינַּהּ, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר רַבִּי יוֹסֵי: אַבָּא הָיָה נוֹטֵל עֶשֶׂר גְּרוֹגְרוֹת שֶׁבַּמַּקְצוּעַ עַל תִּשְׁעִים שֶׁבַּכַּלְכַּלָּה. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא לִכְמוֹת שֶׁהֵן אָמְרִינַן – שַׁפִּיר, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ כְּמוֹת שֶׁהֵן – בָּצַר לְהוּ.
La Guemara répond qu'on ne peut pas extrapoler de l'exemple des figues séchées à d'autres cas. Lorsque Rav Dimi vint d'Eretz Israël en Babylonie, il dit que Rabbi Elazar donne la raison de cette halakha particulière : les figues séchées sont différentes, car on peut faire bouillir des figues séchées dans l'eau et les ramener à leur état antérieur — c'est-à-dire tel qu'elles étaient lorsqu'elles étaient fraîches. On peut donc les séparer pour des figues fraîches comme si elles étaient elles aussi fraîches. On ne peut pas en déduire ici un principe applicable à d'autres produits.
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שָׁאנֵי גְּרוֹגְרוֹת, הוֹאִיל וְיָכוֹל לְשׁוֹלְקָן וּלְהַחְזִירָן לִכְמוֹת שֶׁהֵן.
§ La Guemara discute de la possibilité de séparer des figues fraîches comme terouma pour des figues séchées. Les Sages ont enseigné dans une baraïta : on peut séparer la terouma à partir de figues fraîches pour des figues séchées par le nombre — par ex. dix figues fraîches pour quatre-vingt-dix figues séchées — dans un endroit où l'on a l'habitude de transformer les figues fraîches en figues séchées, et où les figues fraîches peuvent donc être conservées en les transformant en figues séchées. Mais on ne peut pas séparer la terouma à partir de figues séchées pour des figues fraîches, même dans un endroit où l'on a l'habitude de transformer les figues fraîches en figues séchées.
תָּנוּ רַבָּנַן: תּוֹרְמִין תְּאֵנִים עַל הַגְּרוֹגְרוֹת, בִּמְקוֹם שֶׁרְגִילִין לַעֲשׂוֹת תְּאֵנִים גְּרוֹגְרוֹת, וְלֹא גְּרוֹגְרוֹת עַל תְּאֵנִים, וַאֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁרְגִילִין לַעֲשׂוֹת תְּאֵנִים גְּרוֹגְרוֹת.
La Guemara analyse cette baraïta. Le Maître a dit : on peut séparer la terouma à partir de figues fraîches pour des figues séchées dans un endroit où l'on a l'habitude de faire des figues séchées. Cela indique que dans un endroit où l'on en fait habituellement, oui, on peut séparer la terouma de cette manière ; mais dans un endroit où l'on n'en fait pas habituellement, on ne peut pas séparer des figues fraîches pour des figues séchées, car les figues fraîches risquent de se gâter avant d'être utilisées.
אָמַר מָר: תּוֹרְמִין תְּאֵנִים עַל הַגְּרוֹגְרוֹת בִּמְקוֹם שֶׁרְגִילִין לַעֲשׂוֹת תְּאֵנִים גְּרוֹגְרוֹת. בִּמְקוֹם שֶׁרְגִילִין – אִין, בִּמְקוֹם שֶׁאֵין רְגִילִין – לָא.
La Guemara demande : quelles sont les circonstances de ce cas ? S'il s'agit d'une situation où un cohen est présent, et que le propriétaire de la production peut lui remettre la terouma sans délai, alors même dans un endroit où l'on n'a pas l'habitude de faire des figues séchées, pourquoi ne pourrait-on pas séparer des figues fraîches pour des figues séchées ? Mais n'avons-nous pas appris dans une michna (Terumot 2, 4) : dans un endroit où un cohen est présent, le propriétaire sépare la terouma à partir du produit de la meilleure qualité ? Ici, les figues fraîches sont supérieures en qualité aux figues séchées, bien que ces dernières durent plus longtemps.
הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאִיכָּא כֹּהֵן, מָקוֹם שֶׁאֵינוֹ רָגִיל – אַמַּאי לָא? וְהָתְנַן: מְקוֹם שֶׁיֵּשׁ כֹּהֵן תּוֹרֵם מִן הַיָּפֶה!
Plutôt, il est évident que la baraïta vise une situation où il n'y a pas de cohen présent, et qu'au moment où un cohen sera trouvé, les figues fraîches pourraient se gâter. Si tel est le cas, dis la seconde clause de cette baraïta : mais on ne peut pas séparer la terouma à partir de figues séchées pour des figues fraîches, même dans un endroit où l'on a l'habitude de transformer les figues fraîches en figues séchées. Et s'il s'agit d'une situation où il n'y a pas de cohen présent, pourquoi ne pourrait-on pas séparer des figues séchées — qui peuvent être conservées longtemps — pour des figues fraîches ? Mais n'avons-nous pas appris dans la même michna (Terumot 2, 4) : dans un endroit où il n'y a pas de cohen présent, le propriétaire sépare la terouma à partir de ce qui durera, et non du produit de la meilleure qualité ? Plutôt, il est évident que cette clause vise une situation où un cohen est présent.
אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּלֵיכָּא כֹּהֵן, אֵימָא סֵיפָא: וְלֹא גְּרוֹגְרוֹת עַל הַתְּאֵנִים, וַאֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁרָגִיל לַעֲשׂוֹת תְּאֵנִים גְּרוֹגְרוֹת. וְאִי דְּלֵיכָּא כֹּהֵן, אַמַּאי לָא? וְהָתְנַן: מְקוֹם שֶׁאֵין כֹּהֵן – תּוֹרֵם מִן הַמִּתְקַיֵּים! אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּאִיכָּא כֹּהֵן.
La Guemara conteste : si tel est le cas, la première clause de la baraïta traite d'un cas où il n'y a pas de cohen présent, tandis que la seconde clause traite d'un cas où un cohen est présent. La Guemara explique : oui, la première clause traite d'un cas sans cohen présent, et la seconde clause traite d'un cas avec cohen présent.
רֵישָׁא דְּלֵיכָּא כֹּהֵן, סֵיפָא דְּאִיכָּא כֹּהֵן? אִין, רֵישָׁא דְּלֵיכָּא כֹּהֵן, סֵיפָא דְּאִיכָּא כֹּהֵן.
Rav Pappa dit : apprends de cette discussion que nous nous efforçons et interprétons la michna selon deux raisons — c'est-à-dire deux situations différentes conformément à l'avis d'un seul tanna —, mais nous ne l'interprétons pas comme reflétant les avis de deux tannaïm. Une interprétation qui maintient une seule paternité pour une michna est préférable, même si elle exige d'expliquer la michna comme traitant de deux situations distinctes.
אָמַר רַב פָּפָּא: שְׁמַע מִינַּהּ, דָּחֲקִינַן וּמוֹקְמִינַן מַתְנִיתִין בִּתְרֵי טַעְמֵי, וְלָא מוֹקְמִינַן בִּתְרֵי תַּנָּאֵי.
Mishna 1
MICHNA : Toutes les offrandes de farine [menahot] qui viennent en matza doivent être pétrées avec de l'eau tiède [pousherin], afin que la pâte cuise bien — car on n'y ajoute qu'une petite quantité d'huile. Et on doit veiller sur elles pour qu'elles ne lèvent pas pendant le pétrissage et le façonnage ; si une offrande de farine, ou même seulement son reliquat [shirayim], lève, on transgresse une interdiction, comme il est dit : « Toute offrande de farine que vous offrirez à l'Éternel ne sera pas faite avec du levain ; car vous ne brûlerez ni levain ni miel comme offrande par le feu à l'Éternel » (Vayikra 2, 11). Et on est passible de coups de lanière pour avoir pétré l'offrande de farine, pour l'avoir façonnée et pour l'avoir cuite, si l'offrande lève.
מַתְנִי׳ כׇּל הַמְּנָחוֹת נִילּוֹשׁוֹת בְּפוֹשְׁרִין, וּמְשַׁמְּרָן שֶׁלֹּא יַחְמִיצוּ, וְאִם הֶחְמִיצוּ שְׁיָרֶיהָ – עוֹבֵר בְּלֹא תַעֲשֶׂה, שֶׁנֶּאֱמַר ״כׇּל הַמִּנְחָה אֲשֶׁר תַּקְרִיבוּ לַה׳ לֹא תֵעָשֶׂה חָמֵץ״, וְחַיָּיב עַל לִישָׁתָהּ, וְעַל עֲרִיכָתָהּ, וְעַל אֲפִיָּיתָהּ.(משנה)
Guémara
GUEMARA : La michna dit que celui qui laisse le reliquat d'une offrande de farine lever transgresse une interdiction. La Guemara demande : d'où tire-t-on cette règle ? Reish Lakish a dit : le verset dit : « Il ne sera pas cuit avec du levain — leur part [helkam] de Mes offrandes par le feu » (Vayikra 6, 10). On peut lire cette section du verset comme une seule phrase, pour indiquer : même leur part d'offrandes de farine — c'est-à-dire le reliquat mangé par les cohanim après le prélèvement de la poignée à brûler sur l'autel — ne sera pas cuit avec du levain.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר קְרָא: ״לֹא תֵאָפֶה חָמֵץ חֶלְקָם״, אֲפִילּוּ חֶלְקָם לֹא תֵאָפֶה חָמֵץ.
La Guemara demande : et ce verset vient-il pour cela ? Il ne le peut pas, car il est nécessaire comme source d'une autre halakha, pour ce qui est enseigné dans une baraïta : le verset dit : « Il ne sera pas
וְהַאי לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא? הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״לֹא
Rachi
במחשבה - כדאמרן בעלמא (שבת דף קמב.) נותן עיניו בצד זה ואוכל מצד אחר:
ומינה - כלומר מהא דר' אלעזר גופה מייתי פירכא:,אלא אי כמות שהן השתא משערינן - בצר להו מעשרות לענין מדה אי הוה כייל להו להנך דתרם במנין משתכח מעשר זוטא:
תורמין תאנים על הגרוגרות - ובמנין:,מקום שרגיל לעשות כו' - שמצויין אנשים שיעשו גרוגרות וישתמרו או הוא עצמו יעשה אותם גרוגרות לאחר זמן עם תאנים שלו:
מקום שאין רגיל לא - דבעינן שיתרום מן המתקיים ותאנים לחין מרקיבין ואין משתמרין:
אי איכא כהן - שיתנם מיד:,תורם מן היפה - שמא כהן יאכלם מיד תאנים יפין ואין מתקיימין גרוגרות מתקיימין ואין יפין:
ולא גרוגרות על התאנים - במנין:,ואפילו במקום שרגיל - ולא אמרינן סופו של כהן נמי לעשותן גרוגרות ונמצא שאינו מפסידן אלא זיל בתר השתא והרי הוא ממעט במעשר:,דליכא כהן - ובעי למצנעינהו עד דלישכח כהן וליתיב ליה הלכך תורם מן המתקיים:
בתרי טעמי - כגון הכא כדאמרינן רישא דליכא כהן וסיפא דאיכא כהן:,ולא מוקמי בתרי תנאי - דלא אמרי' רישא וסיפא דליכא כהן ודקפרכת והתנן תורם מן המתקיים תנאי היא דהא תרי תנאי פליגי בהכי:
מתני' שנאמ' כל המנחה אשר תקריבו וגו' - ארישא קאי דקתני ומשמרן שלא יחמיצו מקודם קמיצה משתעי:,עריכתה - טורני"ר:
גמ' מה"מ - דחייב [בשירים] ועובר בלא תעשה דמקרא דמתניתין לא שמעינן אלא קומץ דלגבוה אזיל:
Tossafot
במחשבה. פי' בקונטרס כדאמר בעלמא נותן עיניו בצד זה ואוכל בצד אחר משמע שר"ל משום דכתיב ונחשב שרי לאכול בלא הפרשה ושרי נמי בשתיקה ע"י שנותן עיניו בצד זה ואוכל בצד אחר דכל זה נפקא מונחשב עוד פי' לשון אחר בפ' בתרא דבכורות (דף נט.) במחשבה שמחשב ואומר שני לוגין שאני עתיד להפריש אע"פ שעתה אינו מפריש כלום ור"ל דדיבור צריך והא דשריא בלא הפרשה קרי מחשבה ואשכחן נמי דוכתא דקרי למחשבה דיבור כמו על כל דבר פשע דאמרינן (ב"מ דף מד.) דחייב על המחשבה כמעשה ונראה דבלא דיבור נמי הוה תרומה מדתנן במסכת תרומות (פ"א מ"א) חמשה לא יתרומו ואם תרמו אין תרומתן תרומה חרש שוטה וקטן וקתני סיפא חרש שדברו חכמים שאינו שומע ואינו מדבר משמע הא שומע ואינו מדבר תרומתו תרומה ומיהו בתוספתא דמסכת תרומות מצאתי מפני מה אמרו אלם לא יתרום מפני שאינו יכול לברך משמע דאי מברך אע"פ שלא ידבר בהרמה שפיר דמי ופ"ג דשבועות (דף כו:) נמי משמע בהדיא כשגמר בלבו אע"פ שלא הוציא בשפתיו גבי כל נדיב דקאמר דהוו תרומה וקדשים שני כתובין הבאין כאחד ולא ילפי' מינייהו שבועה ובמה שאוכל בלא הפרשה בזה אין קפידא דלכולי עלמא שרי בכל מקום אע"פ שאינו מפריש עתה כדמוכח ההיא דהלוקח יין מבין הכותים (גיטין דף כה:) דשרי לכולי עלמא אי לאו משום דאין ברירה או משום דחיישינן לבקיעת נוד ויש מקומות דשרינן כשאומר מעשר שני לצפונו או לדרומו (דמאי פ"ה מ"א ב) וא"ת וכיון דשרינן תרומה ע"י שנותן עיניו בצד זה ואוכל בצד אחר אמאי אין מגביהין תרומות ומעשרות ביום טוב הא תנן במסכת שבת פרק נוטל (שבת דף קמא:) ר' יהודה אומר אף מעלין את המדומע באחד ומאה ופריך בגמרא (שם דף קמב.) הא מתקן הוא ושני ר' אלעזר בר"ש היא דאמר נותן עיניו בצד זה ואוכל בצד אחר. ולהכי לא חשיב תיקון בשבת כשמעלהו כיון שאפשר במחשבה והכא נמי אפשר במחשבה וי"ל דשאני מדומע שכבר ניתקן אבל תחלת תיקונו של טבל לא הוה שרינן מטעם דאפשר במחשבה ואפי' דמאי אסור לתקן בשבת כדמוכח בבמה מדליקין (שבת דף לד.) אע"ג דשרי ליתן עיניו בצד זה ואוכל בצד אחר כדמוכח בפ"ק דחולין (דף ו:) גבי ר"מ שאכל עלה של ירק בבית שאן:
ולא מוקמינן בתרי תנאי. דהוה מצי לאוקמי בחד טעמא ובתרי תנאי דכולה דליכא כהן ורישא רבנן וסיפא כרבי יהודה דפליג אדרבנן בפרק שני דמסכת תרומות (מ"ו) וקאמר לעולם תורם מן היפה:
כל המנחות נילושות בפושרין. אע"ג דאמרינן בפ' כל שעה (פסחים דף לו.) חיטין של מנחות אין לותתין אותן הא מפרש התם משום דלתיתה ליתא במקום זריזין אבל לישה נהי דליתא בזריזין במקום זריזין איתא דאמר מר בללה זר כשרה חוץ לחומת עזרה פסולה ומכאן קשיא דמשמע כל המנחות אפילו לחם הפנים דהוי בכלל כל המנחות וההיא לאו במקום זריזין היא דתנן לקמן בפ' שתי הלחם (מנחות דף צה:) דלחם הפנים לישתן ועריכתן בחוץ ויש לומר דהא אמרינן בפ' כל שעה (פסחים לו.) ציבור שאני ומיהו קשיא ממנחת מאפה דיחיד היא ולישתן ועריכתן בחוץ כלחם הפנים דמ"ש כיון דלא בעיא שמן עד לאחר אפייה כדקאמר לקמן (מנחות דף עד:) החלות בוללן א"כ לא קדשה עדיין והויא לישתה בחוץ וי"ל דבפ' שתי הלחם (לקמן מנחות צה:) פריך רישא אסיפא ומשני לה רב אשי ומסיק דברותא היא וצ"ל מי ששנה זו לא שנה זו למ"ד מדת יבש נתקדשה לישתן בפנים דעשרון נתקדש ובו היה מודד לכל המנחות כדתנן פ' שתי מדות (לקמן מנחות פז.) ותנא דהכא סבר מדת יבש נתקדשה וקשיא קצת דלא מסיק האי טעמא בפ' כל שעה (פסחים דף לו.) ושמא נקט ההוא טעמא דהוי בכל המנחות כגון מנחת סולת ומחבת ומרחשת אפילו למ"ד מדת יבש לא נתקדשה:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.