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Traité Menachot

44b

Étude de Menachot 44b

Étude de la Mishna & Guémara 44b

« D.ieu est sur eux, ils vivront, et en eux tout entier est la vie de mon esprit ; guéris-moi et fais-moi vivre » (Yeshayahou 38, 16). [Ce verset est interprété comme visant] ceux qui portent les tefilin [phylactères], qui contiennent le Nom de D.ieu, sur leur tête : ils vivront, seront guéris et mériteront une longue vie.
״ה׳ עֲלֵיהֶם יִחְיוּ וּלְכׇל בָּהֶן חַיֵּי רוּחִי וְתַחֲלִימֵנִי וְהַחֲיֵנִי״.
Mishna 1
MICHNA : L'absence de la farine fine [soulet] et de l'huile de l'offrande de farine n'empêche pas la libation du vin, et l'absence du vin n'empêche pas l'offrande de la farine et de l'huile. L'absence de certains des versements de sang sur l'autel extérieur n'empêche pas l'accomplissement de la mitsva avec les autres versements — car même si le Cohen n'a effectué qu'un seul versement, l'offrande procure l'expiation après coup.
מַתְנִי׳ הַסּוֹלֶת וְהַשֶּׁמֶן אֵין מְעַכְּבִין אֶת הַיַּיִן, וְלֹא הַיַּיִן מְעַכְּבָן. הַמַּתָּנוֹת שֶׁעַל הַמִּזְבֵּחַ הַחִיצוֹן אֵין מְעַכְּבוֹת זוֹ אֶת זוֹ.(משנה)
Guémara
GUEMARA : Les Sages ont enseigné dans une baraïta : le verset concernant les offrandes additionnelles de Soukot et de Chemini Atséret dit : « Et leur offrande de farine et leurs libations pour les taureaux, pour les béliers et pour les agneaux » (Bamidbar 29, 18). Cela indique qu'après l'immolation de l'animal, on apporte l'offrande de farine, puis les libations. Rabbi [Yehouda haNassi] dit : puisque le verset dit : « Pour apporter un sacrifice par le feu à l'Éternel, un holocauste, et une offrande de farine, une offrande animale et des libations, chacun en son jour » (Vayikra 23, 37), on apporte d'abord l'offrande animale, puis les libations, et seulement ensuite l'offrande de farine.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״וּמִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ – הָבֵא מִנְחָה, וְאַחַר כָּךְ הָבֵא נְסָכִים. רַבִּי אוֹמֵר: ״זֶבַח וּנְסָכִים״ – הָבֵא זֶבַח, וְאַחַר כָּךְ הָבֵא נְסָכִים.
La Guemara demande : mais selon Rabbi [Yehouda haNassi] aussi, n'est-il pas écrit : « Et leur offrande de farine et leurs libations » — ce qui indiquerait que la farine précède les libations ? La Guemara répond : ce verset est nécessaire pour enseigner qu'une fois les animaux immolés pendant la journée, leur offrande de farine et leurs libations peuvent être offertes même la nuit ; et de même, leur offrande de farine et leurs libations peuvent être offertes même le lendemain.
וְרַבִּי נָמֵי הָכְתִיב ״וּמִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״? הָהוּא מִיבְּעֵי לְ״מִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ בַּלַּיְלָה, וּ״מִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ אֲפִילּוּ לְמָחָר.
La Guemara demande : mais selon les Rabbins aussi, n'est-il pas écrit : « Une offrande animale et des libations » — ce qui indiquerait que les libations suivent immédiatement l'offrande animale et précèdent l'offrande de farine ? La Guemara répond : ce verset est nécessaire pour enseigner que la halakha est conforme à l'avis de Ze'eiri, car Ze'eiri dit : les libations accompagnant les offrandes animales ne sont consacrées que par l'abattage de l'offrande animale — une fois l'animal abattu, les libations réservées pour cet animal ne peuvent plus être détournées vers un autre.
וְרַבָּנַן נָמֵי, הָכְתִיב ״זֶבַח וּנְסָכִים״? הָהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לִכְדִזְעֵירִי, דְּאָמַר זְעֵירִי: אֵין נְסָכִים מִתְקַדְּשִׁין אֶלָּא בִּשְׁחִיטַת הַזֶּבַח.
La Guemara fait remarquer que les deux avis restent difficiles : Rabbi [Yehouda haNassi] devrait aussi avoir besoin de la formule « une offrande animale et des libations » pour enseigner l'avis de Ze'eiri. Et les Rabbins devraient aussi avoir besoin de la formule « et leur offrande de farine et leurs libations » pour indiquer que l'offrande de farine et les libations peuvent être offertes même la nuit, et même le lendemain.
וְרַבִּי נָמֵי מִיבְּעֵי לֵיהּ לִכְדִזְעֵירִי, וְרַבָּנַן נָמֵי מִיבְּעֵי לְהוּ לְ״מִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ בַּלַּיְלָה, וּ״מִנְחָתָם וְנִסְכֵּיהֶם״ אֲפִילּוּ לְמָחָר!
La Guemara propose une autre explication du désaccord dans la baraïta : voici le raisonnement des Rabbins, car il est écrit dans le verset : « Un holocauste et une offrande de farine, une offrande animale et des libations, chacun en son jour ». Les Rabbins en déduisent que l'offrande de farine doit être offerte immédiatement après l'holocauste animal. La Guemara demande : mais selon Rabbi [Yehouda haNassi] aussi, n'est-il pas écrit : « Un holocauste et une offrande de farine » ?
אֶלָּא, הַיְינוּ טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן, דִּכְתִיב ״עֹלָה וּמִנְחָה״, וְרַבִּי נָמֵי הָכְתִיב ״עֹלָה וּמִנְחָה״?
Plutôt, pour les libations qui accompagnent une offrande animale, tout le monde s'accorde : on apporte d'abord l'offrande de farine, puis les libations — car il est écrit : « Un holocauste et une offrande de farine ». Ils ne divergent que pour les offrandes de farine et les libations apportées isolément. Les Rabbins tiennent que, du fait que lorsqu'elles accompagnent une offrande, la farine précède les libations, on en déduit qu'isolément aussi on apporte d'abord la farine, puis les libations.
אֶלָּא, בְּבָאִים עִם הַזֶּבַח דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּמִנְחָה וְאַחַר כָּךְ נְסָכִים, דְּהָכְתִיב ״עֹלָה וּמִנְחָה״. כִּי פְּלִיגִי בְּבָאִין בִּפְנֵי עַצְמָן, רַבָּנַן סָבְרִי: מִדְּבָאִין עִם הַזֶּבַח – מִנְחָה וְאַחַר כָּךְ נְסָכִים, בִּפְנֵי עַצְמָן נָמֵי – מִנְחָה וְאַחַר כָּךְ נְסָכִים.
Et Rabbi [Yehouda haNassi] tient que c'est spécifiquement là, lorsque la farine et les libations accompagnent une offrande animale, que la farine est brûlée sur l'autel avant la libation de vin — car, l'autel ayant commencé à « manger », c'est-à-dire à consommer l'offrande animale, il faut d'abord achever toute la matière de la « consommation » de l'autel, y compris l'offrande de farine. La libation de vin ressemble davantage à une « boisson » qu'à un « repas ». Mais lorsque l'offrande de farine et les libations sont apportées isolément, les libations sont préférables, car le chant des Lévites est récité sur elles ; la libation précède donc la combustion de la farine sur l'autel.
וְרַבִּי, הָתָם הוּא דְּאַיְּידֵי דְּאַתְחֵיל בַּאֲכִילָה, גָּמַר לַהּ לְכוֹלָּא מִילְּתָא דַּאֲכִילָה, אֲבָל בִּפְנֵי עַצְמָן – נְסָכִים עֲדִיפִי, הוֹאִיל דְּמִיתְאַמְרָא שִׁירָה עֲלַיְיהוּ.
§ La Michna enseigne : l'absence de certains des versements de sang sur l'autel extérieur n'empêche pas l'accomplissement de la mitsva avec les autres versements — car même si le Cohen n'a effectué qu'un seul versement, l'offrande procure l'expiation après coup.
הַמַּתָּנוֹת שֶׁעַל מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן אֵין מְעַכְּבוֹת זוֹ אֶת זוֹ.
À propos de cet énoncé, les Sages ont enseigné dans une baraïta : d'où tire-t-on que pour toutes les offrandes dont le sang doit être versé sur l'autel extérieur, si l'on a versé leur sang en un seul acte de versement — au lieu des deux ou quatre requis selon l'offrande — l'offrande a néanmoins procuré l'expiation après coup, c'est-à-dire que l'obligation d'apporter l'offrande est remplie ? Comme il est dit : « Et le sang de vos offrandes sera versé sur l'autel de l'Éternel votre D.ieu » (Devarim 12, 27).
תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן לְכׇל הַנִּיתָּנִין עַל מִזְבֵּחַ הַחִיצוֹן שֶׁנְּתָנָן בְּמַתָּנָה אַחַת שֶׁכִּיפֵּר? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְדַם זְבָחֶיךָ יִשָּׁפֵךְ עַל מִזְבַּח ה׳ אֱלֹהֶיךָ״.
Mishna 2
MICHNA : L'absence de l'un des taureaux, des béliers, des brebis ou des boucs des offrandes additionnelles des fêtes n'empêche pas l'immolation des autres. Rabbi Shimon dit : si les trésoriers du Temple avaient assez de fonds pour les nombreux taureaux requis ce jour-là mais pas pour les libations qui les accompagnent, ils feraient mieux d'apporter un seul taureau et ses libations, plutôt que d'immoler tous les taureaux sans libations.
מַתְנִי׳ הַפָּרִים וְהָאֵילִים וְהַכְּבָשִׂים וְהַשְּׂעִירִים – אֵינָן מְעַכְּבִין זֶה אֶת זֶה. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אִם הָיוּ לָהֶם פָּרִים מְרוּבִּים, וְלֹא הָיוּ לָהֶם נְסָכִים – יָבִיא פַּר אֶחָד וּנְסָכִים, וְלֹא יַקְרִיבוּ כּוּלָּם בְּלֹא נְסָכִים.
Menachot 44b
100%
מנחות מ״ד במַסֶּכֶת מְנָחוֹת