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Traité Meilah

15b

Étude de Meilah 15b

Étude de la Mishna & Guémara 15b

Mishna 1
MICHNA : Cinq éléments de l'olocauste et de l'offrande de farine et de libation qui l'accompagnent se combinent pour constituer la mesure d'une perouta en ce qui concerne la mé'ila, et la mesure d'une olive en ce qui concerne la responsabilité pour piggoul, notar et consommation d'aliments sacrés en état d'impureté rituelle. Il s'agit de : la chair ; la graisse de l'olocauste consumée sur l'autel ; la farine fine de l'offrande de farine accompagnante ; le vin de la libation accompagnante ; et l'huile de l'offrande de farine accompagnante. Et il y a six éléments dans l'offrande de reconnaissance [todah] qui se combinent : la chair, la graisse, la farine, le vin, l'huile et les pains accompagnant l'offrande de reconnaissance.
מַתְנִי׳ חֲמִשָּׁה דְּבָרִים בָּעוֹלָה מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה: הַבָּשָׂר, וְהַחֵלֶב, וְהַסּוֹלֶת, וְהַיַּיִן, וְהַשֶּׁמֶן. וְשִׁשָּׁה בַּתּוֹדָה: הַבָּשָׂר, וְהַחֵלֶב, וְהַסּוֹלֶת, וְהַיַּיִן, וְהַשֶּׁמֶן וְהַלֶּחֶם.(משנה)
Guémara
GUEMARA : La michna enseigne que cinq éléments de l'olocauste [ba'ola] se combinent. Rav Houna enseigna à Rava la michna ainsi : cinq éléments dans le monde [ba'olam] se combinent. Rava dit à Rav Houna : as-tu dit « dans le monde », c'est-à-dire qu'il n'y aurait que cinq éléments dans le monde des offrandes qui se combinent ? Mais n'est-il pas enseigné dans la michna à propos de l'offrande de reconnaissance qu'il y a six éléments qui se combinent : la chair, la graisse, la farine, le vin, l'huile et les pains de la todah ? Rav Houna dit à Rava : il faut enseigner dans la michna : cinq éléments de l'olocauste [ba'ola] se combinent, et non : cinq éléments dans le monde.
גְּמָ׳ מַתְנֵי לֵיהּ רַב הוּנָא לְרָבָא: ״חֲמִשָּׁה דְּבָרִים בָּעוֹלָם מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה״. אָמַר לֵיהּ: ״בָּעוֹלָם״ קָא אָמְרַתְּ? וְהָא קָתָנֵי בַּתּוֹדָה ״שִׁשָּׁה דְּבָרִים שֶׁבַּתּוֹדָה – הַבָּשָׂר וְהַחֵלֶב וְהַסּוֹלֶת וְהַיַּיִן וְהַשֶּׁמֶן וְלַחְמֵי תוֹדָה״! אֲמַר לֵיהּ: תְּנִי ״בָּעוֹלָה״.
La michna enseigne que la chair et la graisse se combinent. La Guemara note que nous l'avons déjà appris, car les Sages ont enseigné explicitement dans une baraïta (Tosefta 1, 28) : la viande des holocaustes et leurs parties sacrificielles se combinent pour constituer une olive, mesure qui rend passible de les sacrifier hors de la cour, et pour rendre passible de les manger en raison de piggoul, notar et consommation en état d'impureté.
תְּנֵינָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: עוֹלוֹת וְאֵימוּרִים מִצְטָרְפִין לִכְזַיִת לְהַעֲלוֹתָן בַּחוּץ, וּלְחַיֵּיב עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל וְנוֹתָר וְטָמֵא.
La Guemara note que la baraïta enseigne : pour un holocauste, oui, cette halakha s'applique ; pour une offrande de paix [shelamim], non. La Guemara soulève une difficulté : pour ce qui est de les sacrifier hors de la cour, il est logique que pour un holocauste — entièrement consumé sur l'autel — tout se combine, tandis que pour les offrandes de paix, dont la viande n'est pas brûlée sur l'autel, la viande et les parties sacrificielles ne se combinent pas. Mais pour rendre passible de piggoul, notar et consommation en état d'impureté, dans le cas d'une offrande de paix aussi, pourquoi ne serait-on pas rendu passible ?
קָתָנֵי: בְּעוֹלָה – אִין, בִּשְׁלָמִים – לָא. בִּשְׁלָמָא לְהַעֲלוֹתָן בַּחוּץ, עוֹלָה דְּכָלִיל הִיא – מִצְטָרְפִין, שְׁלָמִים – לָא מִצְטָרְפִין. אֶלָּא לְחַיֵּיב עֲלֵיהֶן מִשּׁוּם פִּיגּוּל וְנוֹתָר וְטָמֵא, שְׁלָמִים אַמַּאי לָא מְחַיֵּיב?
La Guemara développe : mais n'avons-nous pas appris dans la michna ci-dessous : toutes les parts de viande sacrifiée qui sont piggoul se combinent entre elles pour constituer la mesure d'une olive pour la responsabilité, et toutes les parts de viande sacrifiée qui sont notar se combinent entre elles pour constituer la mesure d'une olive pour la responsabilité ? La michna indique que telle est la halakha pour tous les types d'offrandes.
וְהָתְנַן: כׇּל הַפִּיגּוּלִים מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה, וְכׇל הַנּוֹתָרוֹת מִצְטָרְפוֹת זוֹ עִם זוֹ!
La Guemara répond : disons plutôt que la baraïta doit se lire ainsi : la viande d'un holocauste et ses parties sacrificielles se combinent pour constituer une olive afin de permettre d'asperger le sang pour elles. Si la viande de l'holocauste a été perdue après l'abattage et qu'il ne reste qu'une olive de viande et de parties sacrificielles, elles se combinent pour permettre l'aspersion du sang.
אֶלָּא אֵימָא: עוֹלָה וְאֵימוּרֶיהָ מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה לִכְזַיִת לִיזְרֹק עֲלֵיהֶן אֶת הַדָּם.
La Guemara ajoute : et puisqu'elles se combinent pour constituer une olive en ce qui concerne l'aspersion du sang, une fois ce sang aspergé, elles se combinent pour constituer le minimum d'une olive afin de rendre passible de les manger en raison de piggoul, notar et consommation en état d'impureté. En revanche, dans le cas d'une offrande de paix, la viande et les parties sacrificielles ne se combinent pas pour l'aspersion, et comme l'aspersion n'est pas valide, elles ne se combinent pas ensuite pour constituer une olive afin de rendre passible de les manger en raison de piggoul, notar et consommation en état d'impureté.
וְכֵיוָן דְּמִצְטָרְפִין לִיזְרֹק אֶת הַדָּם – חַיָּיב וְכוּ׳.
La Guemara ajoute : et qui est le tanna qui enseigne cette baraïta ? C'est Rabbi Yehoshoua, comme il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Yehoshoua dit : pour toutes les offrandes de la Torah dont il reste une olive de viande apte à être mangée, ou une olive de graisse apte à être sacrifiée sur l'autel, on asperge le sang. S'il ne reste qu'une demi-olive de viande et une demi-olive de graisse, on ne peut pas asperger le sang. La viande et la graisse ayant des fonctions différentes — la graisse est brûlée sur l'autel tandis que la viande est mangée par les Cohanim — elles ne se combinent pas pour former le minimum requis pour asperger le sang.
וּמַאן קָתָנֵי לַהּ? רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא, דְּתַנְיָא: רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: כׇּל הַזְּבָחִים שֶׁבַּתּוֹרָה שֶׁנִּשְׁתַּיֵּיר מֵהֶן כְּזַיִת בָּשָׂר וּכְזַיִת חֵלֶב – זוֹרֵק אֶת הַדָּם, כַּחֲצִי זַיִת בָּשָׂר וְכַחֲצִי זַיִת חֵלֶב – אֵינוֹ זוֹרֵק אֶת הַדָּם.
Mais pour un holocauste, même s'il ne restait qu'une demi-olive de viande et une demi-olive de graisse, on asperge le sang, car tout est consumé sur l'autel. La viande et la graisse se combinent donc. Et dans le cas d'une offrande de farine [min'ha], même si tout subsiste, on ne peut pas asperger le sang.
וּבָעוֹלָה, אֲפִילּוּ כַּחֲצִי זַיִת בָּשָׂר וְכַחֲצִי זַיִת חֵלֶב – זוֹרֵק אֶת הַדָּם, מִפְּנֵי שֶׁכּוּלָּהּ כָּלִיל. וּבַמִּנְחָה, אֲפִילּוּ כּוּלָּהּ קַיֶּימֶת – לֹא יִזְרוֹק.
La Guemara demande : quelle est la pertinence d'une offrande de farine dans cette baraïta ? Une offrande de farine ne requiert pas d'aspersion de sang sur l'autel. Rav Pappa dit : l'offrande de farine en question est l'offrande de farine apportée avec les libations qui accompagnent les offrandes animales. La baraïta enseigne que si aucune viande de l'animal ne subsiste, même si toute l'offrande de farine accompagnante est intacte, le sang de l'animal ne peut pas être aspergé.
מִנְחָה מַאי עֲבִידְתַּיהּ? אָמַר רַב פָּפָּא: מִנְחַת נְסָכִים.
Mishna 2
MICHNA : La terouma, la terouma de la dîme, la terouma de la dîme du demai [produit douteusement dîmé], la 'hallah et les prémices [bikourim] se combinent entre eux pour constituer la mesure requise pour interdire un mélange avec des produits profanes, et pour constituer la mesure d'une olive qui rend obligé, en cas de consommation, de payer un cinquième en sus du principal. Toutes les parts de viande sacrifiée qui sont piggoul se combinent entre elles pour constituer la mesure d'une olive pour la responsabilité, et toute viande sacrifiée qui est notar se combine entre elles pour constituer la mesure d'une olive pour la responsabilité.
מַתְנִי׳ הַתְּרוּמָה, וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר, וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר שֶׁל דְּמַאי, וְהַחַלָּה, וְהַבִּיכּוּרִים – מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה לֶאֱסוֹר וּלְחַיֵּיב עֲלֵיהֶן אֶת הַחוֹמֶשׁ. כׇּל הַפִּיגּוּלִים – מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה. וְכׇל הַנּוֹתָרִים – מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה.
Guémara 2
GUEMARA : La Guemara demande : quelle en est la raison ? La Guemara répond : tous sont appelés terouma dans la Torah. La Guemara développe : pour la 'hallah il est écrit : « Du premier de votre pâte vous séparerez une 'hallah en terouma ; comme la terouma de l'aire de battage, ainsi vous la séparerez » (Bamidbar 15, 20).
גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא? כּוּלְּהוּ אִיקְּרוּ ״תְּרוּמָה״. גַּבֵּי חַלָּה כְּתִיב: ״רֵאשִׁית עֲרִסֹתֵכֶם חַלָּה תָּרִימוּ תְרוּמָה״,
Meilah 15b
100%
מעילה ט״ו במַסֶּכֶת מְעִילָה