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Traité Megillah

31a

Étude de Megillah 31a

Étude de la Mishna & Guémara 31a

[Le Chabbat des jejunes et celui de Béhar-Bé'houkotaï,] on lit la section des bénédictions et des malédictions [Lévitique, chapitre 26]. On n'interrompt pas la lecture des malédictions [en la répartissant entre deux lecteurs]. C'est plutôt un seul et même lecteur qui lit la totalité [des malédictions].
בְּרָכוֹת וּקְלָלוֹת. אֵין מַפְסִיקִין בִּקְלָלוֹת, אֶלָּא אֶחָד קוֹרֵא אֶת כּוּלָּן.
[Lors des lectures] du lundi, du jeudi et du Chabbat à la tefila de Min'ha [office de l'après-midi], on lit [le début de la paracha] selon l'ordre habituel [c'est-à-dire la première section de la paracha qui suit celle lue le matin de Chabbat précédent]. Cependant, ces lectures ne comptent pas comme une progression dans le décompte [des parachiot hebdomadaires] : jusqu'à la lecture du Chabbat matin suivant, on revient et on relit à chaque fois la même première section [de la paracha de la semaine en cours, sans avancer].
בְּשֵׁנִי וּבַחֲמִישִׁי, בַּשַּׁבָּת בַּמִּנְחָה — קוֹרִין כְּסִדְרָן, וְאֵין עוֹלִים לָהֶם מִן הַחֶשְׁבּוֹן.
[La lecture des parachioth liées aux Fêtes est fondée sur le verset :] « Et Moshé annonça aux enfants d'Israël les Fêtes fixées de l'Éternel » (Lévitique 23, 44). [Ce verset enseigne que] la mitsva [de chaque Fête] est que l'on lise [la Torah en rapport avec elle], chacune en son temps [approprié].
שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיְדַבֵּר מֹשֶׁה אֶת מוֹעֲדֵי ה׳ אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״, מִצְוָתָן שֶׁיְּהוּ קוֹרִין כׇּל אֶחָד וְאֶחָד בִּזְמַנּוֹ.
Guémara
GUEMARA. Les Sages ont enseigné dans une baraïta : À Pessa'h [le premier jour], la assemblée lit la section des Fêtes [Lévitique 22, 26 – 23, 44], et on lit comme haftara le récit du Pessa'h de Guilgal [Josué 5, 2-14]. La Guemara note : Mais de nos jours, en Diaspora, où il y a deux jours de Fête à Pessa'h, le premier jour on lit comme haftara le récit du Pessa'h de Guilgal, et le lendemain on lit le récit du Pessa'h d'Yochiyahou [II Rois 23].
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: בְּפֶסַח קוֹרִין בְּפָרָשַׁת מוֹעֲדוֹת וּמַפְטִירִין בְּפֶסַח גִּלְגָּל, וְהָאִידָּנָא דְּאִיכָּא תְּרֵי יוֹמֵי, יוֹמָא קַמָּא — בְּפֶסַח גִּלְגָּל, וּלְמָחָר — בְּפֶסַח יֹאשִׁיָּהוּ.
La baraïta poursuit : Et durant les autres jours de Pessa'h, on choisit et on lit [des sections de la Torah] tirées de différentes parties [de la Torah], traitant des sujets de Pessa'h. La Guemara demande : Quelles sont ces sections ? Rav Pappa dit : Un moyen mnémotechnique les désigne par les lettres Mem, Aleph, Pé, Vav [initiales des mots-clés de chaque lecture] : Mem pour la section « Tirosh [Michkhou] et prenez des agneaux » (Exode 12, 21-51) ; Aleph pour la section « Si [Im] tu prêtes de l'argent à l'un de Mon peuple » (Exode 22, 24 – 23, 19) ; Pé pour la section « Taille [Pessol] pour toi » (Exode 34, 1-26) ; Vav pour la section « Et l'Éternel parla [Vayedabbèr] » (Nombres 9, 1-14).
וּשְׁאָר יְמוֹת הַפֶּסַח מְלַקֵּט וְקוֹרֵא מֵעִנְיָנוֹ שֶׁל פֶּסַח. מַאי הִיא? אָמַר רַב פָּפָּא: מֵאַפּ״‎וֹ סִימָן.
La baraïta poursuit : Le dernier jour de Fête de Pessa'h [le 7e jour, en Eretz Israël], on lit la section « Et il arriva lorsque Pharaon laissa partir » (Exode 13, 17 – 15, 26) [qui inclut le passage de la Mer Rouge et le Cantique de la mer], et on lit comme haftara la section « Et David parla » (II Samuel 22), [le cantique de David]. Et en Diaspora, le lendemain [8e jour de Pessa'h], on lit la section « Tout le premier-né » (Deutéronome 15, 19 – 16, 17), et on lit comme haftara la section « Ce jour même » (Isaïe 10, 32 – 12, 6), car elle évoque la chute de Sancheriv [qui eut lieu la nuit de Pessa'h].
יוֹם טוֹב הָאַחֲרוֹן שֶׁל פֶּסַח קוֹרִין ״וַיְהִי בְּשַׁלַּח״, וּמַפְטִירִין ״וַיְדַבֵּר דָּוִד״. וּלְמָחָר ״כׇּל הַבְּכוֹר״, וּמַפְטִירִין ״עוֹד הַיּוֹם״.
Abayé dit : Et de nos jours [en Diaspora], pour les huit jours de Pessa'h, tout le monde est habitué à lire les sections indiquées par la formule mnémotechnique : « Tire le taureau, consacre avec l'argent, taille dans le désert, renvoie le premier-né ». [Ce qui signifie :] « Tirez [Michkhou] et prenez » (Exode 12, 21-51) et « Un taureau ou une brebis » (Lévitique 22, 26 – 23, 44) ; « Consacre-Moi tout premier-né » (Exode 13, 1-16) et « Si tu prêtes de l'argent [à l'un de Mon peuple] » (Exode 22, 24 – 23, 19) ; « Taille pour toi » (Exode 34, 1-26) et « L'Éternel parla à Moché dans le désert du Sinaï » (Nombres 9, 1-14) ; « Et il arriva lorsque Pharaon laissa partir » (Exode 13, 17 – 15, 26) et « Tout le premier-né » (Deutéronome 15, 19 – 16, 17).
אָמַר אַבָּיֵי, וְהָאִידָּנָא נְהוּג עָלְמָא לְמִיקְרֵי: מְשַׁךְ תּוֹרָא, קַדֵּשׁ בְּכַסְפָּא, פְּסַל בְּמַדְבְּרָא, שַׁלַּח בּוּכְרָא.
La baraïta poursuit : À Chavouot [Pentecôte], on lit la section « Sept semaines » (Deutéronome 16, 9-12), et on lit comme haftara [le livre d'] 'Havaquoq [chapitre 2], car il mentionne le don de la Torah au Sinaï. D'autres disent : On lit la section « Au troisième mois » (Exode 19, 1 – 20, 23), qui décrit le don de la Torah, et on lit comme haftara le récit du Chariot divin ['Merkava] (Ézéchiel 1). La Guemara note : Et de nos jours, en Diaspora, où il y a deux jours de Chavouot, on applique les deux opinions — mais en ordre inverse : le premier jour on lit « Au troisième mois », et le second jour on lit « Sept semaines ».
בָּעֲצֶרֶת ״שִׁבְעָה שָׁבוּעוֹת״, וּמַפְטִירִין בַּחֲבַקּוּק. אֲחֵרִים אוֹמְרִים: ״בַּחֹדֶשׁ הַשְּׁלִישִׁי״, וּמַפְטִירִין בַּמֶּרְכָּבָה. וְהָאִידָּנָא דְּאִיכָּא תְּרֵי יוֹמֵי, עָבְדִינַן כְּתַרְוַיְיהוּ וְאִיפְכָּא.
La baraïta poursuit : À Roch Hachana, on lit la section « Au septième mois, au premier jour du mois » (Nombres 29, 1-6), et on lit comme haftara « Éphraïm est-il Mon fils bien-aimé ? » (Jérémie 31, 1-20), car ce passage contient le verset « Je me souviens encore de lui avec tendresse » — qui rappelle l'amour de D.ieu pour Son peuple. Et certains disent qu'on lit « Et l'Éternel visita Sarah » (Genèse 21) — car, selon la tradition, D.ieu bénit Sarah [d'avoir un fils] à Roch Hachana — et on lit comme haftara le récit de 'Hanna (I Samuel 1, 1 – 2, 10), qui, selon la tradition, reçut elle aussi la bénédiction d'avoir un enfant à Roch Hachana.
בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה: ״בַּחֹדֶשׁ הַשְּׁבִיעִי״, וּמַפְטִירִין: ״הֲבֵן יַקִּיר לִי אֶפְרַיִם״. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: ״וַה׳ פָּקַד אֶת שָׂרָה״, וּמַפְטִירִין בְּחַנָּה.
La Guemara note : Et de nos jours, où il y a deux jours de Roch Hachana, le premier jour on lit [Genèse 21] conformément à l'opinion citée comme « certains disent ». Et le lendemain [deuxième jour], on lit « Et D.ieu mit Avraham à l'épreuve » (Genèse 22) [le récit de l'Aqéda — la ligature d'Its'hak], afin d'évoquer le mérite de l'Aqéda au jour du Jugement divin, et on lit comme haftara « Éphraïm est-il Mon fils bien-aimé ? ».
וְהָאִידָּנָא דְּאִיכָּא תְּרֵי יוֹמֵי — יוֹמָא קַמָּא כְּיֵשׁ אוֹמְרִים, לִמְחַר: ״וְהָאֱלֹהִים נִסָּה אֶת אַבְרָהָם״, וּמַפְטִירִין ״הֲבֵן יַקִּיר״.
La baraïta poursuit : À Yom Kippour [le jour du Grand Pardon], on lit la section « Après la mort » (Lévitique 16), et on lit comme haftara la section « Car ainsi dit le Très-Haut et Élevé » (Isaïe 57, 14 – 58, 14), qui traite du jeûne et du repentir. Et à l'office de Min'ha [l'après-midi], on lit la section des relations sexuelles interdites (Lévitique 18) [afin de signifier la gravité de ces transgressions, pour que quiconque en aurait commis revienne en repentir en ce jour]. Et on lit comme haftara le livre de Yona [Jonas], qui mentionne le repentir des habitants de Ninive.
בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים קוֹרִין ״אַחֲרֵי מוֹת״, וּמַפְטִירִין ״כִּי כֹה אָמַר רָם וְנִשָּׂא״. וּבַמִּנְחָה קוֹרִין בָּעֲרָיוֹת וּמַפְטִירִין בְּיוֹנָה.
Rabbi Yo'hanan dit : Partout où vous trouvez dans la Bible une mention de la puissance du Saint Béni soit-Il, vous trouvez également, à proximité immédiate, une mention de Son humilité [devant les faibles et les humbles]. Ce principe est écrit dans la Torah, répété dans les Prophètes, et énoncé une troisième fois dans les Écrits [Ketouvim].
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא גְּבוּרָתוֹ שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, אַתָּה מוֹצֵא עִנְוְותָנוּתוֹ. דָּבָר זֶה כָּתוּב בַּתּוֹרָה, וְשָׁנוּי בַּנְּבִיאִים, וּמְשׁוּלָּשׁ בַּכְּתוּבִים.
Megillah 31a
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מגילה ל״א אמַסֶּכֶת מְגִילָּה