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Traité Megillah

26a

Étude de Megillah 26a

Étude de la Mishna & Guémara 26a

[Continuation de la mishna du chapitre précédent :] ils peuvent acheter des rouleaux [des Prophètes et des Écrits. Et s'ils ont vendu des rouleaux des Prophètes et des Écrits,] ils peuvent acheter un rouleau de la Torah [sefer Torah].
יִקְחוּ סְפָרִים. סְפָרִים — לוֹקְחִין תּוֹרָה.
Mais s'ils ont vendu un rouleau de la Torah — ils ne peuvent pas acheter [avec le produit de la vente] des rouleaux [des Prophètes et des Écrits]. [S'ils ont vendu] des rouleaux [des Prophètes et des Écrits] — ils ne peuvent pas acheter des linges [d'enveloppe pour les rouleaux]. [S'ils ont vendu] des linges — ils ne peuvent pas acheter un coffre [arche pour les rouleaux]. [S'ils ont vendu] un coffre — ils ne peuvent pas acheter une synagogue [beit haknesset]. [S'ils ont vendu] une synagogue — ils ne peuvent pas acheter la place publique [rekhov].
אֲבָל אִם מָכְרוּ תּוֹרָה — לֹא יִקְחוּ סְפָרִים. סְפָרִים — לֹא יִקְחוּ מִטְפָּחוֹת. מִטְפָּחוֹת — לֹא יִקְחוּ תֵּיבָה. תֵּיבָה — לֹא יִקְחוּ בֵּית הַכְּנֶסֶת. בֵּית הַכְּנֶסֶת — לֹא יִקְחוּ אֶת הָרְחוֹב.
Et il en va de même pour les fonds excédentaires [issus de la vente d'objets saints : l'argent restant après achat d'un objet de sainteté supérieure est soumis au même principe et ne peut servir qu'à acquérir quelque chose de sainteté au moins égale à celle de l'objet d'origine].
וְכֵן בְּמוֹתְרֵיהֶן.
Guémara
GUEMARA : La mishna déclare : Les habitants d'une ville qui ont vendu la place publique de leur ville. À ce sujet, Rabba bar bar 'Hana dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Ceci est l'enseignement de Rabbi Mena'hem bar Yossi [cité de manière anonyme dans la mishna]. Mais les Sages disent : La place publique n'a aucune sainteté. Donc si elle est vendue, les habitants peuvent utiliser l'argent à n'importe quelle fin.
גְּמָ׳ בְּנֵי הָעִיר שֶׁמָּכְרוּ רְחוֹבָהּ שֶׁל עִיר. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי מְנַחֵם בַּר יוֹסֵי סְתִומְתָּאָה, אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: הָרְחוֹב אֵין בּוֹ מִשּׁוּם קְדוּשָּׁה.
Et Rabbi Mena'hem bar Yossi — quelle est sa raison [pour attribuer une sainteté à la place publique] ? Parce que le peuple y prie lors des jeûnes communaux [taaniyot] et lors des tours de garde [ma'amadot]. Et les Sages [qui s'y opposent][ils maintiennent que] cet usage de la place publique n'est qu'une occurrence irrégulière [akaraï b'alma]. En conséquence, la place publique n'est pas définie comme un lieu de prière et n'a donc pas de sainteté.
וְרַבִּי מְנַחֵם בַּר יוֹסֵי, מַאי טַעְמֵיהּ? הוֹאִיל וְהָעָם מִתְפַּלְּלִין בּוֹ בְּתַעֲנִיּוֹת וּבְמַעֲמָדוֹת. וְרַבָּנַן — הַהוּא אַקְרַאי בְּעָלְמָא.
La mishna déclare : S'ils ont vendu une synagogue, ils peuvent acheter un coffre [arche pour les rouleaux]. Rabbi Chmouel bar Na'hmani dit au nom de Rabbi Yonatan : On n'a enseigné cela [que les habitants peuvent vendre la synagogue] que pour une synagogue de village [kfar], qui est considérée comme la propriété des habitants de ce village. Mais pour une synagogue de grande ville [krak], puisque des gens y viennent de l'extérieur, les habitants de la ville ne peuvent pas la vendre, car elle est considérée comme la propriété du grand public [rabin] et n'appartient pas exclusivement aux résidents de la ville.
בֵּית הַכְּנֶסֶת — לוֹקְחִין תֵּיבָה. אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בֵּית הַכְּנֶסֶת שֶׁל כְּפָרִים, אֲבָל בֵּית הַכְּנֶסֶת שֶׁל כְּרַכִּין, כֵּיוָן דְּמֵעָלְמָא אָתוּ לֵיהּ — לָא מָצוּ מְזַבְּנִי לֵיהּ, דְּהָוֵה לֵיהּ דְּרַבִּים.
Rav Achi dit : Cette synagogue de Mata Me'hassya — même si des gens de l'extérieur y viennent — puisqu'ils viennent selon ma volonté [car je l'ai fondée et tout y est fait selon mes directives], si je le souhaitais, je pourrais la vendre.
אָמַר רַב אָשֵׁי: הַאי בֵּי כְנִישְׁתָּא דְּמָתָא מַחְסֵיָא, אַף עַל גַּב דְּמֵעָלְמָא אָתוּ לַהּ, כֵּיוָן דְּאַדַּעְתָּא דִּידִי קָאָתוּ — אִי בָּעֵינָא מְזַבֵּינְנָא לַהּ.
[La Guemara] soulève une objection : Rabbi Yehouda dit [dans une baraïta] : Il y eut un incident avec une synagogue des fondeurs de bronze [tursiyim] qui était à Jérusalem — ils la vendirent à Rabbi Eliézer qui s'en servit pour tous ses besoins. Mais [Jérusalem] n'était-elle pas une grande ville [krak] ? [La Guemara explique :] Celle-là était une petite synagogue, et c'est eux-mêmes [les fondeurs de bronze] qui l'avaient construite. Elle était donc exclusivement la leur, et ils avaient le droit de la vendre.
מֵיתִיבִי, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה בְּבֵית הַכְּנֶסֶת שֶׁל טוּרְסִיִּים שֶׁהָיָה בִּירוּשָׁלַיִם שֶׁמְּכָרוּהָ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְעָשָׂה בָּהּ כׇּל צְרָכָיו, וְהָא הָתָם דִּכְרַכִּים הֲוָה! הָהִיא, בֵּי כְנִישְׁתָּא זוּטֵי הֲוָה, וְאִינְהוּ עַבְדוּהּ.
[La Guemara] soulève une autre objection [d'une baraïta] : « Dans le pays de votre possession » — c'est votre possession [akhouzatekhem] qui peut être rendue impure par la lèpre des maisons, mais Jérusalem ne peut pas être rendue impure par la lèpre des maisons [car elle appartient collectivement à la nation et non à des propriétaires particuliers]. Rabbi Yehouda dit : Je n'ai entendu [cette restriction] que pour le site du Temple [Beit haMikdach] uniquement.
מֵיתִיבִי: ״בְּבֵית אֶרֶץ אֲחוּזַּתְכֶם״, אֲחוּזַּתְכֶם מִיטַּמָּא בִּנְגָעִים, וְאֵין יְרוּשָׁלָיִם מִיטַּמָּא בִּנְגָעִים. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֲנִי לֹא שָׁמַעְתִּי אֶלָּא מְקוֹם מִקְדָּשׁ בִּלְבַד.
[La Guemara explique la conséquence de la déclaration de Rabbi Yehouda :] Cela implique que les synagogues et les maisons d'étude [de Jérusalem] peuvent être rendues impures [par la lèpre des maisons]. Pourquoi [puisque la ville est une grande ville] ? [La Guemara répond :] Rectifie [le texte de la baraïta] et dis ainsi : Rabbi Yehouda dit : Je n'ai entendu [cette restriction] que pour un lieu sanctifié [makom mekoudach], ce qui inclut également les synagogues et les maisons d'étude.
הָא בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת מִיטַּמְּאִין, אַמַּאי? הָא דִּכְרַכִּין הָווּ! אֵימָא, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֲנִי לֹא שָׁמַעְתִּי אֶלָּא מְקוֹם מְקוּדָּשׁ בִּלְבַד.
Sur quel principe le premier tanna et Rabbi Yehouda divergent-ils ? Le premier tanna maintient que Jérusalem n'a pas été répartie entre les tribus [c'est-à-dire qu'elle n'a jamais été attribuée à aucune tribu particulière, mais appartient collectivement à toute la nation]. Et Rabbi Yehouda maintient que Jérusalem a été répartie entre les tribus [et c'est seulement le site du Temple lui-même qui appartient collectivement à toute la nation].
בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? תַּנָּא קַמָּא סָבַר: לֹא נִתְחַלְּקָה יְרוּשָׁלַיִם לִשְׁבָטִים, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: נִתְחַלְּקָה יְרוּשָׁלַיִם לִשְׁבָטִים.
Et [chacune de ces positions] suit une opinion différente dans le débat entre ces tannaïm. Car il est enseigné dans une baraïta : Quelle partie du Temple se trouvait dans la portion tribale de Yehouda ? La montagne du Temple [Har haBayit], les chambres [lishkot] et les cours [azarot]. Et quelle partie se trouvait dans la portion tribale de Binyamine ? Le portique [oulam], le Sanctuaire [hekhal] et le Saint des Saints [beit kodech hakodachim].
וּבִפְלוּגְתָּא דְהָנֵי תַנָּאֵי.
Megillah 26a
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מגילה כ״ו אמַסֶּכֶת מְגִילָּה