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Traité Megillah

21a

Étude de Megillah 21a

Étude de la Mishna & Guémara 21a

De même que le jugement [des affaires judiciaires] ne peut être rendu que de jour, de même ici [pour la sota], c'est seulement de jour que l'on fait boire à la sota [la femme soupçonnée d'adultère] les eaux amères.
מָה מִשְׁפָּט בַּיּוֹם — אַף כָּאן בַּיּוֹם.
Et [la nécessité de faire] la brisure de la nuque de la génisse [doit également avoir lieu] de jour, comme l'ont dit les Sages de l'école de Rabbi Yannai : le mot “expiation” est écrit à son sujet [concernant la génisse], ce qui l'assimile aux offrandes sacrées [qui ne peuvent être accomplies que de jour]. Et pour la purification du lépreux [metsora], cela se déduit de ce qui est écrit : « Telle sera la loi du lépreux au jour de sa purification » (Lévitique 14, 2).
וְלַעֲרִיפַת הָעֶגְלָה, אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: כַּפָּרָה כְּתִיב בָּהּ, כְּקָדָשִׁים. וּלְטׇהֳרַת מְצוֹרָע, דִּכְתִיב: ״זֹאת תִּהְיֶה תּוֹרַת הַמְּצוֹרָע בְּיוֹם טׇהֳרָתוֹ״.
Il a été enseigné dans la michna : « Toute la nuit est valable pour la moisson de l'omer », car le Maître a dit dans le traité Mena'hot : la moisson de l'omer et le comptage [de l'omer] doivent être faits la nuit, tandis que l'apport de l'offrande d'omer au Temple doit être fait de jour. Et pour la combustion des graisses et des membres des offrandes, cela se déduit de ce qui est écrit à leur sujet : « [L'holocauste restera] en combustion sur l'autel toute la nuit jusqu'au matin » (Lévitique 6, 2).
כׇּל הַלַּיְלָה כָּשֵׁר לִקְצִירַת הָעוֹמֶר וְכוּ׳, דְּאָמַר מָר: קְצִירָה וּסְפִירָה — בַּלַּיְלָה, וַהֲבָאָה — בַּיּוֹם. וּלְהֶקְטֵר חֲלָבִים וְאֵבָרִים, דִּכְתִיב: ״כׇּל הַלַּיְלָה עַד הַבּוֹקֶר״.
§ La michna énonce : « Tel est le principe : toute chose dont la mitsva doit être accomplie de jour est valable [si elle est faite] à n'importe quel moment de la journée. » La Guemara demande : la michna ayant apparemment mentionné explicitement toutes les mitsvot diurnes, que vient ajouter la formule « Tel est le principe » ? La Guemara répond : ce principe vient inclure l'arrangement des coupes d'encens [bézikhim] à côté du pain d'exposition [le'hem hapanim] dans le Temple, et l'enlèvement de ces coupes à la fin de la semaine, car le verset ne précise pas le moment où ces procédures doivent être accomplies.
זֶה הַכְּלָל: דָּבָר שֶׁמִּצְוָתוֹ בְּיוֹם — כָּשֵׁר כׇּל הַיּוֹם. זֶה הַכְּלָל לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי סִידּוּר בָּזִיכִין וְסִלּוּק בָּזִיכִין,
Et [ce principe s'applique] comme l'opinion de Rabbi Yossi. Car il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Yossi dit : si l'on a retiré [le pain d'exposition] ancien le matin et disposé le nouveau vers le soir — c'est-à-dire en fin de journée — il n'y a rien de mal à cela, car il suffit que le changement soit effectué à n'importe quel moment au cours du même jour. Les Sages, cependant, maintiennent que le nouveau pain doit être placé immédiatement après que l'ancien a été retiré.
וּכְרַבִּי יוֹסֵי. דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: סִילֵּק אֶת הַיְּשָׁנָה שַׁחֲרִית, וְסִידֵּר אֶת הַחֲדָשָׁה עַרְבִית — אֵין בְּכָךְ כְּלוּם.
Et, selon Rabbi Yossi, comment maintient-il ce qui est écrit concernant le pain d'exposition : « Il le disposera devant l'Éternel régulièrement (tamid) » (Lévitique 24, 8), ce qui implique que le pain doit se trouver en permanence sur la table ? Cela signifie seulement que la table ne doit pas être dépourvue de pain pendant une journée entière ; mais si du pain s'y trouve même une partie de la journée, c'est considéré comme étant là « régulièrement ».
וּמָה אֲנִי מְקַיֵּים (״לִפְנֵי ה׳ תָּמִיד״) — שֶׁלֹּא יְהֵא שׁוּלְחָן בְּלֹא לֶחֶם.
§ La michna conclut : « Toute chose dont la mitsva doit être accomplie la nuit peut être accomplie durant toute la nuit. » La Guemara demande : que vient ajouter ce principe, puisque ce qui n'a pas été mentionné explicitement a déjà été inclus ?
דָּבָר שֶׁמִּצְוָתוֹ בַּלַּיְלָה — כָּשֵׁר כׇּל הַלַּיְלָה. לְאֵתוֹיֵי מַאי?
Il vient inclure la consommation [de la viande] de l'offrande pascale [korban Pesach], et par conséquent cette michna n'est pas conforme à l'opinion de Rabbi Elazar ben Azarya. Car il est enseigné dans une baraïta : il est écrit « Ils mangeront la viande cette nuit-là » (Exode 12, 8). Rabbi Elazar ben Azarya dit : il est dit ici « cette nuit-là » et il est dit plus loin « Je passerai dans le pays d'Égypte cette nuit-là » (Exode 12, 12). Tout comme là [le passage de Dieu], c'était jusqu'à minuit, de même ici [la consommation de l'offrande pascale] ne peut se faire que jusqu'à minuit. La michna, qui affirme que l'offrande pascale peut être mangée toute la nuit, n'est donc pas conforme à Rabbi Elazar ben Azarya.
לְאֵתוֹיֵי אֲכִילַת פְּסָחִים, וּדְלָא כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה. דְּתַנְיָא: ״וְאָכְלוּ אֶת הַבָּשָׂר בַּלַּיְלָה הַזֶּה״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה: נֶאֱמַר כָּאן ״בַּלַּיְלָה הַזֶּה״ וְנֶאֱמַר לְהַלָּן ״וְעָבַרְתִּי בְאֶרֶץ מִצְרַיִם בַּלַּיְלָה הַזֶּה״, מַה לְהַלָּן עַד חֲצוֹת, אַף כָּאן עַד חֲצוֹת.
Puissions-nous revenir à vous [chapitre] « Celui qui lit dans le désordre ».
הֲדַרַן עֲלָךְ הַקּוֹרֵא לְמַפְרֵעַ
Mishna 1
MICHNA : Celui qui lit la Meguila [le rouleau d'Esther] peut se positionner comme il le souhaite, debout ou assis. Qu'une seule personne lise la Meguila ou que deux personnes la lisent ensemble, ils ont accompli leur obligation. Dans un endroit où les gens ont coutume de réciter une bénédiction sur la lecture, on doit réciter une bénédiction. Et dans un endroit où la coutume est de ne pas réciter de bénédiction, on ne doit pas en réciter.
הַקּוֹרֵא אֶת הַמְּגִילָּה — עוֹמֵד וְיוֹשֵׁב. קְרָאָהּ אֶחָד, קְרָאוּהָ שְׁנַיִם — יָצְאוּ. מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְבָרֵךְ — יְבָרֵךְ, וְשֶׁלֹּא לְבָרֵךְ — לֹא יְבָרֵךְ.(משנה)
La michna consigne plusieurs lois régissant les lectures publiques de la Torah. Les lundis et jeudis lors de la prière du matin, et le Chabbat lors de la prière de Min'ha [l'après-midi], trois personnes lisent la Torah ; on ne peut ni diminuer ce nombre ni l'augmenter. Et l'on ne conclut pas [ces lectures] par une lecture tirée des Prophètes [haftara] lors de ces occasions. Tant celui qui commence la lecture que celui qui la termine récitent une bénédiction : l'un la récite avant le début de la lecture et l'autre après sa conclusion, mais le lecteur du milieu ne récite pas de bénédiction.
בְּשֵׁנִי, וַחֲמִישִׁי, בַּשַּׁבָּת בַּמִּנְחָה — קוֹרִין שְׁלֹשָׁה. אֵין פּוֹחֲתִין מֵהֶן, וְאֵין מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן, וְאֵין מַפְטִירִין בַּנָּבִיא. הַפּוֹתֵחַ וְהַחוֹתֵם בַּתּוֹרָה — מְבָרֵךְ לְפָנֶיהָ וּלְאַחֲרֶיהָ.
Lors des Roch 'Hodech [néoménies] et des Jours intermédiaires d'une Fête ['Hol haMoed], quatre personnes lisent la Torah ; on ne peut ni diminuer ce nombre ni l'augmenter. Et l'on ne conclut pas par une lecture des Prophètes. Tant celui qui commence la lecture que celui qui la termine récitent une bénédiction : le premier récite une bénédiction avant le début de la lecture et le dernier en récite une après sa conclusion, mais les lecteurs du milieu ne récitent pas de bénédiction.
בְּרָאשֵׁי חֳדָשִׁים וּבְחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד — קוֹרִין אַרְבָּעָה. אֵין פּוֹחֲתִין מֵהֶן, וְאֵין מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן, וְאֵין מַפְטִירִין בַּנָּבִיא. הַפּוֹתֵחַ וְהַחוֹתֵם בַּתּוֹרָה — מְבָרֵךְ לְפָנֶיהָ וּלְאַחֲרֶיהָ.
Megillah 21a
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מגילה כ״א אמַסֶּכֶת מְגִילָּה