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Traité Megillah

10a

Étude de Megillah 10a

Étude de la Mishna & Guémara 10a

[En ce qui concerne la sainteté de Chilo :] après la destruction du Tabernacle, il y a permission [de sacrifier des offrandes sur des autels improvisés, les bamot]. Mais en ce qui concerne la sainteté de Jérusalem — après la destruction du Temple, il n'y a pas de permission [de sacrifier des offrandes sur des autels improvisés], car l'interdiction demeure intacte.
יֵשׁ אַחֲרֶיהָ הֶיתֵּר, וּקְדוּשַּׁת יְרוּשָׁלַיִם — אֵין אַחֲרֶיהָ הֶיתֵּר.
Guémara
GUEMARA : Rabbi Yits'hak dit : J'ai entendu dire que l'on sacrifie des offrandes dans le temple de 'Honya [en Égypte] de nos jours. La Guemara précise les fondements de cette déclaration : Il considère que le temple de 'Honya n'est pas une maison d'idolâtrie mais un temple consacré au service de Dieu, et il considère que la première consécration [de Jérusalem] l'a sanctifiée pour son temps [uniquement] et ne l'a pas sanctifiée pour l'avenir. C'est pourquoi, après la destruction du Temple, la sainteté de Jérusalem s'est éteinte et le sacrifice d'offrandes ailleurs n'était plus interdit — d'où la permission de sacrifier dans le temple de 'Honya.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי יִצְחָק: שָׁמַעְתִּי שֶׁמַּקְרִיבִין בְּבֵית חוֹנְיוֹ בִּזְמַן הַזֶּה. קָסָבַר: בֵּית חוֹנְיוֹ לָאו בֵּית עֲבוֹדָה זָרָה הִיא, וְקָא סָבַר: קְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה — קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְלֹא קִידְּשָׁה לְעָתִיד לָבוֹא.
La Guemara cite la source de cette halakha. Il est écrit : « Car vous n'êtes pas encore venus au repos et à l'héritage » (Devarim 12, 9). « Le repos » — c'est Chilo ; « l'héritage » — c'est Jérusalem. Le verset juxtapose et assimile l'héritage au repos : de même que dans le lieu du repos [Chilo], après sa destruction il y a permission de sacrifier sur des autels improvisés, de même dans le lieu de l'héritage [Jérusalem], après sa destruction il y a permission de sacrifier sur des autels improvisés.
דִּכְתִיב: ״כִּי לֹא בָּאתֶם עַד עָתָּה אֶל הַמְּנוּחָה וְאֶל הַנַּחֲלָה״. ״מְנוּחָה״ — זוֹ שִׁילֹה, ״נַחֲלָה״ — זוֹ יְרוּשָׁלַיִם, מַקִּישׁ נַחֲלָה לִמְנוּחָה: מָה ״מְנוּחָה״ יֵשׁ אַחֲרֶיהָ הֶיתֵּר, אַף ״נַחֲלָה״ יֵשׁ אַחֲרֶיהָ הֶיתֵּר.
Les autres Sages lui dirent : As-tu dit cette halakha [concernant le temple de 'Honya] ? Il leur dit : Non, je n'ai pas dit cela. Rava dit [en renforçant son assertion par un serment] : Par Dieu ! Rabbi Yits'hak l'a bel et bien dit, et je l'ai moi-même appris de lui — mais il s'est rétracté par la suite de cette décision.
אֲמַרוּ לֵיהּ: אָמַרְתָּ? אֲמַר לְהוּ: לָא. אֲמַר רָבָא: הָאֱלֹהִים! אַמְרַהּ, וּגְמִירְנָא לַהּ מִינֵּיהּ.
Et quelle est la raison pour laquelle il s'est rétracté ? C'est en raison de la difficulté soulevée par Rav Mari. Car Rav Mari objecta depuis la michna : [La sainteté de Chilo] — après la destruction du Tabernacle il y a permission [de sacrifier sur des autels improvisés]. [La sainteté de Jérusalem] — après la destruction du Temple il n'y a pas de permission. Et de plus, nous avons appris dans une michna (Zeva'him 112b) : Une fois qu'ils vinrent à Jérusalem, les autels improvisés furent interdits, et ils n'eurent plus jamais de permission, et [Jérusalem] devint l'héritage éternel.
וּמַאי טַעְמָא קָא הָדַר בֵּיהּ? מִשּׁוּם קֻשְׁיָא דְּרַב מָרִי. דְּמוֹתֵיב רַב מָרִי: קְדוּשַּׁת שִׁילֹה — יֵשׁ אַחֲרֶיהָ הֶיתֵּר. קְדוּשַּׁת יְרוּשָׁלַיִם — אֵין אַחֲרֶיהָ הֶיתֵּר. וְעוֹד תְּנַן: מִשֶּׁבָּאוּ לִירוּשָׁלַיִם נֶאֶסְרוּ הַבָּמוֹת, וְלֹא הָיָה לָהֶם עוֹד הֶיתֵּר, וְהִיא הָיְתָה נַחֲלָה.
La Guemara dit : Cette question est en fait un sujet de dispute entre tannaïm. Car il est enseigné dans une michna (Édouyot 8, 6) : Rabbi Éliézer dit : J'ai entendu dire que lorsqu'ils construisaient le Sanctuaire [dans le Second Temple], ils installèrent des rideaux provisoires pour le Sanctuaire et des rideaux provisoires pour la cour [pour servir de cloisons jusqu'à l'achèvement des murs en pierres]. La seule différence était que dans la construction du Sanctuaire, les ouvriers bâtissaient les murs à l'extérieur des rideaux [sans entrer à l'intérieur], tandis que dans la construction de la cour, les ouvriers bâtissaient les murs à l'intérieur des rideaux.
תַּנָּאֵי הִיא. (דְּתַנְיָא) אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: שָׁמַעְתִּי כְּשֶׁהָיוּ בּוֹנִין בַּהֵיכָל, עוֹשִׂין קְלָעִים לַהֵיכָל וּקְלָעִים לָעֲזָרָה. אֶלָּא שֶׁבַּהֵיכָל בּוֹנִין מִבַּחוּץ, וּבָעֲזָרָה בּוֹנִין מִבִּפְנִים.
Et Rabbi Yéhochoua dit : J'ai entendu dire que l'on sacrifie des offrandes sur l'autel même s'il n'y a pas de Maison [de Temple], que l'on mange les offrandes de l'ordre le plus sacré dans la cour du Temple même s'il n'y a pas de rideaux [de séparation], et que l'on mange les offrandes d'un ordre moindre et la seconde dîme à Jérusalem même s'il n'y a pas de mur entourant la ville — parce que la première consécration a sanctifié Jérusalem pour son temps et a également sanctifié Jérusalem pour toujours. La Guemara conclut : Du fait que Rabbi Yéhochoua fonda son opinion sur le principe que la première consécration sanctifie pour toujours, on peut déduire que Rabbi Éliézer considère : Elle n'a pas sanctifié pour toujours. Apparemment, cette question est l'objet d'un différend entre tannaïm.
וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: שָׁמַעְתִּי שֶׁמַּקְרִיבִין אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בַּיִת, אוֹכְלִין קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים אַף עַל פִּי שֶׁאֵין קְלָעִים, קָדָשִׁים קַלִּים וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי אַף עַל פִּי שֶׁאֵין חוֹמָה, מִפְּנֵי שֶׁקְּדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְקִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבוֹא. מִכְּלָל דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר לֹא קִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבוֹא.
Ravina dit à Rav Achi : D'où tires-tu cette conclusion [que Rabbi Éliézer et Rabbi Yéhochoua sont en désaccord] ? Peut-être que tout le monde est d'accord pour dire que la première consécration a sanctifié Jérusalem pour son temps et aussi pour toujours — et chaque Sage rapporte simplement la tradition qu'il a entendue de ses maîtres [sans qu'il y ait de vrai désaccord entre eux]. Et si tu dis : Pourquoi faut-il des rideaux selon Rabbi Éliézer [puisque la sainteté demeurait de toute façon] ? La Guemara répond : Les rideaux ne furent installés que pour des raisons de discrétion [tsni'outh] — il n'aurait pas été convenable que les activités se déroulant dans ce lieu sacré soient visibles par tous.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: מִמַּאי? דִּלְמָא דְּכוּלֵּי עָלְמָא קְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְקִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבוֹא, וּמָר — מַאי דִּשְׁמִיעַ לֵיהּ קָאָמַר, וּמָר — מַאי דִּשְׁמִיעַ לֵיהּ קָאָמַר. וְכִי תֵּימָא: קְלָעִים לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְמָה לִי? לִצְנִיעוּתָא בְּעָלְמָא.
Au contraire, [le vrai différend entre tannaïm est] comme dans le cas de ces tannaïm, comme il est enseigné dans une baraïta : Rabbi Ichmaël fils de Rabbi Yossé dit : Pourquoi les Sages ont-ils dénombré ces [villes comme entourées de mur depuis l'époque de Yéhochoua bin Noun] ? [N'y en avait-il pas beaucoup d'autres ?] C'est parce que lorsque les exilés remontèrent d'Eretz Yisraël de Babylone, ils trouvèrent ces villes [-là] et les consacrèrent [comme villes entourées de murs] ; mais la sainteté des premières [villes murées de l'époque de Yéhochoua] fut annulée lorsque l'établissement du pays fut annulé [au moment de l'exil]. Il appert donc que Rabbi Ichmaël fils de Rabbi Yossé est d'avis que la première consécration n'a sanctifié [les villes] que pour son temps et ne les a pas sanctifiées pour l'avenir.
אֶלָּא כִּי הָנֵי תַּנָּאֵי, דְּתַנְיָא: אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי: לָמָּה מָנוּ חֲכָמִים אֶת אֵלּוּ? שֶׁכְּשֶׁעָלוּ בְּנֵי הַגּוֹלָה מָצְאוּ אֶת אֵלּוּ וְקִידְּשׁוּם, אֲבָל הָרִאשׁוֹנוֹת בָּטְלוּ מִשֶּׁבָּטְלָה הָאָרֶץ. אַלְמָא קָסָבַר: קְדוּשָּׁה רִאשׁוֹנָה קִידְּשָׁה לִשְׁעָתָהּ וְלֹא קִידְּשָׁה לֶעָתִיד לָבוֹא.
La Guemara soulève une contradiction depuis une autre baraïta. Rabbi Ichmaël fils de Rabbi Yossé dit : Ces villes dénombrées dans le traité Arakhin étaient-elles les seules villes murées ? N'est-il pas déjà dit : « Soixante villes, toute la région d'Argov » (Devarim 3, 4), et il est écrit à leur sujet : « Toutes ces villes étaient fortifiées de hauts murs, avec portes et barres » (Devarim 3, 5) [indiquant qu'il y avait un grand nombre de villes murées] ? Pourquoi donc les Sages dénombrèrent-ils ces villes spécifiques ? C'est parce que lorsque les exilés remontèrent de Babylone, ils trouvèrent celles-ci et les consacrèrent [à nouveau] comme villes murées.
וּרְמִינְהוּ, אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּרַבִּי יוֹסֵי: וְכִי אֵלּוּ בִּלְבַד הָיוּ? וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר: ״שִׁשִּׁים עִיר כׇּל חֶבֶל אַרְגּוֹב״, וּכְתִיב: ״כָּל אֵלֶּה עָרִים בְּצוּרוֹת חוֹמָה גְבוֹהָה״. אֶלָּא לָמָּה מָנוּ חֲכָמִים אֶת אֵלּוּ? שֶׁכְּשֶׁעָלוּ בְּנֵי הַגּוֹלָה מָצְאוּ אֵלּוּ וְקִידְּשׁוּם.
La Guemara demande [en soulignant la contradiction interne] : [Les exilés] les consacrèrent ?! [Si leur sainteté subsistait depuis l'époque de Yéhochoua, pourquoi était-il nécessaire de les consacrer à nouveau ?]
קִידְּשׁוּם?!

Rachi

יש אחריה היתר - כשחרבה שילה הותרו הבמות כדאמרינן במס' זבחים (דף קיט.) כי לא באתם עד עתה אל המנוחה זו שילה שנחו מלכבוש ואל הנחלה זו ירושלים למה חלקן הכתוב כדי ליתן היתר בין זו לזו:

גמ' בית חוניו - מזבח חוניו בנו של שמעון הצדיק בנה במה במצרים לשם שמים כדאמרינן במס' מנחות:,קסבר כו' - דאיכא למאן דאמר התם שבנאה לשם ע"ז:,וקסבר קדושה - שנתקדשה ירושלים אינה קדושה לעולם ומשחרבה הותרו הבמות:,לעתיד לבא - כלומר משתחרב:

והיא היתה נחלה - האמור בפסוק אל המנוחה ואל הנחלה:

קלעים להיכל - קא סלקא דעתך במקום חומות היכל שיהא מזבח הבנוי בעזרה קרוי אשר פתח אהל מועד שאלמלא כן לא היו מקריבין עד שיגמר הבנין והם התחילו להקריב קרבנות משבאו שם בימי כורש כמו שכתוב בספר עזרא ועד עשרים ושנים שנה אחרי כן לא נגמר הבית בשנת שלש לדריוש האחרון:,בונין מבחוץ - שהיו הקלעים פרושים לפנים מעובי החומה שלא יכנסו הבונין לתוך ההיכל:

לאו מכלל דר' אליעזר - דבעי קלעים סבר לא קידשה לאחר חורבן לפיכך פירסו קלעים במקום בנין וחזרו וקידשו בתודות ובשיר כדאמר במס' שבועות (דף טז.):

ומר מאי דשמיע ליה קאמר - ולא משום צורך קדושה: וכי תימא כו':

ולמה מנאום - והלא הרבה היו שם והתם נמי תנן וכל כיוצא בהן:,את אלו - עיירות נמנו בפ' בתרא דערכין לענין בתי ערי חומה לומר שהיו מוקפות חומה מימות יהושע בן נון ואין שם יותר מתשעה:

ורמינהו - מסקנא דמילתיה הוא דאמר לעיל הני תנאי פליגי בקידשה ולא קידשה:

Tossafot

שמעתי שמקריבין בבית חוניו. קשיא היאך מקריבין שם בטומאה דהא גזרו טומאה על ארץ העמים ויש לומר דשמא לגבי הא לא גזרו חכמים טומאה כיון שמן התורה יכול להקריב:

ומאי טעמא הדר ביה משום קושיא דרב מרי. הקשה הר"ר חיים ומתחילה היכי אמר למילתיה וכי לא היה יודע המשנה והלא הן שגורות בפי כל ועוד קשיא כיון דתנאי היא אמאי הדר ביה לימא אנא דאמרי כמאן דאמר לא קדשה לכך נראה להר"ר חיים דכ"ע מודו דמשבאו לירושלים נאסרו הבמות ושוב לא היה להן היתר והני תנאי בהא פליגי דמאן דאמר לא קדשה סבר דאף במקומו של מזבח אין יכולין להקריב עכשיו ומאן דאמר קדשה סבר דבמקום מזבח מותר להקריב אבל לא בבמה:

דכולי עלמא קדושה ראשונה קדשה לשעתה וקדשה לעתיד לבוא. הקשה רבינו תם אמאי לא מייתי ראיה דרבי אליעזר אית ליה בפ' קמא דחגיגה (דף ג: ושם) דלא קדשה לעתיד לבוא דקאמר התם מעשה ברבי יוסי בן דורמסקית ומסיק אמר ר' אליעזר כך מקובלני מרבן יוחנן בן זכאי עמון ומואב מעשרין מעשר עני בשביעית מה טעם משום דהרבה כרכים כבשו עולי מצרים ולא כבשום עולי בבל וקדושה ראשונה קדשה לשעתה ולא קדשה לעתיד לבא ותירץ רבינו תם דמה טעם דהתם גמרא הוא דקאמר לה ולאו מילתא דרבי אליעזר היא ותדע דהא במשנה דמסכת ידים (פ"ד משנה ג) דתניא מילתיה דרבי אליעזר לא תנא לה והכי פירושה מה טעם מעשרין משום דכי האי גוונא אשכחן בערי ישראל שהניחום עולי בבל מלקדש למאן דאמר לא קדשה כדי שיסמכו עליהן עניי ישראל בשביעית וכל שכן עמון ומואב שהן חוצה לארץ שהניחום עולי בבל מלקדש למאן דאמר לא קדשה והניחום לעניים דהא לא מיירי בעמון ומואב שטהרו בסיחון אלא מיירי באותן שהניחו ישראל בצאתם ממצרים ולא כבשום והכי נמי משמע במסכת ידים (ג"ז שם) דחשיב להו עם בבל ומצרים שהן חו"ל וההיא דחזקת הבתים (ב"ב דף לח.) דקאמר שלש ארצות לחזקה יהודה ועבר הירדן והגליל דמשמע דעמון ומואב שהיו בעבר הירדן היו מא"י מיירי בעמון ומואב שטהרו בסיחון ועוד הקשה ר"ת מהא דאמר במס' ביצה (דף ה: ושם) ובר"ה (דף לא:) כרם רבעי היה לו לרבי אליעזר ובקש להפקירו לעניים וא"כ משמע דאית ליה קדשה לעתיד לבוא ומשום שלא היה רוצה לטרוח להוליכו לירושלים היה מפקירו לעניים שיוליכו אותו ויאכלוהו שמה דאי סבר לא קדשה והיה צריך לפדותו כאותו שבחוצה לארץ שצריך לפדותו אמאי היה צריך להוליך לירושלים וגם מה היו העניים מרויחים אחרי שצריך לפדותו וי"ל משום דבראשונה כרם רבעי שבארץ ישראל היה צריך להוליכו לירושלים גם בקש ר' אליעזר להוליכו משום דכל דבר שנאסר במניין צריך מניין אחר להתירו ואהא מייתי לה בביצה (ג"ז שם) ומכל מקום העניים היו מרויחים במה שהיו יכולים לחללו בשוה פרוטה כדשמואל ונהי דשמואל לא אמר למלתיה אלא בדיעבד כדמשמע לישנא שחללו היינו דווקא בזמן שבית המקדש קיים אבל בזמן הזה לא ואפילו לכתחילה והכי נמי איתא בשאלתות דרב אחאי בפרשת קדושים תהיו (סוף סימן ק') ומברך על פדיון עובר לעשייתן וקלי ליה לדמי פדיוניה או ישליכם לנהר: [וע"ע תוס' ר"ה לא: ד"ה בקש]:

למה מנו חכמים את אלו. קשה אמאי מייתי הך ברייתא דלא מוכחא אלא דקדושה ראשונה לא בטלה והאיכא תנא דאית ליה בפ' הערל (יבמות דף פב:) דקדושה ראשונה ושניה יש להן הא שלישית אין להן דקדושה אחרונה לא בטלה וקדושת חוניו היתה לאחר קדושה שלישית ויש לומר דאפילו למאן דאמר קדושה אחרונה לא בטלה היינו דוקא לענין תרומה בזמן הזה אבל לכל מילי אחריני ודאי בטלה:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Megillah 10a
100%
מגילה י׳ אמַסֶּכֶת מְגִילָּה