Rabbi Yossei dit : dans quel cas cette déclaration — que si l'un des trois témoins est disqualifié, tout le témoignage est annulé — est-elle énoncée ? Elle l'est pour les affaires capitales [dinei nefashot], jugées avec rigueur. Mais pour les affaires pécuniaires [dinei mamonot], jugées plus largement, même si l'un des témoins est disqualifié, le témoignage sera validé avec le témoignage des témoins restants, et si celui-ci suffit, l'affaire peut être jugée sur cette base. Rabbi Yehouda HaNasi [Rabbi] contredit et dit : si l'un des trois témoins est disqualifié, tout le témoignage est annulé, tant pour les affaires pécuniaires que pour les affaires capitales.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּדִינֵי נְפָשׁוֹת, אֲבָל בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת – תִּתְקַיֵּים הָעֵדוּת בַּשְּׁאָר. רַבִּי אוֹמֵר: אֶחָד דִּינֵי מָמוֹנוֹת וְאֶחָד דִּינֵי נְפָשׁוֹת.
Et quand un témoin disqualifié annule-t-il tout le témoignage ? Seulement lorsque les témoins ont averti [hitrû] les contrevenants avant qu'ils commettent la transgression, démontrant ainsi leur intention de remplir le rôle de témoins dans cette affaire. Mais lorsqu'ils ne les ont pas avertis, que feront deux frères dans un cas où ils ont vu, avec d'autres, quelqu'un tuer une personne ? Le meurtrier échappera-t-il au châtiment parce que deux parents se trouvaient là au moment du meurtre et que leur présence annule tout le témoignage ? Non : le témoignage n'est annulé par la présence de parents ou de témoins disqualifiés que lorsque leur intention était de témoigner. Si ce n'était pas leur intention, ils n'annulent pas le témoignage.
וְאֵימָתַי – בִּזְמַן שֶׁהִתְרוּ בָּהֶן. אֲבָל בִּזְמַן שֶׁלֹּא הִתְרוּ בָּהֶן, מַה יַּעֲשׂוּ שְׁנֵי אַחִין שֶׁרָאוּ בְּאֶחָד שֶׁהָרַג אֶת הַנֶּפֶשׁ?!
Guémara
GUEMARA : À propos de la déclaration de la Michna que le statut halakhique de cent témoins équivaut à celui de deux témoins pour la halakha des comploteurs, entre autres halakhot, Rava dit : et c'est leur statut seulement dans un cas où tous les témoins ont témoigné dans le délai requis pour prononcer une courte phrase [toch kedei dibbur]. Si leur témoignage s'étend sur une période plus longue, le témoignage des témoins ne constitue pas un seul témoignage. Rav Aḥa de Difti dit à Ravina : or, quelles sont les circonstances de la période indiquée par les mots « dans le délai requis pour prononcer une courte phrase » ? C'est une période dont la durée équivale à celle de la salutation d'un élève à un rabbin : « Shalom alekha, rabbi » — « Paix sur toi, mon maître ». La durée du témoignage de cent témoins dépasse toujours celle de cette salutation. Comment cent témoins peuvent-ils témoigner dans le délai requis pour prononcer une courte phrase ?
גְּמָ׳ אָמַר רָבָא: וְהוּא שֶׁהֵעִידוּ כּוּלָּם בְּתוֹךְ כְּדֵי דִיבּוּר. אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּפְתִּי לְרָבִינָא: מִכְּדִי תּוֹךְ כְּדֵי דִיבּוּר הֵיכִי דָּמֵי – כְּדֵי שְׁאֵילַת תַּלְמִיד לְרַב. מֵאָה טוּבָא הֲווֹ!
Ravina lui répond : Rava entend que chaque témoin doit commencer à témoigner dans le délai requis pour prononcer une courte phrase après que l'autre témoin achève son témoignage. Il en résulte une série ininterrompue de témoignages qui se combinent en un seul témoignage.
אֲמַר לֵיהּ: כׇּל חַד וְחַד בְּתוֹךְ כְּדֵי דִיבּוּר שֶׁל חֲבֵירוֹ.
La Michna enseigne que Rabbi Akiva dit : le troisième témoin mentionné dans ce verset ne vient pas pour que les juges soient indulgents à son égard ; sa mention vient plutôt pour que les juges soient sévères et rendent son statut halakhique identique à celui de ces deux témoins qui ont témoigné avec lui. Et de même, avec deux témoins : si l'un d'eux est trouvé parent ou autrement disqualifié, tout leur témoignage est annulé ; il en va de même pour un groupe composé de nombreux témoins. Rav Pappa dit à Abaye : mais si c'est ainsi — qu'un parent ou autre témoin disqualifié qui assiste à un incident annule tout le témoignage —, la victime assassinée devrait épargner l'accusé de l'exécution, car la victime elle-même a assisté à son propre meurtre et est considérée comme témoin disqualifié en raison de son intérêt personnel dans le verdict. Tout le témoignage devrait donc être annulé. Abaye répond à Rav Pappa : on n'exécute un meurtrier que lorsqu'il a tué la victime par derrière et que la victime n'a pas assisté à son meurtre.
רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר לֹא בָּא שְׁלִישִׁי כּוּ׳. וּמָה שְׁנַיִם כּוּ׳. אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, הָרוּג יַצִּיל! כְּשֶׁהֲרָגוֹ מֵאֲחוֹרָיו.
Rav Pappa dit à Abaye : « Celui qui a subi un acte de sodomie [nirba] devrait épargner l'accusé de l'exécution ! » Il n'est pas rare qu'un meurtre se produise à l'insu de la victime. Mais dans un cas où l'on condamne à mort pour sodomie d'un homme, pourquoi est-il exécuté ? Celui qui a subi l'acte devrait épargner l'accusé : la victime a assisté au sodomie et est disqualifiée pour témoigner en raison de son intérêt personnel dans le verdict ; tout le témoignage devrait être annulé. La Guemara répond : le sodomisateur aussi n'est exécuté que lorsqu'il a sodomisé la victime par derrière, et que la victime n'a pas assisté à l'acte.
נִרְבָּע יַצִּיל! כְּשֶׁרְבָעוֹ מֵאֲחוֹרָיו.
Rav Pappa dit à Abaye : « Le meurtrier et le sodomisateur devraient s'épargner eux-mêmes l'exécution ! » Bien qu'il soit possible de construire un scénario où la victime n'a pas assisté à l'acte, il est difficile de construire un scénario où l'auteur n'a pas assisté à l'acte. Le meurtrier et le sodomisateur devraient donc s'épargner l'exécution et annuler le témoignage, car ils ont assisté à l'acte et sont disqualifiés pour témoigner — une personne ne peut témoigner contre elle-même. Abaye resta silencieux, incapable de répondre. Lorsque Rav Pappa vint devant Rava avec cette question, Rava lui dit : « Il est écrit : "Sur la déposition de deux témoins ou de trois témoins sera établie une affaire" (Devarim 19, 15) — c'est à propos de ceux qui étabissent une affaire comme fait juridique au tribunal que le verset parle. Seuls les témoins qui sont parents ou autrement disqualifiés annulent tout le témoignage, pas les sujets de l'affaire. Il n'y a donc aucun fondement aux questions de Rav Pappa. »
הוֹרֵג וְרוֹבֵעַ יַצִּילוּ! אִישְׁתִּיק. כִּי אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לֵיהּ: ״יָקוּם דָּבָר״ – בִּמְקַיְּמֵי דָּבָר הַכָּתוּב מְדַבֵּר.
La Michna enseigne que Rabbi Yossei dit : dans quel cas cette déclaration est-elle énoncée… que feront deux frères dans un cas où ils ont vu, avec d'autres, quelqu'un tuer une personne ? Rabbi Yossei dit que c'est seulement pour les affaires capitales qu'un témoin disqualifié annule tout le témoignage, et Rabbi Yehouda HaNasi dit que c'est la halakha même pour les affaires pécuniaires. La Michna poursuit en disant que ce n'est que si les témoins ont averti les contrevenants qu'ils sont classés comme témoins capables d'annuler tout le témoignage. La Guemara pose une question : comment nous, membres du tribunal, formulons-nous ce que nous disons aux témoins pour déterminer si leur intention était de témoigner ?
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים. כּוּ׳ מַה יַּעֲשׂוּ שְׁנֵי אַחִים וְכוּ׳. הֵיכִי אָמְרִינַן לְהוּ?
Rava dit : voici ce que nous leur disons : « Êtes-vous venus pour observer les débats, ou êtes-vous venus pour témoigner ? » Si les témoins disent qu'ils sont venus pour témoigner, alors si l'un d'eux est trouvé parent ou autrement disqualifié, tout leur témoignage est annulé. S'ils disent qu'ils sont venus pour observer, dans cette situation, que feront deux frères dans un cas où ils ont vu quelqu'un tuer une personne ? Il est certes inhabituel que ceux qui ont assisté au meurtre n'assistent même pas à l'audience du tribunal.
אָמַר רָבָא: הָכִי אָמְרִינַן לְהוּ: לְמִיחְזֵי אֲתִיתוּ אוֹ לְאַסְהוֹדֵי אֲתִיתוּ? אִי אָמְרִי לְאַסְהוֹדֵי אֲתוֹ, נִמְצָא אֶחָד מֵהֶן קָרוֹב אוֹ פָּסוּל – עֵדוּתָן בְּטֵלָה, אִי אָמְרִי לְמִיחְזֵי אֲתוֹ, מַה יַּעֲשׂוּ שְׁנֵי אַחִין שֶׁרָאוּ בְּאֶחָד שֶׁהָרַג אֶת הַנֶּפֶשׁ?
Quant à la dispute dans la Michna, il est enseigné qu'il existe une dispute amoraïque : Rav Yehouda dit que Shmuel dit : la halakha est conforme à l'opinion de Rabbi Yossei, et Rav Naḥman dit : la halakha est conforme à l'opinion de Rabbi Yehouda HaNasi.
אִיתְּמַר, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי. וְרַב נַחְמָן אוֹמֵר: הֲלָכָה כְּרַבִּי.
Rachi
בדיני נפשות - דכתיב והצילו העדה ומהדרינן אזכותא:,אחד דיני ממונות - נמי עדותן בטלה:
בזמן שהתרו בהן - ובדיני נפשות כי אמרינן בטלה בזמן שהקרוב או הפסול נשתתף בעדות מתחלה להיות מן המתרין בעוברי עבירה: אבל אם לא התרו בהן ולא כוונו להיות עדים בדבר לא בטלה עדות האחרים בשביל ראייתן של אלו דמה יעשו שני אחין שראו עם שלישי מן השוק באחד שהרג את הנפש:
גמ' והוא שהעידו כולן בתוך כדי דיבור - התם קאמרה מתני' מאה כשנים אבל אם העידו השנים ולאחר זמן העידו האחרים הרי הן כשתי כתות לכל דבר:
וכל אחד ואחד - התחיל להעיד בתוך כדי דיבור של סיומו של חבירו:
הרוג יציל - לרבי יוסי דאמר אף בלא התרו שלא נתכוין להעיד הוא מציל את הנדון מפני קורבה הרוג נמי יציל את הנדון שהרי גם הוא ראה והוא קרוב אצל עצמו:,כשהרגו מאחוריו - מתקיימין כל המקראות שמחייבין את הרוצח ליהרג:
יקום דבר - כתיב בהאי קרא שעשאן לכולם כשנים דהיינו העדים אבל לא בעושי הדבר:
היכי אמרינן להו - לקרוב ופסול למבדקינהו אם מתחלה לעדות נתכוונו:
Tossafot
אמר רבי יוסי במה דברים אמורים בדיני נפשות. פי' הקונטרס משום דכתיב והצילו העדה דמצוה לבטל העדות בקל כדי להציל הנפש וקשה לפירושו דא"כ דיני ממונות נילף מינייהו דהא כתיב משפט אחד יהיה לכם ועוד דבדיני ממונות נמי כתיב ע"פ שנים או ע"פ שלשה ונקיש ג' לב' לכך פירש ר"י דבדיני נפשות שייך שפיר למילף משנים דעדותן בטלה משום דמה שנים כי נמצא אחד מהן קרוב או פסול עדותן בטלה לגמרי ומעתה אינה מועלת לכלום הלכך בשלשה נמי כולם בטלים לגמרי אבל בדיני ממונות דבשנים נמי כי נמצא אחד מהן קרוב או פסול השני אינו בטל לגמרי דחייב לו שבועה לכך . [שלשה] נמי נמצא אחד מהן קרוב או פסול תתקיים העדות בשאר עדים:
אמר רבא והוא שהעידו כולם בתוך כדי דיבור. [פ"ה] ובהא קאמרה מתניתין דמאה כשנים אבל אם העידו השנים ולאחר זמן העידו האחרים הרי הן שתי כתי עדים לכל דבר משמע דקאי אף לענין קרוב או פסול וקשה דהא משמע בסמוך דלענין דין דקרוב או פסול אינו תלוי בהעדאה בתוך כדי דיבור אלא בראיית מעשה גמרה עדותן אף כי העידו אחר תוך כדי דיבור דקאמר הרוג יציל לכך נראה דלא קאי רק אדין דעדים זוממין דקאמר עד שיזומו כולם ובהא קאמר דוקא כי העידו כולם בתוך כדי דיבור דזה הוי עדות אחד ובעינן עד שיזומו כולם אבל העידו מקצתן בתוך כדי דיבור ומקצתן אחר כדי דיבור א"כ הוי שתי כתות ולא בעינן עד שיזומו כולם אבל לענין נמצא אחד קרוב או פסול אף אם נמצא מהני שהעידו לאחר כדי דיבור עדותן בטלה וא"ת מ"ש ויש לומר שנא ושנא דדוקא גבי נמצא אחד מהן קרוב או פסול חשיב כחד עדות כשהעידו לאחר כדי דיבור משום שהם אומרים אמת וא"כ עדותן התחיל מראייה שלהם וראייה שלהם היתה בבת אחת עם העדים אבל בעדים זוממין שאינן אומרים אמת אם כן לא בא עדותן אלא כשיעידו בבית דין וכיון דלא העידו בבת אחת רק לאחר כדי דיבור לא חשבינן כחד עדות כן נראה למשי"ח:
אלא מעתה הרוג יציל. פירוש שהוא בעל דין אי נמי מפני שהוא שונא ושונא פסול לעדות [ועיין תוס' יבמות כה. ד"ה הוא וכו' באריכות]:
נרבע יציל. מפני שהוא שונא של רובעו בעל אונסו ולא נראה דהא מוכח פ"ק דסנהדרין (דף ט: ושם) דנרבע לאנסו כשר לעדות ויש ליישב דמנרבע לרצונו פריך דבהכי איירי קרא דכתיב ומתו גם שניהם דהיינו ברצון ולהכי פריך יציל הנרבע אפילו יש עדים הרבה בדבר ולא מפני ששונאו כיון שהוא לרצונו אלא מפני שהוא קרוב לעצמו וקשה דבמסכת סנהדרין (שם) אמרינן פלוני רבעני לרצוני הוא ואחר מצטרפין להרגו וי"ל דהני מילי כי ליכא סהדותא מעלמא דרבעו לרצונו וליכא סהדותא אלא מהוא עצמו ואחר ולכך פלגינן לדיבוריה דלגבי דידיה לא מהימנין ליה דקרוב הוא אצל עצמו אבל הכא דאיכא עדים שנרבע לרצונו ומעדותן נקרא רשע ופסול לעדות ואין אנו צריכין לעדותו כלל ועוד אמר הר' יוסף בכור שור דפריך הכי נרבע שהוא קרוב לרובע יציל וכן הרוג שהוא קרוב להורג יציל:
היכי אמרינן להו. קאי אדיני ממונות בשלמא אדיני נפשות לא קשה היכי אמרינן כו' דניחזי אנן אם התרו בו הקרוב ופסול אם לאו אלא פריך בדיני ממונות דליכא התראה:
לאסהודי אתיתו. קשה דאם כן לא יהרג אדם לעולם דהקרובים יבואו ויאמרו לאסהודי אתינן ופירש רבינו חיים כהן דאמרינן לעדים כשרים לאסהודי עם הפסולין אתיתו או למיחזי אתיתו בלא הפסולין ואי אמרי הכשרים למיחזי אתינו בלא הפסולים אז לא הוי עדותן בטלה אפילו אם נמצא אחד מהן קרוב או פסול אבל אי אמרי לאסהודי אתינו עם הפסולין הוי עדותן בטילה ומכל מקום תימה קצת היאך יהיו גם העדים כשרים נאמנים לומר לאסהודי אתינן כדי לבטל העדות הוו ליה כחוזר ומגיד כיון שכבר העידו וי"ל דסברא דכיון דבאין לבית דין עם הכשרים עכשיו נראין הדברים שמתחלה כולהו לאסהודי קא אתו דהוכיח סופן על תחלתן:
שמואל אומר הלכה כרבי יוסי. קשה היאך מצינו ידינו ורגלינו כשנותנין גט שיש במעמד קרובים והיה לנו לומר דעדות הכשרים בטל והאי דומיא דדיני נפשות דשרינן אשת איש שיש בה מיתת בית דין וטעם דפרישית לעיל גבי עדות נפשות שייך נמי בגט וגם לרבי נמי קשה שפעמים יתכוין אחד מן הקרובים להעיד לכן נראה לר"י דגם לר' יוסי לא אמרו דעדותן בטלה אלא דוקא באותן שמעידים בפני ב"ד אבל בשביל ראייה לחודה לא וא"ת א"כ מאי פריך הרוג יציל והא אינו הולך להעיד בבית דין ואומר הר"י דודאי מתחלה היה סבור הש"ס לרבי יוסי כי נמי אינן באין להעיד בב"ד עדותן בטלה ומשני במקיימי דבר הכתוב מדבר כלומר כשבאין לקיים הדבר בבית דין אמר רבי יוסי נמצא אחד מהן קרוב או פסול דעדותן בטלה ואם תאמר א"כ מאי פריך לעיל מה יעשו שני אחין וכו' והלא אין שום חששא אם לא יבאו להעיד בבית דין כדפירשתי ויש לומר משום דפעמים שלא ידע זה בזה ויעיד האחד אע"פ שכבר העיד אחיו בב"ד ואפילו אירע לאחר כדי דיבור מכל מקום עדותן בטלה משום דמקשינן שלשה לשנים נמצא קרוב או פסול בזה אחר זה אע"פ דלענין הזמה בעינן תוך כדי דיבור:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.