AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Makkot

11a

Étude de Makkot 11a

Étude de la Mishna & Guémara 11a

…dans un langage sévère, car il est écrit : « L'Éternel parla [vayedabber] à Yehoshoua en disant : Parle [dabber] aux enfants d'Israël en disant : Assignez-vous les villes de refuge dont Je vous ai parlé [dibbarti] par l'intermédiaire de Moïse » (Yehoshoua 20, 1-2). Pourquoi la Torah emploie-t-elle à plusieurs reprises un terme de dibbour, connotant une parole dure, plutôt qu'un terme d'amira, connotant une parole neutre ? C'est parce que les villes de refuge sont une mitsva de la Torah, et qu'elles méritent donc insistance.
בְּלָשׁוֹן עַזָּה, דִּכְתִיב: ״וַיְדַבֵּר ה׳ אֶל יְהוֹשֻׁעַ לֵאמֹר דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל לֵאמֹר תְּנוּ לָכֶם אֶת עָרֵי הַמִּקְלָט אֲשֶׁר דִּבַּרְתִּי אֲלֵיכֶם וְגוֹ׳״? מִפְּנֵי שֶׁהֵן שֶׁל הַתּוֹרָה.
La Guemara demande : faut-il en conclure que toute instance de « parler » [dibbour] indique un langage dur ? La Guemara répond : oui, comme il est écrit à propos des frères de Joseph : « L'homme, le seigneur du pays, nous a parlé [dibber] durement » (Bereshit 42, 30). La Guemara demande : mais n'est-il pas enseigné dans une baraïta, à propos du verset : « Alors ceux qui craignaient l'Éternel parlèrent [nidberu] l'un avec l'autre » (Malakhi 3, 16), que le terme « ils parlèrent » n'est rien d'autre qu'un terme de douceur ; et de même pour le verset : « Il soumet [yadber] les peuples sous nous » (Tehilim 47, 4), signifiant que D.ieu conduira calmement et doucement les nations sous l'influence du peuple juif ? La Guemara répond : le sens de dibber est distinct et le sens de yadber est distinct. Il y a une différence entre les deux conjugaisons d'une même racine.
לְמֵימְרָא דְּכׇל דִּיבּוּר לָשׁוֹן קָשָׁה? אִין, כְּדִכְתִיב: ״דִּבֶּר הָאִישׁ אֲדֹנֵי הָאָרֶץ אִתָּנוּ קָשׁוֹת״. וְהָתַנְיָא: ״נִדְבְּרוּ״, אֵין ״נִדְבְּרוּ״ אֶלָּא לְשׁוֹן נַחַת, וְכֵן הוּא אוֹמֵר ״יַדְבֵּר עַמִּים תַּחְתֵּינוּ״! ״דִּבֶּר״ לְחוּד, ״יַדְבֵּר״ לְחוּד.
La Guemara fournit un mnémonique pour les disputes impliquant Rabbi Yehouda qui suivent : Rabbins ; mehemni, c'est-à-dire la dispute avec Rabbi Neḥemia ; et la dispute concernant les rouleaux de Torah cousus avec du fil de lin.
(סִימָנֵי רַבָּנַן מְהֵמְנֵי וְסָפְרֵי).
La Guemara reprend la discussion du langage sévère employé dans la portion traitant des meurtriers dans le livre de Yehoshoua. Rabbi Yehouda et les Sages divergent à ce sujet. L'un dit que le langage sévère a été employé parce que Yehoshoua a tardé à accomplir la mitsva de désigner les villes de refuge ; l'autre dit que c'est parce que les villes de refuge sont une mitsva de la Torah, et qu'elles méritent donc insistance.
פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יְהוּדָה וְרַבָּנַן, חַד אוֹמֵר: מִפְּנֵי שֶׁשִּׁיהָם. וְחַד אוֹמֵר: מִפְּנֵי שֶׁהֵן שֶׁל תּוֹרָה.
La Guemara cite une dispute supplémentaire concernant la portion des villes de refuge dans le livre de Yehoshoua. Il est écrit : « Et Yehoshoua écrivit ces paroles dans le rouleau de la Torah de D.ieu » (Yehoshoua 24, 26). Rabbi Yehouda et Rabbi Neḥemia divergent à ce sujet. L'un dit : la référence est aux huit derniers versets de la Torah qui relatent la mort de Moïse et furent consignés par Yehoshoua dans le rouleau de la Torah, en plus du reste de la Torah écrit par Moïse (cf. Bava Batra 15a). L'autre dit : la référence est à la portion des villes de refuge qui apparaît dans le livre de Yehoshoua.
״וַיִּכְתֹּב יְהוֹשֻׁעַ אֶת הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים״, פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי נְחֶמְיָה – חַד אוֹמֵר: שְׁמֹנָה פְּסוּקִים, וְחַד אוֹמֵר: עָרֵי מִקְלָט.
La Guemara discute ces deux avis : selon celui qui dit que la référence est aux huit derniers versets de la Torah, voilà pourquoi il est écrit : « Et Yehoshoua écrivit ces paroles dans le rouleau de la Torah de D.ieu » — car il écrivit ces versets et ils furent inclus dans la Torah. Mais selon celui qui dit que la référence est à la portion des villes de refuge dans le livre de Yehoshoua, que signifie l'expression « dans le rouleau de la Torah de D.ieu » ? Elles apparaissent dans le livre de Yehoshoua, non dans la Torah. La Guemara répond : voici ce que dit le verset : et Yehoshoua écrivit dans son livre ces paroles qui sont aussi écrites dans le rouleau de la Torah de D.ieu.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר שְׁמֹנָה פְּסוּקִים, הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר עָרֵי מִקְלָט, מַאי ״בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים״? הָכִי קָאָמַר: ״וַיִּכְתּוֹב יְהוֹשֻׁעַ בְּסִפְרוֹ אֶת הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה הַכְּתוּבִים בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים״.
La Guemara cite une autre dispute entre Rabbi Yehouda et l'un des Sages, dont on ne sait pas lequel tient quel avis. Dans le cas d'un rouleau de Torah dont on a cousu les feuillets avec du fil de lin, Rabbi Yehouda et Rabbi Meir divergent : l'un dit que le rouleau de Torah est apte à l'usage ; l'autre dit qu'il est invalide [passoul].
סֵפֶר שֶׁתְּפָרוֹ בְּפִשְׁתָּן, פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי מֵאִיר – חַד אוֹמֵר: כָּשֵׁר, וְחַד אוֹמֵר: פָּסוּל.
La Guemara précise : selon celui qui dit que le rouleau de Torah est invalide, la raison est qu'il est écrit à propos des téfilines : « Et ce sera pour toi un signe sur ta main et un mémorial entre tes yeux, afin que la Torah de D.ieu soit dans ta bouche » (Exode 13, 9). Et dans ce verset, toute la Torah est rapprochée et comparée aux téfilines : tout comme pour les téfilines, il existe une halakha transmise à Moïse au Sinaï de les coudre avec des tendons [gidim], de même pour toutes les feuilles du rouleau de Torah, il faut les coudre avec des tendons. Et l'autre Sage estime : lorsque le rouleau de Torah est rapproché et comparé aux téfilines, c'est uniquement pour le principe que les feuilles du rouleau ne peuvent être préparées qu'à partir d'une espèce d'animal permise à ta bouche — c'est-à-dire qu'un Juif est autorisé à en manger ; mais pour ses autres halakhot, il n'est pas rapproché et comparé aux téfilines.
לְמַאן דְּאָמַר פָּסוּל, דִּכְתִיב: ״לְמַעַן תִּהְיֶה תּוֹרַת ה׳ בְּפִיךָ״, וְאִיתַּקַּשׁ כׇּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ לִתְפִילִּין: מָה תְּפִילִּין הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי לְתוֹפְרָן בְּגִידִין – אַף כֹּל לְתׇפְרָן בְּגִידִין. וְאִידַּךְ: כִּי אִיתַּקַּשׁ – לַמּוּתָּר בְּפִיךְ, לְהִלְכוֹתָיו לָא אִיתַּקַּשׁ.
Rav dit : j'ai vu que les téfilines de la maison de mon oncle, Rabbi Ḥiyya, étaient cousues avec du lin. Mais la halakha n'est pas conforme à son avis : les téfilines ne peuvent être cousues qu'avec des tendons.
אָמַר רַב: חֲזֵינַן לְהוּ לִתְפִילִּין דְּבֵי חֲבִיבִי דִּתְפִירִי בְּכִיתָּנָא, וְלֵית הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ.
Mishna 1
MICHNA : La Torah stipule qu'un meurtrier involontaire doit demeurer dans la ville de refuge où il s'est enfui jusqu'à la mort du Grand Cohen. La michna précise : en ce qui concerne les Grands Cohanim, consacrés de plusieurs manières — celui oint avec l'huile d'onction, méthode par laquelle les Grands Cohanim furent consacrés jusqu'à ce que l'huile soit dissimulée vers la fin de la Première Temple ; celui consacré par le port des huit vêtements propres au Grand Cohen, pratique durant la Deuxième Temple ; celui nommé temporairement en raison de l'indisposition du Grand Cohen en fonction, qui cessa d'être oint avec la reprise de service du Grand Cohen titulaire — leur mort permet au meurtrier de quitter la ville de refuge et de retourner chez lui. Rabbi Yehouda dit : même la mort d'un Cohen oint pour la guerre, chargé d'adresser la parole aux soldats (cf. Devarim 20, 1-7), permet au meurtrier de retourner.
מַתְנִי׳ אֶחָד מָשׁוּחַ בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה, וְאֶחָד הַמְרוּבֶּה בִּבְגָדִים, וְאֶחָד שֶׁעָבַר מִמְּשִׁיחוּתוֹ – מַחֲזִירִין אֶת הָרוֹצֵחַ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף מְשׁוּחַ מִלְחָמָה מַחֲזִיר אֶת הָרוֹצֵחַ.(משנה)
La michna poursuit : c'est pourquoi les mères des Grands Cohanim fournissaient aux exilés dans les villes de refuge nourriture et vêtements, afin qu'ils ne prient pas pour que leurs fils meurent. Plus la vie est confortable dans la ville de refuge, moins ils ressentent l'urgence de partir, et moins il est probable qu'ils prient pour la mort des Grands Cohanim.
לְפִיכָךְ אִימּוֹתֵיהֶן שֶׁל כֹּהֲנִים מְסַפְּקוֹת לָהֶן מִחְיָה וּכְסוּת, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִתְפַּלְּלוּ עַל בְּנֵיהֶם שֶׁיָּמוּתוּ.
Guémara
GUEMARA : La Guemara demande : d'où ces matières sont-elles déduites — que la mort de ces Grands Cohanim permet au meurtrier de retourner ? Rav Kahana dit qu'on les déduit d'un verset, car il est dit : « Et il demeurera là jusqu'à la mort du Grand Cohen qui fut oint avec l'huile sacrée » (Bamidbar 35, 25), et il est écrit : « Car dans sa ville de refuge il demeurera jusqu'à la mort du Grand Cohen » (Bamidbar 35, 28), et il est écrit : « Et après la mort du Grand Cohen, le meurtrier retournera dans sa terre ancestrale » (Bamidbar 35, 28). Les trois mentions de la mort du Grand Cohen correspondent aux trois types de Grand Cohen énumérés par le premier tanna de la michna : oint à l'huile, consacré par le port des huit vêtements, et relevé de ses fonctions.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב כָּהֲנָא: דְּאָמַר קְרָא: ״וְיָשַׁב בָּהּ עַד מוֹת הַכֹּהֵן הַגָּדֹל״, וּכְתִיב: ״כִּי בְעִיר מִקְלָטוֹ יֵשֵׁב עַד מוֹת הַכֹּהֵן הַגָּדֹל״, וּכְתִיב: ״וְאַחֲרֵי מוֹת הַכֹּהֵן הַגָּדֹל״.
Makkot 11a
100%
מכות י״א אמַסֶּכֶת מַכּוֹת
מִשְׁנָה בְּלָשׁוֹן עַזָּה, דִּכְתִיב: ״וַיְדַבֵּר ה׳ אֶל יְהוֹשֻׁעַ לֵאמֹר דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל לֵאמֹר תְּנוּ לָכֶם אֶת עָרֵי הַמִּקְלָט אֲשֶׁר דִּבַּרְתִּי אֲלֵיכֶם וְגוֹ׳״? מִפְּנֵי שֶׁהֵן שֶׁל הַתּוֹרָה. לְמֵימְרָא דְּכׇל דִּיבּוּר לָשׁוֹן קָשָׁה? אִין, כְּדִכְתִיב: ״דִּבֶּר הָאִישׁ אֲדֹנֵי הָאָרֶץ אִתָּנוּ קָשׁוֹת״. וְהָתַנְיָא: ״נִדְבְּרוּ״, אֵין ״נִדְבְּרוּ״ אֶלָּא לְשׁוֹן נַחַת, וְכֵן הוּא אוֹמֵר ״יַדְבֵּר עַמִּים תַּחְתֵּינוּ״! ״דִּבֶּר״ לְחוּד, ״יַדְבֵּר״ לְחוּד. (סִימָנֵי רַבָּנַן מְהֵמְנֵי וְסָפְרֵי). פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יְהוּדָה וְרַבָּנַן, חַד אוֹמֵר: מִפְּנֵי שֶׁשִּׁיהָם. וְחַד אוֹמֵר: מִפְּנֵי שֶׁהֵן שֶׁל תּוֹרָה. ״וַיִּכְתֹּב יְהוֹשֻׁעַ אֶת הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים״, פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי נְחֶמְיָה – חַד אוֹמֵר: שְׁמֹנָה פְּסוּקִים, וְחַד אוֹמֵר: עָרֵי מִקְלָט. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר שְׁמֹנָה פְּסוּקִים, הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר עָרֵי מִקְלָט, מַאי ״בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים״? הָכִי קָאָמַר: ״וַיִּכְתּוֹב יְהוֹשֻׁעַ בְּסִפְרוֹ אֶת הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה הַכְּתוּבִים בְּסֵפֶר תּוֹרַת אֱלֹהִים״. סֵפֶר שֶׁתְּפָרוֹ בְּפִשְׁתָּן, פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי מֵאִיר – חַד אוֹמֵר: כָּשֵׁר, וְחַד אוֹמֵר: פָּסוּל. לְמַאן דְּאָמַר פָּסוּל, דִּכְתִיב: ״לְמַעַן תִּהְיֶה תּוֹרַת ה׳ בְּפִיךָ״, וְאִיתַּקַּשׁ כׇּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ לִתְפִילִּין: מָה תְּפִילִּין הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי לְתוֹפְרָן בְּגִידִין – אַף כֹּל לְתׇפְרָן בְּגִידִין. וְאִידַּךְ: כִּי אִיתַּקַּשׁ – לַמּוּתָּר בְּפִיךְ, לְהִלְכוֹתָיו לָא אִיתַּקַּשׁ. אָמַר רַב: חֲזֵינַן לְהוּ לִתְפִילִּין דְּבֵי חֲבִיבִי דִּתְפִירִי בְּכִיתָּנָא, וְלֵית הִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ. מַתְנִי׳ אֶחָד מָשׁוּחַ בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה, וְאֶחָד הַמְרוּבֶּה בִּבְגָדִים, וְאֶחָד שֶׁעָבַר מִמְּשִׁיחוּתוֹ – מַחֲזִירִין אֶת הָרוֹצֵחַ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף מְשׁוּחַ מִלְחָמָה מַחֲזִיר אֶת הָרוֹצֵחַ. לְפִיכָךְ אִימּוֹתֵיהֶן שֶׁל כֹּהֲנִים מְסַפְּקוֹת לָהֶן מִחְיָה וּכְסוּת, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִתְפַּלְּלוּ עַל בְּנֵיהֶם שֶׁיָּמוּתוּ. גְּמָרָא גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב כָּהֲנָא: דְּאָמַר קְרָא: ״וְיָשַׁב בָּהּ עַד מוֹת הַכֹּהֵן הַגָּדֹל״, וּכְתִיב: ״כִּי בְעִיר מִקְלָטוֹ יֵשֵׁב עַד מוֹת הַכֹּהֵן הַגָּדֹל״, וּכְתִיב: ״וְאַחֲרֵי מוֹת הַכֹּהֵן הַגָּדֹל״. וְרַבִּי יְהוּדָה? כְּתִיב קְרָא אַחֲרִינָא: ״לָשׁוּב לָשֶׁבֶת בָּאָרֶץ עַד מוֹת הַכֹּהֵן״. (וְגוֹ׳) וְאִידַּךְ: מִדְּלָא כְּתִיב: ״הַגָּדוֹל״ – חַד מֵהָנָךְ הוּא. לְפִיכָךְ אִימּוֹתֵיהֶן שֶׁל כֹּהֲנִים כּוּ׳. טַעְמָא דְּלָא מְצַלּוּ, הָא מְצַלּוּ – מָיְיתִי? וְהָכְתִיב: ״כַּצִּפּוֹר לָנוּד כַּדְּרוֹר לָעוּף כֵּן קִלְלַת חִנָּם לֹא תָבֹא״! אֲמַר לֵיהּ הָהוּא סָבָא: מִפִּירְקֵיהּ דְּרָבָא שְׁמִיעַ לִי, שֶׁהָיָה לָהֶן לְבַקֵּשׁ רַחֲמִים עַל דּוֹרָן וְלֹא בִּקְּשׁוּ. וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי: כְּדֵי שֶׁיִּתְפַּלְּלוּ עַל בְּנֵיהֶם שֶׁלֹּא יָמוּתוּ. טַעְמָא דִּמְצַלּוּ, הָא לָא מְצַלּוּ – מָיְיתִי? מַאי הֲוָה לֵיהּ לְמֶעְבַּד? הָכָא אָמְרִינַן: טוֹבִיָּה חֲטָא וְזִיגּוּד מִנַּגַּיד. הָתָם אָמְרִי: שְׁכֶם נָסֵיב וּמִבְגַּאי גָּזַיר. אֲמַר לֵיהּ הָהוּא סָבָא: מִפִּירְקֵיהּ דְּרָבָא שְׁמִיעַ לִי, שֶׁהָיָה לָהֶן לְבַקֵּשׁ רַחֲמִים עַל דּוֹרָן וְלֹא בִּקְּשׁוּ. כִּי הָא דְּהָהוּא גַּבְרָא דְּאַכְלֵיהּ אַרְיָא בְּרָחוֹק תְּלָתָא פַּרְסֵי מִינֵּיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, וְלָא אִישְׁתַּעִי אֵלִיָּהוּ בַּהֲדֵיהּ תְּלָתָא יוֹמֵי. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: קִלְלַת חָכָם – אֲפִילּוּ בְּחִנָּם הִיא בָּאָה. מְנָלַן? מֵאֲחִיתוֹפֶל, שֶׁבְּשָׁעָה שֶׁכָּרָה דָּוִד שִׁיתִין, קְפָא תְּהוֹמָא, בְּעָא לְמִישְׁטְפָא לְעָלְמָא. אֲמַר: מַהוּ לִכְתּוֹב שֵׁם אַחַסְפָּא וּמִישְׁדֵּא בִּתְהוֹמָא דְּלֵיקוּ אַדּוּכְתֵּיהּ? לֵיכָּא דְּאָמַר לֵיהּ מִידֵּי. אֲמַר: כׇּל הַיּוֹדֵעַ דָּבָר זֶה וְאֵינוֹ אוֹמְרוֹ – יֵחָנֵק בִּגְרוֹנוֹ. נָשָׂא אֲחִיתוֹפֶל קַל וָחוֹמֶר בְּעַצְמוֹ, אָמַר: וּמָה לַעֲשׂוֹת שָׁלוֹם בֵּין אִישׁ לְאִשְׁתּוֹ, אָמְרָה הַתּוֹרָה: שְׁמִי שֶׁנִּכְתַּב בִּקְדוּשָּׁה יִמָּחֶה עַל הַמַּיִם, לְכׇל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ לֹא כׇּל שֶׁכֵּן? אֲמַר לֵיהּ: שְׁרֵי. כְּתַב שֵׁם אַחַסְפָּא, שְׁדָא אַתְּהוֹמָא, נְחַת וְקָם אַדּוּכְתֵּיהּ. וַאֲפִילּוּ הָכִי כְּתִיב: ״וַאֲחִיתֹפֶל רָאָה כִּי לֹא נֶעֶשְׂתָה עֲצָתוֹ וַיַּחֲבֹשׁ אֶת הַחֲמוֹר וַיָּקׇם וַיֵּלֶךְ אֶל בֵּיתוֹ (וְ)אֶל עִירוֹ וַיְצַו אֶל בֵּיתוֹ וַיֵּחָנַק וְגוֹ׳״. אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: קִלְלַת חָכָם – אֲפִילּוּ עַל תְּנַאי הִיא בָּאָה. מְנָלַן? מֵעֵלִי, דְּקָאָמַר לֵיהּ [עֵלִי] לִשְׁמוּאֵל: ״כֹּה יַעֲשֶׂה לְּךָ אֱלֹהִים וְכֹה יוֹסִיף אִם תְּכַחֵד מִמֶּנִּי דָּבָר״. וְאַף עַל גַּב דִּכְתִיב: ״וַיַּגֶּד לוֹ שְׁמוּאֵל אֶת כׇּל הַדְּבָרִים וְלֹא כִחֵד מִמֶּנּוּ״, [וַאֲפִילּוּ הָכִי] כְּתִיב: ״וְלֹא הָלְכוּ בָנָיו בִּדְרָכָיו וְגוֹ׳״.