Guémara
Conclus-en que les êtres vivants peuvent être définitivement repoussés [nidḥim]. Non seulement une offrande déjà égorgée, mais aussi un animal vivant qui a été séparé comme offrande pour lequel il est disqualifié est définitivement repoussé de l'autel. De même ici, lorsqu'il n'a consacré que la moitié de l'animal, celui-ci ne peut être offert et est rejeté. Cette règle s'oppose à l'affirmation selon laquelle seuls les animaux déjà égorgés sont définitivement repoussés.
שְׁמַע מִינַּהּ בַּעֲלֵי חַיִּים נִדְחִים,
Et de plus, conclus-en que le rejet dès l'origine — c'est-à-dire une condition disqualifiant l'animal dès sa première consécration — est considéré comme un rejet permanent. On ne dit pas que la halakha du rejet ne s'applique qu'à un animal qui était apte à être sacrifié au moment de sa consécration et qui a ensuite été repoussé. Et conclus-en qu'il existe un rejet non seulement pour l'offrande elle-même, mais aussi pour sa valeur pécuniaire [damim] — c'est-à-dire que le rejet s'applique même à un animal dont seule la valeur a été consacrée. Ici, la moitié de l'animal n'est pas consacrée pour être sacrifiée comme offrande, et pourtant elle peut être définitivement repoussée de l'autel.
וּשְׁמַע מִינַּהּ דָּחוּי מֵעִיקָּרָא הָוֵי דָּחוּי, וּשְׁמַע מִינַּהּ יֵשׁ דִּחוּי בְּדָמִים.
§ Rava soulève un dilemme : si un homme dit à une femme : « La moitié de toi est fiancée avec la moitié d'un prutah, et la moitié de toi avec la moitié d'un prutah », quelle est la halakha ? Dit-on que, puisqu'il lui a dit « la moitié d'un prutah », il a divisé sa déclaration — c'est-à-dire qu'en spécifiant la moitié d'un prutah, il a voulu que les fiançailles se fassent en deux étapes, une demi-prutah pour chaque étape, et qu'une demi-prutah ne produit pas de fiançailles ? Ou bien comptait-il vers la somme complète de l'argent des fiançailles, et entendait-il que les fiançailles prennent effet en une seule fois ?
בָּעֵי רָבָא: ״חֶצְיֵיךְ בַּחֲצִי פְרוּטָה, וְחֶצְיֵיךְ בַּחֲצִי פְרוּטָה״ מַהוּ? כֵּיוָן דְּאָמַר לַהּ ״חֲצִי פְרוּטָה״ – פַּסְקַהּ, אוֹ דִילְמָא מוֹנֶה וְהוֹלֵךְ הוּא?
Et si tu disais que, dans ce cas, il comptait vers la somme complète, alors s'il lui a dit : « La moitié de toi est fiancée avec un prutah, et la moitié de toi avec un prutah », quelle est la halakha ? Dit-on que, puisqu'il lui a dit « avec un prutah et un prutah », il a divisé sa déclaration et entendait la fiancée en deux moitiés séparément — ce qu'on ne peut pas faire ? Ou bien tout ce qu'il fait ce jour-là est considéré comme s'il comptait — c'est-à-dire que, puisqu'il entendait achever l'action ce jour-là, c'est comme si elle était fiancée avec deux prutot ?
אִם תִּימְצֵי לוֹמַר מוֹנֶה וְהוֹלֵךְ הוּא, ״חֶצְיֵיךְ בִּפְרוּטָה וְחֶצְיֵיךְ בִּפְרוּטָה״ מַהוּ? כֵּיוָן דְּאָמַר לַהּ בִּפְרוּטָה וּפְרוּטָה – פַּסְקַהּ לְמִילְּתֵיהּ, אוֹ דִילְמָא כֹּל בְּיוֹמֵיהּ מוֹנֶה וְהוֹלֵךְ הוּא?
Et si tu disais que tout ce qu'il fait ce jour-là est considéré comme s'il comptait, alors s'il lui a dit : « La moitié de toi est fiancée avec un prutah aujourd'hui, et la moitié de toi avec un prutah demain », quelle est la halakha ? Dit-on que, puisqu'il lui a dit « demain », il a divisé sa déclaration — ce qui empêche de combiner les jours ? Ou bien voici ce qu'il lui disait : « Les fiançailles commencent dès maintenant, et ne seront achevées qu'demain » ?
אִם תִּימְצֵי לוֹמַר כֹּל בְּיוֹמֵיהּ מוֹנֶה וְהוֹלֵךְ הוּא, ״חֶצְיֵיךְ בִּפְרוּטָה הַיּוֹם וְחֶצְיֵיךְ בִּפְרוּטָה לְמָחָר״ מַהוּ? כֵּיוָן דְּאָמַר לַהּ לְמָחָר – פַּסְקַהּ, אוֹ דִילְמָא הָכִי קָאָמַר לַהּ: ״קִדּוּשִׁין מַתְחֲלוּ מֵהָאִידָּנָא וּמִגְמָר לָא נִיגְמְרוּ עַד לִמְחַר״?
Rava demande encore : s'il lui a dit : « Tes deux moitiés sont fiancées avec un prutah », quelle est la halakha ? Ici, il lui a certainement parlé en une seule fois — il n'a pas divisé sa déclaration en deux — et les fiançailles devraient donc être valides ; ou bien une femme ne peut pas être fiancée par moitiés du tout ? Aucune résolution n'a été trouvée à ces questions ; la Guemara dit donc que les dilemmes restent en suspens [teiku].
״שְׁנֵי חֲצָיַיִךְ בִּפְרוּטָה״ מַהוּ? הָכָא וַדַּאי בְּחַד זִימְנָא קָאָמַר לַהּ, אוֹ דִילְמָא אֵין אִשָּׁה מִתְקַדֶּשֶׁת לַחֲצָאִין כְּלָל? תֵּיקוּ.
Rava soulève un autre dilemme. Si un homme a dit à un autre : « Que tes deux filles soient fiancées à mes deux fils avec un prutah », quelle est la halakha ? La Guemara explique les deux faces du dilemme : suivons-nous le donneur et le receveur — le donneur remet un prutah et le receveur en reçoit un —, et y a-t-il ici de l'argent, puisqu'un prutah est considéré comme de l'argent, et les fiançailles sont donc valides ? Ou bien suivons-nous eux — c'est-à-dire ceux qui sont concernés par l'affaire, en l'occurrence les fils et les filles —, et il n'y a pas un prutah pour chacun de ces individus, et les fiançailles ne sont donc pas valides ? Ce problème reste aussi sans réponse ; la Guemara dit que le dilemme reste en suspens.
בָּעֵי רָבָא: ״שְׁתֵּי בְנוֹתֶיךָ לִשְׁנֵי בָנַי בִּפְרוּטָה״ מַהוּ? בָּתַר נוֹתֵן וּמְקַבֵּל אָזְלִינַן וְהָאִיכָּא מָמוֹנָא, אוֹ דִילְמָא בָּתַר דִּידְהוּ אָזְלִינַן וְהָא לֵיכָּא? תֵּיקוּ.
Rav Pappa soulève un dilemme : si un homme a dit à un autre : « J'acquiers ta fille et ta vache avec un prutah », quelle est la halakha ? Disons-nous qu'il entendait : « Ta fille sera fiancée avec la moitié d'un prutah, et ta vache sera achetée avec la moitié d'un prutah » — auquel cas ni les fiançailles ni l'acquisition ne prennent effet ? Ou bien entendait-il : « Ta fille sera fiancée avec un prutah, et ta vache sera acquise par tirage [meshikha] » ? Aucune réponse satisfaisante n'a été trouvée ici non plus ; la Guemara dit que le dilemme reste en suspens.
בָּעֵי רַב פָּפָּא: ״בִּתְּךָ וּפָרָתְךָ בִּפְרוּטָה״ מַהוּ? מִי אָמְרִינַן בִּתְּךָ בַּחֲצִי פְרוּטָה וּפָרָתְךָ בַּחֲצִי פְרוּטָה, אוֹ דִילְמָא בִּתְּךָ בִּפְרוּטָה וּפָרָתְךָ בִּמְשִׁיכָה? תֵּיקוּ.
Rav Ashi soulève un dilemme : s'il a dit : « J'acquiers ta fille et ton terrain avec un prutah », quelle est la halakha ? Cela signifie-t-il : « Ta fille sera fiancée avec la moitié d'un prutah, et ton terrain sera acquis avec la moitié d'un prutah » ? Ou bien : « Ta fille sera fiancée avec un prutah, et ton terrain sera acquis par prise de possession [hazaka] » ? Cette question reste aussi sans réponse ; la Guemara dit encore que le dilemme reste en suspens.
בָּעֵי רַב אָשֵׁי: ״בִּתְּךָ וְקַרְקָעֲךָ בִּפְרוּטָה״ מַהוּ? בִּתְּךָ בַּחֲצִי פְרוּטָה וְקַרְקָעֲךָ בַּחֲצִי פְרוּטָה, אוֹ דִילְמָא בִּתְּךָ בִּפְרוּטָה וְקַרְקָעֲךָ בַּחֲזָקָה? תֵּיקוּ.
§ La Guemara relate : un certain homme a fiancé une femme au moyen de vêtements de soie [beshira'ei]. Rabba dit : une évaluation de la valeur des vêtements n'est pas nécessaire, car ils valent certainement plus d'un prutah. Rav Yossef dit : une évaluation de la valeur des vêtements est nécessaire ; et comme l'homme n'a pas déterminé la valeur des vêtements de soie avant les fiançailles, celles-ci sont invalides. La Guemara commente : s'il lui a dit qu'elle devienne sa fiancée pour n'importe quelle somme, quelle que soit la valeur des vêtements de soie, tous conviennent que les vêtements ne nécessitent pas d'évaluation, car ils valent indubitablement plus d'un prutah.
הָהוּא גַּבְרָא דְּאקַדֵּישׁ בְּשִׁירָאֵי, רַבָּה אָמַר: לָא צְרִיכִי שׁוּמָא. רַב יוֹסֵף אָמַר: צְרִיכִי שׁוּמָא. אִי דְּאָמַר לַהּ בְּכֹל דְּהוּ, כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּלָא צְרִיכִי שׁוּמָא.
Inversement, s'il lui a dit qu'ils valent cinquante dinars, et qu'en réalité ils ne valent pas cinquante dinars, tous conviennent que les fiançailles ne sont pas valides, car ils ne valent pas la somme qu'il a indiquée. Ils divergent lorsqu'il a dit qu'ils valent cinquante dinars, et qu'en réalité ils valent cinquante dinars. Rabba dit : une évaluation de la valeur des vêtements n'est pas nécessaire avant les fiançailles, car ils valent cinquante dinars. Rav Yossef dit : une évaluation est nécessaire, car la femme elle-même n'est pas experte en évaluation et ne se fie pas à son appréciation. Ne sachant pas si les vêtements valent réellement cinquante dinars comme il l'a prétendu, elle n'accepte pas d'être fiancée.
אִי דְּאָמַר לַהּ ״חַמְשִׁין״ וְלָא שָׁווּ חַמְשִׁין – הָא לָא שָׁווּ. כִּי פְּלִיגִי, דְּאָמַר ״חַמְשִׁין״ וְשָׁווּ חַמְשִׁין. רַבָּה אָמַר: לָא צְרִיכִי שׁוּמָא, דְּהָא שָׁווּ חַמְשִׁין. רַב יוֹסֵף אָמַר: צְרִיכִי שׁוּמָא, כֵּיוָן דְּאִיתְּתָא לָא בְּקִיאָה בְּשׁוּמָא לָא סָמְכָה דַּעְתַּהּ.
Il y a ceux qui disent que même dans le cas où il dit : « Sois ma fiancée avec ces vêtements de soie, quelle que soit leur valeur », les amoraïm divergent sur la halakha. La raison de la dispute dans ce cas est la suivante. Rav Yossef dit : un objet valant de l'argent est comme de l'argent à tous égards. Comme l'argent est fixe — c'est-à-dire qu'il a une valeur clairement définie —
אִיכָּא דְּאָמְרִי בְּכֹל דְּהוּ נָמֵי פְּלִיגִי. רַב יוֹסֵף אָמַר: שָׁוֶה כֶּסֶף הֲרֵי הוּא כְּכֶסֶף, מָה כֶּסֶף דְּקִיץ –
Rachi
בעלי חיים נדחים - אם נדחו ידחו לעולם ואיכא למ"ד (ביומא דף סד.) אין דיחוי אלא בשחוטין אבל בעלי חיים שנדחו חוזרים ונראין ולדידיה קריבה הך בהמה כשחזר ולקח חציה:
דיחוי מעיקרא - כגון זו שמתחילת הקדישה לא נראית ליקרב ואיכא למ"ד (בסוכה דף לג:) דפליג ואמר אין דיחוי אלא בנראה ונדחה:,יש דיחוי בדמים - יש תורת דיחוי בדבר שאינו קדוש אלא לדמיו כגון זו שמתחלה לא הקדישה אלא לדמיה שתמכר ויקדשו דמי חציה שהרי ליקרב לחצאין לא היתה ראויה ואפ"ה חל עלה תורת דיחוי לדחות מעל המזבח לעולם ולא אמרינן אין דיחוי אלא בדבר שהוקדש לגופו ליקרב:
פסקה - והוה ליה כמקדש לחצאין:,מונה והולך הוא - ורישא דמילתא אמסקנא נמי קאי ולאו לחצאין הוא דהא חצי פרוטה לאו בר תפיסה הוא:
כיון דאמר בפרוטה פסקה - ולא היה תחילת דבורו אלא לחציה וטעה לומר שמקדשין לחצאין:,כל ביומיה - הואיל ובדעתיה לגומרו היום:
לשני בני - והם גדולים ועשאוהו שליח לקדש:
או דילמא בתך בפרוטה - דמידע ידע דבבציר מפרוטה לא מקדשה ופרתו לא אמר על פרוטה אלא שתקנה לו כשימשכנה:
קרקעך בחזקה - כשאחזיק בה:
לא צריכי שומא - שישומו אותן שמאים קודם שתקבלם:,צריכי שומא - וכיון שלא שמאום תחלה אינה מקודשת כדמפרש ואזיל:,בכל דהו - התקדשי לי בהן כמו שהן דלא צריכי שומא דבציר מפרוטה לא שוו:
אי דאמר - התקדשי לי בחמשים זוז והרי לך אלו בדמיהם:,ושוו חמשין - מיהו לא שמאוה בקיאים קודם לכך:
שוה כסף ככסף - גבי קידושין כסף כתיב ושוה כסף איתרבי ככסף כדאמרינן לקמן ישיב לרבות שוה כסף הלכך כי כסף בעינן דקייץ:
Tossafot
שמע מינה בעלי חיים - פי' בקונטרס אם נדחו ידחו לעולם דאיכא למ"ד אין דיחוי אלא בשחוטין אבל בעלי חיים שנדחו חוזרים ונראים ולדידיה קרבה הך בהמה כשחזר ולקח חציה וש"מ דיחוי מעיקרא הוי דיחוי פי' כגון זו שמתחילת הקדישה לא נראית ליקרב דאיכא מאן דפליג דאין דיחוי אלא בנראה ונדחה וש"מ יש דיחוי בדמים פי' יש תורת דיחוי בדבר שאין קדוש אלא לדמיו כגון זו שמתחילה לא הקדישה אלא לדמיה שתמכר ויקדשו דמי חציה שהרי ליקרב לחצאין לא היתה ראויה ואפ"ה חל עלה תורת דיחוי לדחות מעל המזבח לעולם ולא אמרינן אין דיחוי אלא בדבר שהוקדש לגופו ליקרב וא"ת למה לי למימר הני תרתי ש"מ יש דיחוי בדמים ודיחוי מעיקרא והלא אי אפשר לדיחוי מעיקרא שלא יהא דיחוי בדמים ויש לומר דאשכחן דיחוי מעיקרא אע"ג שקדוש קדושת הגוף כדאמר ר' יוחנן פ' נגמר הדין (סנהדרין דף מז.) כגון אכל חלב והפריש קרבן ועבד עבודת כוכבים וחזר בו והואיל ונדחה כשעבד עבודת כוכבים משום דזבח רשעים תועבה ידחה ולאו דוקא נקט התם והפריש קרבן תחלה דה"ה עבד עבודת כוכבים ואח"כ הפריש קרבן דהשתא הוי דיחוי מעיקרא דהא ר"י הוא דאית ליה דיחוי מעיקרא הוי דיחוי אלא משום אידך מילתא דרבי יוחנן דמייתי התם אכל חלב והפריש קרבן ונשתטה וחזר ונשתפה דלא מצי למימר דנשתטה תחילה כיון דשוטה הוא לאו בר הפרשה הוא נקט נמי הפריש קרבן ועבד עבודת כוכבים ואשכחן נמי קדושת דמים אע"ג דלא הוי דיחוי מעיקרא כגון המפריש נקבה לפסחו וילדה זכר והוי קדושת דמים דאין פסח בא מנקבה ולא הוי דיחוי מעיקרא שהרי הולד ראוי להקריב ויש ספרים דגרסינן ש"מ קדושת דמים מדחה ומפרש דוחה תמורתה מליקרב מדקתני ותמורתה כיוצא בה ולא נהירא דהא בכריתות (דף כח.) גבי מטמא מקדש עשיר שהפריש קן לכבשתו והעני הואיל ונדחה ידחה גרסינן נמי ש"מ תלת כמו בשמעתין והתם ע"כ אין לפרש קדושת דמים מדחה התמורה דאין תמורה בעופות אלא ע"כ היינו קדושה ואינה קריבה וא"ת למה ליה לרבי יוחנן לאשמועינן הני תלת מילי הא שמעינן לה בפרק מי שהיה טמא (פסחים דף צח.) ויש לומר משום דפלוגתא היא בפרק בתרא דכריתות (שם) דפליגי בה רבי שמעון בן יוחאי ורבנן מייתי דברי האמוראים ויש לתמוה אמאי לא פריך עלה דרבי יוחנן כי היכי דפריך בסוף כריתות (שם) עלה דרבי אושעיא דאמר מטמא מקדש עשיר שהפריש קן לכבשתו והעני הואיל ונדחה ידחה דפריך עלה מרבי שמעון מההיא דאמר המפריש נקבה [לפסחו קודם הפסח תרעה עד שתסתאב ותמכר ויביא בדמיה פסח] ילדה זכר ירעה עד שיסתאב וימכר [ויביא בדמיו פסח] ורבי שמעון אומר הוא עצמו יקרב פסח ועוד אדפריך עלה מרבי שמעון לסייעה עלה מדרבנן דקאמרי ברישא ירעה עד שיסתאב ועוד כיון דפריך מיחידאה אדפריך מרבי שמעון דברייתא לפרוך מרבי אליעזר דמתני' דתמורה דתנן פרק אלו קדשים (תמורה דף יח:) גבי מפריש נקבה לעולה וילדה זכר רבי אליעזר אומר הוא עצמו יקרב עולה ויש לומר היינו טעמא דפריך מרבי שמעון משום דבההיא אפילו רבנן מודו דעד כאן לא פליגי רבנן עליה אלא בדבר דשייך ביה קדושת דמים סברי מיגו דנחתא ביה קדושת דמים נחתא ביה נמי קדושת הגוף וקדושת הגוף לא הוי שהרי אין פסח בא מן הנקבה אבל גבי קן אפילו רבנן מודו שהרי אין קדושת דמים חלה בעופות ולמילתא דרבי יוחנן דהכא לא מצי לאותובי משום דהוה כי ההוא דהמפריש נקבה לפסחו ואי הוה מותיב מרבי שמעון הוה אמינא לסיועיה מדרבנן וממילתא דר' אליעזר נמי לא מצי לאותביה משום דהוה יחידאה:
חצייך בפרוטה וחצייך בפרוטה - ואם תאמר אמאי לא יועיל והא לא אמר לעיל דלא פשטו קידושין בכולה אלא משום דאיכא דעת אחרת ואינה מתרצה אלא למה ששומעת אבל אם היינו יודעים שמתרצה בכולה פשטו קידושין בכולה והכא גלי דעתה שמתרצה בכולה וי"ל דאי הוי מיירי דאמר לה בלשון קידושין אין ה"נ דהוו פשטו קידושין בכולה אבל הכא איירי דאמר לה הרי את מאורסת לי או בחד מהני לישני דלעיל (קידושין דף ו.):
חצייך בפרוטה היום וחצייך בפרוטה למחר - כך אמר לה בפעם אחת:
שתי בנותיך לשני בני - אומר ר"י דמיירי בבנות קטנות דקידושין דאב נינהו דאי בגדולות ואב מקבל קידושין בתורת שליחות פשיטא דבעי פרוטה לכל אחת דשליח לא עדיף ממשלחו דבתר נותן דקאמר לאו דוקא שהרי הנותן ע"כ בתורת שליחות בניו הוא בא ואי בתר נותן אזלינן הוי בעי שתי פרוטות כאילו הבנים בעצמם מקדשין אבל הבעיא היא אי בתר מקבל אזלינן לגמרי דשמא אין לחוש אלא שיקבל המקבל שוה פרוטה וצ"ל שבירר לאיזה מהם כגון רחל לראובן ולאה לשמעון דאל"כ הוי קידושין שלא נמסרו לביאה:
בתך ופרתך בפרוטה - כיון דפרה אין נקנית בכסף שדינא להו בתר בתו והדר בעי בתך וקרקעך דקרקע נקנה בכסף:
ורב יוסף אמר צריכי שומא - קודם קידושין קאמר כדפי' בקונטרס ותימה דלקמן פ"ב (קידושין דף מח.) תניא גבי התקדשי לי בשטר חוב וחכמים אומרים שמין את הנייר אם יש בו שוה פרוטה מקודשת ומשמע שמין את הנייר אחר קידושין ואע"ג דמתחלה שומת הנייר לא היתה ידועה ויש לומר דללישנא דאמר בכל דהו כולי עלמא לא פליגי איירי דאמר לה כל דהו וללישנא דבכל דהו נמי פליגי הכי קאמר ואם רוצה לקדשה בשטר שמין את הנייר מתחילה אם יש בו שוה פרוטה מקודשת כלומר אם שמוהו תחילה לאפוקי ממ"ד מקודשת אע"פ שאין בו שוה פרוטה מטעם שטר:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.