Et ils exemptaient les femmes déjà mariées de la halitsa et du yiboum. La Guemara développe : comment exposaient-ils le verset pour en tirer cette conclusion ? Le verset dit : « La femme du défunt ne sera pas mariée en dehors de la famille à un étranger ; son beau-frère viendra vers elle et la prendra pour femme, et consommera le mariage lévirat » (Devarim 25, 5). Ils comprirent le mot « en dehors » [hutzah] comme une description de la femme : celle qui « est assise dehors » — c'est-à-dire seulement fiancée ; elle ne sera pas mariée à un étranger, et c'est avec elle que s'applique l'obligation du yiboum. Mais celle qui « n'est pas assise dehors », ayant déjà été mariée, pourra épouser un étranger. La crainte à l'égard des Samaritains est donc que leurs descendants incluent les enfants d'une veuve qui s'est illégalement unie à un homme qui n'était pas son beau-frère.
וּפוֹטְרִים אֶת הַנְּשׂוּאוֹת. מַאי דָּרְשִׁי? ״לֹא תִהְיֶה אֵשֶׁת הַמֵּת הַחוּצָה לְאִישׁ זָר״ – הָךְ דְּיָתְבָה חוּצָה, הִיא לֹא תִהְיֶה לְאִישׁ זָר, אֲבָל הָךְ דְּלָא יָתְבָה חוּצָה – תִּהְיֶה לְאִישׁ זָר.
Après avoir expliqué quelle interdiction les Samaritains ont violée, la Guemara explique comment cela justifie l'interdit de mariage avec eux. Et Rabbi Akiva se conforme à sa ligne habituelle de raisonnement, car il dit : la descendance d'un rapport sexuel pour lequel on est passible d'une interdiction [lav] est un mamzer. Les descendants d'une yevama qui a transgressé l'interdit : « La femme du défunt ne sera pas mariée en dehors de la famille à un étranger », ont donc le statut de mamzerim.
וְרַבִּי עֲקִיבָא לְטַעְמֵיהּ דְּאָמַר: יֵשׁ מַמְזֵר מֵחַיָּיבֵי לָאוִין.
Et certains disent une troisième opinion sur la raison pour laquelle les Sages ont disqualifié les Samaritains pour le mariage : c'est parce qu'ils ne sont pas versés dans les détails des mitsvot. La Guemara demande : qui est visé par l'expression « certains disent » ? Rav Idi bar Avin dit : c'est l'avis de Rabbi Eliezer. Comme il est enseigné dans une baraïta (Tosefta, Pesaḥim 2, 2) : la matsa d'un Samaritain est permise à être mangée à Pessah et n'est pas considérée comme du pain levé ; et l'on peut accomplir son obligation de manger de la matsa la première nuit de Pessah avec elle. Mais Rabbi Eliezer l'interdit, car les Samaritains ne sont pas versés dans les détails des mitsvot, et il existe une crainte que leur matsa soit levée. Rabban Shimon ben Gamliel dit que, pour toute mitsva que les Samaritains ont embrassée et acceptée, ils sont plus rigoureux dans son observance que les Juifs.
וְיֵשׁ אוֹמְרִים: לְפִי שֶׁאֵין בְּקִיאִין בְּדִקְדּוּקֵי מִצְוֹת. מַאן יֵשׁ אוֹמְרִים? אָמַר רַב אִידִי בַּר אָבִין: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא. דְּתַנְיָא: מַצַּת כּוּתִי מוּתֶּרֶת וְאָדָם יוֹצֵא בָּהּ יְדֵי חוֹבָתוֹ בַּפֶּסַח, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹסֵר, לְפִי שֶׁאֵין בְּקִיאִים בְּדִקְדּוּקֵי מִצְוֹת. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כׇּל מִצְוָה שֶׁהֶחֱזִיקוּ בָּהּ כּוּתִים – הַרְבֵּה מְדַקְדְּקִים בָּהּ, יוֹתֵר מִיִּשְׂרָאֵל.
La Guemara demande : mais ici, en matière de mariage, dans quels détails ne sont-ils pas versés ? La Guemara répond : c'est parce qu'ils ne sont pas versés dans les lois des fiançailles [kiddushin] et du divorce [guerushin]. Il est donc possible que leurs actes de divorce aient été invalides, ou qu'une femme fiancée ait été autorisée à se remarier sans avoir reçu d'acte de divorce — auquel cas ses futurs enfants seraient des mamzerim.
וְאֶלָּא הָכִי, מַאי אֵין בְּקִיאִין? לְפִי שֶׁאֵין בְּקִיאִין בְּתוֹרַת קִידּוּשִׁין וְגֵירוּשִׁין.
Rav Naḥman dit que Rabba bar Avuh dit : les Samaritains sont de lignée défectueuse parce qu'un mamzer issu d'un rapport entre un homme et sa sœur, et un mamzer issu d'un rapport entre un homme et la femme de son frère, se sont assimilés parmi eux ; ils ont donc tous le statut de mamzerim en raison de l'incertitude quant à l'identité de ces mamzerim assimilés. La Guemara demande : que nous enseigne-t-il en précisant comment ils sont mamzerim par incertitude ? S'il avait voulu enseigner incidentellement la halakha que la descendance d'un rapport passible de karet est un mamzer, qu'il enseigne un seul exemple — celui du mamzer issu d'une sœur ! La Guemara répond : il n'a pas mentionné ces détails pour nous enseigner une halakha, mais parce que l'événement s'est produit de cette façon, et c'est pourquoi les Samaritains furent considérés comme de lignée défectueuse.
אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: מַמְזֵר מֵאֲחוֹתוֹ וּמַמְזֵר מֵאֵשֶׁת אָח נִתְעָרְבוּ בָּהֶן. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן, יֵשׁ מַמְזֵר מֵחַיָּיבֵי כָרֵיתוֹת? נִיתְנֵי חֲדָא! מַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה כָּךְ הָיָה.
Et Rava dit : un esclave cananéen et une servante cananéenne se sont assimilés parmi eux. La Guemara demande : dans ces cas, l'interdit est dû à quoi ? C'est dû à une servante cananéenne, dont les enfants sont esclaves. Mais si tel est le cas, qu'il enseigne un seul exemple — pourquoi mentionner aussi un esclave cananéen, dont l'enfant issu d'un rapport avec une femme juive est de lignée non défectueuse ? La Guemara répond encore : l'événement s'est produit de cette façon.
וְרָבָא אָמַר: עֶבֶד וְשִׁפְחָה נִתְעָרְבוּ בָּהֶן. אִיסּוּרָא מִשּׁוּם מַאי, מִשּׁוּם שִׁפְחָה? נִיתְנֵי חֲדָא! מַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה כָּךְ הָיָה.
Mishna 1
MICHNA : Un Cohen qui épouse une femme fille de Cohen doit enquêter sur sa lignée — c'est-à-dire examiner les générations antérieures de son arbre généalogique, du côté maternel et paternel — pour quatre mères, qui font huit. Comment ? Il enquête sur la lignée de sa mère, et la mère de sa mère, et la mère du père de sa mère, et sa mère — c'est-à-dire la mère de la mère du père de sa mère. Il enquête aussi sur la mère de son père, et sa mère — c'est-à-dire la mère du père de son père —, et la mère du père de son père, et sa mère — c'est-à-dire la mère de la mère du père de son père. S'il cherche à épouser une Léviye ou une Israélite, il ajoute à ces enquêtes une génération de mères supplémentaire.
מַתְנִי׳ הַנּוֹשֵׂא אִשָּׁה כֹּהֶנֶת – צָרִיךְ לִבְדּוֹק אַחֲרֶיהָ אַרְבַּע אִמָּהוֹת שֶׁהֵן שְׁמֹנֶה: אִמָּהּ, וְאֵם אִמָּהּ, וְאֵם אֲבִי אִמָּהּ, וְאִמָּהּ, וְאֵם אָבִיהָ וְאִמָּהּ, וְאֵם אֲבִי אָבִיהָ וְאִמָּהּ. לְוִיָּה וְיִשְׂרְאֵלִית מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן עוֹד אַחַת.(משנה)
Pour ces enquêtes, on n'a pas besoin d'enquêter à partir de l'autel et au-delà. Si ses ancêtres comprenaient un Cohen qui servait à l'autel, on n'enquête pas plus loin, car le tribunal aurait vérifié sa lignée avant de l'autoriser à participer au service du Temple. On n'enquête pas non plus à partir de la plateforme [dukan], utilisée par les Lévites pour chanter au Temple, et au-delà ; ni à partir du Sanhédrin et au-delà, car seul celui dont la lignée a été examinée et trouvée apte peut être nommé au Sanhédrin. De même, quiconque dont les ancêtres ont occupé des charges publiques, et quiconque dont les ancêtres ont été collecteurs de charité, peut épouser dans la prêtrise, et il n'est pas nécessaire d'enquêter sur sa lignée, car nul de lignée défectueuse ne serait nommé à ces fonctions.
אֵין בּוֹדְקִין לֹא מִן הַמִּזְבֵּחַ וּלְמַעְלָה, וְלֹא מִן הַדּוּכָן וּלְמַעְלָה, וְלֹא מִן הַסַּנְהֶדְרִין וּלְמַעְלָה. וְכֹל שֶׁהוּחְזְקוּ אֲבוֹתָיו מִשּׁוֹטְרֵי הָרַבִּים וְגַבָּאֵי צְדָקָה – מַשִּׂיאִין לַכְּהוּנָּה וְאֵין צָרִיךְ לִבְדּוֹק אַחֲרֵיהֶן.
Rabbi Yosse dit : même les descendants de celui qui a signé comme témoin dans l'ancien tribunal [ba'arki] de Tzippori n'ont pas besoin d'avoir leur lignée enquêtée. Rabbi Hanina ben Antigonus dit : même les descendants de celui qui était inscrit sur la liste de l'armée [be'isteratya] du roi juif n'ont pas besoin d'avoir leur lignée enquêtée.
רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אַף מִי שֶׁהָיָה חָתוּם עֵד בְּעַרְכֵי הַיְּשָׁנָה שֶׁל צִיפּוֹרִי. רַבִּי חֲנִינָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אוֹמֵר: אַף מִי שֶׁהָיָה מוּכְתָּב בְּאִסְטְרַטְיָא שֶׁל מֶלֶךְ.
Guémara
GUEMARA : En quoi les femmes diffèrent-elles, que nous enquêtions sur leur lignée, et en quoi les hommes diffèrent-ils, que nous n'enquêtions pas sur leur lignée ? Pourquoi n'examinerions-nous pas aussi la lignée masculine des ancêtres de la fiancée, comme nous le faisons pour ses ancêtres féminins ? La Guemara répond : lorsque les femmes se querellent entre elles, c'est par des accusations de relations sexuelles interdites — c'est-à-dire de licenciosité — qu'elles se querellent. Et s'il existait réellement un vice de lignée concernant la femme en question, cela ne ferait pas de bruit. En revanche, lorsque les hommes se querellent entre eux, c'est par des accusations de lignée défectueuse qu'ils se querellent. Si un vice de lignée existait donc du côté du père de la femme, cela ferait du bruit, même sans enquête.
גְּמָ׳ מַאי שְׁנָא בִּנְשֵׁי בָּדְקִינַן וּמַאי שְׁנָא בְּגַבְרֵי דְּלָא בָּדְקִינַן? נְשֵׁי דְּכִי מִינְּצוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי – בַּעֲרָיוֹת הוּא דְּמִינְּצוּ, וְאִם אִיתָא דְּאִיכָּא מִילְּתָא – לָא אִית לַיהּ קָלָא, גַּבְרֵי דְּכִי מִינְּצוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי – בְּיוּחֲסִין הוּא דְּמִינְּצֵי, אִם אִיתָא דְּאִיכָּא מִילְּתָא – אִית לַיהּ קָלָא.
La Guemara demande : mais elle devrait aussi enquêter sur sa lignée à lui — pourquoi seule la lignée de la femme est-elle examinée ? La Guemara commente : cela confirme Rav, car Rav Yehouda dit que Rav dit : il n'était pas interdit aux femmes de lignée non défectueuse — filles de Cohanim — d'épouser des hommes de lignée défectueuse, tels que des ḥalalim, des convertis ou des esclaves affranchis. Les femmes ne sont donc pas tenues d'enquêter sur la lignée de leurs futurs maris.
וְאִיהִי נָמֵי תִּבְדּוֹק בֵּיהּ בְּדִידֵיהּ? מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לֹא הוּזְהֲרוּ כְּשֵׁרוֹת לִינָּשֵׂא לִפְסוּלִים.
Rav Adda bar Ahava enseigna qu'il faut enquêter sur quatre mères qui font douze — en ajoutant deux générations supplémentaires de mères de chacun des parents de la femme. Il fut enseigné dans une baraïta : quatre mères qui font seize. La Guemara demande : selon Rav Adda bar Ahava,
רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה תָּנֵי: אַרְבַּע אִמָּהוֹת שֶׁהֵם שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה. בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: אַרְבַּע אִמָּהוֹת שֶׁהֵם שֵׁשׁ עֶשְׂרֵה. בִּשְׁלָמָא לְרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה –
Rachi
ופוטרין את הנשואות - מן החליצה ולרבי עקיבא בני חייבי לאוין ממזרים הם:,החוצה - החיצונה שלא נכנסה עדיין לרשות הבעל לנשואין:
ומשני יש ממזר מחייבי כריתות קא משמע לן - ולאפוקי ממאן דאמר (יבמות דף מט.) אין ממזר אלא מחייבי מיתות בית דין:
ויש אומרים - היינו רבי אליעזר:,לפי שאין בקיאין - אסרום ולקמן מפרש לענין יוחסין מאי בקיאין איכא הלכך לרבי אליעזר כותי לא ישא כותית שמא אחד מן הבקיאין שלא אירע פסול בנישואי אבותיו והשני משאינן בקיאין ואירע ספק אשת איש בקידושי אבותיו שנתקדשה לאחר ואמרו אינן קדושין ונשאת לאחר:,מצת כותי מותרת - לאכלה בפסח ואין בה משום חששא דחימוץ:,ואדם יוצא בה - בלילי י"ט הראשון שהמצה חובה ויוצא בה דלא הוי כקמחין ובציקות של עובדי כוכבים שלא חמצו דקי"ל (פסחים דף מ.) אדם ממלא כריסו מהם ובלבד שיאכל כזית מצה אחרת באחרונה משום דבמצת מצוה בעינן שימור לשם מצוה אבל מצת כותי א"צ לאכול מצה אחרת באחרונה דבקיאי במצות שימור:
ואלא הכא - גבי יוחסין מאי אין בקיאין שייך למימר:
מאי קמ"ל - האי ממזר מאחותו דקא פריש ממאי הוה ולא תנא ממזר סתמא:,ומשני יש ממזר מחייבי כריתות קא משמע לן - ולאפוקי ממאן דאמר (יבמות דף מט.) אין ממזר אלא מחייבי מיתות בית דין:,וניתני חדא - ממזר מאחותו נתערב בהן:
עבד ושפחה נתערבו בהן - עבד נשא מבנותיהם ושפחה נשאת לאחד מהם ואין אותה משפחה ידועה:,ופרכינן איסורא משום שפחה - דע"כ עובד כוכבים ועבד הבא על בת ישראל הוולד כשר אלא שפחה וולדה עבד:,ניתני - שפחה לחודה:
מתני' אשה כהנת - דווקא נקט כדקתני סיפא לויה וישראלית מוסיפין עליהן עוד אחת:,ארבע אמהות שהן שמנה - בודקין בדורותיה ארבע אמהות שתים מצד האב ושתים מצד האם שהם שמנה כל אחת מהם אמה ואם אמה:,בודקין - שלא היו ממזרות או אחת מן הפסולות לקהל:,ואם אבי אמה - של אשה זו שהוא נושא:,ואמה - של אם אבי אמה:,ואם אביה - של זו שהוא נושא:,ואמה - של אם אביה:,ואם אבי אביה - של זו שהוא נושא ואמה:,לויה וישראלית - לכהן בא לכונסה מוסיפין עליהן עוד אחת. אם אחת בכל זוג וזוג כגון אמה ואם אמה ואמה וכן כולם:
בודקין - שלא היו ממזרות או אחת מן הפסולות לקהל:,אין בודקין מן המזבח ולמעלה - התחיל לבדוק באמהות ומצא שאבי אביה שימש על המזבח בידוע שמיוחס הוא:,ולא מן הדוכן ולמעלה - אם הועד עליו שעמד אצל הלוים בדוכן לשורר שיר:,ולא מן הסנהדרין ולמעלה - אם נמנה בסנהדרין א"צ לבדוק אותו וכן שוטרי הרבים וגבאי צדקה משיאין בנותיהם לכהן ואין צריכין לבדוק וטעמא דכולהו מפרש בגמרא:
אף מי שהיה חתום בערכי הישנה של ציפורי - עיר סמוכה לציפורי ששמה ישנה כדאמרינן בעירובין (דף נט.) כעיר חדשה שביהודה דהיינו עיר ששמה חדשה כדכתיב (יהושע טו) צנן וחדשה:,בערכי - שהיה כתוב בסדרי הדיינין שהיו רגילים לייחס את הראויים לדון שהיו מיוחסין וכותבין על הסדר פלוני ופלוני מיוחסין הן שאין רגילין בני המקום למנות דיין שאינו מיוחס:,באיסטרטיא של מלך - בגמרא מפרש לה:
גמ' מאי שנא בנשים דבדקינן - כדקתני ד' אמהות ולא קתני ארבע אבות שיהו בודקין אביה ואבי אביה שלא היו ממזרים:,בעריות הוא דמנצו - אין זו מגנה את זו בפסול ייחוס אלא בזנות:,ואם איתא דאיכא בהו מילתא - לפסול יוחסין לית ליה קלא:
איהי נמי - הכהנת אמאי לא הצריכוה לבדוק ביחוס בעלה ד' אמהות דילמא איכא מילתא בנשי משפחתו ביוחסין:,לא הוזהרו כשרות - כהנות לינשא לפסולין כגון חללי גירי וחרורי וכיון דלא הקפידה תורה עליהם ליוחסין רבנן נמי לא עבוד בהו מעלה לאצרוכינהו בדיקה ואפילו מחמת ממזרות ושתוקות אלא כי איתחזיק איסורא ביה אבל לחששא ולמיבדק לא אצרכינהו:
שהם שתים עשרה - על כל זוג מוסיף לבדוק עוד אם למעלה:,שש עשרה - על כל זוג של משנתינו מוסיף אמה של עליונה ואם אמה:
Tossafot
מצת כותי מותרת - פי' מותרת לאכלה בפסח ואין בה משום חששא דחימוץ ואדם יוצא בה ידי חובתו בפסח בלילי יו"ט ראשון שאכילתה חובה ולא הויא כקמחין ובצקות של עובדי כוכבים דקיימא לן (פסחים דף מ.) דאדם ממלא כריסו מהן ובלבד שיאכל כזית מצה באחרונה וא"ת והא אמרי' (בפרקי דר"א פל"ח) כל האוכל פת כותי כאילו אוכל חזיר וי"ל היינו דווקא פת שהכותי לש ועושה בביתו אבל העיסה שהכותי עושה בביתו של ישראל מותר ונראה הא דקאמר ואדם יוצא בה ידי חובתו היינו דוקא שגם הכותי יאכל ממנה דאל"כ לא יצא ידי חובתו דהא לית להו לפני עור לא תתן מכשול:
הנושא אשה כהנת - פי' כהן שבא לישא אשה כהנת וקאמר דצריך לבדוק משום שאנו רוצים שבנה ישמש ע"ג המזבח אבל אין לפרש דמיירי בישראל הבא לישא אשה כהנת ורוצה שיהא בנה כשר לכהונה דא"כ אמאי נקט כהנת אפילו היתה חללה נמי הוי בנה כשר לכהונה דבני ישראל מקוה טהרה לחללות:,צריך שיבדוק אחריה ארבע אמהו' - פי' בקונט' בודקין משום חשש דממזרות ולא נהירא מדפריך גמ' ואיהי נמי תבדוק בדידיה ומשני לא הוזהרו כשרות לינשא לפסולים ומאי קאמר הא הוזהרו לינשא לממזרים דהא אפילו [מאן] דאמר לא הוזהרו היינו דוקא לינשא לחלל קאמר אבל לממזרים לא לכך צריך לומר דחששא דמתני' הוא משום חללות אבל משום ממזרות לא שייך חששא כלל דמכירין ישראל ממזרים שביניהם ומיהו תימה הא קתני לויה וישראלית מוסיפין עוד אחת ואי לא בדקי אלא בפסול חללות לויה וישראלית אמאי צריכין בדיקה כיון דאבוה לוי או ישראל אי אפשר בשום ענין להיות בה פסול חללה שהרי לכ"ע בני ישראל מקוה טהרה לחללות וא"כ ישראל שנשא חללה בתו כשרה לכהונה וי"ל דעיקר הבדיקה ותקנה משום פסול חללות ואגב בדיקה דחללות בדקי נמי היכא דלא שייך אלא פסול ממזרות כגון לויה וישראלית אבל גבי איהי דליכא פסול חללות דלא הוזהרו כשרות לינשא לפסולין לא צריך לבדוק משום ממזרות ור"ת כתב בספר הישר דהא דצריך לבדוק היינו דוקא להכשיר בניהם לעבודה אי נמי להכשיר עצמו לעבודה אבל להאכילו בתרומה א"צ בדיקה כדאמר פ' האשה שנתארמלה (כתובות דף כד.) אני כהן וחבירי כהן נאמן להאכילו בתרומה ואין נאמן להשיאו אשה:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.