n'a acquis par son salaire que de la colère [ragzanouta], c'est-à-dire que rien de bénéfique ne vient par la colère ; au final il ne lui reste que la colère elle-même. Et une bonne personne reçoit à goûter le fruit de ses actions. Et pour toute personne qui ne s'engage pas dans l'étude de la Bible, ni dans l'étude de la Michna, ni dans la conduite désirable — on devrait lui faire vœu de ne pas tirer profit d'elle, et on ne devrait avoir aucun contact avec elle, comme il est dit : « et ne s'est pas assis au siège des moqueurs » (Tehilim 1, 1). Le siège de cette personne est certes le siège des moqueurs, car elle ne s'occupe que d'affaires oiseuses.
לֹא עָלְתָה בְּיָדוֹ אֶלָּא רַגְזָנוּתָא. וּלְאָדָם טוֹב מַטְעִימִים אוֹתוֹ מִפְּרִי מַעֲשָׂיו. וְכֹל שֶׁאֵינוֹ לֹא בַּמִּקְרָא וְלֹא בַּמִּשְׁנָה וְלֹא בְּדֶרֶךְ אֶרֶץ – דּוֹר הֲנָאָה מִמֶּנּוּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבְמוֹשַׁב לֵצִים לֹא יָשָׁב״ – מוֹשָׁבוֹ מוֹשַׁב לֵצִים.
Que nous revenions à toi, chapitre « la femme est acquise ».
הֲדַרַן עֲלָךְ הָאִשָּׁה נִקְנֵית
Mishna 1
MICHNA : un homme peut fiancer une femme par lui-même ou par l'intermédiaire de son mandataire. De même, une femme peut se faire fiancer par elle-même ou par l'intermédiaire de sa mandataire. Un homme peut fiancer sa fille à un homme lorsqu'elle est jeune fille (naara), soit par lui-même, soit par l'intermédiaire de son mandataire.
הָאִישׁ מְקַדֵּשׁ בּוֹ וּבִשְׁלוּחוֹ. הָאִשָּׁה מִתְקַדֶּשֶׁת בָּהּ וּבִשְׁלוּחָהּ. הָאִישׁ מְקַדֵּשׁ אֶת בִּתּוֹ כְּשֶׁהִיא נַעֲרָה, בּוֹ וּבִשְׁלוּחוֹ.(משנה)
Guémara
GUEMARA : la Guemara commence par questionner la nécessité de la halakha apparemment superflue énoncée dans la MISHNA : maintenant que la Michna a dit qu'on peut fiancer une femme par l'intermédiaire de son mandataire, est-il nécessaire de dire qu'un homme peut fiancer une femme par lui-même ? Rav Yossef dit : la Michna écrit les deux halakhot pour enseigner que bien que le kiddoushin soit valide dans les deux cas, il est plus convenable que la mitsva soit accomplie par l'homme lui-même que par l'intermédiaire de son mandataire. C'est comme l'histoire de Rav Safra, qui lui-même brûlait la tête d'un animal le vendredi soir pour le préparer à être mangé le Chabbat, et de Rava, qui lui-même salait un poisson turbot, pour accomplir la mitsva de se préparer au Chabbat, bien que cela aurait pu être fait par d'autres.
גְּמָ׳ הַשְׁתָּא בִּשְׁלוּחוֹ מְקַדֵּשׁ, בּוֹ מִיבַּעְיָא?! אָמַר רַב יוֹסֵף: מִצְוָה בּוֹ יוֹתֵר מִבִּשְׁלוּחוֹ. כִּי הָא דְּרַב סָפְרָא מְחָרֵיךְ רֵישָׁא, רָבָא מָלַח שִׁיבּוּטָא.
Il y a ceux qui disent : pour cette mitsva particulière du kiddoushin, il y a aussi une interdiction, conformément à ce que Rav Yehouda dit que Rav dit — car Rav Yehouda dit que Rav dit : il est interdit à un homme de fiancer une femme avant de l'avoir vue, de peur qu'il découvre après les fiançailles quelque chose de répugnant en elle et qu'elle lui devienne odieuse, ce qui le ferait la haïr — et pour prévenir cette violation de ce que le Miséricordieux dit dans la Torah : « tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Vayikra 19, 18) —, les Sages ont statué qu'un homme doit fiancer une femme en personne, afin de s'assurer qu'il l'approuve.
אִיכָּא דְּאָמְרִי: בְּהָא אִיסּוּרָא נָמֵי אִית בֵּהּ, כִּדְרַב יְהוּדָה אָמַר רַב. דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: אָסוּר לָאָדָם שֶׁיְּקַדֵּשׁ אֶת הָאִשָּׁה עַד שֶׁיִּרְאֶנָּה, שֶׁמָּא יִרְאֶה בָּהּ דָּבָר מְגוּנֶּה וְתִתְגַּנֶּה עָלָיו, וְרַחֲמָנָא אָמַר: ״וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ״.
Et si une interdiction pèse sur un homme qui fiance une femme par mandataire, alors lorsque l'énoncé de Rav Yossef a été dit — qu'il est simplement préférable que le kiddoushin soit accompli sans mandataire —, il a été dit au sujet de la seconde clause de la MISHNA : « une femme peut se faire fiancer par elle-même ou par l'intermédiaire de sa mandataire ». Maintenant que la Michna a dit qu'elle peut se faire fiancer par l'intermédiaire de sa mandataire, est-il nécessaire de dire qu'elle peut se faire fiancer par elle-même ? C'est en réponse à cela que Rav Yossef dit : il est plus convenable que la mitsva soit accomplie par la femme elle-même que par l'intermédiaire de sa mandataire. C'est comme l'histoire de Rav Safra, qui lui-même brûlait la tête d'un animal le vendredi soir pour le préparer à être mangé le Chabbat, et de Rava, qui lui-même salait un poisson turbot.
וְכִי אִיתְּמַר דְּרַב יוֹסֵף – אַסֵּיפָא אִיתְּמַר, הָאִשָּׁה מִתְקַדֶּשֶׁת בָּהּ וּבִשְׁלוּחָהּ. הַשְׁתָּא בִּשְׁלוּחָהּ מִיקַּדְּשָׁא בָּהּ מִיבַּעְיָא?! אָמַר רַב יוֹסֵף: מִצְוָה בָּהּ יוֹתֵר מִבִּשְׁלוּחָהּ. כִּי הָא דְּרַב סָפְרָא מְחָרֵיךְ רֵישָׁא, רָבָא מָלַח שִׁיבּוּטָא.
Mais dans ce cas d'une femme qui nomme un mandataire, il n'y a pas d'interdiction, conformément à ce que Reish Lakish a dit. Car Reish Lakish a dit : les femmes ont un dicton : mieux vaut être assise à deux corps [c'est-à-dire être mariée] que d'être assise seule comme une veuve. Une fois qu'une femme a décidé de se marier, elle acceptera n'importe quel mari dont son mandataire acceptera les fiançailles pour elle, et il n'y a pas à craindre qu'elle trouve son fiancé répugnant et viole la mitsva d'aimer son prochain comme soi-même.
אֲבָל בְּהָא אִיסּוּרָא לֵית בַּהּ, כִּדְרֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: טָב לְמֵיתַב טַן דּוּ מִלְּמֵיתַב אַרְמְלוּ.
La Michna enseigne : un homme peut fiancer sa fille à un homme lorsqu'elle est jeune fille. La Guemara en déduit : lorsqu'elle est jeune fille, oui, il peut la fiancer ; lorsqu'elle est mineure, non, il ne peut pas la fiancer. Cette déclaration soutient l'avis de Rav, car Rav Yehouda dit que Rav dit — et certains disent que c'était dit par Rabbi Elazar — : il est interdit à une personne de fiancer sa fille à un homme lorsqu'elle est mineure, jusqu'à ce qu'elle grandisse et dise : « je veux épouser untel ». Si un père fiance sa fille alors qu'elle est mineure et incapable de se faire une opinion sur le mari, elle pourra se retrouver mariée à quelqu'un qu'elle n'aime pas.
הָאִישׁ מְקַדֵּשׁ אֶת בִּתּוֹ כְּשֶׁהִיא נַעֲרָה. כְּשֶׁהִיא נַעֲרָה – אִין, כְּשֶׁהִיא קְטַנָּה – לָא. מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב וְאִיתֵּימָא רַבִּי אֶלְעָזָר: אָסוּר לְאָדָם שֶׁיְּקַדֵּשׁ אֶת בִּתּוֹ כְּשֶׁהִיא קְטַנָּה, עַד שֶׁתִּגְדַּל וְתֹאמַר: ״בִּפְלוֹנִי אֲנִי רוֹצָה״.
§ La Michna dit qu'un mandataire a le pouvoir d'effectuer un kiddoushin. La Guemara demande : d'où dérivons-nous qu'il existe une procuration halakhique (shelikhout) ? La Guemara répond : comme il est enseigné dans une baraïta : la Torah dit au sujet de celui qui divorce sa femme : « qu'il lui écrive un acte de divorce, le mette dans sa main, et la renvoie [veshilleḥah] de sa maison » (Devarim 24, 1). Le verset emploie le verbe « et il renvoie » (veshillaḥ). Le fait que le verset emploie le terme veshillaḥ, plutôt qu'un autre verbe dénotant le divorce, vegereshah, enseigne qu'il peut nommer un mandataire (shaliaḥ), car les deux mots partagent la racine shin, lamed, ḥet. Le mari n'a pas à remettre personnellement l'acte de divorce à sa femme.
שְׁלִיחוּת מְנָלַן? דְּתַנְיָא: ״וְשִׁלַּח״ – מְלַמֵּד שֶׁהוּא עוֹשֶׂה שָׁלִיחַ.
De plus, le fait que l'expression « et il la renvoie » (veshilleḥah) peut aussi se lire : « et elle renvoie » (veshalleḥa), enseigne qu'elle aussi peut nommer un mandataire pour recevoir son acte de divorce. En outre, dans ce même passage le verbe est répété dans les expressions « et il renvoie », « et il la renvoie » (Devarim 24, 1–3), ce qui sert à enseigner qu'un mandataire peut nommer un autre mandataire.
״וְשִׁלְּחָהּ״ – מְלַמֵּד שֶׁהִיא עוֹשָׂה ״שָׁלִיחַ״. ״וְשִׁלַּח״ ״וְשִׁלְּחָהּ״ – מְלַמֵּד שֶׁהַשָּׁלִיחַ עוֹשֶׂה שָׁלִיחַ.
La Guemara demande : nous avons trouvé une source pour la procuration en matière de divorce ; d'où dérivons-nous qu'il existe une procuration en matière de kiddoushin ? Et si tu disais qu'on la dérive du divorce — c'est-à-dire que tout comme une femme peut être divorcée de son mari par un mandataire, elle peut devenir fiancée à lui de la même manière —, les deux cas ne sont pas similaires : ce qui est propre au divorce, c'est qu'il peut être effectué contre sa volonté, tandis que le kiddoushin ne le peut pas. Un moyen d'effectuer le divorce ne peut donc pas nécessairement servir à effectuer le kiddoushin. La Guemara répond : le verset dit : « elle sort de sa maison, va et devient la femme d'un autre homme » (Devarim 24, 2). Comme le verset rapproche le fait de devenir mariée du fait de quitter un mariage, tout comme un mari peut nommer un mandataire pour quitter un mariage, il peut aussi nommer un mandataire pour devenir marié.
אַשְׁכְּחַן בְּגֵירוּשִׁין, בְּקִידּוּשִׁין מְנָלַן? וְכִי תֵּימָא דְּיָלֵיף מִגֵּירוּשִׁין – מָה לְגֵירוּשִׁין, שֶׁכֵּן יֶשְׁנָן בְּעַל כׇּרְחָהּ! אָמַר קְרָא: ״וְיָצְאָה״ ״וְהָיְתָה״ – מַקִּישׁ הֲוָיָה לִיצִיאָה, מָה יְצִיאָה מְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ – אַף הֲוָיָה נָמֵי מְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ.
La Guemara objecte : mais il y a ce que nous avons appris dans une Michna (Terumot 4, 4) : dans le cas de celui qui dit à son mandataire : « va et sépare la terouma de la production de mon champ pour moi », le mandataire doit séparer la terouma conformément à l'état d'esprit du propriétaire. Il doit séparer la quantité qu'il suppose que le propriétaire voudrait donner, car il n'y a pas de mesure fixe pour la quantité qu'on doit mettre de côté comme terouma. Une personne généreuse donnerait jusqu'au quarantième de la production comme terouma, tandis qu'une personne avare en donnerait un soixantième. Et s'il ne connaît pas l'état d'esprit du propriétaire, il sépare une mesure intermédiaire, qui est un cinquantième de la production.
וְאֶלָּא הָא דִּתְנַן: הָאוֹמֵר לִשְׁלוּחוֹ: ״צֵא תְּרוֹם״ – תּוֹרֵם כְּדַעַת בַּעַל הַבַּיִת. וְאִם אֵינוֹ יוֹדֵעַ דַּעַת בַּעַל הַבַּיִת – תּוֹרֵם בְּבֵינוֹנִית, אֶחָד מֵחֲמִשִּׁים.
Rachi
לא עלה בידו - בשכרו אלא כחש בשרו ברגזנותו לא נשתכר כלום:,דור - נדור:,שנאמר ובמושב לצים לא ישב - וזה שאינו באחד מאלו במה יתעסק אם לא בליצנות:
מתני' האיש מקדש בו ובשלוחו - בגמ' יליף לה:,כשהיא נערה - וכ"ש כשהיא קטנה אם קבל קידושין מקודשת והאי דנקט נערה אורח ארעא אשמועינן דקטנה לכתחלה לא כדמפרש בגמ':
גמ' מצוה בו יותר מבשלוחו - דכי עסיק גופו במצות מקבל שכר טפי:,מחריך רישא - לכבוד שבת:,שיבוטא - דג:
בהא איסורא נמי איכא - אם יכול לקדש בעצמו וקידש ע"י שליח דמצוה שיראנה שמא תתגנה עליו:
וכי איתמר דרב יוסף - דאמר מצוה הוא דאיכא ולאו איסורא אסיפא איתמר:
אבל בהא - אע"פ שלא ראתהו ליכא איסורא לומר שמא תראה בו דבר מגונה:,דאמר ר"ל טב למיתב טן דו - משל הוא שהנשים אומרות על בעל כל דהו שהוא טוב לשבת עם שני גופים משבת אלמנה:,טן - גוף:,דו - שנים ואי קשיא ה"נ גבי דידה איכא איסורא כי יהיב קידושין לשלוחה ולא חזי לה אין הכי נמי ומיהו מתני' בדידה קאמר דהיא מיקדשא בה ובשלוחה הלכך הא דתנא בה למצוה אשמועינן אבל איסורא לגבי דידה ליכא אבל רישא דאיירי בדידיה תנא בו משום איסורא:
ושלח - בגירושין כתיב ושלחה מביתו ומדלא כתב וגירשה ללמדינו בא שהאיש עושה שליח להוליך גט לאשתו:,מלמד שהאשה עושה שליח - לקבל גיטה קרי ביה ושלחה לא מפיק ה"א:
ושלח ושלחה - שני פעמים נאמר בענין:
שכן ישנן בעל כרחה - הלכך איתנהו נמי על ידי שליחות:
תורם כדעת בעל הבית - לפי מה שהוא מכיר בעל הבית אם עינו יפה או עינו רעה עין יפה אחד מארבעים עין רעה אחד מששים שהתרומה לא נאמר בה שיעור מפורש אלא ראשית דגנך (דברים י״ח:ד׳) ואפילו כל שהוא:
Tossafot
מתני' האיש מקדש - השתא בשלוחו מקדש בו מיבעיא. ואין שייך לתרץ הכא לאו דוקא ור"ל לא זו אף זו דלא שייך לשנויי הכי אלא בשתי בבות אבל בשתי תיבות לא:
אסור לאדם שיקדש אשה כו'. אע"ג דקתני האיש מקדש לכתחילה לא נקט ליה אלא לאשמועינן דין קידושין:
אי איתמר דרב יוסף אסיפא איתמר - ולהכי לא מוקי ארישא וכגון שמכירה משום דהא מנ"ל דלמא מתני' מיירי בין מכירה ובין אין מכירה ואפי' איסורא איכא ומלתא דרב יוסף לא נדע:
כשהיא נערה אין כשהיא קטנה לא - וא"ת ודלמא לרבותא נקט נערה וכל שכן קטנה וי"ל דדייק מדקתני כשהיא נערה ולא קתני האיש מקדש את בתו נערה משמע דוקא נערה אבל לא קטנה א"נ י"ל דדייק מדלא קתני במתני' האיש מקדש את בתו סתם כדתנן (כתובות דף מו:) האב זכאי בבתו בקדושיה ולא מפרש נערה כי הכא משמע דהכא דמפרש נערה הוי דוקא ולא קטנה:,אסור לאדם שיקדש את בתו כשהיא קטנה - ואע"ג דאמר לעיל דאיסורא ליכא משום דטב למיתב טן דו ה"מ בגדולה שהיא מתקדשת ע"י עצמה דכיון שנתרצית ליכא למיחש שמא תחזור אבל קטנה שמתקדשת ע"י אביה איכא למיחש שמא אם היתה גדולה לא היתה מתרצית ועכשיו שאנו נוהגים לקדש בנותינו אפי' קטנות היינו משום שבכל יום ויום הגלות מתגבר עלינו ואם יש סיפק ביד אדם עכשיו לתת לבתו נדוניא שמא לאחר זמן לא יהיה סיפק בידו ותשב בתו עגונה לעולם:
ושלח ושלחה מלמד שהשליח עושה שליח - פ"ה דתרי ושלחה כתיב בפרשה וא"ת הא איצטריך חד ושלחה למדרש דקטנה ושוטה אינה יכולה להתגרש. דהכי משמע ושלחה מי שמשלחה ואינה חוזרת פרט לזו שמשלחה והיא חוזרת וי"ל דושלחה בתרא יש שתי דרשות דמצי למימר ונתן בידה ולשתוק מדכתב ושלח ש"מ לדרשא ומה"א דושלחה נפקא דרשא אחרת ור"ח פי' דמושלחה אחרון דריש כולהו ודריש שלח דהוה מצי למימר ונתן בידה וכן וי"ו דושלחה וכן ה' דושלחה ואידך ושלחה איצטריך להך דרשא דמשלחה ואינה חוזרת וזה לשון ר"ח דתניא שלח מלמד שעושה שליח פירוש ושלחה מביתו אחרון הוה ליה למיכתב ונתן בידה ולמה כתב שלח לומר שעושה שליח הוסיף ה' דכתיב שלחה מלמד שהיא עושה שליח ושלחה הוסיף ו' עוד מלמד שהשליח עושה שליח:
תורם כדעת בעל הבית - פירוש לפי מה שמכיר בבעל הבית עינו יפה או עינו רעה ויש בתרומה שלש מדות לפי שלא נאמר בה שיעור מפורש אלא ראשית דגנך דמשמע כל שהוא ובירושלמי מפרש להו א"ר לוי בינונית א' מן החמשים ונפקא ליה מתרומת מכס דכתיב (במדבר ל״א:ל׳) וממחצית בני ישראל תקח אחד אחוז מן החמשים כל מה שאתה אוחז אחוז א' מחמשים וכמו שמצינו תרומת מכס אחד מחמשים אף כל תרומה תורם אחד מחמשים וזו מדה בינונית ועין רעה אחד מששים ונפקא ליה מקרא דכתיב (יחזקאל מ״ה:י״ג) ששית האיפה מחומר החטים וששיתם האיפה מחומר השעורים וחומר הוי שלשים סאין ואיפה ג' סאין נמצא ששית האיפה עולה חצי סאה וכשתורם ששית האיפה מחומר נמצא דהיינו אחד מששים והיינו עין רעה ועין יפה אחד ממ' נפקא ליה נמי מהאי קרא דכתיב ששית האיפה וכתיב נמי בהאי קרא וששיתם כלומר וששיתם קאי אחומר חטים וחומר שעורים דבכל חד וחד איכא שתות דהיינו סאה לשני חומרים ותן ששית האיפה דכתיב בהאי קרא על וששיתם נמצא דהיינו אחד מארבעים דהויא סאה וחצי לששים סאין דהיינו חומר חטים וחומר שעורים:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.