Guémara
Toute mitsva à laquelle le peuple d'Israël a été commandé avant d'entrer en Terre d'Israël — c'est-à-dire qui n'était pas liée à l'entrée dans la terre — s'applique tant en Terre d'Israël qu'en dehors de la Terre d'Israël. À l'inverse, toute mitsva à laquelle ils ont été commandés après leur entrée en Terre d'Israël ne s'applique qu'en Terre d'Israël — sauf l'annulation des dettes monétaires l'année du Shemita (voir Devarim 15, 1-2) et l'affranchissement des esclaves l'année du Yovel (voir Vayikra 25, 39-41). Même si les Juifs ont été commandés de n'accomplir ces mitsvot qu'après leur entrée en Terre d'Israël, ces mitsvot s'appliquent tant en Terre d'Israël qu'en dehors de la Terre d'Israël.
כׇּל מִצְוָה שֶׁנִּצְטַוּוּ יִשְׂרָאֵל קוֹדֶם כְּנִיסָתָן לָאָרֶץ – נוֹהֶגֶת בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ. לְאַחַר כְּנִיסָתָן לָאָרֶץ – אֵינָהּ נוֹהֶגֶת אֶלָּא בָּאָרֶץ, חוּץ מִן הַשְׁמָטַת כְּסָפִים וְשִׁילּוּחַ עֲבָדִים, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁנִּצְטַוּוּ עֲלֵיהֶם לְאַחַר כְּנִיסָתָן לָאָרֶץ – נוֹהֶגֶת בֵּין בָּאָרֶץ בֵּין בְּחוּצָה לָאָרֶץ.
La Guemara questionne le besoin de cette règle : l'annulation des dettes monétaires est une obligation de la personne [hovvat haguf]. Puisque cette mitsva ne concerne pas la terre, quelle est la nouveauté de la règle qu'elle s'applique aussi en dehors de la Terre d'Israël ?
הַשְׁמָטַת כְּסָפִים חוֹבַת הַגּוּף הִיא!
La Guemara répond : il est nécessaire de mentionner l'annulation des dettes seulement pour ce qui est enseigné dans une baraïta. Comme il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Yehouda haNassi dit : le verset dit, dans le contexte de l'annulation des dettes : « Et voici la manière de l'annulation : il annulera » (Devarim 15, 2). Le verset parle de deux types d'annulation : l'une est la remise des terres, l'autre est l'annulation des dettes monétaires. Puisque les deux sont juxtaposés, on peut en déduire : au moment où tu remets les terres — lorsque l'année du Yovel est pratiquée —, tu annules les dettes monétaires ; au moment où tu ne remets pas les terres — comme à présent, lorsque l'année du Yovel n'est plus pratiquée —, tu n'annules pas non plus les dettes monétaires.
לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְכִדְתַנְיָא. דְּתַנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: ״וְזֶה דְּבַר הַשְּׁמִטָּה שָׁמוֹט״ – בִּשְׁתֵּי שְׁמִיטוֹת הַכָּתוּב מְדַבֵּר: אַחַת שְׁמִיטַּת קַרְקַע, וְאַחַת שְׁמִיטַּת כְּסָפִים. בִּזְמַן שֶׁאַתָּה מְשַׁמֵּט קַרְקַע – אַתָּה מְשַׁמֵּט כְּסָפִים, בִּזְמַן שֶׁאִי אַתָּה מְשַׁמֵּט קַרְקַע – אִי אַתָּה מְשַׁמֵּט כְּסָפִים.
La Guemara demande : mais pourquoi ne pas dire qu'on peut en déduire ceci : dans un lieu où tu remets les terres — c'est-à-dire en Terre d'Israël —, tu annules les dettes monétaires ; et dans un lieu où tu ne remets pas les terres, tu n'annules pas les dettes monétaires. Si c'était ainsi, l'annulation des dettes ne s'appliquerait qu'en Terre d'Israël, bien que cette obligation ne soit pas liée à la terre. Le verset dit donc : « Car l'annulation de l'Éternel a été proclamée » (Devarim 15, 2) — pour indiquer que cette obligation s'applique en tout cas, même en dehors de la Terre d'Israël. C'est la nouveauté de la déclaration de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon.
וְאֵימָא: בִּמְקוֹם שֶׁאַתָּה מְשַׁמֵּט קַרְקַע – אַתָּה מְשַׁמֵּט כְּסָפִים, וּבִמְקוֹם שֶׁאֵין אַתָּה מְשַׁמֵּט קַרְקַע – אֵין אַתָּה מְשַׁמֵּט כְּסָפִים! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי קָרָא שְׁמִטָּה לַה׳״ מִכׇּל מָקוֹם.
La Guemara questionne le besoin de la seconde règle de Rabbi Elazar, fils de Rabbi Shimon : l'affranchissement des esclaves est aussi une obligation de la personne, non une obligation liée à la terre. Qu'y a-t-il de nouveau dans cette règle ? La Guemara répond qu'il pourrait te venir à l'esprit de dire : puisqu'il est écrit « Et vous proclamerez la liberté dans le pays, à tous ses habitants » (Vayikra 25, 10), on pourrait dire : « Dans le pays », oui, cette mitsva s'applique ; mais en dehors de la Terre d'Israël, non, l'affranchissement ne prend pas effet. Le même verset dit donc aussi la formulation apparemment superflue « Ce sera un Yovel » (Vayikra 25, 10) — pour indiquer qu'il s'applique en tout cas, en tous lieux.
שִׁילּוּחַ עֲבָדִים חוֹבַת הַגּוּף הִיא! סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וּכְתִיב ״וּקְרָאתֶם דְּרוֹר בָּאָרֶץ״, בָּאָרֶץ – אִין, בְּחוּצָה לָאָרֶץ – לָא, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יוֹבֵל הִיא״ – מִכׇּל מָקוֹם.
La Guemara demande : si c'est ainsi, que signifie l'expression du verset « dans le pays » ? La Guemara répond que cette expression enseigne : lorsque la liberté des esclaves s'applique en Terre d'Israël, elle s'applique aussi en dehors de la Terre d'Israël ; et lorsque la liberté des esclaves ne s'applique pas en Terre d'Israël, elle ne s'applique pas non plus en dehors de la Terre d'Israël. La mitsva dépend de savoir si l'année du Yovel est en vigueur, et non du lieu en question.
אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״בָּאָרֶץ״? בִּזְמַן שֶׁהַדְּרוֹר נוֹהֵג בָּאָרֶץ – נוֹהֵג בְּחוּצָה לָאָרֶץ, אֵין דְּרוֹר נוֹהֵג בָּאָרֶץ – אֵינוֹ נוֹהֵג בְּחוּצָה לָאָרֶץ.
Nous avons appris dans une Michna ailleurs (Orla 3, 9) : la nouvelle récolte [hadash] est interdite par la Torah partout ; l'orla [premiers fruits de l'arbre] est interdite en dehors de la Terre d'Israël selon une halakha, comme la Guemara va l'expliquer immédiatement ; et les mélanges interdits [kilayim] sont interdits en dehors de la terre par une loi rabbinique. La Guemara demande : qu'est-ce que cette halakha, mentionnée à propos de l'orla ? Rav Yehouda dit que Chmouel dit : c'est la halakha locale — c'est-à-dire la pratique des Juifs dans les lieux où ils se sont installés. Oula dit que Rabbi Yohanan dit : c'est une halakha transmise à Moïse au Sinaï.
תְּנַן הָתָם: הֶחָדָשׁ אָסוּר מִן הַתּוֹרָה בְּכׇל מָקוֹם, עׇרְלָה הֲלָכָה, וְהַכִּלְאַיִם מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים. מַאי הֲלָכָה? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הִלְכְתָא מְדִינָה. עוּלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי.
Oula dit à Rav Yehouda : selon mon opinion, c'est compréhensible — car je dis au nom de Rabbi Yohanan que la Michna signifie qu'il s'agit d'une halakha transmise à Moïse au Sinaï ; c'est pourquoi nous distinguons entre un fruit dont le statut d'orla est incertain, interdit en dehors de la Terre d'Israël selon la halakha transmise à Moïse au Sinaï, et une production dont le statut de mélange interdit est incertain, permise en dehors de la Terre d'Israël — car l'interdit des mélanges interdits ne s'applique en dehors de la Terre d'Israël que par une loi rabbinique.
אֲמַר לֵיהּ עוּלָּא לְרַב יְהוּדָה: בִּשְׁלָמָא לְדִידִי, דְּאָמֵינָא הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי – הַיְינוּ דְּשָׁנֵי לַן בֵּין סְפֵק עׇרְלָה לִסְפֵק כִּלְאַיִם.
C'est comme nous l'avons appris dans une Michna (Orla 3, 9) : un fruit dont le statut d'orla est incertain est interdit en Terre d'Israël, et il est permis en Syrie sans inquiétude quant à son statut incertain. En dehors de la Terre d'Israël, un Juif peut descendre dans le champ d'un païen et acheter des fruits orla chez le païen — à condition que le Juif ne le voie pas les cueillir.
דִּתְנַן: סְפֵק עׇרְלָה, בָּאָרֶץ – אָסוּר, בְּסוּרְיָא – מוּתָּר. בְּחוּצָה לָאָרֶץ יוֹרֵד וְלוֹקֵחַ, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִרְאֶנּוּ לוֹקֵט.
En revanche, nous avons appris dans une Michna concernant les halakhot des mélanges interdits (Orla 3, 9) : si une vigne a des légumes plantés dedans, et que des légumes sont vendus à l'extérieur de la vigne — sans preuve que ces légumes proviennent de la vigne —, en Terre d'Israël ils sont interdits. La raison est que, comme il est possible que les légumes proviennent de la vigne, la halakha est stricte dans un cas impliquant une interdiction de la Torah. En Syrie, ces légumes sont permis.
וְאִילּוּ גַּבֵּי כִלְאַיִם תְּנַן: כֶּרֶם הַנָּטוּעַ יָרָק, וְיָרָק נִמְכָּר חוּצָה לוֹ, בָּאָרֶץ – אָסוּר, בְּסוּרְיָא – מוּתָּר,
En dehors de la Terre d'Israël, si le propriétaire païen d'un champ contenant des mélanges interdits descend dans son champ et cueille des produits — alors, à condition que le Juif ne les cueille pas de sa main, il peut acheter les produits au païen. Cela indique qu'en dehors de la Terre d'Israël il y a une différence entre l'orla au statut incertain et les mélanges interdits au statut incertain. C'est compréhensible si l'orla est interdite par une halakha transmise à Moïse au Sinaï, tandis que les mélanges interdits sont interdits par une loi rabbinique.
בְּחוּצָה לָאָרֶץ – יוֹרֵד וְלוֹקֵט. וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִלְקוֹט בַּיָּד.
Mais selon ton opinion — selon laquelle ni l'orla ni les mélanges interdits ne sont interdits par la Torah —
אֶלָּא לְדִידָךְ
Rachi
כל מצוה שנצטוו ישראל - להנהיגה קודם שיכנסו לארץ דהיינו חובת הגוף נוהגת בין בארץ בין בחוצה לארץ:,חוץ מהשמטת כספים - ולקמיה פריך הא נמי נצטוו עליה קודם לכן דהא חובת הגוף היא ומאי חוץ:
לא נצרכא אלא לכדתניא - דלא נצטוו עליה קודם לכן:,בזמן שאין אתה משמט קרקע - כגון במדבר ולאחר שגלו:
ואימא במקום כו' - ולמעוטי חוצה לארץ אף בזמן הארץ:
אסור מן התורה בכ"מ - קסבר מושב כל מקום שאתם יושבים משמע:,הלכתא מדינה - הנהיגוהו הם עליהם בחוצה לארץ:
היינו דשני לן - חמור ספק ערלה מספק כלאים ספק ערלה ספק עברו עליה שלש שנים אי נמי פרדס שיש בו נטיעות ערלה ושאר נטיעות ולקט עובד כוכבים מן הפירות ואין ידוע מהיכן:
בסוריא - היא ארם צובה שכבש דוד וסנפה עם ארץ ישראל וקסבר כיבוש יחיד לא שמיה כיבוש הלכך ספיקו מותר ולקמן (קידושין דף לט.) פרכינן ואי הלכה למשה מסיני היא בחוצה לארץ היאך מיקל בספיקה ומשנינן אימא כך נאמרה הלכה ספיקה מותר בחוצה לארץ ודאה אסור:,ובחוצה לארץ - דרחיק טפי ולא מיחליף:,יורד - ישראל ולוקח מן העובד כוכבים הלוקט מפרדס שיש בו נטיעות ילדות וזקנות וישראל יודע שהוא נכנס שם ולוקט לכתחלה:,ובלבד שלא יראנו - ישראל כשהוא לוקט מן הערלה והא דתניא לעיל בסוריא מותר כשנלקט כבר אבל לכתחלה אינו אומר לו לך רד ולקוט:
כרם הנטוע ירק - שזרע ירק בין הגפנים דה"ל כלאי הכרם:,וירק נמכר חוצה לו - ויש לחוש שמא מירק שגדל בכרם הוא וה"ל ספק כלאים:
יורד - עובד כוכבים ולוקט מן הכלאים ממש ומוכר לחבר:,ובלבד שלא ילקוט - החבר עצמו ביד ואם איתא דערלה בחוצה לארץ דברי סופרים ולא הלכה למשה מאי שנא דאחמיר בספק ערלה מספק כלאים:
Tossafot
השמטת כספים חובת הגוף היא - פי' בקונטרס ולמה אתה אומר שהיא מצוה שנצטוו עליה אחר כניסתן לארץ כיון דחובת הגוף נצטוו עליה אף במדבר ומשני בזמן שאי אתה משמט קרקע כגון במדבר דליכא חרישה וזריעה אי אתה וכו' ופריך ואימא במקום שאתה משמט כלומר אף בזמן שבית המקדש קיים לא תנהג השמטת כספים אלא בארץ ומשני הכא רבייה קרא ת"ל כי קרא שמיטה דמשמע מ"מ וקשה דא"כ לא היה לו לומר ת"ל כי קרא שמיטה כיון דהתירוץ של קושיא הוא אלא הוה ליה למימר (אלא) אמר קרא כי קרא שמיטה ועוד קשה דהיאך נוכל לפרש לעיל שתנהוג שמיטת כספים במדבר והלא דין שמיטות אינו אלא לאחר ירושה וישיבה כדאמרינן בסוף פירקין (לקמן קידושין דף מ:) גדול תלמוד תורה שקדם לשמיטה ס"א שנה ונראה לי השמטת כספים חובת הגוף הוא וא"כ פשיטא דנוהג אפילו בחוצה לארץ ומאי אתא ר"א בר' שמעון לאשמועינן ומשני לא צריכא לכדרבי כלומר משום הקישא דמקשי כספים לקרקעות איצטריך למימר וגרסי' מהו דתימא במקום שאתה משמט קרקע דהיינו בארץ ישראל שהרי חובת קרקע היא אתה משמט כספים ובמקום שאי אתה משמט קרקע אי אתה משמט כספים וכיון דאין שמיטת קרקע בחוצה לארץ השמטת כספים לא תנהוג בחוצה לארץ תלמוד לומר כי קרא שמיטה מ"מ וממקרא זה מפיק ליה ר"א בר"ש דנוהג אף בח"ל ולפי גירסא זו ואימא במקום שאתה משמט כו' הוא סיום התירוץ ולאו בלשון קושיא הוא כמו לפירוש הקונטרס ואית ספרים דגרסי נמי במקום כו' וכן בסמוך דפריך שילוח עבדים חובת הגוף היא כו' כדפרישית גבי השמטת כספים צריך לפרש גבי שילוח עבדים ולא ניחא לפרש כמו שפירש בקונטרס בהשמטת כספים ורש"י פירש בפרק השולח (גיטין דף לו.) גבי הא דאמר אביי בשביעית בזמן הזה דלא משמט מדאורייתא ורבי היא דתניא רבי אומר וזה דבר השמיטה שמוט כו' דקרקע אינה נשמטת מחרישה וזריעה אלא דוקא בזמן הבית מהאי קרא גופיה ופירש אחד שמיטת קרקע דחרישה וזריעה ואחד שמיטת כספים דהשמטת מלוה אידי ואידי שביעית כשאין היובל נוהג שמיטין נמי לא היו נוהגין כדדריש בירושלמי וזה דבר השמיטה שמוט בשתי שמיטות הכתוב מדבר אחת שמיטת יובל ואחת שמיטת שביעית בזמן שיובל נוהג שביעית נוהג אין היובל נוהג כו' ובזמן הזה אין היובל נוהג דגבי יובל כתיב בארץ לכל יושביה בזמן שכל יושביה עליה יובל נוהג כו' ובזמן הזה אין יושביה עליה והואיל ויובל אינו נוהג שביעית נמי אינה נוהגת וקשה מה שפירש דשמיטת קרקע היינו מחרישה וזריעה בשביעית והוצרך להביא רש"י ההיא דרשה דירושלמי דא"כ היה לו לאביי להביא אותה כיון שהיא עיקר דמשם מוכיח דשמיטה אינה נוהגת שהרי לא ידעינן כלום אלא מההוא לכך פירש רבינו תם כי זאת הדרשה דהכא היינו ההיא דירושלמי דהא רבי נמי אמרה התם ושמיטת קרקע קרי יובל שחוזרת לבעלים ביובל מה שאין כן בשביעית ושמיטת כספים קרי שביעית שאין השמטת כספים ביובל כדרשינן בספרי בפרשת ראה וזה דבר השמיטה שמיטה משמטת כספים ולא יובל וה"פ בזמן שאתה משמט קרקע ביובל שהיא חוזרת לבעלים אתה משמט כספים היינו שביעית שכספים נוהגים וה"ה דמיירי בשמיטת חרישה וזריעה דשמיטת שביעית לגמרי ילפינן לה משמיטת יובל והא דנקט שמיטת כספים משום דנקט קרקע לפי שהיה רוצה להזכיר מה היא שמיטת יובל נקט נמי שמיטת כספים דדמיא להו שמיטת יובל שביובל חוזרות השדות מלוקח למוכר ושמיטת כספים כמו כן מופקעים ממלוה ללוה אי נמי משום דבשביעית נוהגת שמיטת כספים מה שאין כן ביובל ומשום הכי נקט לה:
הערלה הלכה והכלאים מדברי סופרים - וא"ת אמאי לא ילפינן כלאים מקל וחומר דחדש דנוהג אף בח"ל דאורייתא ומה חדש שאין איסורו איסור עולם כו' וי"ל דקסבר האי תנא דכתיב גבי כלאים שדך למעוטי זרעים שבח"ל כדאמר לקמן (קידושין דף לט.) ואין לומר דערלה מיהא נייתי בקל וחומר דחדש דאיכא למימר כלאים יוכיחו:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.