Guémara
Le marié qui déclare : « J'ai trouvé un passage ouvert [pétah patouah matsati] » — prétendant avoir découvert, en consommant le mariage, que son épouse n'était pas vierge [betoula] — est cru pour la rendre interdite à lui-même. Bien qu'il ne soit pas toujours possible d'appuyer sa prétention par un témoignage attestant que sa femme a commis l'adultère après les kidouchin [la consécration du mariage, qui lui confère dès cette étape le statut de femme mariée], il est cru pour se la rendre interdite, comme si elle avait réellement commis l'adultère.
הָאוֹמֵר ״פֶּתַח פָּתוּחַ מָצָאתִי״ — נֶאֱמָן לְאוֹסְרָהּ עָלָיו.
La Guemara objecte : mais pourquoi serait-elle interdite à son mari ? C'est ici un cas de double doute [sfek sfeika] ! Il est douteux qu'elle ait eu cette relation alors qu'elle était sous son autorité [c'est-à-dire après les kidouchin] — auquel cas elle lui serait interdite — ou avant d'être sous son autorité — auquel cas elle ne lui serait pas interdite. Et même à supposer qu'elle l'ait eue sous son autorité : il est douteux qu'elle ait subi la contrainte — auquel cas elle ne lui serait pas interdite — ou qu'elle ait consenti — auquel cas elle lui serait interdite. Or, en cas de double doute, on tranche avec indulgence. Pourquoi donc sa parole serait-elle admise ?
וְאַמַּאי? סְפֵק סְפֵיקָא הוּא: סָפֵק תַּחְתָּיו, סָפֵק אֵין תַּחְתָּיו. וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר תַּחְתָּיו: סָפֵק בְּאוֹנֶס, סָפֵק בְּרָצוֹן!
La Guemara répond : non, cet enseignement n'est nécessaire que pour la femme d'un Cohen, laquelle est rendue interdite à son mari même si la relation lui fut imposée par la contrainte. Dans ce cas, il ne reste qu'un doute unique [la relation a-t-elle eu lieu avant ou après les kidouchin ?]. Et si tu préfères, dis : cet enseignement vaut même pour la femme d'un Israélite, dans le cas où son père a reçu pour elle les kidouchin alors qu'elle avait moins de trois ans et un jour. En effet, une relation survenue avant l'âge de trois ans ne rompt pas l'hymen de manière définitive [les signes de virginité se reconstituent] ; il n'y a donc aucun doute quant au moment : la relation a manifestement eu lieu après les kidouchin, et il ne subsiste qu'un doute unique — fut-elle contrainte, ou consentante ?
לָא צְרִיכָא, בְּאֵשֶׁת כֹּהֵן. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: בְּאֵשֶׁת יִשְׂרָאֵל, וּכְגוֹן דְּקַבֵּיל בַּהּ אֲבוּהּ קִידּוּשִׁין פְּחוּתָה מִבַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד.
La Guemara demande : si l'on est ramené à un doute unique, qu'est-ce que cela nous apprend ? Nous l'avons déjà appris explicitement dans une michna [Kidouchin 65a] : celui qui dit à une femme : « Je t'ai consacrée par kidouchin », tandis qu'elle répond : « Tu ne m'as pas consacrée » — sans témoins pour appuyer l'une ou l'autre parole — elle est permise aux proches de l'homme [elle pourrait par exemple épouser son frère], puisque selon sa parole à elle, rien ne les apparente ; et lui est interdit aux proches de la femme [sa mère, sa fille, sa sœur], puisque selon sa parole à lui, elle est sa consacrée. On voit donc qu'un homme peut, par sa seule parole et sans témoins à l'appui, créer un interdit qui le lie.
מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה ״קִדַּשְׁתִּיךְ״, וְהִיא אוֹמֶרֶת ״לֹא קִדַּשְׁתַּנִי״ — הִיא מוּתֶּרֶת בִּקְרוֹבָיו, וְהוּא אָסוּר בִּקְרוֹבוֹתֶיהָ.
La Guemara répond : il était nécessaire d'enseigner le cas de la prétention de virginité, car tu aurais pu dire : là-bas [dans le cas des kidouchin contestés], il sait avec une entière certitude qu'il l'a consacrée — c'est pourquoi les proches de cette femme lui sont interdits ; mais ici, peut-être la chose ne lui est-elle pas certaine : inexpérimenté en la matière, il croit avoir trouvé un passage ouvert alors qu'il se trompe — et sa parole ne l'engagerait pas. C'est pourquoi Rabbi Elazar nous enseigne que sa parole est malgré tout admise, et qu'elle lui est interdite.
מַהוּ דְּתֵימָא: הָתָם דְּוַדַּאי קִים לֵיהּ, אֲבָל הָכָא מֵיקָם הוּא דְּלָא קִים לֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara objecte : mais Rabbi Elazar a-t-il pu dire cela ? Rabbi Elazar n'a-t-il pas dit : une femme n'est rendue interdite à son mari [pour cause d'infidélité] que sur des faits d'avertissement de jalousie [kinouï] et d'isolement [sétira], et comme dans l'épisode qui eut lieu [celui de David et Bat Chéva] ? C'est-à-dire : la femme n'est interdite à son mari que lorsqu'il l'a mise en garde de ne pas s'isoler avec tel homme, et que des témoins attestent qu'elle s'est ensuite isolée avec lui.
וּמִי אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר הָכִי? וְהָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אֵין הָאִשָּׁה נֶאֱסֶרֶת עַל בַּעְלָהּ אֶלָּא עַל עִסְקֵי קִינּוּי וּסְתִירָה, וּכְמַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה!
La Guemara s'étonne : et peux-tu vraiment le comprendre ainsi ? L'épisode qui eut lieu comporta-t-il avertissement et isolement ? [Ouria n'avait nullement adressé d'avertissement à Bat Chéva !] Et de plus, les Sages l'ont-ils rendue interdite à son mari ? [Nullement — or, si elle avait été interdite à son mari, elle aurait été interdite aussi à David, en vertu du principe : de même que la femme adultère est interdite à son mari, de même est-elle interdite à son amant ; et David l'a pourtant épousée.]
וְתִסְבְּרָא מַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה, בְּקִינּוּי וּסְתִירָה הֲוָה? וְעוֹד, מִי אַסְרוּהָ?
La Guemara répond : cela ne fait pas difficulté, car voici ce que Rabbi Elazar voulait dire : c'est de l'épisode qui eut lieu que l'on apprend qu'une femme n'est rendue interdite à son mari que sur des faits d'avertissement et d'isolement — puisque là-bas il n'y eut ni avertissement ni isolement, et qu'elle ne fut pas interdite à son mari. Mais en tout état de cause, la difficulté demeure, car les deux paroles de Rabbi Elazar se contredisent ; on infère en effet : par avertissement et isolement — oui, le mari rend sa femme interdite ; par la déclaration « j'ai trouvé un passage ouvert » — non, il ne la rend pas interdite !
הָא לָא קַשְׁיָא, הָכִי קָאָמַר: אֵין הָאִשָּׁה נֶאֱסֶרֶת עַל בַּעְלָהּ אֶלָּא עַל עִסְקֵי קִינּוּי וּסְתִירָה, מִמַּעֲשֶׂה שֶׁהָיָה, דְּלָא הֲוָה קִינּוּי וּסְתִירָה וְלָא אִיתַּסְרָא. מִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא: קִינּוּי וּסְתִירָה — אִין, ״פֶּתַח פָּתוּחַ״ — לָא!
La Guemara rejette cette inférence : et selon ton raisonnement [qui veut que la parole de Rabbi Elazar restreigne au seul cas de l'avertissement suivi d'isolement le moyen de rendre la femme interdite], infère donc aussi : par avertissement et isolement — oui ; par le témoignage de deux témoins [attestant l'adultère] — non ?! Cela ne se peut : deux témoins, à l'évidence, établissent qu'elle a commis l'adultère et la rendent interdite à son mari [même sans le moindre avertissement préalable].
וּלְטַעְמָיךְ: קִינּוּי וּסְתִירָה — אִין, עֵדִים — לָא?!
La Guemara explique : voici plutôt ce que Rabbi Elazar voulait dire : une femme n'est pas rendue interdite à son mari par le témoignage d'un seul témoin ; elle ne l'est que par le témoignage de deux témoins attestant son adultère. Mais s'il y a eu avertissement et isolement, elle est rendue interdite même par un seul témoin [qui viendrait, après la mise en garde du mari et l'isolement attesté, témoigner de la faute]. Quant à la déclaration « j'ai trouvé un passage ouvert », elle a le statut de deux témoins [aux yeux du mari, la chose est une certitude directe] : elle rend la femme interdite même sans avertissement ni isolement.
אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: אֵין הָאִשָּׁה נֶאֱסֶרֶת עַל בַּעְלָהּ בְּעֵד אֶחָד, אֶלָּא בִּשְׁנֵי עֵדִים. וְקִינּוּי וּסְתִירָה — אֲפִילּוּ בְּעֵד אֶחָד נָמֵי. וּפֶתַח פָּתוּחַ — כִּשְׁנֵי עֵדִים דָּמֵי.
Et si tu objectes, au sujet de l'épisode qui eut lieu : pour quelle raison les Sages n'ont-ils pas déclaré Bat Chéva interdite — alors que David eut manifestement une relation avec une femme mariée ? La Guemara répond : là-bas, ce fut une contrainte — elle ne s'unit pas de son plein gré. Et si tu préfères, dis : les Sages ne l'ont pas déclarée interdite en vertu de ce qu'a dit Rabbi Chmouel bar Nahmani au nom de Rabbi Yonatan :
וְכִי תֵּימָא מַעֲשֶׂה שֶׁהָיָה, מִפְּנֵי מָה לֹא אֲסָרוּהָ? הָתָם אוֹנֶס הֲוָה. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כִּי הָא דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן:
Rachi
האומר פתח פתוח מצאתי - וטענת דמים אין לו כגון שהיא ממשפחת דורקטי שאין להם דם בתולים כדלקמן (כתובות דף י:) או שנאבדה ממנו מפה ולא ידע אם היה דם אם לאו אבל זאת ברורה לו שפתח פתוח מצא:,נאמן לאוסרה עליו - ואע"פ שאין הדבר הזה יכול להתברר אלא על פיו לגבי נפשיה הוי מהימן לשוייה עליה חתיכה דאיסורא אבל להפסידה כתובתה לא מהימן:
ואמאי - מיתסרא עליה אפי' אי מהימנת ליה דנבעלה:,ספק תחתיו - משנתארסה זינתה:,ספק אין תחתיו - אלא קודם שנתארסה זינתה:,ספק באונס - ואנוסה שריא באשת ישראל כדלקמן (כתובות דף נא:) מוהיא לא נתפשה:
באשת כהן - שהאונס אסור בה הלכך חד ספק הוא:,פחותה מבת ג' שנים - ועכשיו היא גדולה ופיתויה פיתוי ואינו אונס הלכך חד ספק איכא ספק אונס ספק רצון אבל ספק תחתיו ספק אין תחתיו ליכא שאילו נבעלה קודם לכן היו בתוליה חוזרים כדתנן במסכת נדה (דף מד:) פחות מכאן כנותן אצבע בעין שהדמעה יוצאת וחוזרת:
מאי קמ"ל תנינא - שאדם נאמן על עצמו לאסור לו את המותר על פיו:,הוא אסור בקרובותיה - באמה ובתה ואחותה דשוינהו אנפשיה חתיכה דאיסורא:,והיא מותרת בקרוביו - שהרי אינה מודה בקידושין ובמסכת קידושין מוקמינן לה באומר קידשתיה בפני עדים והלכו להם למדינת הים:
דודאי קים ליה - שקידשה:,אבל הכא - אימא מתוך שפנוי היה ואינו בקי מיקם הוא דלא קים ליה כסבור שמצא פתח פתוח ואינו כן ולא תיאסר קמשמע לן:
ומי אמר רבי אלעזר הכי - דאשה מזנה נאסרת על פי בעלה:,קינוי - שאמר לה אל תסתרי עם פלוני:,וסתירה - שבאו עדים שנסתרה עמו אחר קינוי:,וכמעשה שהיה - דבת שבע:
ותסברא - דהכי א"ר אלעזר מעשה שהיה מי הוה ביה קינוי:,ועוד מי אסרוה - על אוריה דאילו נאסרה על אוריה נאסרה אף על דוד דקיימא לן (סוטה דף כז:) כשם שאסורה לבעל כך אסורה לבועל:
הא לא קשיא - כלומר משום הא קושיא לא תדחייה לרבי אלעזר:,הכי קאמר אין האשה נאסרת על בעלה אלא על עסקי קינוי וסתירה ממעשה שהיה - ממעשה דבת שבע אנו למדין כן שלא היה שם קינוי וסתירה ולא אסרוה:
עדים לא - בתמיה אפי' יש עדים שזינתה שמא אינה נאסרת בלא קינוי והא כתיב (דברים כד) כי מצא בה ערות דבר ועוד הא לא נתפשה אסורה:
אין האשה נאסרת על בעלה בעד אחד - דיליף (סוטה דף ג:) דבר דבר מממון:,וקינוי וסתירה - אם יש עדים שקינא לה ויש עדים שנסתרה אחר קינוי:,אפי' בעד אחד - אפי' אין בטומאה אלא עד אחד נאמן דכתיב (במדבר ה) ועד אין בה ואמר מר (סוטה ב:) כל מקום שנאמר עד הרי כאן שנים וקאמר רחמנא עד אין בה תרי אלא חד והיא לא נתפשה אסורה שרגלים לדבר שזינתה שהרי קינא לה ונסתרה ועד אחד מעידה שהיא טמאה ומהשתא לא תקשי לך דרבי אלעזר דפתח פתוח לאוסרה על עצמו כשני עדים דמי שהרי דבר ברור הוא לו שנבעלה:
מפני מה לא אסרוה - על דוד שהרי עדים הרבה ידעו:
Tossafot
האומר פתח פתוח מצאתי כו' - פירש בקונטרס דטענת דמים לא קאמר כגון שנאבדה המפה או שהיא ממשפחת דורקטי שאין להם דמים ור"ח מפרש דבוגרת ומוכת עץ אין להם דמים אבל אין פתחן פתוח ויכול לטעון טענת פתח פתוח וקשה לפר"ח דאמרי' באלו נערות (לקמן כתובות לו. ושם:) ובוגרת אין לה טענת בתולים והאמר רב בוגרת נותנים לה לילה ראשונה ומשני אי דקא טעין טענת דמים ה"נ הב"ע דקטעין טענת פתח פתוח משמע דפתחה פתוח ויש לה דמים וי"ל דר"ח גריס כגירסא ראשונה שהיתה בספרים אי דקא טעין טענת פתח פתוח הכי נמי הב"ע דקא טעין טענת דמים וה"פ והאמר רב בוגרת נותנין לה לילה הראשונה ומדתלינן כל הלילה בדם בתולים משמע דאיכא בוגרת דאית לה דם בתולים טובא אם כן אי אפשר לשום בוגרת שלא יהא פתחה סתום אפילו אין לה דמים וא"כ יש לה טענת בתולים בפתח פתוח ומשני אי דקטעין פתח פתוח ה"נ דיש לה טענת בתולים הב"ע דלית לה טענת בתולים בטענת דמים משום דאיכא בוגרת דדמיה כלין ומיהו בירושלמי משמע לא כפר"ח דקאמר התם ר' יונה בשם ר' קריספא בוגרת כחבית פתוחה של יין ויש ליישב דלענין דמים קאמר משום דסתם חבית סתומה לעולם יש בה יין שאין דרך לסתום חבית ריקנית אבל חבית פתוחה פעמים יש בה יין פעמים אין בה יין כך בוגרת פעמים אין לה דמים פעמים יש לה ומשום הכי אין לה טענת דמים כדפר"ח וכדאמר בפרק הבא על יבמתו (יבמות נט. ושם) פרט לבוגרת שכלו בתוליה:
לא צריכא באשת כהן - וא"ת ונוקמה אחזקתה שהיא כשרה לכהונה ונימא דלאו תחתיו זינתה וי"ל דאדרבה אית לן למימר דהשתא נבעלה דאוקמה אחזקת הגוף שהיתה בתולה:,ואי בעית אימא באשת ישראל דקביל בה אביה קידושין פחותה מבת ג' שנים - וא"ת אכתי איכא ספק ספיקא ספק באונס ספק ברצון ואת"ל ברצון ספק כשהיא קטנה ופתוי קטנה אונס הוא כדאמרינן בהבא על יבמתו (שם סא:) וי"ל דשם אונס חד הוא וא"ת ונוקמה בחזקת היתר לבעלה וי"ל דאונסא קלא אית לה כדאמרינן בירושלמי [אונסא יש לו קול] והשתא דליכא קלא הוי ליה רצון רובא ומיעוט אונס ורובא וחזקה רובא עדיף וא"ת א"כ בספק ספיקא נמי תיאסר דספק אונס כמאן דליתיה דמי ולא נשאר אלא חד ספק ספק תחתיו ובהא לא שייך לאוקמה בחזקת היתר כדפי' ואומר ר"י דהאי רובא דברצון אינו רוב גמור אלא הוי מדרבנן והלכך במקום ספק ספיקא שרי ובמקום חד ספיקא חשבי רבנן רצון לגבי אונס רובא ואשכחן כי האי גוונא גבי תינוק שנמצא בצד העיסה (קדושין דף פ.) דלא הוי רובא אלא מדרבנן ולהכי קאמר ר' יוחנן התם דאין שורפין עליו את התרומה וא"ת אכתי באשת כהן ובקיבל אביה קדושין פחותה מבת שלש לישראל איכא ספק ספיקא דספק מוכת עץ ספק דרוסת איש [באשת כהן אית לן למימר את"ל דאינה מוכת עץ מ"מ ספק תחתיו ספק אין תחתיו אשת ישראל את"ל דאינה מוכת עץ ספק באונס ספק ברצון] ואין לומר דמוכת עץ לא שכיח דהא אמרינן באלו נערות (לקמן כתובות לו:) גבי סומא שאין לה טענת בתולין מפני שנחבטה על גבי קרקע ופריך כולהו נמי חבוטי מיחבטן א"כ שכיח ולפירוש ר"ח דמוכת עץ פתחה סתום אתי שפיר וי"ל דאם איתא דמוכת עץ היא הויא טוענת דאין גנאי בכך כמו בביאת אונס ומדלא טענה אין להסתפק בכך:
ומי אמר ר' אלעזר הכי והאמר ר"א כו' - תימה השתא דבעי למימר דלא מהימן אפי' לשוייה עליה חתיכה דאיסורא תיקשי ליה מתני' דהאומר לאשה קידשתיך אסור בקרובותיה וי"ל דסבירא ליה למקשן דאין דבר שבערוה פחות משנים ואפי' ראה אדם שזינתה אשתו רק שלא היה שם עדים לא היתה נאסרת עליו והלכך ממתני' לא קשיא ליה מידי דקדשתיך בעדים קאמר דמקדש אפי' בעד אחד אין חוששין לקדושיו אבל אהא דאמר ר' אלעזר דנאמן בלא עדים לומר דמצא פתח פתוח פריך שפיר:
קינוי וסתירה אין עדים לא - הכי נמי דלא אתא למעוטי על פי עצמו דכעדים דמי כיון דקים ליה:
מפני מה לא אסרוה - פירש הקונטרס והלא אותו מעשה בעדים הוה ואין נראה דנהי דידוע לרבים הוה שהביאה לביתו מ"מ לא ראו כמכחול בשפופרת שבפני בני אדם לא שמש ונראה לר"י לפרש וא"ת דפתח פתוח כשני עדים דמי אמאי לא אסרוה לדוד דדוד היה יודע בודאי שנבעלה ואע"פ שעשה תשובה מכל מקום עיכבה ואם היתה אסורה לו לא היה אותו צדיק לוקחה לו לאשה:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.