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Traité Ketubot

94a

Étude de Ketubot 94a

Étude de la Guémara 94a

Guémara
C'est le cas où l'on découvre que l'un des champs [de la succession] ne lui appartenait pas [en réalité]. Et ils sont en désaccord au sujet d'un créancier postérieur qui a devancé [l'autre] et a recouvré [sa dette avant lui].
כְּגוֹן שֶׁנִּמְצֵאת אַחַת מֵהֶן שָׂדֶה שֶׁאֵינָהּ שֶׁלּוֹ. וּבְבַעַל חוֹב מְאוּחָר שֶׁקָּדַם וְגָבָה קָמִיפַּלְגִי.
Le premier tanna estime que ce qu'il a recouvré, il ne l'a pas [définitivement] recouvré.
תַּנָּא קַמָּא סָבַר: מַה שֶּׁגָּבָה לֹא גָּבָה.
Et ben Nanas estime que ce qu'il a recouvré, il l'a [définitivement] recouvré.
וּבֶן נַנָּס סָבַר: מַה שֶּׁגָּבָה גָּבָה.
Rav Nahman a dit au nom de Rabba bar Avouh: tout le monde s'accorde à dire que ce qu'il a recouvré, il ne l'a pas [définitivement] recouvré. Mais ici, ils sont en désaccord sur le point de savoir si l'on craint qu'elle n'appauvrisse [le champ].
(אָמַר) רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: דְּכוּלֵּי עָלְמָא — מַה שֶּׁגָּבָה לֹא גָּבָה. וְהָכָא בְּחָיְישִׁינַן שֶׁמָּא תַּכְסִיף קָמִיפַּלְגִי,
Un maître estime que l'on craint qu'elle n'appauvrisse [le champ], et un maître estime que l'on ne craint pas qu'elle n'appauvrisse [le champ].
מָר סָבַר: חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא תַּכְסִיף. וּמַר סָבַר: לָא חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא תַּכְסִיף.
Abaye a dit: il y a une différence [pratique] entre eux concernant [la règle] d'Abaye l'Ancien, comme l'a enseigné Abaye l'Ancien: les orphelins au sujet desquels [les Sages] ont dit [qu'on ne peut recouvrer d'eux sans serment] incluent les orphelins majeurs, et a fortiori les orphelins mineurs.
אַבָּיֵי אָמַר: דְּאַבָּיֵי קַשִּׁישָׁא אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. דְּתָנֵי אַבָּיֵי קַשִּׁישָׁא: יְתוֹמִים שֶׁאָמְרוּ — גְּדוֹלִים. וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר קְטַנִּים.
Le premier tanna ne partage pas l'avis d'Abaye l'Ancien. Et ben Nanas partage l'avis d'Abaye l'Ancien.
תַּנָּא קַמָּא לֵית לֵיהּ דְּאַבָּיֵי קַשִּׁישָׁא. וּבֶן נַנָּס אִית לֵיהּ דְּאַבָּיֵי קַשִּׁישָׁא.
Rav Houna a dit: dans le cas de deux frères ou de deux associés qui ont un procès contre un tiers, et que l'un d'eux est allé plaider avec lui en justice [et a perdu], l'autre ne peut pas lui dire: tu n'es pas mon interlocuteur légal [le jugement ne me lie pas]. Il est plutôt considéré avoir agi comme son mandataire.
אָמַר רַב הוּנָא: הָנֵי תְּרֵי אַחֵי וּתְרֵי שׁוּתָּפֵי דְּאִית לְהוּ דִּינָא בַּהֲדֵי חַד, וַאֲזַל חַד מִינַּיְיהוּ בַּהֲדֵיהּ לְדִינָא — לָא מָצֵי אִידַּךְ לְמֵימַר לֵיהּ: אַתְּ לָאו בַּעַל דְּבָרִים דִּידִי אַתְּ. אֶלָּא שְׁלִיחוּתֵיהּ עֲבַד.
Rav Nahman se rendit un jour à Soura. On lui demanda: quelle est la halakha dans un cas semblable [à celui de Rav Houna]?
אִקְּלַע רַב נַחְמָן לְסוּרָא. שַׁיְילוּהִי: כִּי הַאי גַוְונָא מַאי?
Il leur dit: c'est [ce qu'enseigne] notre MICHNA : la première [épouse] prête serment à la deuxième, la deuxième à la troisième, et la troisième à la quatrième. Mais on n'enseigne pas que la première prête serment à la troisième. Pour quelle raison? N'est-ce pas parce qu'elle a agi comme son mandataire?
אֲמַר לְהוּ, מַתְנִיתִין הִיא: הָרִאשׁוֹנָה נִשְׁבַּעַת לַשְּׁנִיָּה, וּשְׁנִיָּה לַשְּׁלִישִׁית, וּשְׁלִישִׁית לָרְבִיעִית. וְאִילּוּ רִאשׁוֹנָה לַשְּׁלִישִׁית לָא קָתָנֵי, מַאי טַעְמָא, לָאו מִשּׁוּם דִּשְׁלִיחוּתַהּ עָבְדָה?
[La Guemara répond:] Est-ce comparable? Là-bas, un serment fait à une seule [personne] équivaut à un serment fait à cent, alors qu'ici [le second associé] peut dire: si j'avais été présent, j'aurais présenté une plaidoirie plus convaincante.
מִי דָּמֵי? הָתָם שְׁבוּעָה לְאֶחָד וּשְׁבוּעָה לְמֵאָה, הָכָא אָמַר: אִילּוּ אֲנָא הֲוַאי, טָעֵינְנָא טְפֵי.
Et nous n'avons dit cela que lorsque [le second frère ou associé] n'était pas en ville; mais s'il était en ville, il aurait dû venir [au tribunal].
וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא אִיתֵיהּ בְּמָתָא, אֲבָל אִיתֵיהּ בְּמָתָא — אִיבְּעִי לֵיהּ לְמֵיתֵי.
Ketubot 94a
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