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Traité Ketubot

91b

Étude de Ketubot 91b

Étude de la Guémara 91b

Guémara
Les héritiers ont acquis des droits sur elles — de même, [dans le cas où les biens étaient] peu [nombreux] puis se sont multipliés, les héritiers ont acquis des droits sur eux.
זָכוּ בָּהֶן יוֹרְשִׁין — כָּךְ מוּעָטִין וְנִתְרַבּוּ זָכוּ בָּהֶן יוֹרְשִׁין.
§ [Voici] un moyen mnémotechnique pour les halakhot suivantes, qui sont liées d'une manière ou d'une autre au problème traité dans la michna: mille, et cent, mitsva, dans la ketouba, Yaakov, a dressé, ses champs, avec des paroles, des contestataires.
(סִימַן: אֶלֶף וּמֵאָה מִצְוָה בִּכְתוּבָּה יַעֲקֹב זָקַף שְׂדוֹתָיו בִּדְבָרִים עֲסִיקִין).
Il y avait un homme sur lequel pesait une dette de mille dinars envers un créancier. Il possédait deux manoirs [appadnei]. Il les vendit, l'un pour cinq cents et l'autre également pour cinq cents. Le créancier vint et saisit l'un d'eux [entre les mains de l'acheteur], en paiement d'une partie de sa dette. Puis il voulut saisir également l'autre manoir, en paiement du reste de sa dette.
הָהוּא גַּבְרָא דַּהֲווֹ מַסְּקִי בֵּיהּ אַלְפָּא זוּזֵי, הֲווֹ לֵיהּ תְּרֵי אַפַּדְנֵי, זַבְּנִינְהוּ חֲדָא בַּחֲמֵשׁ מְאָה וַחֲדָא בַּחֲמֵשׁ מְאָה. אֲתָא בַּעַל חוֹב טַרְפַאּ לַחֲדָא מִינַּיְיהוּ, הֲדַר קָטָרֵיף לְאִידַּךְ.
[L'acheteur] prit mille dinars et se rendit chez [le créancier]. Il lui dit: Si le [premier manoir] vaut pour toi mille dinars, tant mieux, [garde-le en paiement de toute la dette]; sinon, prends ces mille dinars et renonce [à tes droits sur les deux manoirs, qui resteront tous deux en ma possession].
שְׁקַל אַלְפָּא זוּזֵי וְקָא אָזֵיל לְגַבֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: אִי שַׁוְיָא לָךְ אַלְפָּא זוּזֵי — לְחַיֵּי, וְאִי לָא — שְׁקֹיל אַלְפָּא זוּזֵי וְאִיסְתַּלַּק.
Rami bar Hama pensa dire: Ceci est identique à ce qu'enseigne notre MICHNA : Si les orphelins disent: « Voici, nous surévaluons les biens de notre père d'un dinar », [le tribunal ne les écoute pas]. [Il semblerait donc qu'ici aussi le manoir ne doive pas être évalué au-delà de sa valeur marchande].
סְבַר רָמֵי בַּר חָמָא לְמֵימַר: הַיְינוּ מַתְנִיתִין אִם אָמְרוּ יְתוֹמִים ״הֲרֵי אָנוּ מַעֲלִין עַל נִכְסֵי אָבִינוּ יָפֶה דִּינָר״.
Rava lui dit: Est-ce comparable? Là-bas, [dans la Michna], les [autres] orphelins subissent une perte; ici, [le créancier] subit-il une perte? Il a prêté mille et il reprend mille!
אֲמַר לֵיהּ רָבָא: מִי דָּמֵי? הָתָם — אִית לְהוּ פְּסֵידָא לְיַתְמֵי, הָכָא — מִי אִית לֵיהּ פְּסֵידָא? אַלְפָּא יָהֵיב וְאַלְפָּא שָׁקֵיל!
Et pour combien inscrit-on le document de saisie [permettant à l'acheteur de réclamer un dédommagement au vendeur]?
וְטִירְפָא, בְּכַמָּה כָּתְבִינַן?
Ravina dit: On l'inscrit pour mille [dinars]. Rav Avira dit: On l'inscrit pour cinq cents [dinars]. Et la halakha est: pour cinq cents.
רָבִינָא אָמַר: בְּאַלְפָּא. רַב עַוִּירָא אָמַר: בַּחֲמֵשׁ מְאָה. וְהִלְכְתָא: בַּחֲמֵשׁ מְאָה.
Il y avait un homme sur lequel pesait une dette de cent dinars. Il possédait deux petites parcelles de terre; il en vendit une pour cinquante et l'autre également pour cinquante. Le créancier vint et saisit l'une d'elles [entre les mains de l'acheteur], en paiement d'une partie de sa dette. Puis il revint pour saisir également l'autre, [en paiement du reste de sa dette].
הָהוּא גַּבְרָא דַּהֲווֹ מַסְּקִי בֵּיהּ מְאָה זוּזֵי. הֲווֹ לֵיהּ תְּרֵי קַטִּינֵי דְאַרְעָא, (חַד זַבֵּינְהוּ) [זַבְּנִינְהוּ לְחַד] בְּחַמְשִׁין וְחַד בְּחַמְשִׁין. אֲתָא בַּעַל חוֹב טַרְפַאּ לְחַד מִינַּיְיהוּ, הֲדַר אֲתָא וְקָטָרֵיף לְאִידַּךְ.
[L'acheteur] prit cent dinars et se rendit chez [le créancier], et lui dit: Si [cette parcelle] vaut pour toi cent dinars, tant mieux; sinon, prends cent dinars et renonce [à tes droits sur les deux parcelles].
שְׁקַל מְאָה זוּזֵי וְקָאָזֵיל לְגַבֵּיהּ וַאֲמַר לֵיהּ: אִי שָׁוְיָא לָךְ מְאָה זוּזֵי — לְחַיֵּי, וְאִי לָא — שְׁקוֹל מְאָה זוּזֵי וְאִיסְתַּלַּק.
Rav Yossef pensa dire: Ceci est identique à ce qu'enseigne notre MICHNA : Si les orphelins disent, etc. Abaye lui dit: Est-ce comparable? Là-bas, les orphelins subissent une perte; ici, quelle perte subit-il? Il a prêté cent et il reprend cent!
סָבַר רַב יוֹסֵף לְמֵימַר: הַיְינוּ מַתְנִיתִין אִם אָמְרוּ יְתוֹמִים כּוּ׳. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִי דָּמֵי? הָתָם — אִית לְהוּ פְּסֵידָא לְיַתְמֵי, הָכָא — מַאי פְּסֵידָא אִית לֵיהּ? מְאָה יָהֵיב, מְאָה שָׁקֵיל.
Et pour combien inscrit-on le document de saisie? Ravina dit: Pour cent. Rav Avira dit: Pour cinquante. Et la halakha est: pour cinquante.
וְטִירְפָּא בְּכַמָּה כָּתְבִינַן? רָבִינָא אָמַר: בִּמְאָה, רַב עַוִּירָא אָמַר: בְּחַמְשִׁין. וְהִלְכְתָא בְּחַמְשִׁין.
Ketubot 91b
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