AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Ketubot

65b

Étude de Ketubot 65b

Étude de la Mishna & Guémara 65b

Ce tanna crée une situation étrange dans laquelle la femme se retrouve nue mais chaussée, puisque le mari doit donner des chaussures à sa femme trois fois par an, mais des vêtements neufs seulement une fois par an. Abaye lui dit: le tanna se place dans une région montagneuse, où elle ne peut se passer de trois paires de chaussures, car les chaussures s'usent vite dans les régions accidentées. Et incidemment, le tanna nous enseigne qu'il doit les lui donner à l'occasion d'une fête, afin qu'elle s'en réjouisse pendant la fête.
הַאי תַּנָּא שְׁלִיחַ עַרְטִלַאי וּרְמֵי מְסָאנֵי! אֲמַר לֵיהּ: תַּנָּא בִּמְקוֹם הָרִים קָאֵי, דְּלָא סַגִּיא בְּלָא תְּלָתָא זוּגֵי מְסָאנֵי. וְאַגַּב אוֹרְחֵיהּ קָא מַשְׁמַע לַן דְּנִיתְּבִינְהוּ נִיהֲלַהּ בַּמּוֹעֵד, כִּי הֵיכִי דְּנֶיהְוֵי לַהּ שִׂמְחָה בְּגַוַּיְיהוּ.
§ La Michna enseigne: Et il doit lui donner des vêtements d'une valeur de cinquante dinars. Abaye dit: il s'agit de cinquante dinars simples [pshitei], monnaie courante de l'État, qui ne valent qu'un huitième des dinars tyriens. D'où Abaye tire-t-il cela? Du fait qu'il est enseigné: dans quel cas cette affirmation est-elle vraie? Dans le cas du plus pauvre des Juifs. Cependant, dans le cas d'un homme important, tous les montants sont augmentés selon son importance. Et s'il te venait à l'esprit qu'il s'agit littéralement de cinquante dinars, d'où un homme aussi pauvre tirerait-il cinquante dinars? Comment un indigent pourrait-il offrir une somme aussi importante à sa femme pour ses vêtements? Il faut donc en déduire qu'il s'agit de cinquante dinars simples.
וְכֵלִים שֶׁל חֲמִשִּׁים זוּז. אָמַר אַבָּיֵי: חֲמִשִּׁים זוּזֵי פְּשִׁיטֵי. מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּעָנִי שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל, אֲבָל בִּמְכוּבָּד — הַכֹּל לְפִי כְּבוֹדוֹ. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ חֲמִשִּׁים זוּז מַמָּשׁ, עָנִי, חֲמִשִּׁים זוּז מְנָא לֵיהּ? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ חֲמִשִּׁים זוּזֵי פְּשִׁיטֵי.
Et on ne lui donne ni [vêtements] neufs, etc. Les Sages enseignèrent: le surplus de nourriture appartient au mari, le surplus de vêtements usés appartient à la femme. Le surplus de vêtements usés appartient à la femme — pourquoi en a-t-elle besoin? Rahava dit: parce qu'elle s'en couvre durant les jours de sa nidda, afin de ne pas devenir répugnante aux yeux de son mari.
וְאֵין נוֹתְנִין לָהּ לֹא חֲדָשִׁים וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: מוֹתַר מְזוֹנוֹת לַבַּעַל, מוֹתַר בְּלָאוֹת לָאִשָּׁה. מוֹתַר בְּלָאוֹת לָאִשָּׁה, לְמָה לַהּ? אָמַר רַחֲבָה: שֶׁמִּתְכַּסָּה בָּהֶן בִּימֵי נִדָּתָהּ, כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּתְגַּנֶּה עַל בַּעְלָהּ.
Abaye dit: nous avons une tradition selon laquelle le surplus de vêtements usés d'une veuve revient aux héritiers du mari. La raison en est que c'est seulement là, concernant une femme dont le mari est vivant, que s'applique le principe qu'elle ne doit pas devenir répugnante à ses yeux. Ici, en revanche, quand il est mort, qu'elle devienne répugnante tant qu'elle veut: il n'y a pas lieu de veiller à ce qu'elle trouve grâce aux yeux de ses héritiers.
אָמַר אַבָּיֵי: נָקְטִינַן, מוֹתַר בְּלָאוֹת אַלְמָנָה לְיוֹרְשָׁיו. הָתָם הוּא דְּלָא תִּתְגַּנֵּי בְּאַפֵּיהּ, הָכָא — תִּתְגַּנֵּי וְתִתְגַּנֵּי.
Il lui donne une ma'a d'argent, etc. Que signifie « elle mange »? Rav Nahman dit: cela signifie littéralement qu'elle mange [avec lui]. Rav Achi dit: il s'agit des relations conjugales.
נוֹתֵן לָהּ מָעָה כֶּסֶף וְכוּ׳. מַאי ״אוֹכֶלֶת״? רַב נַחְמָן אָמַר: אוֹכֶלֶת מַמָּשׁ. רַב אָשֵׁי אָמַר: תַּשְׁמִישׁ.
Nous avons appris: elle mange avec lui le soir de Chabbat. Soit, selon celui qui dit qu'il s'agit d'un repas véritable, cela correspond bien à ce qui est enseigné: « elle mange ». Mais selon celui qui dit qu'il s'agit des relations conjugales, que signifie « elle mange »? C'est une expression pudique, comme il est écrit: « telle est la conduite de la femme adultère: elle mange, s'essuie la bouche et dit: je n'ai rien fait de mal » (Michlei 30, 20).
תְּנַן: אוֹכֶלֶת עִמּוֹ לֵילֵי שַׁבָּת. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר אֲכִילָה — הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״אוֹכֶלֶת״, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר תַּשְׁמִישׁ, מַאי ״אוֹכֶלֶת״? לִישָּׁנָא מְעַלְּיָא, כְּדִכְתִיב: ״אָכְלָה וּמָחֲתָה פִיהָ וְאָמְרָה לֹא פָעַלְתִּי אָוֶן״.
On objecta: Rabban Chimon ben Gamliel dit: elle mange le soir de Chabbat et le jour de Chabbat. Soit, selon celui qui dit qu'il s'agit d'un repas véritable, cela correspond bien à ce qui est enseigné: « et le [jour du] Chabbat ». Mais selon celui qui dit qu'il s'agit des relations conjugales — y a-t-il des relations conjugales le jour du Chabbat? Rav Houna n'a-t-il pas dit: les enfants d'Israël sont saints, et ils n'ont pas de relations conjugales le jour! N'est-ce pas que Rava a dit: dans une maison obscure, c'est permis?
מֵיתִיבִי, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אוֹכֶלֶת בְּלֵילֵי שַׁבָּת וְשַׁבָּת. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר אֲכִילָה — הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״וְשַׁבָּת״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר תַּשְׁמִישׁ — תַּשְׁמִישׁ בְּשַׁבָּת מִי אִיכָּא? וְהָאָמַר רַב הוּנָא: יִשְׂרָאֵל קְדוֹשִׁים הֵן, וְאֵין מְשַׁמְּשִׁין מִטּוֹתֵיהֶן בַּיּוֹם! הָאָמַר רָבָא: בְּבַיִת אָפֵל מוּתָּר.
Et si elle allaite. Rabbi Oula le Grand enseigna à l'entrée de la maison du Nassi: bien qu'on ait dit qu'un homme n'est pas tenu de nourrir ses fils et ses filles quand ils sont petits, il doit néanmoins nourrir les tout-petits.
וְאִם הָיְתָה מְנִיקָה. דָּרֵשׁ רַבִּי עוּלָּא רַבָּה אַפִּיתְחָא דְּבֵי נְשִׂיאָה: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ אֵין אָדָם זָן אֶת בָּנָיו וּבְנוֹתָיו כְּשֶׁהֵן קְטַנִּים, אֲבָל זָן קְטַנֵּי קְטַנִּים.
Jusqu'à quel âge? Jusqu'à six ans, conformément à l'opinion de Rav Assi. Car Rav Assi a dit: un enfant de six ans sort par l'erouv de sa mère.
עַד כַּמָּה — עַד בֶּן שֵׁשׁ, כִּדְרַב אַסִּי. דְּאָמַר רַב אַסִּי: קָטָן בֶּן שֵׁשׁ יוֹצֵא בְּעֵירוּב אִמּוֹ.
D'où cela est-il tiré? Du fait qu'il est enseigné: si elle allaite, on diminue [le quota] de son travail manuel et on l'ajoute à sa nourriture. Quelle en est la raison? N'est-ce pas parce que le bébé doit manger avec elle? Mais peut-être est-ce parce qu'elle est considérée malade [du fait de l'allaitement]?
מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי: הָיְתָה מְנִיקָה — פּוֹחֲתִין לָהּ מִמַּעֲשֵׂה יָדֶיהָ, וּמוֹסִיפִין לָהּ עַל מְזוֹנוֹתֶיהָ. מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּבָעֵי לְמֵיכַל בַּהֲדַהּ? וְדִלְמָא מִשּׁוּם דְּחוֹלָה הִיא.
Si c'est le cas, que la Michna enseigne: « si elle est malade »! Pourquoi préciser « si elle allaite »? Mais peut-être cela nous enseigne-t-il que les femmes qui allaitent sont généralement considérées comme malades. Il fut dit: Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit: on lui ajoute du vin, car le vin est bon pour le lait.
אִם כֵּן, לִיתְנֵי ״אִם הָיְתָה חוֹלָה״, מַאי אִם הָיְתָה מְנִיקָה? וְדִלְמָא הָא קָא מַשְׁמַע לַן דִּסְתַם מְנִיקוֹת חוֹלוֹת נִינְהוּ. אִיתְּמַר, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מוֹסִיפִין לָהּ יַיִן, שֶׁהַיַּיִן יָפֶה לְחָלָב.
Puissions-nous te retrouver, chapitre « Même si ».
הֲדַרַן עֲלָךְ אַף עַל פִּי
Ketubot 65b
100%
כתובות ס״ה במַסֶּכֶת כְּתוּבּוֹת