AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Ketubot

48b

Étude de Ketubot 48b

Étude de la Mishna & Guémara 48b

[dans] l'autorité du mari en vue du mariage. Si le père a remis [sa fille] aux envoyés du mari, la voici sous l'autorité du mari. Si le père est allé avec les envoyés du mari, ou si les envoyés du père sont allés avec les envoyés du mari, la voici [encore] sous l'autorité du père. Si les envoyés du père l'ont remise aux envoyés du mari, la voici sous l'autorité du mari.
לִרְשׁוּת הַבַּעַל לְנִשּׂוּאִין. מָסַר הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל — הֲרֵי הִיא בִּרְשׁוּת הַבַּעַל. הָלַךְ הָאָב עִם שְׁלוּחֵי הַבַּעַל, אוֹ שֶׁהָלְכוּ שְׁלוּחֵי הָאָב עִם שְׁלוּחֵי הַבַּעַל — הֲרֵי הִיא בִּרְשׁוּת הָאָב. מָסְרוּ שְׁלוּחֵי הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל — הֲרֵי הִיא בִּרְשׁוּת הַבַּעַל.
Guémara
GUEMARA: Que signifie « toujours »? [Cela vient] exclure la première michna. Comme nous l'avons appris: Si le moment [du mariage] est arrivé et qu'elles ne se sont pas mariées, elles mangent de ses biens et mangent la teroumah. [La michna] nous enseigne: toujours [elle reste sous l'autorité du père jusqu'à l'entrée effective sous la 'houpa], [contredisant cette première opinion].
גְּמָ׳ מַאי לְעוֹלָם? לְאַפּוֹקֵי מִמִּשְׁנָה רִאשׁוֹנָה. דִּתְנַן: הִגִּיעַ זְמַן וְלֹא נִישְּׂאוּ — אוֹכְלוֹת מִשֶּׁלּוֹ וְאוֹכְלוֹת בִּתְרוּמָה. קָא מַשְׁמַע לַן, לְעוֹלָם.
§ Si le père a remis [sa fille] aux envoyés du mari, la voici sous l'autorité du mari, etc. Rav a dit: sa remise [vaut] pour tout, sauf pour la teroumah. Et Rav Assi a dit: même pour la teroumah.
מָסַר הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל, הֲרֵי הִיא בִּרְשׁוּת הַבַּעַל וְכוּ׳. אָמַר רַב: מְסִירָתָהּ לַכֹּל, חוּץ מִתְּרוּמָה. וְרַב אַסִּי אָמַר: אַף לִתְרוּמָה.
Rav Houna objecta à Rav Assi — et certains disent que c'est 'Hiya bar Rav qui objecta à Rav Assi: [la michna dit] qu'elle est toujours sous l'autorité du père jusqu'à ce qu'elle entre sous la 'houpa! Rav leur dit: Ne vous ai-je pas dit de ne pas courir après [des preuves tirées de sources] qui peuvent s'expliquer en sens inverse?! Il peut vous répondre: sa remise, c'est [l'équivalent de] son entrée sous la 'houpa.
אֵיתִיבֵיהּ רַב הוּנָא לְרַב אַסִּי, וְאָמְרִי לַהּ חִיָּיא בַּר רַב לְרַב אַסִּי: לְעוֹלָם הִיא בִּרְשׁוּת הָאָב עַד שֶׁתִּכָּנֵס לַחוּפָּה! אֲמַר לְהוּ רַב: לָאו אָמֵינָא לְכוּ לָא תֵּיזְלוּ בָּתַר אִיפְּכָא?! יָכֵול לְשַׁנּוֹיֵי לְכוּ: מְסִירָתָהּ, זוֹ הִיא כְּנִיסָתָהּ לְחוּפָּה.
Et Chmouel a dit: [cela vaut] pour son héritage.
וּשְׁמוּאֵל אָמַר: לִירוּשָּׁתָהּ.
Reich Lakich a dit: [cela vaut] pour sa ketouba. Que signifie « sa ketouba »? Si c'est que, si elle meurt, il hérite d'elle, c'est la même chose que [l'opinion] de Chmouel! Ravina dit: [cela vient] dire que sa ketouba d'un autre [homme, si celui-ci meurt et qu'elle se remarie ensuite,] sera de cent [dinars, comme une veuve d'un mariage, et non comme une veuve d'une simple fiançailles].
רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: לִכְתוּבָּתָהּ. כְּתוּבָּתָהּ מַאי הִיא? דְּאִי מֵתָה יָרֵית לַהּ, הַיְינוּ דִּשְׁמוּאֵל! אָמַר רָבִינָא: לוֹמַר כְּתוּבָּתָהּ מֵאַחֵר מָנֶה.
Rabbi Yo'hanan et Rabbi 'Hanina disent tous deux: sa remise [vaut] pour tout, même pour la teroumah.
רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי חֲנִינָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מְסִירָתָהּ לַכֹּל, אַף לִתְרוּמָה.
On objecta: Si le père est allé avec les envoyés du mari, ou si les envoyés du père sont allés avec les envoyés du mari, ou si elle avait une cour en chemin et qu'elle y est entrée avec lui pour y passer la nuit, même si sa ketouba se trouve [déjà] dans la maison de son mari, si elle meurt, son père hérite d'elle.
מֵיתִיבִי: הָלַךְ הָאָב עִם שְׁלוּחֵי הַבַּעַל, אוֹ שֶׁהָלְכוּ שְׁלוּחֵי הָאָב עִם שְׁלוּחֵי הַבַּעַל, אוֹ שֶׁהָיְתָה לָהּ חָצֵר בַּדֶּרֶךְ וְנִכְנְסָה עִמּוֹ לָלִין, אַף עַל פִּי שֶׁכְּתוּבָּתָהּ בְּבֵית בַּעְלָהּ, מֵתָה — אָבִיהָ יוֹרְשָׁהּ.
Si le père a remis [sa fille] aux envoyés du mari, ou si les envoyés du père l'ont remise aux envoyés du mari, ou s'il avait une cour en chemin et qu'elle y est entrée avec lui en vue du mariage, même si sa ketouba se trouve [encore] dans la maison de son père, si elle meurt, son mari hérite d'elle.
מָסַר הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל, אוֹ שֶׁמָּסְרוּ שְׁלוּחֵי הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל, אוֹ שֶׁהָיְתָה לוֹ חָצֵר בַּדֶּרֶךְ וְנִכְנְסָה עִמּוֹ לְשׁוּם נִישּׂוּאִין, אַף עַל פִּי שֶׁכְּתוּבָּתָהּ בְּבֵית אָבִיהָ, מֵתָה — בַּעְלָהּ יוֹרְשָׁהּ.
Dans quel cas ces paroles s'appliquent-elles? Pour son héritage. Mais pour la teroumah, une femme ne mange pas de teroumah tant qu'elle n'est pas entrée sous la 'houpa. C'est une réfutation de toutes [ces opinions]! [C'est en effet] une réfutation.
בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — לִירוּשָּׁתָהּ, אֲבָל לִתְרוּמָה, אֵין אִשָּׁה אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה עַד שֶׁתִּכָּנֵס לַחוּפָּה. תְּיוּבְתָּא דְכוּלְּהוּ! תְּיוּבְתָּא.
Ceci même est difficile: tu as dit « elle est entrée avec lui pour y passer la nuit » — c'est parce qu'il est précisé « pour y passer la nuit » [que le père hérite]; mais sans précision, [on suppose] que c'est en vue du mariage. Or dis la fin [de la baraïta]: « elle est entrée avec lui en vue du mariage » — c'est parce que c'est précisé; mais sans précision, [on suppose] que c'est pour y passer la nuit [seulement]!
הָא גוּפָא קַשְׁיָא: אָמְרַתְּ נִכְנְסָה עִמּוֹ לָלִין. טַעְמָא דְּלָלִין, הָא סְתָמָא — לְשֵׁם נִישּׂוּאִין. אֵימָא סֵיפָא: נִכְנְסָה עִמּוֹ לְשֵׁם נִישּׂוּאִין, הָא סְתָמָא, לָלִין.
Rav Achi dit: ce sont deux cas non précisés différents qui sont enseignés. [Le cas d'une] cour à elle non précisée: [on suppose] pour y passer la nuit. [Le cas d'une] cour à lui non précisée: [on suppose] en vue du mariage.
אָמַר רַב אָשֵׁי: סְתָמֵי סְתָמֵי קָתָנֵי. סְתַם חָצֵר דִּידַהּ — לָלִין. סְתַם חָצֵר דִּידֵיהּ — לְנִשּׂוּאִין.
Ketubot 48b
100%
כתובות מ״ח במַסֶּכֶת כְּתוּבּוֹת