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Traité Ketubot

37b

Étude de Ketubot 37b

Étude de la Guémara 37b

Guémara
Et une autre [comparaison est enseignée] concernant la mort et la flagellation. Et [les deux sources] sont nécessaires: car si l'on nous avait enseigné [cela seulement] pour la mort et une somme d'argent, [on aurait pu penser que l'exemption découle] du fait qu'on n'inflige pas une peine à son corps et une autre à ses biens. Mais concernant la mort et la flagellation, où l'une et l'autre sont infligées à son corps, dis que [la flagellation] est [une composante d'] une mort prolongée, et infligeons-la lui [avant l'exécution].
וַחֲדָא בְּמִיתָה וּמַלְקוֹת. וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן מִיתָה וּמָמוֹן, מִשּׁוּם דַּחֲדָא בְּגוּפֵיהּ וַחֲדָא בְּמָמוֹנֵיהּ לָא עָבְדִינַן. אֲבָל בְּמִיתָה וּמַלְקוֹת, דְּאִידֵּי וְאִידֵּי בְּגוּפֵיהּ, אֵימָא מִיתָה אֲרִיכְתָּא הִיא, וְנַעְבֵּיד בֵּיהּ.
Et si l'on nous avait enseigné [cela seulement] pour la mort et la flagellation, [on aurait pu penser que l'exemption découle] du fait qu'on n'inflige pas deux peines à son corps. Mais concernant la mort et l'argent, où l'une est infligée à son corps et l'autre à ses biens, dis: infligeons-lui les deux. [Les deux versets] sont donc nécessaires.
וְאִי אַשְׁמְעִינַן מִיתָה וּמַלְקוֹת, דְּתַרְתֵּי בְּגוּפֵיהּ לָא עָבְדִינַן. אֲבָל מִיתָה וּמָמוֹן, דַּחֲדָא בְּגוּפֵיהּ וַחֲדָא בְּמָמוֹנֵיהּ, אֵימָא נַעֲבֵיד בֵּיהּ. צְרִיכָא.
Pourquoi ai-je besoin du verset: « Vous ne prendrez pas de rançon pour la vie d'un meurtrier »? Car le Miséricordieux dit: ne prends pas d'argent de lui pour l'exempter de la mort. Pourquoi ai-je besoin du verset: « Vous ne prendrez pas de rançon pour celui qui s'est enfui vers sa ville de refuge »? Car le Miséricordieux dit: ne prends pas d'argent de lui pour l'exempter de l'exil.
״וְלֹא תִקְחוּ כוֹפֶר לְנֶפֶשׁ רוֹצֵחַ״ לְמָה לִי? דְּאָמַר רַחֲמָנָא: לָא תִּשְׁקוֹל מָמוֹנָא מִינֵּיהּ וְתִפְטְרֵיהּ מִקְּטָלָא. ״לֹא תִקְחוּ כוֹפֶר לָנוּס אֶל עִיר מִקְלָטוֹ״ לְמָה לִי? דְּאָמַר רַחֲמָנָא: לָא תִּשְׁקוֹל מָמוֹנָא מִינֵּיהּ וְתִפְטְרֵיהּ מִן גָּלוּת.
Et pourquoi ai-je besoin de deux versets [pour enseigner le même principe]? L'un concerne le meurtrier par inadvertance et l'autre le meurtrier intentionnel. Et ils sont [tous deux] nécessaires: car si l'on nous avait enseigné [cela seulement] pour le meurtrier intentionnel, [on aurait pu penser que le paiement n'est pas accepté] du fait que son interdit est sévère; mais pour le meurtrier par inadvertance, dont l'interdit n'est pas sévère, dis que non [il pourrait payer]. Et si l'on nous avait enseigné [cela seulement] pour le meurtrier par inadvertance, [on aurait pu penser que le paiement n'est pas accepté] du fait qu'il n'y a pas de perte de vie [puisqu'il n'est pas exécuté]; mais pour le meurtrier intentionnel, où il y a perte de vie, dis que non [il pourrait payer]. [Les deux versets] sont donc nécessaires.
וּתְרֵי קְרָאֵי לְמָה לִי! חַד בְּשׁוֹגֵג וְחַד בְּמֵזִיד. וּצְרִיכִי, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן מֵזִיד, מִשּׁוּם דַּחֲמִיר אִיסּוּרֵיהּ. אֲבָל שׁוֹגֵג, דְּלָא חֲמִיר אִיסּוּרֵיהּ — אֵימָא לָא. וְאִי אַשְׁמְעִינַן שׁוֹגֵג, מִשּׁוּם דְּלֵיכָּא אִיבּוּד נְשָׁמָה. אֲבָל מֵזִיד, דְּאִיכָּא אִיבּוּד נְשָׁמָה — אֵימָא לָא. צְרִיכָא.
Pourquoi ai-je besoin du verset: « Et pour le pays, il n'y aura pas d'expiation pour le sang qui y a été versé, si ce n'est par le sang de celui qui l'a versé »?
״וְלָאָרֶץ לֹא יְכוּפַּר לַדָּם אֲשֶׁר שׁוּפַּךְ בָּהּ כִּי אִם בְּדַם שׁוֹפְכוֹ״ לְמָה לִי?
Il est nécessaire pour enseigner ce qui est enseigné dans une baraïta: d'où sait-on que si la génisse a été décapitée puis le meurtrier a été trouvé, on ne l'exempte pas [de la peine]? Comme il est dit: « Et pour le pays, il n'y aura pas d'expiation pour le sang qui y a été versé... » [ce qui implique:] et non par le sang de la génisse.
מִבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: מִנַּיִן שֶׁאִם נִתְעָרְפָה עֲגָלָה וְאַחַר כָּךְ נִמְצָא הַהוֹרֵג, מִנַּיִן שֶׁאֵין פּוֹטְרִין אוֹתוֹ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלָאָרֶץ לֹא יְכוּפַּר לַדָּם אֲשֶׁר שׁוּפַּךְ בָּהּ וְגוֹ׳״.
Pourquoi ai-je besoin du verset: « Et toi, tu ôteras le sang innocent du milieu de toi »? Il est nécessaire pour enseigner ce qui est enseigné dans une baraïta: d'où sait-on que ceux qui sont mis à mort par le glaive [le sont] par le cou? Le verset dit: « Et toi, tu ôteras le sang innocent du milieu de toi » — tous les meurtriers sont ainsi assimilés à la génisse décapitée: de même que là-bas [la décapitation se fait] par le cou, de même pour les meurtriers, [l'exécution se fait] par le cou.
״וְאַתָּה תְּבַעֵר הַדָּם הַנָּקִי מִקִּרְבֶּךָ״ לְמָה לִי? מִיבְּעֵי לֵיהּ, לְכִדְתַנְיָא: מִנַּיִן לְמוּמָתִים בְּסַיִיף שֶׁהוּא מִן הַצַּוָּאר — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאַתָּה תְּבַעֵר הַדָּם הַנָּקִי מִקִּרְבֶּךָ״ — הוּקְשׁוּ כׇּל שׁוֹפְכֵי דָמִים לְעֶגְלָה עֲרוּפָה, מַה לְהַלָּן מִן הַצַּוָּאר — אַף שׁוֹפְכֵי דָמִים מִן הַצַּוָּאר.
[On pourrait penser:] de même que là-bas [on utilise] un couperet et [on frappe] à la nuque, de même ici [on utiliserait] un couperet et [on frapperait] à la nuque? Rav Nahman a dit au nom de Rabba bar Avouh: le verset dit: « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » [ce qui enseigne:] choisis-lui une mort agréable [donc pas avec un couperet].
אִי מָה לְהַלָּן בְּקוֹפִיץ וּמִמּוּל עוֹרֶף, אַף כָּאן בְּקוֹפִיץ וּמִמּוּל עוֹרֶף? אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ, אָמַר קְרָא: ״וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ״, בְּרוֹר לוֹ מִיתָה יָפָה.
Pourquoi ai-je besoin du verset: « Tout objet voué qui a été voué [en interdit] parmi les hommes ne pourra être racheté »? Il est nécessaire pour enseigner ce qui est enseigné dans une baraïta: d'où sait-on, concernant celui qui est mené à l'exécution, si quelqu'un dit « Que sa valeur soit sur moi [comme don au Temple] », qu'il n'a rien dit [de contraignant]?
״כׇּל חֵרֶם אֲשֶׁר יׇחֳרַם מִן הָאָדָם לֹא יִפָּדֶה״ לְמָה לִי? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: מִנַּיִן לַיּוֹצֵא לֵיהָרֵג, וְאָמַר אֶחָד ״עֶרְכּוֹ עָלַי״, מִנַּיִן שֶׁלֹּא אָמַר כְּלוּם —
Comme il est dit: « Tout objet voué qui a été voué parmi les hommes ne pourra être racheté. » On pourrait penser que cela vaut même avant que son jugement ne soit rendu; le verset dit: « parmi les hommes » — et non l'homme entier [c'est-à-dire seulement celui déjà condamné, considéré comme un homme partiel].
שֶׁנֶּאֱמַר: ״כׇּל חֵרֶם אֲשֶׁר יׇחֳרַם מִן הָאָדָם לֹא יִפָּדֶה״. יָכוֹל אַף קוֹדֶם שֶׁנִּגְמַר דִּינוֹ כֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מִן הָאָדָם״ — וְלֹא כׇּל הָאָדָם.
Et selon Rabbi Hananya ben Akavya, qui dit qu'on peut être évalué [même condamné à mort, le vœu étant valable] parce que sa valeur est fixe, que fait-il de ce [verset] « Tout objet voué »?
וּלְרַבִּי חֲנַנְיָא בֶּן עֲקַבְיָא, דְּאָמַר: נֶעֱרָךְ — מִפְּנֵי שֶׁדָּמָיו קְצוּבִין, הַאי ״כׇּל חֵרֶם״ מַאי עָבֵיד לֵיהּ?
Il est nécessaire pour enseigner ce qui est enseigné dans une baraïta: Rabbi Yichmaël, fils de Rabbi Yohanan ben Beroka, dit: puisque nous avons trouvé que pour ceux mis à mort par la main du Ciel, on donne de l'argent et cela leur sert d'expiation, comme il est dit: « Si une rançon lui est imposée... », on pourrait penser qu'il en est de même pour ceux [mis à mort] par la main de l'homme. Le verset dit: « Tout objet voué parmi les hommes ne pourra être racheté ».
מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה אוֹמֵר: לְפִי שֶׁמָּצִינוּ לְמוּמָתִים בִּידֵי שָׁמַיִם שֶׁנּוֹתְנִין מָמוֹן וּמִתְכַּפֵּר לָהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִם כּוֹפֶר יוּשַׁת עָלָיו״. יָכוֹל אַף בִּידֵי אָדָם כֵּן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״חֵרֶם מִן הָאָדָם לֹא יִפָּדֶה״.
Ketubot 37b
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