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Traité Ketubot

16b

Étude de Ketubot 16b

Étude de la Guémara 16b

Guémara
Et cette femme-là, puisque son mariage n'a pas suscité de publicité [n'a pas produit de bruit public], l'effet de la majorité s'en trouve affaibli à son égard.
וְזוֹ, הוֹאִיל וְאֵין לָהּ קוֹל — אִיתְּרַע לֵהּ רוּבָּא.
La Guemara demande: Si en effet le mariage de toute femme mariée vierge suscite une publicité, et que le mariage de cette femme-ci n'en a pas suscité, quand des témoins viennent [témoigner qu'elle est sortie en mariée vierge], qu'importe? Ce sont des témoins mensongers, puisque leur témoignage va à l'encontre de la présomption qui régit tous les mariages! Plutôt, Ravina a dit: ce n'est pas une présomption universelle, mais une majorité. Le mariage de la majorité des femmes mariées vierges suscite une publicité, mais pour cette femme-ci, puisque son mariage n'a pas suscité de publicité, l'effet de la majorité s'en trouve affaibli à son égard. Par conséquent, le témoignage selon lequel elle est sortie de la maison de son père pour ses noces avec un hinouma l'emporte sur l'absence de publicité.
אִי כׇּל הַנִּשֵּׂאת בְּתוּלָה יֵשׁ לָהּ קוֹל — כִּי אֲתוֹ עֵדִים, מַאי הָוֵי? הָנָךְ סָהֲדֵי שַׁקָּרֵי נִינְהוּ! אֶלָּא אָמַר רָבִינָא: רוֹב הַנִּשֵּׂאת בְּתוּלָה יֵשׁ לָהּ קוֹל, וְזוֹ הוֹאִיל וְאֵין לָהּ קוֹל — אִיתְּרַע לֵהּ רוּבָּא.
§ Il a été énoncé dans la MICHNA : S'il y a des témoins qu'elle est sortie de la maison de son père pour ses noces avec un hinouma, ou les cheveux découverts, à la manière habituelle des vierges, le paiement de sa ketouba est de deux cents dinars. La Guemara demande: Et puisqu'elle perçoit le paiement sans produire sa ketouba, craignons qu'elle ne produise des témoins devant ce tribunal-ci et perçoive le paiement, puis produise sa ketouba devant cet autre tribunal-là et perçoive le paiement une seconde fois avec elle! Rabbi Abbahou a dit: Cela indique que l'on rédige une quittance [attestant que la femme a reçu son paiement]. Si la femme tentait de percevoir le paiement de sa ketouba une seconde fois, son mari produirait la quittance. Rav Pappa a dit: Nous traitons dans la Michna d'un endroit où l'on ne rédige pas de ketouba. Ce n'est que dans un cas où il n'y a pas lieu de craindre qu'elle produise sa ketouba, qu'elle perçoit le paiement sur la base du témoignage de témoins.
אִם יֵשׁ עֵדִים שֶׁיָּצְתָה בְּהִינוּמָא וְכוּ׳. וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא מַפְּקָא עֵדִים בְּהַאי בֵּי דִינָא, וְגָבְיָא, וַהֲדַר מַפְּקָא לַהּ לִכְתוּבָה בְּהַאי בֵּית דִּין, וְגָבְיָא בַּהּ? אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: זֹאת אוֹמֶרֶת כּוֹתְבִין שׁוֹבָר. רַב פָּפָּא אָמַר: בִּמְקוֹם שֶׁאֵין כּוֹתְבִין כְּתוּבָּה עָסְקִינַן.
Et il y a ceux qui enseignent ce désaccord entre Rabbi Abbahou et Rav Pappa à propos de la baraïta qui dit: Dans un cas où une femme a perdu sa ketouba, ou l'a dissimulée en prétendant qu'elle ne parvient pas à la retrouver; ou que sa ketouba a été brûlée, sans preuve quant à la somme à laquelle elle a droit; ou que des pratiques réservées exclusivement aux noces des vierges ont été accomplies à ses noces, par exemple on a dansé devant elle, ou joué [de la musique] devant elle, ou fait passer devant elle une coupe de bonnes nouvelles ou un linge de virginité; si elle a des témoins pour l'un quelconque de ces éléments, sa ketouba est de deux cents dinars.
וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַבָּרַיְיתָא: אִיבְּדָה כְּתוּבָּתָהּ, הִטְמִינָה כְּתוּבָּתָהּ, נִשְׂרְפָה כְּתוּבָּתָהּ, רָקְדוּ לְפָנֶיהָ, שָׂחֲקוּ לְפָנֶיהָ, הֶעֱבִירוּ לְפָנֶיהָ כּוֹס שֶׁל בְּשׂוֹרָה, אוֹ מַפָּה שֶׁל בְּתוּלִים. אִם יֵשׁ לָהּ עֵדִים בְּאֶחָד מִכׇּל אֵלּוּ — כְּתוּבָּתָהּ מָאתַיִם.
La Guemara demande: Et puisqu'elle perçoit le paiement sans produire sa ketouba, craignons qu'elle ne produise des témoins devant ce tribunal-ci et perçoive le paiement, puis produise sa ketouba devant cet autre tribunal-là et perçoive avec elle le paiement une seconde fois! Rabbi Abbahou a dit: Cela indique que l'on rédige une quittance attestant que la femme a reçu son paiement. Rav Pappa a dit: Nous traitons d'un endroit où l'on ne rédige pas de ketouba.
וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא מַפְּקָא עֵדִים בְּהַאי בֵּית דִּין וְגָבְיָא, וַהֲדַר מַפְּקָא לִכְתוּבָּתָהּ בְּהַאי בֵּית דִּין וְגָבְיָא בַּהּ! אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: זֹאת אוֹמֶרֶת כּוֹתְבִין שׁוֹבָר. רַב פָּפָּא אָמַר: בִּמְקוֹם שֶׁאֵין כּוֹתְבִין כְּתוּבָּה עָסְקִינַן.
La Guemara demande: Mais comment Rav Pappa peut-il dire que la baraïta traite d'un endroit où l'on ne rédige pas de ketouba? N'est-il pas enseigné dans cette baraïta: Si une femme a perdu sa ketouba? La Guemara répond: La baraïta se réfère à un cas où son mari lui a rédigé une ketouba contrairement à l'usage local. La Guemara demande: S'il lui a rédigé une ketouba, la crainte demeure qu'en fin de compte elle produise la ketouba et perçoive le paiement une seconde fois avec elle. La Guemara répond: Que signifie « perdu »? La femme a perdu sa ketouba dans un incendie. Dans ce cas, il n'y a plus lieu de craindre.
וְהָא ״אִיבְּדָה כְּתוּבָּתָהּ״ קָתָנֵי! דִּכְתַב לַהּ אִיהוּ. סוֹף סוֹף מַפְּקָא לַהּ וְגָבְיָא בַּהּ! מַאי ״אִיבְּדָה״ — אִיבְּדָה בָּאוּר.
La Guemara demande: Si c'est ainsi, cela revient au cas de « elle a été brûlée », mentionné séparément dans la baraïta. Et de plus, que dire du cas de « elle l'a dissimulée », où la crainte qu'elle perçoive le paiement deux fois demeure? Et de plus, si « brûlée » vient expliquer le sens de « perdue », pourquoi ai-je besoin que la baraïta mentionne le cas de « perdue » du tout? Il aurait suffi à la baraïta de mentionner le cas d'une ketouba brûlée. Plutôt, le sens de la baraïta est: le statut légal de tout cas où la femme prétend avoir perdu sa ketouba est comme celui d'un cas où elle l'aurait dissimulée devant nous, et nous ne lui donnons le paiement de sa ketouba que lorsque des témoins disent que sa ketouba a été brûlée. Sinon, même si des témoins témoignent que les pratiques caractéristiques des noces d'une vierge ont été accomplies à ses noces, elle ne perçoit pas le paiement de sa ketouba.
אִי הָכִי הַיְינוּ ״נִשְׂרְפָה״? וְעוֹד: הִטְמִינָה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? וְתוּ: אִיבְּדָה לְמָה לִי? אֶלָּא: כֹּל אִיבְּדָה — כִּי הִטְמִינָה בְּפָנֵינוּ דָּמֵי, וְלָא יָהֲבִינַן לַהּ עַד דְּאָמְרִי עֵדִים נִשְׂרְפָה כְּתוּבָּתָהּ.
La Guemara remarque: Celui qui enseigne ce désaccord à propos de la baraïta l'enseignerait à plus forte raison à propos de la Michna — appliquer l'opinion de Rav Pappa à la Michna ne nécessite pas l'émendation et la réinterprétation que nécessite son application à la baraïta. En revanche, celui qui enseigne ce désaccord à propos de la Michna ne l'enseignerait pas à propos de la baraïta, conformément à la difficulté soulevée là-bas, car le sens simple de la baraïta est qu'il s'agit d'un endroit où l'on rédige une ketouba.
מַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַבָּרַיְיתָא — כׇּל שֶׁכֵּן אַמַּתְנִיתִין. וּמַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַמַּתְנִיתִין — אֲבָל אַבָּרַיְיתָא לָא, כִּי קוּשְׁיָא.
S'il y a des témoins, etc. La Guemara demande: Et craignons qu'elle ne produise d'abord des témoins du hinouma devant ce tribunal-ci et perçoive le paiement, puis produise des témoins du hinouma devant un autre tribunal et perçoive le paiement une seconde fois! Dans un endroit où il n'est certainement pas possible [de garantir qu'elle ne percevra pas sa ketouba plus d'une fois autrement], nous rédigeons certainement une quittance, même selon l'opinion selon laquelle, en règle générale, on ne rédige pas de quittance.
אִם יֵשׁ עֵדִים כּוּ׳. וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא מַפְּקָא עֵדֵי הִינּוּמָא בְּהַאי בֵּית דִּין וְגָבְיָא, וַהֲדַר מַפְּקָא עֵדֵי הִינּוּמָא בְּבֵי דִינָא אַחֲרִינָא וְגָבְיָא! בְּמָקוֹם דְּלָא אֶפְשָׁר וַדַּאי כָּתְבִינַן שׁוֹבָר.
§ Il est enseigné dans cette baraïta: Ou on a fait passer devant elle une coupe de bonnes nouvelles. La Guemara demande: Qu'est-ce qu'une « coupe de bonnes nouvelles »? Rav Adda bar Ahava dit: On fait passer devant elle une coupe de vin de teroumah, c'est-à-dire que cette femme aurait été apte à manger de la teroumah [si elle avait épousé un cohen]. Rav Pappa s'y oppose vigoureusement: Est-ce à dire qu'une veuve ne mange pas de teroumah si elle épouse un cohen? Elle en mange assurément. Alors quelle preuve la teroumah apporte-t-elle qu'elle est vierge? Plutôt, Rav Pappa dit: Cela [signifie] qu'elle est « première », comme la teroumah qui est le premier prélèvement séparé de la récolte.
הֶעֱבִירוּ לְפָנֶיהָ כּוֹס שֶׁל בְּשׂוֹרָה. מַאי ״כּוֹס שֶׁל בְּשׂוֹרָה״? אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: כּוֹס יַיִן שֶׁל תְּרוּמָה מַעֲבִירִין לְפָנֶיהָ. כְּלוֹמַר: רְאוּיָה הָיְתָה זוֹ לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָה. מַתְקֵיף לַהּ רַב פָּפָּא: אַטּוּ אַלְמָנָה מִי לָא אָכְלָה בִּתְרוּמָה? אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: זוֹ רֵאשִׁית, כִּתְרוּמָה רֵאשִׁית.
Il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Yehouda dit: L'usage est de faire passer devant elle un tonneau de vin. Rav Adda bar Ahava a dit: Devant une vierge, on fait passer un tonneau scellé; devant une non-vierge, on fait passer un tonneau ouvert. La Guemara demande: Pourquoi cela est-il nécessaire? Faisons passer le tonneau scellé devant la vierge, et devant la non-vierge ne faisons passer aucun tonneau du tout! Pourquoi est-il nécessaire de publier le fait qu'elle n'est pas vierge? La Guemara explique: C'est nécessaire, car il pourrait parfois arriver qu'une non-vierge s'empare unilatéralement de deux cents dinars comme paiement de sa ketouba et dise: J'étais vierge, et le fait qu'on n'ait pas fait passer [de tonneau scellé] devant moi est dû à des circonstances indépendantes de leur volonté. Afin de prévenir une telle tromperie, on fait passer un tonneau ouvert devant la non-vierge, pour que les gens se souviennent qu'elle n'est pas vierge.
תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חָבִית שֶׁל יַיִן מַעֲבִירִין לְפָנֶיהָ. אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: בְּתוּלָה — מַעֲבִירִין לְפָנֶיהָ סְתוּמָה, בְּעוּלָה — מַעֲבִירִין לְפָנֶיהָ פְּתוּחָה. אַמַּאי? נִיעַבַּר קַמֵּי בְּתוּלָה וְקַמֵּי בְּעוּלָה לָא נִיעַבַּר כְּלָל! זִימְנִין דְּתָפְסָה מָאתַיִם, וְאָמְרָה: אֲנָא בְּתוּלָה הֲוַאי, וְהַאי דְּלָא עַבַּרוּ קַמַּאי — אִתְּנוֹסֵי הוּא דְּאִתְּנִיסוּ.
§ Les Sages ont enseigné: Comment danse-t-on devant la mariée, c'est-à-dire que récite-t-on en dansant à ses noces? Beit Chammaï disent:
תָּנוּ רַבָּנַן: כֵּיצַד מְרַקְּדִין לִפְנֵי הַכַּלָּה? בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים:

Rachi

וזו הואיל ואין לה קול - שאין מעיד עליה שיצתה בהינומא:

כי אתו עדים מאי הוי - כיון דחזקה דיש לה קול הרבה היו יודעין:

דלמא מפקא עדים - עדי הינומא:,זאת אומרת - ודלא כמאן דאמר אין כותבין בבבא בתרא:,כותבין שובר - שכשיפרע לה כתובתה תכתוב לו שקבלה כתובתה ויהיה בידו לזכות:,רב פפא אמר - לעולם אין כותבין דנמצא זה צריך לשמור שוברו מן העכברים ומי שיש לו שטר על חברו או יביא השטר ויחזירנו או לא יטול כלום ומתני' במקום שאין כותבין כתובה אלא סומכין על תנאי בית דין שתקנו לבתולה מאתים ולאלמנה מנה דליכא למיחש לדלמא הדרה ומפקא לה:

דמתני לה - לדרבי אבהו ולדרב פפא:,הטמינה כתובתה - והיא תובעת מאתים והוא אומר אלמנה נשאתיך:,רקדו לפניה - אם יש עדים שרקדו לפניה ביום נישואיה:,כוס של בשורה - המבשר עליה סימני בתולות ולקמן מפרש מאי היא:

אלא - הכי קאמר כל איבדה כמי שהטמינה בפנינו דמי ולא גביא והכי קתני איבדה כתובתה הטמינה כתובתה נשרפה כתובתה אם רקדו לפניה וכו' והכי פירושה אמרה אבד שטר כתובתה הרי היא כמו שהטמינה כתובתה בפנינו כדי להוציא ולגבות פעם שניה ואינה גובה כלום אא"כ תביא השטר ואם אמרה נשרפה ויש עדים שנשרפה דהשתא ליכא למיחש למידי תביא עדים שרקדו לפניה שזהו סימן לבתולה ותגבה מאתים:

מאן דמתני לה - לדרבי אבהו ורב פפא אברייתא:,כל שכן אמתניתין - דכיון דאברייתא דקתני בהדיא איבדה כתובתה גביא ועלה קאמר רב פפא דלא גביא ומתרץ לה דחדא קתני איבדה כתובת' הרי היא כמו שהטמינה וכשנשרפה הוא דקא גביא ולעולם אין כותבין שובר כל שכן דאמתני' איכא למיתני פלוגתא דרב פפא אדר' אבהו למימר דבמקום שאין כותבין כתובה עסקי':,ומאן דמתני - פלוגתא דרב פפא ודר' אבהו אמתני':,אבל אברייתא לא - מתני ליה דודאי שמעינן מינה דכותבין שובר דהא במקום שכותבין כתובה עסקינן:,כי קושיין - דקתני איבדה כתובתה ולא ניחא לשנויי שינויא דחיקא למימר איבדה כתובת' כהטמינה כתובתה קאמר:

כיון דלא אפשר - כגון במקום שאין כותבין כתובה וגובות על פי עדים ויש לחוש לשמא תלך לב"ד אחר ותביא עדים אחרים ותגבה פעם שניה ודאי כתבינן שובר:

ראויה היתה זו לאכול בתרומה - אי נישאת לכהן דבתולה שלמה נמצאת ולא בעולה שתפסל לכהן מחמת זנות:,מתקיף לה רב פפא - ומה זו עדות ללא נישאת אלמנה:,אטו - אי נישאת כשהיא אלמנה לכהן הדיוט מי לא אכלה בתרומה:,זו ראשית - בעילתה ראשית:

זימנין דתפסה מאתים - בלא בית דין וכי בעינן לאפוקי מינה משום דאין עדים שהעבירו לפניה אמרה איתנוסי הוא דאיתניסו שיכורים היו מאונס יין המשתה הלכך השתא אתו עדים שהעבירו לפניה פתוחה ותו ליכא מידי:

כיצד מרקדים - מה אומרים לפניה:

Tossafot

וזו הואיל ואין לה קול איתרע לה רובא - תימה דתנן בפירקין (לקמן כתובות כח.) אלו נאמנים להעיד בגודלן מה שראו בקטנותן זכורני בפלונית שיצאה בהינומא וראשה פרוע וקאמר בגמ' מ"ט כיון דרוב נשים בתולות נישאות גילוי מילתא בעלמא הוא והשתא היכי מיירי אם יש לה קול למה צריך שום עדות לרב ניזיל בתר רובא כדפריך הכא ואי אין לה קול א"כ איתרע לה רובא ויצטרך שני עדים כשרים וכי תימא דכשמעיד הוא שראה בקוטנו ואחר עמו חשבינן קול הא פריך הכא סהדי שקרי נינהו ויש לומר דרוב נשים בתולות נישאות עדיף מרוב נשים הנישאות בתולות יש לה קול וכי אין לה קול לא יתרע כל כך רוב דבתולות נישאות שלא יועיל עדות דראה בקוטנו ואחר עמו:

וליחוש דלמא מפקא כו' - ואפי' ע"י עדי הינומא לא היה לה לגבות עד שתחזיר לו הכתובה כיון שיכול לבא לידי הפסד במה שנשארה כתובה תחת ידה דלא מיבעיא למ"ד דיכול לטעון אחר מעשה ב"ד דמפסיד דאם לא יהיה לה כתובה יהי' נאמן לומר פרעתי אלא אפילו למ"ד דלא מצי טעין אחר מעשה בית דין מפסיד במה שהכתובה תחת ידה שאם תתבענו פעם אחרת ולא יהיו לה עדי הינומא יהא נאמן לומר פרעתי מנה במגו דאי בעי אמר אלמנה נשאתיך או אם יהא במקום שאין מכירין אם היא אשתו יהיה נאמן לומר פרעתי הכל במגו דאי בעי אמר אין את אשתי והשתא שהכתובה בידה תוציא מאתים וכיון שיכול לבא לידי הפסד אין לו לפרוע:,זאת אומרת כותבין שובר - אע"ג דהכא לא אפשר דאיכא למיחש דלמא תשרוף כתובתה בעדים והדרא וגביא בעדי הינומא כדאמרינן בסמוך ודלמא הדרא ומפקא בעדי הינומא וגביא למ"ד הטוען אחר מעשה בית דין לא אמר כלום וע"כ זקוק הוא לשובר מ"מ דייק שפיר דבעלמא נמי כותבין שובר דאי אין כותבין בעלמא למה יפרע כאן כיון שיכול לבא לידי הפסד במה שהכתובה בידה כדפירשנו:,כותבין שובר - אע"ג דבפרק גט פשוט (ב"ב קעא: ושם) מפרש טעמא דמאן דאמר כותבין שובר משום דעבד לוה לאיש מלוה לאו דוקא לוה אלא הוא הדין בכל חוב כמו כתובה דהכא ושטרי מקח דאמר התם דכותבין שובר:

מאי איבדה איבדה באור - וא"ת א"כ אפי' במקום שכותבין הוה ליה לאוקמי ומאי דוחקא לאוקמי במקום שאין כותבין וכתב לה איהו ואור"ת דבמקום שכותבין ונשרפה איכא למיחש שכתב לה כתובה אחרת דאסור להשהותה בלא כתובה מיהו הוה מצי לאוקומה במקום שכותבין ונשרפה אחר הגירושין דליכא למיחש שמא כתב לה אחרת אלא שנראה לו דוחק:

ותו איבדה למה לי - אף על גב דלכאורה היינו פירכא קמייתא דפריך היינו נשרפה יש ליישב דהכי קאמר ותו אפילו אם נאמר דנשרפה הוי פירושא דנאבדה מכל מקום תקשי איבדה למה לי:

איתנוסי הוא דאיתניסו - נראה דמיירי כגון דאיכא מגו דאי בעיא אמרה אין בידי כלום דאי לאו הכי אמאי מהימנא ואם תאמר בחילוק קליות דאמר לקמן ארמלתא לית לה כסני אמאי לא חיישינן דלמא תפסה כו' כדאמר הכא ואומר רבינו תם דדוקא בדבר שיש טורח כגון חבית דהכא יכולה לומר דאיתניסו אבל קליות ושאר דברים שהן קלים לעשות לא:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Ketubot 16b
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