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Traité Keritot

9a

Étude de Keritot 9a

Étude de la Mishna & Guémara 9a

La baraïta poursuit : on aurait pu penser que j'inclus comme option même une offrande de farine, qui ne serait pas entièrement consumée sur l'autel. Le verset dit donc : « Ainsi fera-t-il », pour exclure une offrande de farine.
יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אֲפִילּוּ מִנְחָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כֵּן״.
Il est enseigné dans une autre baraïta : le verset dit : « Et si un étranger séjourne avec vous, ou quiconque sera parmi vous, à travers vos générations, et qu'il offrira une offrande consumée par le feu, d'arôme agréable à l'Éternel ; comme vous faites, ainsi fera-t-il » (Bemidbar 15, 14). De ce verset, je dériverais qu'il remplit son obligation avec toute offrande apportée sur le feu de l'autel, même une offrande de farine. Pour nier cette interprétation, le verset dit : « Comme vous faites, ainsi fera-t-il », ce qui enseigne que de même que vous êtes entrés dans l'alliance avec des types d'offrandes dont le sang est répandu sur l'autel, de même les convertis doivent apporter des types d'offrandes dont le sang est répandu sur l'autel.
תַּנְיָא אִידַּךְ: ״וְעָשָׂה אִשֵּׁה רֵיחַ נִיחוֹחַ לַה׳״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי כֹּל שֶׁעוֹלֶה לָאִשִּׁים, אֲפִילּוּ מִנְחָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כַּאֲשֶׁר תַּעֲשׂוּ כֵּן יַעֲשֶׂה״ – מָה אַתֶּם מִינֵי דָמִים, אַף הֵם מִינֵי דָמִים.
La baraïta poursuit : si c'est ainsi, pourquoi ne pas dériver de même : de même que vous êtes entrés dans l'alliance avec un holocauste et une offrande de paix, de même ils doivent entrer dans l'alliance avec un holocauste et une offrande de paix ? Comment dérive-t-on qu'un converti peut remplir son obligation avec un seul holocauste d'animal ? La baraïta répond que le verset dit : « Comme vous, ainsi sera l'étranger devant l'Éternel » (Bemidbar 15, 15). Cela sert à souligner : je l'ai comparé à vous afin de déduire que, comme vous, il doit aussi apporter des types d'offrandes dont le sang est répandu sur l'autel, mais je n'ai pas étendu cette comparaison à une autre matière — c'est-à-dire pour exiger que ses offrandes soient identiques à toutes les vôtres.
אִי מָה אַתֶּם עוֹלָה וּשְׁלָמִים, אַף הֵם עוֹלָה וּשְׁלָמִים! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כָּכֶם כַּגֵּר יִהְיֶה״ – לָכֶם הִקַּשְׁתִּיו, וְלֹא לְדָבָר אַחֵר, לְקׇרְבְּנוֹתֵיכֶם.
La baraïta poursuit : Rabbi Yehouda haNassi dit : l'offrande d'un converti se déduit du verset : « Comme vous, ainsi sera l'étranger » (Bemidbar 15, 15), ce qui signifie comme vos ancêtres l'étaient : de même que vos ancêtres sont entrés dans l'alliance seulement par la circoncision, l'immersion dans un bain rituel et la répandue du sang sur l'autel, de même ils ne peuvent entrer dans l'alliance que par la circoncision, l'immersion et la répandue de sang, ce qui exige au moins une offrande d'oiseau.
רַבִּי אוֹמֵר: ״כָּכֶם״ – כַּאֲבוֹתֵיכֶם, מָה אֲבוֹתֵיכֶם לֹא נִכְנְסוּ לַבְּרִית אֶלָּא בְּמִילָה וּטְבִילָה וְהַרְצָאַת דָּם – אַף הֵם לֹא יִכָּנְסוּ לַבְּרִית אֶלָּא בְּמִילָה וּטְבִילָה וְהַרְצָאַת דָּמִים.
La baraïta ajoute : et il est impossible d'apporter un seul jeune oiseau comme offrande, car nous n'avons trouvé nulle part dans toute la Torah une offrande d'un seul oiseau. Par conséquent, si l'exigence de répandue de sang est remplie par une offrande d'oiseau, le converti doit apporter au moins deux oiseaux. En revanche, s'il le choisit, il peut apporter un seul animal comme holocauste, car un couple d'oiseaux n'a été mentionné dans la Torah que pour lui être indulgent.
לְהָבִיא פְּרִידָה אַחַת – אִי אֶפְשָׁר, שֶׁלֹּא מָצִינוּ בְּכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ. לֹא אָמְרוּ קֵן אֶלָּא לְהָקֵל עָלָיו.
La Guemara conteste la déclaration de Rabbi Yehouda haNassi : et est-il vrai que nous n'avons trouvé nulle part dans la Torah une offrande d'un seul oiseau ? Mais n'est-il pas enseigné dans une baraïta : le verset dit au sujet d'un oiseau sacrifié comme holocauste : « Et le Cohen le sacrifiera » (Vayikra 1, 15). Pourquoi le verset doit-il dire cela ? Puisqu'il est dit au sujet des tourterelles : « Et il sacrifiera son offrande de tourterelles » (Vayikra 1, 14), au pluriel, je pourrais en déduire que celui qui dit : il m'incombe d'apporter un oiseau comme holocauste ne doit pas apporter moins de deux jeunes oiseaux. Le verset dit donc : « Et le Cohen le sacrifiera » (Vayikra 1, 15), au singulier, pour enseigner qu'on peut apporter une offrande volontaire d'un seul jeune oiseau. La Guemara répond : en tout cas, nous n'avons pas trouvé d'offrande obligatoire d'un seul oiseau.
וְלָא? וְהָתַנְיָא: ״וְהִקְרִיבוֹ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר בְּתוֹרִים: ״וְהִקְרִיב״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי הָאוֹמֵר: ״הֲרֵי עָלַי עוֹלַת הָעוֹף״ לֹא יִפְחוֹת מִשְּׁנֵי פְרִידִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהִקְרִיבוֹ״ – אֲפִילּוּ פְּרִידָה אַחַת! – חוֹבָה מִיהָא לָא אַשְׁכְּחַן.
La Guemara conteste encore cette assertion : mais n'y a-t-il pas l'offrande d'une femme après l'accouchement, qui apporte un seul pigeon ou une seule tourterelle comme offrande pour le péché (Vayikra 12, 6) ? La Guemara répond : ce n'est pas difficile, car dans ce cas il y a un agneau avec elle dans le cadre de ses offrandes ; l'oiseau n'est pas apporté comme offrande complète à lui seul.
וְהָאִיכָּא יוֹלֶדֶת, דְּמַתְיָא בֶּן יוֹנָה אוֹ תוֹר לְחַטָּאת! – מִשּׁוּם דְּאִיכָּא כֶּבֶשׂ בַּהֲדַהּ.
La Guemara revient à la partie principale de la déclaration de Rabbi Yehouda haNassi. Le maître a dit : de même que vos ancêtres sont entrés dans l'alliance seulement par la circoncision, l'immersion dans un bain rituel et la répandue du sang, les convertis doivent faire de même. La Guemara objecte : soit, ils ont subi la circoncision avant d'entrer dans l'alliance, comme il est écrit : « Car toute la nation qui était sortie d'Égypte avait été circoncise » (Yehoshoua 5, 5). Ou cela peut se déduire d'ici, un verset décrivant la rédemption d'Égypte : « Et quand je passai près de toi et que je te vis roulée dans ton sang, je te dis : Dans ton sang, vis ; et je te dis : Dans ton sang, vis » (Yehezkel 16, 6). Les Sages interprètent la double mention du sang dans ce verset comme renvoyant au sang de l'offrande de Pessa'h et au sang de la circoncision.
אָמַר מָר: מָה אֲבוֹתֵיכֶם לֹא נִכְנְסוּ לַבְּרִית אֶלָּא כּוּ׳. בִּשְׁלָמָא מִילָה, דִּכְתִיב: ״כִּי מוּלִים הָיוּ כׇּל הָעָם הַיּוֹצְאִים״, אִי נָמֵי מֵהָכָא: ״וְאֶעֱבוֹר עָלַיִךְ וָאֶרְאֵךְ מִתְבּוֹסֶסֶת בְּדָמָיִךְ וָאוֹמַר לָךְ בְּדָמַיִךְ חֲיִי וְגוֹ׳״.
La Guemara poursuit : et soit, ils sont entrés dans l'alliance par la répandue du sang, comme il est écrit : « Et il envoya les jeunes hommes des enfants d'Israël, et ils sacrifièrent des holocaustes, et ils sacrifièrent des offrandes de paix » (Shemot 24, 5). La Guemara demande : mais d'où dérivons-nous que l'immersion dans un bain rituel faisait aussi partie du processus d'entrée dans l'alliance ? La Guemara répond : comme il est écrit : « Et Moïse prit la moitié du sang… et le répandit sur le peuple » (Shemot 24, 6-8), et il n'y a pas de répandue de sang sacrificiel sans immersion.
הַרְצָאַת דָּמִים, דִּכְתִיב: ״וַיִּשְׁלַח אֶת נַעֲרֵי בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״. אֶלָּא טְבִילָה מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וַיִּקַּח מֹשֶׁה חֲצִי הַדָּם וְיִזְרוֹק עַל הָעָם״ – וְאֵין הַזָּאָה בְּלֹא טְבִילָה.
La Guemara objecte : si c'est ainsi, que ces trois rites sont requis par la Torah pour qu'un converti entre dans la congrégation, alors maintenant, à notre époque, où il n'y a pas d'offrandes, nous ne devrions pas pouvoir accepter de convertis. En réponse, Rav A'ha bar Ya'akov dit que le verset dit : « Et si un étranger séjourne avec vous, ou quiconque sera parmi vous, à travers vos générations » (Bemidbar 15, 14). Cela enseigne que des convertis peuvent être acceptés à travers les générations, même lorsqu'il n'y a pas de Temple et que les offrandes sacrificielles sont donc impossibles.
אֶלָּא מֵעַתָּה, הָאִידָּנָא דְּלֵיכָּא קׇרְבָּן לָא נְקַבֵּל גֵּרִים! אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: ״וְכִי יָגוּר אִתְּכֶם גֵּר אֲשֶׁר בְּתוֹכְכֶם וְגוֹ׳״.
§ Au sujet des offrandes d'un converti, les Sages ont enseigné dans une baraïta : un converti à l'époque actuelle est tenu de mettre de côté un quart de dinar pour son couple d'oiseaux, afin que lorsque le Temple sera reconstruit, il puisse acheter l'offrande avec cet argent. Rabbi Shimon dit : Rabban Yo'hanan ben Zakkaï a déjà assemblé un panel de Sages qui ont voté et annulé cette ordonnance, en raison d'un risque d'accident. Si l'on utilisait par inadvertance cet argent, on serait passible de l'usage abusif d'une propriété consacrée. Rav Idi bar Gershom dit que Rav Adda bar Ahava dit : la halakha est conforme à l'avis de Rabbi Shimon, qui dit qu'un converti ne doit pas mettre de l'argent de côté pour l'achat d'offrandes.
תָּנוּ רַבָּנַן: גֵּר בִּזְמַן הַזֶּה – צָרִיךְ שֶׁיַּפְרִישׁ רוֹבַע לְקִינּוֹ. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: כְּבָר נִמְנָה (עָלָיו) [עָלֶיהָ] רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי וּבִטְּלָהּ, מִפְּנֵי הַתַּקָּלָה. אָמַר רַב אִידִי בַּר גֵּרְשׁוֹם אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן.
La Guemara commente : et il y en a qui enseignent cette déclaration de Rav Adda bar Ahava à propos de ce cas, car les Sages ont enseigné dans une baraïta : un gentil qui réside en Erets Israël et observe les sept mitsvot des fils de Noé [ger toshav] est autorisé à travailler le Chabbat pour lui-même de la même manière qu'un Israélite est autorisé à travailler les jours intermédiaires d'une fête — c'est-à-dire seulement pour des affaires qui, si elles ne sont pas traitées, entraîneraient une perte importante.
וְאִיכָּא דְמַתְנֵי לַהּ עַל הָדָא, דְּתָנוּ רַבָּנַן: גֵּר תּוֹשָׁב מוּתָּר לַעֲשׂוֹת מְלָאכָה בְּשַׁבָּת לְעַצְמוֹ כְּיִשְׂרָאֵל בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד.
Keritot 9a
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כריתות ט׳ אמַסֶּכֶת כְּרִיתוֹת
מִשְׁנָה יָכוֹל שֶׁאֲנִי מְרַבֶּה אֲפִילּוּ מִנְחָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כֵּן״. תַּנְיָא אִידַּךְ: ״וְעָשָׂה אִשֵּׁה רֵיחַ נִיחוֹחַ לַה׳״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי כֹּל שֶׁעוֹלֶה לָאִשִּׁים, אֲפִילּוּ מִנְחָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כַּאֲשֶׁר תַּעֲשׂוּ כֵּן יַעֲשֶׂה״ – מָה אַתֶּם מִינֵי דָמִים, אַף הֵם מִינֵי דָמִים. אִי מָה אַתֶּם עוֹלָה וּשְׁלָמִים, אַף הֵם עוֹלָה וּשְׁלָמִים! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כָּכֶם כַּגֵּר יִהְיֶה״ – לָכֶם הִקַּשְׁתִּיו, וְלֹא לְדָבָר אַחֵר, לְקׇרְבְּנוֹתֵיכֶם. רַבִּי אוֹמֵר: ״כָּכֶם״ – כַּאֲבוֹתֵיכֶם, מָה אֲבוֹתֵיכֶם לֹא נִכְנְסוּ לַבְּרִית אֶלָּא בְּמִילָה וּטְבִילָה וְהַרְצָאַת דָּם – אַף הֵם לֹא יִכָּנְסוּ לַבְּרִית אֶלָּא בְּמִילָה וּטְבִילָה וְהַרְצָאַת דָּמִים. לְהָבִיא פְּרִידָה אַחַת – אִי אֶפְשָׁר, שֶׁלֹּא מָצִינוּ בְּכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ. לֹא אָמְרוּ קֵן אֶלָּא לְהָקֵל עָלָיו. וְלָא? וְהָתַנְיָא: ״וְהִקְרִיבוֹ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר בְּתוֹרִים: ״וְהִקְרִיב״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי הָאוֹמֵר: ״הֲרֵי עָלַי עוֹלַת הָעוֹף״ לֹא יִפְחוֹת מִשְּׁנֵי פְרִידִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְהִקְרִיבוֹ״ – אֲפִילּוּ פְּרִידָה אַחַת! – חוֹבָה מִיהָא לָא אַשְׁכְּחַן. וְהָאִיכָּא יוֹלֶדֶת, דְּמַתְיָא בֶּן יוֹנָה אוֹ תוֹר לְחַטָּאת! – מִשּׁוּם דְּאִיכָּא כֶּבֶשׂ בַּהֲדַהּ. אָמַר מָר: מָה אֲבוֹתֵיכֶם לֹא נִכְנְסוּ לַבְּרִית אֶלָּא כּוּ׳. בִּשְׁלָמָא מִילָה, דִּכְתִיב: ״כִּי מוּלִים הָיוּ כׇּל הָעָם הַיּוֹצְאִים״, אִי נָמֵי מֵהָכָא: ״וְאֶעֱבוֹר עָלַיִךְ וָאֶרְאֵךְ מִתְבּוֹסֶסֶת בְּדָמָיִךְ וָאוֹמַר לָךְ בְּדָמַיִךְ חֲיִי וְגוֹ׳״. הַרְצָאַת דָּמִים, דִּכְתִיב: ״וַיִּשְׁלַח אֶת נַעֲרֵי בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״. אֶלָּא טְבִילָה מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וַיִּקַּח מֹשֶׁה חֲצִי הַדָּם וְיִזְרוֹק עַל הָעָם״ – וְאֵין הַזָּאָה בְּלֹא טְבִילָה. אֶלָּא מֵעַתָּה, הָאִידָּנָא דְּלֵיכָּא קׇרְבָּן לָא נְקַבֵּל גֵּרִים! אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: ״וְכִי יָגוּר אִתְּכֶם גֵּר אֲשֶׁר בְּתוֹכְכֶם וְגוֹ׳״. תָּנוּ רַבָּנַן: גֵּר בִּזְמַן הַזֶּה – צָרִיךְ שֶׁיַּפְרִישׁ רוֹבַע לְקִינּוֹ. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: כְּבָר נִמְנָה (עָלָיו) [עָלֶיהָ] רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי וּבִטְּלָהּ, מִפְּנֵי הַתַּקָּלָה. אָמַר רַב אִידִי בַּר גֵּרְשׁוֹם אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. וְאִיכָּא דְמַתְנֵי לַהּ עַל הָדָא, דְּתָנוּ רַבָּנַן: גֵּר תּוֹשָׁב מוּתָּר לַעֲשׂוֹת מְלָאכָה בְּשַׁבָּת לְעַצְמוֹ כְּיִשְׂרָאֵל בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: כְּיִשְׂרָאֵל בְּיוֹם טוֹב. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: גֵּר תּוֹשָׁב עוֹשֶׂה בַּשַּׁבָּת לְעַצְמוֹ כְּיִשְׂרָאֵל בַּחוֹל. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֶחָד גֵּר תּוֹשָׁב וְאֶחָד עֶבֶד וְאָמָה הַתּוֹשָׁבִים עוֹשִׂין מְלָאכָה בַּשַּׁבָּת לְעַצְמָן כְּיִשְׂרָאֵל בַּחוֹל. מַתְנִי׳ אֵלּוּ מְבִיאִין עַל הַזָּדוֹן כַּשּׁוֹגֵג: הַבָּא עַל שִׁפְחָה, וְנָזִיר שֶׁנִּטְמָא, וּשְׁבוּעַת הָעֵדוּת, וּשְׁבוּעַת הַפִּקָּדוֹן. חֲמִשָּׁה מְבִיאִין קׇרְבָּן אֶחָד עַל עֲבֵירוֹת הַרְבֵּה, וַחֲמִשָּׁה מְבִיאִין קׇרְבָּן עוֹלֶה וְיוֹרֵד. אֵלּוּ מְבִיאִין קׇרְבָּן אֶחָד עַל עֲבֵירוֹת הַרְבֵּה: הַבָּא עַל שִׁפְחָה בִּיאוֹת הַרְבֵּה, וְנָזִיר שֶׁנִּטְמָא טוּמְאוֹת הַרְבֵּה. גְּמָ׳ הַבָּא עַל הַשִּׁפְחָה, מְנָלַן? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְכִפֶּר עָלָיו הַכֹּהֵן בְּאֵיל הָאָשָׁם עַל חַטָּאתוֹ אֲשֶׁר חָטָא״, מְלַמֵּד שֶׁמֵּבִיא קׇרְבָּן אֶחָד עַל עֲבֵירוֹת הַרְבֵּה. ״בְּאֵיל הָאָשָׁם... וְנִסְלַח לוֹ מֵחַטָּאתוֹ אֲשֶׁר חָטָא״ – לַעֲשׂוֹת שׁוֹגֵג כְּמֵזִיד. נָזִיר שֶׁנִּטְמָא, מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וְכִי יָמוּת מֵת עָלָיו בְּפֶתַע פִּתְאוֹם״, ״פֶּתַע״ – זֶה שׁוֹגֵג, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״אִם בְּפֶתַע בְּלֹא אֵיבָה הֲדָפוֹ״, ״פִּתְאוֹם״ – זֶה אוֹנֶס, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וַיֹּאמֶר ה׳ פִּתְאֹם אֶל מֹשֶׁה״. תַּנְיָא אִידַּךְ: ״פִּתְאוֹם״ – זֶה מֵזִיד, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״עָרוּם רָאָה רָעָה וְנִסְתָּר וּפְתָאִים עָבְרוּ וְנֶעֱנָשׁוּ״. נִכְתּוֹב קְרָא ״פִּתְאוֹם״, דְּמַשְׁמַע שׁוֹגֵג, וּמַשְׁמַע מֵזִיד, וּמַשְׁמַע אוֹנֶס. מֵזִיד וְאוֹנֶס – כְּדַאֲמַרַן, וּמַשְׁמַע נָמֵי שׁוֹגֵג, דִּכְתִיב: ״פֶּתִי יַאֲמִין לְכׇל דָּבָר״, וְלָא נִכְתּוֹב קְרָא ״פֶּתַע״! אִי כְּתַב קְרָא ״פִּתְאוֹם״, דְּמַשְׁמַע שׁוֹגֵג וּמַשְׁמַע מֵזִיד וּמַשְׁמַע אוֹנֶס, הֲוָה אָמֵינָא: כִּי מַיְיתֵי קׇרְבָּן – בְּשׁוֹגֵג, מִידֵּי דְּהָוֵי אַתּוֹרָה כּוּלַּהּ, אֲבָל אוֹנֶס וּמֵזִיד אֵימָא לָא, כְּתַב רַחֲמָנָא ״פֶּתַע״, דְּשׁוֹגֵג הוּא, לְגַלּוֹיֵי עֲלֵיהּ דְּפִתְאוֹם דְּאוֹנֶס וּמֵזִיד הוּא, דַּאֲפִילּוּ הָכִי חַיֵּיב רַחֲמָנָא. שְׁבוּעַת הָעֵדוּת, מְנָלַן? דְּתָנוּ רַבָּנַן: בְּכוּלָּן נֶאֱמַר ״וְנֶעְלַם״, כָּאן לֹא נֶאֱמַר ״וְנֶעְלַם״ – לְחַיֵּיב עַל הַשּׁוֹגֵג כְּמֵזִיד. שְׁבוּעַת הַפִּקָּדוֹן, מְנָלַן? יָלֵיף ״תֶּחְטָא״ ״תֶּחְטָא״ מִשְּׁבוּעַת הָעֵדוּת. חֲמִשָּׁה מְבִיאִין קׇרְבָּן אֶחָד עַל עֲבֵירוֹת הַרְבֵּה. קָתָנֵי: הַבָּא עַל הַשִּׁפְחָה בִּיאוֹת הַרְבֵּה. מְנָלַן? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְכִפֶּר עָלָיו הַכֹּהֵן בְּאֵיל הָאָשָׁם עַל חַטָּאתוֹ אֲשֶׁר חָטָא״, מְלַמֵּד שֶׁמֵּבִיא קׇרְבָּן אֶחָד עַל עֲבֵירוֹת הַרְבֵּה. ״בְּאֵיל הָאָשָׁם וְנִסְלַח לוֹ מֵחַטָּאתוֹ אֲשֶׁר חָטָא״ – לַעֲשׂוֹת מֵזִיד כְּשׁוֹגֵג. וְהָא קְרָא, כִּי כְּתִיב – בְּמֵזִיד כְּתִיב! אֶלָּא אֵימָא: לַעֲשׂוֹת שׁוֹגֵג כְּמֵזִיד. בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי חֲנִינָא טִירְנָאָה מֵרַבִּי יוֹחָנָן: הַבָּא עַל חָמֵשׁ שְׁפָחוֹת חֲרוּפוֹת בְּהֶעְלֵם אֶחָד, מַהוּ? חַיָּיב עַל כָּל אַחַת וְאַחַת, אוֹ אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת? אֲמַר לֵיהּ: חַיָּיב עַל כָּל אַחַת וְאַחַת. מַאי שְׁנָא מֵחֲמִשָּׁ[ה] הֶעְלֵמוֹת בְּשִׁפְחָה אַחַת? אֲמַר לֵיהּ: (אֵין) שִׁפְחָה אַחַת [אֵין] גּוּפִין מוּחְלָקִין, חָמֵשׁ שְׁפָחוֹת גּוּפִין מוּחְלָקִין. וּמְנָלַן דְּגַבֵּי שִׁפְחָה גּוּפִין מוּחְלָקִין? אֲמַר לֵיהּ: לָאו אָמְרַתְּ גַּבֵּי עֲרָיוֹת ״וְאִשָּׁה״ – לְחַלֵּק עַל כׇּל אִשָּׁה וְאִשָּׁה? גַּבֵּי שִׁפְחָה נָמֵי כְּתִיב: ״אֲשֶׁר יִשְׁכַּב אֶת אִשָּׁה שִׁכְבַת זֶרַע