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Traité Keritot

8a

Étude de Keritot 8a

Étude de la Guémara 8a

Guémara
GUEMARA : En poursuite de la discussion de la michna, il est enseigné dans une baraïta que Beth Hillel dirent à Beth Shammaï : le verset dit : « Et lorsque seront accomplis les jours de sa purification, pour un fils ou pour une fille » (Vayikra 12, 6). Toute la clause « pour un fils ou pour une fille » est superflue et sert à inclure la nuit précédant le quatre-vingt-et-unième jour — c'est-à-dire que si elle a une fausse couche à ce moment, elle est tenue d'apporter une offrande supplémentaire.
גְּמָ׳ תַּנְיָא: אָמְרוּ לָהֶן בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״לְבַת״ לְרַבּוֹת אוֹר שְׁמוֹנִים וְאֶחָד.
La Guemara relate : Rabbi Hoshaya étudiait régulièrement devant bar Kappara. Il le quitta ensuite et vint étudier devant Rabbi Hiyya. Un jour, Rabbi Hoshaya rencontra bar Kappara et lui posa le dilemme suivant : au sujet d'un homme qui éprouve une écoulement gonococcique [zav], tenu d'apporter une offrande le huitième jour de sa purification pour trois écoulements, s'il a vu trois nouvelles apparitions — c'est-à-dire a éprouvé trois écoulements supplémentaires — la nuit précédant le huitième jour, que disent Beth Hillel à ce sujet ? Le zav doit-il apporter une offrande séparée pour cette impureté, comme s'il avait éprouvé les écoulements le huitième jour ?
רַבִּי הוֹשַׁעְיָא הֲוָה שְׁכִיחַ קַמֵּיהּ דְּבַר קַפָּרָא, שַׁבְקֵיהּ וַאֲתָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא. יוֹמָא חַד פְּגַע בֵּיהּ, בְּעָא מִינֵּיהּ: זָב שֶׁרָאָה שָׁלֹשׁ רְאִיּוֹת בְּלֵיל שְׁמִינִי, מָה בֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים בְּדָבָר זֶה?
Rabbi Hoshaya expose les deux côtés du dilemme : la raison de la décision de Beth Hillel selon laquelle une femme qui avorte la nuit précédant le quatre-vingt-et-unième jour doit apporter une offrande supplémentaire tient-elle à la dérivation du verset, comme il est écrit : « pour une fille » ? Mais au sujet d'un zav qui a vu trois apparitions la nuit précédant le huitième jour, ils le dispensent, car dans ce cas il n'y a pas de versets superflus dont on pourrait dériver cette obligation. Ou peut-être n'y a-t-il pas de différence entre ces halakhot, et de même qu'une femme qui a avorté la nuit précédant le quatre-vingt-et-unième jour après l'accouchement doit apporter une autre offrande — car c'est la nuit précédant le jour où elle peut apporter son offrande — un zav doit lui aussi apporter une autre offrande pour cette impureté ?
טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית הִלֵּל בְּמַפֶּלֶת בַּלַּיְלָה מִשּׁוּם דִּכְתִיב: ״לְבַת״, אֲבָל זָב שֶׁרָאָה שָׁלֹשׁ רְאִיּוֹת בְּלֵיל שְׁמִינִי – פָּטְרִי, דְּלָא מְיַיתְּרִי קְרָאֵי, אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא?
Bar Kappara dit à Rabbi Hoshaya : que dit le Babylonien — c'est-à-dire Rabbi Hiyya, venu de Bavel — à ce sujet ? Rabbi Hoshaya se tut et ne dit rien. Bar Kappara lui dit : avons-nous besoin de la déclaration d'Iyya — c'est-à-dire Hiyya ? Reprenons la règle antérieure, car la baraïta enseigne que le verset qui dit : « pour un fils ou pour une fille » (Vayikra 12, 6) sert à inclure la nuit du quatre-vingt-et-unième jour. Cela indique que la halakha ne s'applique que dans le cas d'une femme après l'accouchement.
אֲמַר לֵיהּ בַּר קַפָּרָא: מָה בָּבְלִי אוֹמֵר בְּדָבָר זֶה? אִישְׁתִּיק רַבִּי הוֹשַׁעְיָא, לָא אֲמַר כְּלוּם. אֲמַר לֵיהּ בַּר קַפָּרָא: צְרִיכִין לְדִבְרֵי עִיָּיא? נַחְזוֹר עַל הָרִאשׁוֹנוֹת: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״לְבַת״ – לְרַבּוֹת אוֹר שְׁמוֹנִים וְאֶחָד.
La Guemara propose : disons que ce dilemme fait l'objet d'un différend entre des tannaïm. Au sujet d'un zav qui a vu trois apparitions la nuit précédant le huitième jour, il est enseigné dans une baraïta qu'il apporte une offrande supplémentaire, et il est enseigné dans une autre baraïta qu'il n'apporte pas d'offrande supplémentaire. Quoi, ne s'agirait-il pas d'un différend entre tannaïm ? Car le tanna de cette baraïta qui enseigne qu'il apporte une offrande supplémentaire soutient que la nuit n'est pas considérée comme faisant partie d'une date dont le moment n'est pas encore arrivé, et qu'elle vaut donc comme si le huitième jour avait commencé ; et le tanna de cette baraïta qui enseigne qu'il n'apporte pas d'offrande supplémentaire soutient que la nuit est considérée comme faisant partie d'une date dont le moment n'est pas encore arrivé, et qu'il n'est donc pas encore temps de sacrifier sa première offrande de zav.
נֵימָא כְּתַנָּאֵי: זָב שֶׁרָאָה שָׁלֹשׁ רְאִיּוֹת בְּלֵיל שְׁמִינִי, תָּנֵי חֲדָא: מֵבִיא, וְתַנְיָא אִידַּךְ: אֵינוֹ מֵבִיא. מַאי לַָאו תַּנָּאֵי הִיא, דְּהָא דְּתַנְיָא מֵבִיא, קָסָבַר: לַיְלָה אֵין מְחוּסַּר זְמַן, וְהָדְתָנֵי אֵין מֵבִיא, קָסָבַר: לַיְלָה מְחוּסַּר זְמַן?
Rav Houna bar A'ha dit que Rabbi Elazar dit : ces tannaïm soutiennent tous deux que la nuit est considérée comme faisant partie d'une date dont le moment n'est pas encore arrivé, et qu'un zav qui a éprouvé trois écoulements la nuit précédant le huitième jour n'apporte donc pas d'offrande supplémentaire. Et la décision de cette baraïta, qui enseigne qu'il apporte une offrande supplémentaire, est énoncée au sujet d'un zav qui a éprouvé deux apparitions. Comme ce zav a achevé son processus de purification — il n'étant pas tenu d'apporter d'offrande — ces écoulements constituent une nouvelle instance d'impureté rituelle. Et la décision de cette baraïta, qui enseigne qu'il n'apporte pas d'offrande supplémentaire, est énoncée au sujet d'un zav qui avait éprouvé trois apparitions. Ce zav doit apporter une offrande, et le moment de l'offrande n'est pas encore arrivé la nuit du huitième jour. Il n'est donc pas tenu d'apporter une offrande supplémentaire.
אָמַר רַב הוּנָא בַּר אַחָא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הָנֵי תַּנָּאֵי סָבְרִי לַיְלָה מְחוּסַּר זְמַן. וְהָא דְּתַנְיָא מֵבִיא – בְּזָב בַּעַל שְׁתֵּי רְאִיּוֹת, וְהָדְתַנְיָא אֵין מֵבִיא – בְּזָב בַּעַל שָׁלֹשׁ רְאִיּוֹת.
La Guemara soulève une difficulté : si la décision de cette baraïta est énoncée au sujet d'un zav qui a éprouvé deux apparitions, à quoi bon énoncer cette halakha ? Il est évident qu'il s'agit d'une nouvelle instance d'impureté rituelle. La Guemara explique : voici ce qu'enseigne la baraïta : c'est spécifiquement s'il a vu un écoulement la nuit précédant le huitième jour qu'il doit apporter une offrande ; mais s'il a vu un écoulement le septième jour, il n'est pas tenu d'apporter une offrande. Car le tanna de cette baraïta soutient : toute apparition de ziva qui annule les jours de pureté — c'est-à-dire qui oblige le zav à recomptabiliser sept jours purs — ne l'amène pas au point d'être tenu d'apporter une autre offrande.
זָב בַּעַל שְׁתֵּי רְאִיּוֹת, מַאי לְמֵימְרָא? הָא קָא מַשְׁמַע לַן: דַּוְקָא רָאָה בְּלֵיל שְׁמִינִי, אֲבָל בִּימָמָא דִּשְׁבִיעִי, לָא. קָסָבַר: כׇּל רְאִיָּיה שֶׁסּוֹתֶרֶת – אֵין מְבִיאָה לִידֵי קׇרְבָּן.
Rava dit : pourquoi as-tu interprété ce qui est enseigné dans la baraïta — qu'il n'apporte pas d'offrande supplémentaire — comme énonçant une règle au sujet d'un zav qui a éprouvé trois apparitions ? Si c'est exact, que le tanna enseigne cet exemple dans la liste qui figure dans une michna du chapitre suivant (9a) : il y a cinq personnes qui apportent une offrande pour plusieurs transgressions — c'est-à-dire pour avoir violé la même transgression plusieurs fois. La Guemara explique : le tanna n'a pas inclus ce cas dans cette liste parce qu'il ne pouvait pas énoncer cette halakha comme une règle définitive. Car Rabbi Yo'hanan dit : si le zav a vu un écoulement la nuit puis deux le huitième jour, il apporte une offrande supplémentaire pour ces écoulements. En revanche, s'il a vu deux écoulements la nuit et un le jour, il n'apporte pas d'offrande supplémentaire.
אָמַר רָבָא: אַמַּאי אוֹקֵימְתַּאּ לְהָא דְּתַנְיָא אֵין מֵבִיא – בְּזָב בַּעַל שָׁלֹשׁ רְאִיּוֹת, לִיתְנְיַיהּ גַּבֵּי, חֲמִשָּׁה מְבִיאִין קׇרְבָּן אֶחָד עַל עֲבֵירוֹת הַרְבֵּה! – לָא פְּסִיקָא, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רָאָה אַחַת בַּלַּיְלָה וּשְׁתַּיִם בַּיּוֹם – מֵבִיא, שְׁתַּיִם בַּלַּיְלָה וְאַחַת בַּיּוֹם – אֵין מֵבִיא.
Rav Yossef dit : sache que si un zav a vu un écoulement la nuit et deux le jour, il apporte une offrande supplémentaire. Car la première apparition de tout zav est considérée comme de la semence ordinaire, puisqu'un homme qui n'a qu'un seul écoulement de ziva s'immerge ce jour-là et devient rituellement pur au coucher du soleil, comme celui qui éprouve une émission séminale. Et pourtant, s'il voit deux autres écoulements, ils se combinent avec le premier pour l'établir comme zav et le rendre tenu d'apporter une offrande. Il en va de même ici pour le huitième jour.
אָמַר רַב יוֹסֵף: תֵּדַע דְּאַחַת בַּלַּיְלָה וּשְׁתַּיִם בַּיּוֹם מֵבִיא, דְּהָא רְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה שִׁכְבַת זֶרַע בְּעָלְמָא, וְאִילּוּ חָזֵי תַּרְתֵּין אַחְרָנְיָיתָא מִצְטָרְפִי לְהוּ.
Rav Sheshet, fils de Rav Idi, dit : les cas sont-ils comparables ? Pour la première apparition d'un zav, il l'a vue à un moment de responsabilité potentielle d'apporter une offrande, c'est pourquoi elle se combine avec les deux écoulements suivants. En revanche, dans un cas où un zav voit un écoulement la nuit précédant le huitième jour, puisqu'il l'a vu quand ce n'était pas le moment de responsabilité potentielle d'apporter une offrande pour les deux apparitions suivantes — car celui qui voit trois écoulements la nuit précédant le huitième jour n'apporte pas d'offrande supplémentaire — si Rabbi Yo'hanan ne nous avait pas enseigné qu'elle se combine avec les deux autres écoulements, j'aurais dit qu'elle ne se combine pas avec eux.
אָמַר רַב שֵׁשֶׁת בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: מִידֵּי אִירְיָא? רְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה שֶׁל זָב – חַזְיַיהּ בִּזְמַן חִיּוּבָא. אַחַת בַּלַּיְלָה, כֵּיוָן דְּלָאו בִּזְמַן חִיּוּבָא חַזְיַיהּ, אִי לָאו דְּאַשְׁמְעִינַן רַבִּי יוֹחָנָן דְּמִצְטַרְפָא, הֲוָה אָמֵינָא לָא תִּצְטְרֵף.
La Guemara demande : Rabbi Yo'hanan dit-il vraiment que la nuit est considérée comme faisant partie d'une date dont le moment n'est pas encore arrivé, comme l'indique sa décision selon laquelle si un zav a éprouvé deux écoulements la nuit et un le jour, il n'apporte pas d'offrande supplémentaire ?
וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לַיְלָה מְחוּסַּר זְמַן?
Mais Hizkiya ne dit-il pas que si un nazir a contracté une impureté rituelle par contact avec un mort et a accompli les rites de purification, après quoi il doit apporter une offrande le huitième jour, et qu'il est de nouveau devenu rituellement impur le huitième jour même, il apporte un second ensemble d'offrandes ; mais s'il est devenu rituellement impur la nuit précédant le huitième jour, il n'apporte pas d'offrandes supplémentaires, car il n'aurait pas pu apporter l'offrande la nuit. Et Rabbi Yo'hanan dit : même si le nazir est devenu rituellement impur la nuit précédant le huitième jour, il apporte un second ensemble d'offrandes. Cela indique que selon Rabbi Yo'hanan, la nuit n'est pas considérée comme faisant partie d'une date dont le moment n'est pas encore arrivé.
וְהָאָמַר חִזְקִיָּה: נִטְמָא בַּיּוֹם – מֵבִיא, בַּלַּיְלָה – אֵין מֵבִיא. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ בַּלַּיְלָה – מֵבִיא!
Keritot 8a
100%
כריתות ח׳ אמַסֶּכֶת כְּרִיתוֹת
גְּמָרָא גְּמָ׳ תַּנְיָא: אָמְרוּ לָהֶן בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״לְבַת״ לְרַבּוֹת אוֹר שְׁמוֹנִים וְאֶחָד. רַבִּי הוֹשַׁעְיָא הֲוָה שְׁכִיחַ קַמֵּיהּ דְּבַר קַפָּרָא, שַׁבְקֵיהּ וַאֲתָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא. יוֹמָא חַד פְּגַע בֵּיהּ, בְּעָא מִינֵּיהּ: זָב שֶׁרָאָה שָׁלֹשׁ רְאִיּוֹת בְּלֵיל שְׁמִינִי, מָה בֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים בְּדָבָר זֶה? טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית הִלֵּל בְּמַפֶּלֶת בַּלַּיְלָה מִשּׁוּם דִּכְתִיב: ״לְבַת״, אֲבָל זָב שֶׁרָאָה שָׁלֹשׁ רְאִיּוֹת בְּלֵיל שְׁמִינִי – פָּטְרִי, דְּלָא מְיַיתְּרִי קְרָאֵי, אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא? אֲמַר לֵיהּ בַּר קַפָּרָא: מָה בָּבְלִי אוֹמֵר בְּדָבָר זֶה? אִישְׁתִּיק רַבִּי הוֹשַׁעְיָא, לָא אֲמַר כְּלוּם. אֲמַר לֵיהּ בַּר קַפָּרָא: צְרִיכִין לְדִבְרֵי עִיָּיא? נַחְזוֹר עַל הָרִאשׁוֹנוֹת: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״לְבַת״ – לְרַבּוֹת אוֹר שְׁמוֹנִים וְאֶחָד. נֵימָא כְּתַנָּאֵי: זָב שֶׁרָאָה שָׁלֹשׁ רְאִיּוֹת בְּלֵיל שְׁמִינִי, תָּנֵי חֲדָא: מֵבִיא, וְתַנְיָא אִידַּךְ: אֵינוֹ מֵבִיא. מַאי לַָאו תַּנָּאֵי הִיא, דְּהָא דְּתַנְיָא מֵבִיא, קָסָבַר: לַיְלָה אֵין מְחוּסַּר זְמַן, וְהָדְתָנֵי אֵין מֵבִיא, קָסָבַר: לַיְלָה מְחוּסַּר זְמַן? אָמַר רַב הוּנָא בַּר אַחָא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הָנֵי תַּנָּאֵי סָבְרִי לַיְלָה מְחוּסַּר זְמַן. וְהָא דְּתַנְיָא מֵבִיא – בְּזָב בַּעַל שְׁתֵּי רְאִיּוֹת, וְהָדְתַנְיָא אֵין מֵבִיא – בְּזָב בַּעַל שָׁלֹשׁ רְאִיּוֹת. זָב בַּעַל שְׁתֵּי רְאִיּוֹת, מַאי לְמֵימְרָא? הָא קָא מַשְׁמַע לַן: דַּוְקָא רָאָה בְּלֵיל שְׁמִינִי, אֲבָל בִּימָמָא דִּשְׁבִיעִי, לָא. קָסָבַר: כׇּל רְאִיָּיה שֶׁסּוֹתֶרֶת – אֵין מְבִיאָה לִידֵי קׇרְבָּן. אָמַר רָבָא: אַמַּאי אוֹקֵימְתַּאּ לְהָא דְּתַנְיָא אֵין מֵבִיא – בְּזָב בַּעַל שָׁלֹשׁ רְאִיּוֹת, לִיתְנְיַיהּ גַּבֵּי, חֲמִשָּׁה מְבִיאִין קׇרְבָּן אֶחָד עַל עֲבֵירוֹת הַרְבֵּה! – לָא פְּסִיקָא, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רָאָה אַחַת בַּלַּיְלָה וּשְׁתַּיִם בַּיּוֹם – מֵבִיא, שְׁתַּיִם בַּלַּיְלָה וְאַחַת בַּיּוֹם – אֵין מֵבִיא. אָמַר רַב יוֹסֵף: תֵּדַע דְּאַחַת בַּלַּיְלָה וּשְׁתַּיִם בַּיּוֹם מֵבִיא, דְּהָא רְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה שִׁכְבַת זֶרַע בְּעָלְמָא, וְאִילּוּ חָזֵי תַּרְתֵּין אַחְרָנְיָיתָא מִצְטָרְפִי לְהוּ. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: מִידֵּי אִירְיָא? רְאִיָּיה רִאשׁוֹנָה שֶׁל זָב – חַזְיַיהּ בִּזְמַן חִיּוּבָא. אַחַת בַּלַּיְלָה, כֵּיוָן דְּלָאו בִּזְמַן חִיּוּבָא חַזְיַיהּ, אִי לָאו דְּאַשְׁמְעִינַן רַבִּי יוֹחָנָן דְּמִצְטַרְפָא, הֲוָה אָמֵינָא לָא תִּצְטְרֵף. וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לַיְלָה מְחוּסַּר זְמַן? וְהָאָמַר חִזְקִיָּה: נִטְמָא בַּיּוֹם – מֵבִיא, בַּלַּיְלָה – אֵין מֵבִיא. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ בַּלַּיְלָה – מֵבִיא! כִּי קָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״שְׁתַּיִם בַּלַּיְלָה וְאַחַת בַּיּוֹם – אֵין מֵבִיא״, לְדִבְרֵי הָאוֹמֵר מְחוּסַּר זְמַן. לְדִבְרֵי הָאוֹמֵר? פְּשִׁיטָא! רָאָה אַחַת בַּלַּיְלָה וּשְׁתַּיִם בַּיּוֹם אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ. מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דְּלָאו בִּזְמַן חִיּוּבָא קָחָזֵי לֵיהּ – לָא תִּצְטְרֵף, קָא מַשְׁמַע לַן. מַתְנִי׳ הָאִשָּׁה שֶׁיֵּשׁ עָלֶיהָ סְפֵק חָמֵשׁ לֵידוֹת וּסְפֵק חָמֵשׁ זִיבוֹת – מְבִיאָה קׇרְבָּן אֶחָד וְאוֹכֶלֶת בִּזְבָחִים וְאֵין הַשְּׁאָר עָלֶיהָ חוֹבָה. חָמֵשׁ זִיבוֹת וַדָּאוֹת וְחָמֵשׁ לֵידוֹת וַדָּאוֹת – מְבִיאָה קׇרְבָּן אֶחָד וְאוֹכֶלֶת בִּזְבָחִים וְהַשְּׁאָר עָלֶיהָ חוֹבָה. מַעֲשֶׂה שֶׁעָמְדוּ קִינִּין בִּירוּשָׁלַיִם בְּדִינַר זָהָב, אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: הַמָּעוֹן הַזֶּה, לֹא אָלִין הַלַּיְלָה עַד שֶׁיִּהְיֶה בְּדִינָרִין (בַּסּוֹף) [כֶּסֶף!] נִכְנַס לְבֵית דִּין וְלִמֵּד: ״הָאִשָּׁה שֶׁיֵּשׁ עָלֶיהָ חָמֵשׁ לֵידוֹת וַדָּאוֹת חָמֵשׁ זִיבוֹת וַדָּאוֹת – מְבִיאָה קׇרְבָּן אֶחָד וְאוֹכֶלֶת בִּזְבָחִים וְאֵין הַשְּׁאָר עָלֶיהָ חוֹבָה״ וְעָמְדוּ קִינִּין בַּיּוֹם הַהוּא בְּרִבְעָתַיִם. גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: חָמֵשׁ לֵידוֹת וַדַּאי חָמֵשׁ זִיבוֹת סָפֵק אוֹ חָמֵשׁ לֵידוֹת וַדַּאי וְחָמֵשׁ לֵידוֹת סָפֵק – מְבִיאָה שְׁתֵּי קִינִּין, אַחַת עַל הַוַּדַּאי וְאַחַת עַל הַסָּפֵק, שֶׁל וַדַּאי נֶאֱכֶלֶת וְהַשְּׁאָר עָלֶיהָ חוֹבָה, שֶׁל סָפֵק אֵין נֶאֱכֶלֶת וְאֵין הַשְּׁאָר עָלֶיהָ חוֹבָה. רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי אוֹמֵר: עַל וַדַּאי תֹּאמַר: ״עַל הָאַחֲרוֹנָה״ וְתִפָּטֵר. שֶׁל סָפֵק, אִם יֵשׁ וַדַּאי בֵּינֵיהֶן, תֹּאמַר: ״עַל הַוַּדַּאי״ וְתִפָּטֵר, וְאִם לָאו, תֹּאמַר: ״עַל אֶחָד מֵהֶן״ וְתִפָּטֵר. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: בֵּין עַל הַוַּדַּאי בֵּין עַל הַסָּפֵק, תֹּאמַר: ״עַל אַחַת מֵהֶן״ וְתִפָּטֵר. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לְרַב פָּפָּא, אֵימָא לָךְ מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: הָנֵי תַּנָּאֵי בְּמַאי פְּלִיגִי, דְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי מְדַמֵּי לְהוֹן לְחַטָּאת, דְּמַאן דְּחַיָּיב חָמֵשׁ חַטָּאוֹת עַד דְּמַיְיתֵי כּוּלְּהוֹן וְסוֹף מִכַּפַּר לֵיהּ, הָכָא נָמֵי לָא שְׁנָא. וְרַבִּי עֲקִיבָא מְדַמֵּי לְהוֹן לִטְבִילוֹת, דְּמַאן דִּמְחַיַּיב חָמֵשׁ טְבִילוֹת, כֵּיוָן דְּטָבֵיל חֲדָא זִימְנָא אִיטְּהַר, הָכָא נָמֵי לָא שְׁנָא. אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא: אִי סָלְקָא דַעְתָּךְ רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי לְחַטָּאת מְדַמֵּי לְהוֹן, אַמַּאי שֶׁל סָפֵק תֹּאמַר: ״עַל אַחַת מֵהֶן״, וְתִפָּטֵר? אִילּוּ מַאן דִּמְחַיַּיב