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Traité Keritot

4a

Étude de Keritot 4a

Étude de la Guémara 4a

Guémara
Ses lèvres doivent être considérées comme une action dans le cas de celui qui blasphème. Rava a dit: Le cas de celui qui blasphème est différent, puisque c'est principalement dans le cœur. En d’autres termes, la transgression du blasphème n’est pas le discours lui-même mais la verbalisation d’un sentiment. On n’est pas susceptible d’apporter une hatat pour une telle action, car c’est essentiellement une question de cœur. Mais en général, la torsion des lèvres est considérée comme une action.
שְׂפָתָיו נֶהֱוֵי מַעֲשֶׂה גַּבֵּי מְגַדֵּף? אָמַר רָבָא: שָׁאנֵי מְגַדֵּף, הוֹאִיל וְיֶשְׁנוֹ בַּלֵּב, אֲבָל בְּעָלְמָא עֲקִימַת שְׂפָתָיו הָוֵי מַעֲשֶׂה.
Le rabbin Zeira soulève une objection par rapport à ce qui est enseigné dans un contexte différent. Il est dit dans une baraïta que tous ceux qui transgressent involontairement les interdictions passibles de mort sont passibles d'apporter des hatatot, à l'exception des témoins conspirateurs, qui ne sont pas obligés d'apporter des hatatot, car leur transgression n'implique aucune action. Mais pourquoi est-ce ainsi? Il est écrit à propos de tels témoins: « De la bouche de deux témoins » (Devarim 17:6). Ils ont agi par la parole, et la torsion de leurs lèvres doit être considérée comme un acte, car ils sont responsables de ce qu'ils ont réellement dit, et non de ce qu'il y avait dans leur cœur. Rava a dit: Le cas des témoins conspirateurs est différent, puisque leur transgression se fait principalement par la vue, c'est-à-dire que la partie importante de leur témoignage est ce qu'ils ont vu, ce qui n'est pas une action.
מֵתִיב רַבִּי זֵירָא: יָצְאוּ עֵדִים זוֹמְמִין שֶׁאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה, וְאַמַּאי? הָא ״עַל פִּי״ כְּתִיב בָּהֶן! אָמַר רָבָא: שָׁאנֵי עֵדִים זוֹמְמִין, הוֹאִיל וְיֶשְׁנָן בִּרְאִיָּיה.
§ La michna a inclus dans sa liste de ceux susceptibles de recevoir le karet celui qui mange de la graisse interdite. À ce sujet, les Sages ont enseigné une baraïta qui traite du verset: « Vous ne mangerez ni graisse de bœuf, ni de mouton, ni de chèvre » (Vayikra 7:23). Ce verset sert à rendre quelqu'un susceptible de recevoir des coups de fouet pour chacun, c'est-à-dire que celui qui mange la graisse d'un bœuf, d'un mouton et d'une chèvre est susceptible de recevoir trois séries de coups de fouet. C'est la déclaration du rabbin Yishmael. Et les rabbins disent qu’il ne risque de recevoir qu’une seule paire de cils.
הָאוֹכֵל חֵלֶב. תָּנוּ רַבָּנַן: ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז לֹא תֹאכֵלוּ״ – לְחַיֵּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת.
La Guemara suggère : Disons que Rabbi Yishmaël et les rabbins ne sont pas d'accord sur cette question, que Rabbi Yishmaël soutient qu'une personne est fouettée pour avoir violé une interdiction générale et que les rabbins soutiennent qu'une personne n'est pas fouettée pour avoir violé une interdiction générale. Il s'agit de la violation d'une interdiction qui comprend plusieurs actions différentes, comme celle-ci, qui concerne la consommation de la graisse de bœuf, de mouton et de chèvre. Les rabbins soutiennent qu’on ne reçoit pas plusieurs séries de cils pour avoir transgressé chaque élément d’une telle interdiction.
נֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת, וְרַבָּנַן סָבְרִי: אֵין לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת?
La Guemara répond : En fait, Rabbi Yishmaël soutient également qu'on n'est pas fouetté pour avoir violé une interdiction générale, mais ici c'est différent, car des éléments du verset sont superflus. La Guemara explique : Que le verset écrive seulement: Tu ne mangeras pas de graisse, et tous les types individuels de graisse seraient inclus. Pourquoi ai-je besoin des termes supplémentaires: « Bœuf, ou mouton, ou chèvre »? Apprenez-en que le verset sert à les séparer et à rendre quelqu'un susceptible de recevoir une paire de cils distincte pour avoir mangé chaque type de graisse interdite.
לְעוֹלָם סָבַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: אֵין לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת, וְשָׁאנֵי הָכָא, דִּמְיַיתְּרִי לֵיהּ קְרָאֵי – נִכְתּוֹב קְרָא ״כׇּל חֵלֶב לֹא תֹאכֵלוּ״, ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְחַלֵּק.
La Guemara demande : Et quant aux rabbins, comment réagissent-ils à cette lecture du verset? La Guemara répond : Les Rabbins diraient qu'aucun élément du verset n'est superflu, car s'il n'avait pas écrit: « Bœuf, ou mouton, ou chèvre », je dirais que même la graisse d'un animal non domestiqué est incluse dans l'interdit. C'est pour cette raison que le verset écrit: « Bœuf, ou mouton, ou chèvre », pour dire que c'est la graisse d'un bœuf, ou d'un mouton, ou d'une chèvre qui est interdite, mais que toutes les graisses d'un animal non domestiqué sont permises.
וְרַבָּנַן? אִי לָא כְּתִיב: ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ הֲוָה אָמֵינָא: אֲפִילּוּ חֵלֶב חַיָּה בַּמַּשְׁמָע, לְהָכִי כְּתַב: ״שׁוֹר כֶּשֶׂב וָעֵז״, לְמֵימְרָא: דְּחֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז הוּא דְּאָסוּר, אֲבָל דְּחַיָּה שְׁרֵי.
La Guemara soulève une difficulté face à cette interprétation du différend: les rabbins ont bien parlé à Rabbi Yishmaël, c'est-à-dire que leur réponse est convaincante. La Guemara suggère une explication alternative: il s’agit plutôt du raisonnement du rabbin Yishmael, tel qu’il le soutient: Si tel est le cas, que le verset sert à exclure de l’interdiction uniquement la graisse d’un animal non domestiqué, alors laissez-le écrire: Vous ne mangerez pas de graisse de bœuf, ce qui serait compris comme un paradigme représentant chaque type d’animal domestique. Pourquoi ai-je besoin de la phrase: « Mouton ou chèvre »? Apprenez-en que le verset sert à les séparer et à rendre quelqu'un susceptible de recevoir une paire de cils distincte pour avoir mangé chaque type de graisse interdite.
שַׁפִּיר קָאָמְרִי לֵיהּ! אֶלָּא הַיְינוּ טַעְמָא, דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל דְּקָסָבַר: אִם כֵּן, לִכְתּוֹב ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר לֹא תֹאכְלוּ״, ״כֶּשֶׂב וָעֵז״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְחַלֵּק.
Et les Rabbins soutiennent que si le Saint béni soit-Il avait écrit seulement: Tu ne mangeras pas de graisse de bœuf, je dirais: Tirons une analogie verbale du mot « bœuf » énoncé ici comme paradigme représentant tout type d'animal domestique [behema] et du mot « bœuf », c'est-à-dire behema, prononcé à propos d'une mitsva donnée en préparation de la révélation au Sinaï: « Qu'il s'agisse d'un animal [behema] ou d'un homme, il ne vivra pas. » (Chemot 19:13).
וְרַבָּנַן סָבְרִי: אִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר״, הֲוָה אָמֵינָא: נֵילַף ״שׁוֹר״ ״שׁוֹר״ מִסִּינַי,
La Guemara explique le sens de cette hypothétique analogie verbale: De même qu’en ce qui concerne l’ordre du Sinaï, les animaux et les oiseaux non domestiqués sont soumis à la même interdiction que les animaux domestiques malgré l’utilisation du terme behema, de même, en ce qui concerne la consommation de leur graisse, les animaux et les oiseaux non domestiqués sont soumis à la même interdiction que les animaux domestiques malgré le verset prenant l’exemple du bœuf. C'est pour cela que le Saint béni soit-Il écrit: « Bœuf, ou mouton, ou chèvre », pour dire que ceux-ci sont interdits, mais que toutes les graisses d'animaux non domestiqués et d'oiseaux sont permises.
מָה גַּבֵּי סִינַי – חַיָּה וָעוֹף כַּיּוֹצֵא בָּהֶן, אַף גַּבֵּי אֲכִילָה – חַיָּה וָעוֹף כַּיּוֹצֵא בָּהֶן, לְהָכִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״, לְמֵימְרָא דְּהָנֵי דְּאָסוּר, אֲבָל חַיָּה וָעוֹף שְׁרֵי.
La Guemara soulève une difficulté face à cette interprétation du différend: les rabbins ont bien parlé à Rabbi Yishmaël, c'est-à-dire que leur réponse est convaincante. Comment pourrait-il dire que les termes du verset sont superflus? La Guemara suggère une explication alternative: c'est plutôt le raisonnement de Rabbi Yishmaël, tel qu'il soutient: Que le verset écrive: Vous ne mangerez pas de graisse de mouton; alternativement, laissez-le dire: Vous ne mangerez pas de graisse de chèvre. Pourquoi ai-je besoin que le verset énonce les trois: « un bœuf, ou une brebis, ou une chèvre »? Apprenez-en que le verset sert à les séparer et à rendre quelqu'un susceptible de recevoir une paire de cils distincte pour avoir mangé chaque type de graisse interdite.
שַׁפִּיר קָא אָמְרִי לֵיהּ! אֶלָּא הַיְינוּ טַעְמָא, דְּקָסָבַר: נִכְתּוֹב ״כׇּל חֵלֶב כֶּשֶׂב לֹא תֹאכֵלוּ״, אִי נָמֵי: ״כׇּל חֵלֶב עֵז לֹא תֹאכֵלוּ״, ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְחַלֵּק.
Et les rabbins soutiennent que si la Torah avait écrit simplement: Vous ne mangerez pas de graisse de mouton, je dirais que seule la graisse de mouton est interdite, mais la graisse de bœuf ou de chèvre est autorisée. Et si vous disiez: En quoi la catégorie des moutons est-elle plus forte, c'est-à-dire plus apte à interdire ses graisses, que les catégories des bœufs et des chèvres, pour qu'on puisse penser que l'interdiction ne s'applique qu'aux moutons? La réponse est qu’on aurait pu le penser en raison du fait qu’il y a une obligation accrue à l’égard de la queue du mouton, puisqu’elle est sacrifiée sur l’autel, ce qui n’est pas le cas du bœuf ou de la chèvre.
וְרַבָּנַן סָבְרִי: אִי כְּתַב ״כָּל חֵלֶב כֶּשֶׂב״, הֲוָה אָמֵינָא: חֵלֶב כֶּשֶׂב אָסוּר, וְשׁוֹר וָעֵז שְׁרֵי. וְכִי תֵּימָא, מַאי אוּלְמֵיהּ דְּכֶשֶׂב – מִשּׁוּם דְּנִתְרַבָּה בְּאַלְיָה,
Et c'est ce que Rabbi Ḥanina a enseigné: Pourquoi le verset énumère-t-il l'obligation de brûler les portions sacrificielles sur l'autel pour un bœuf premier-né, et l'obligation de brûler les portions sacrificielles [ve'eimurim] pour un mouton premier-né, et l'obligation de brûler les portions sacrificielles pour un bouc premier-né? Comme il est écrit: « Mais vous ne rachèterez pas le premier-né d'un taureau, ni le premier-né d'un agneau, ni le premier-né d'une chèvre; ils sont sacrés. Vous verserez leur sang sur l'autel, et vous ferez fumer leur graisse pour un sacrifice fait par le feu » (Bamidbar 18: 17). La « graisse » mentionnée dans ce verset correspond à leurs portions qui doivent être brûlées sur l'autel.
וְכִדְתָנָא רַבִּי חֲנַנְיָא: לָמָּה מָנָה הַכָּתוּב אֵימוּרִין בְּשׁוֹר וְאֵימוּרִים בְּכֶשֶׂב, וְאֵימוּרִים, בְּעֵז, דִּכְתִיב: ״אַךְ בְּכוֹר שׁוֹר וְגוֹ׳?
Keritot 4a
100%
כריתות ד׳ אמַסֶּכֶת כְּרִיתוֹת
גְּמָרָא שְׂפָתָיו נֶהֱוֵי מַעֲשֶׂה גַּבֵּי מְגַדֵּף? אָמַר רָבָא: שָׁאנֵי מְגַדֵּף, הוֹאִיל וְיֶשְׁנוֹ בַּלֵּב, אֲבָל בְּעָלְמָא עֲקִימַת שְׂפָתָיו הָוֵי מַעֲשֶׂה. מֵתִיב רַבִּי זֵירָא: יָצְאוּ עֵדִים זוֹמְמִין שֶׁאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה, וְאַמַּאי? הָא ״עַל פִּי״ כְּתִיב בָּהֶן! אָמַר רָבָא: שָׁאנֵי עֵדִים זוֹמְמִין, הוֹאִיל וְיֶשְׁנָן בִּרְאִיָּיה. הָאוֹכֵל חֵלֶב. תָּנוּ רַבָּנַן: ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז לֹא תֹאכֵלוּ״ – לְחַיֵּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. נֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת, וְרַבָּנַן סָבְרִי: אֵין לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת? לְעוֹלָם סָבַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: אֵין לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת, וְשָׁאנֵי הָכָא, דִּמְיַיתְּרִי לֵיהּ קְרָאֵי – נִכְתּוֹב קְרָא ״כׇּל חֵלֶב לֹא תֹאכֵלוּ״, ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְחַלֵּק. וְרַבָּנַן? אִי לָא כְּתִיב: ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ הֲוָה אָמֵינָא: אֲפִילּוּ חֵלֶב חַיָּה בַּמַּשְׁמָע, לְהָכִי כְּתַב: ״שׁוֹר כֶּשֶׂב וָעֵז״, לְמֵימְרָא: דְּחֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז הוּא דְּאָסוּר, אֲבָל דְּחַיָּה שְׁרֵי. שַׁפִּיר קָאָמְרִי לֵיהּ! אֶלָּא הַיְינוּ טַעְמָא, דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל דְּקָסָבַר: אִם כֵּן, לִכְתּוֹב ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר לֹא תֹאכְלוּ״, ״כֶּשֶׂב וָעֵז״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְחַלֵּק. וְרַבָּנַן סָבְרִי: אִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר״, הֲוָה אָמֵינָא: נֵילַף ״שׁוֹר״ ״שׁוֹר״ מִסִּינַי, מָה גַּבֵּי סִינַי – חַיָּה וָעוֹף כַּיּוֹצֵא בָּהֶן, אַף גַּבֵּי אֲכִילָה – חַיָּה וָעוֹף כַּיּוֹצֵא בָּהֶן, לְהָכִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״, לְמֵימְרָא דְּהָנֵי דְּאָסוּר, אֲבָל חַיָּה וָעוֹף שְׁרֵי. שַׁפִּיר קָא אָמְרִי לֵיהּ! אֶלָּא הַיְינוּ טַעְמָא, דְּקָסָבַר: נִכְתּוֹב ״כׇּל חֵלֶב כֶּשֶׂב לֹא תֹאכֵלוּ״, אִי נָמֵי: ״כׇּל חֵלֶב עֵז לֹא תֹאכֵלוּ״, ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְחַלֵּק. וְרַבָּנַן סָבְרִי: אִי כְּתַב ״כָּל חֵלֶב כֶּשֶׂב״, הֲוָה אָמֵינָא: חֵלֶב כֶּשֶׂב אָסוּר, וְשׁוֹר וָעֵז שְׁרֵי. וְכִי תֵּימָא, מַאי אוּלְמֵיהּ דְּכֶשֶׂב – מִשּׁוּם דְּנִתְרַבָּה בְּאַלְיָה, וְכִדְתָנָא רַבִּי חֲנַנְיָא: לָמָּה מָנָה הַכָּתוּב אֵימוּרִין בְּשׁוֹר וְאֵימוּרִים בְּכֶשֶׂב, וְאֵימוּרִים, בְּעֵז, דִּכְתִיב: ״אַךְ בְּכוֹר שׁוֹר וְגוֹ׳? צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב שׁוֹר, הֲוָה אָמֵינָא: כֶּשֶׂב וָעֵז לָא יָלְפִינַן מִינֵּיהּ, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְשׁוֹר, שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה בִּנְסָכִים. נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בְּכֶשֶׂב וְנֵילַף שׁוֹר וָעֵז מִכֶּשֶׂב – אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְכֶשֶׂב, שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה בְּאַלְיָה. נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא עֵז וְנֵילַף שׁוֹר וְכֶשֶׂב מִינֵּיהּ – אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְעֵז, שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה אֵצֶל עֲבוֹדָה זָרָה. מִן חַד לָא יָלְפִינַן, נִכְתּוֹב תַּרְתֵּי וְנֵילַף חֲדָא מִתַּרְתֵּי! הֵי דֵין? נֵילַף שׁוֹר מִכֶּשֶׂב וָעֵז – אִית לְהוֹן פִּירְכָא: מָה לְכֶשֶׂב וָעֵז, שֶׁכֵּן נִתְרַבּוּ אֵצֶל הַפֶּסַח! לָא נִכְתּוֹב כֶּשֶׂב וְנֵילַף מִשּׁוֹר וָעֵז – אִית לְהוֹן פִּירְכָא: מָה לְשׁוֹר וָעֵז, שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה אֵצֶל עֲבוֹדָה זָרָה! לָא נִכְתּוֹב עֵז, וְנֵילַף מִשּׁוֹר וְכֶשֶׂב – אִית לְהוֹן פִּירְכָא: מָה לְשׁוֹר וְכֶשֶׂב, שֶׁכֵּן יֵשׁ בּוֹ צַד רִיבּוּי! הִלְכָּךְ לָא יָלְפִי מֵהֲדָדֵי. שַׁפִּיר קָא אָמְרִי לֵיהּ! אֶלָּא לְעוֹלָם טַעְמָא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל כִּדְאָמְרִינַן מֵעִיקָּרָא, דְּאִם כֵּן נִכְתּוֹב ״כׇּל חֵלֶב״ וְלִישְׁתּוֹק. מַאי אָמְרַתְּ, הַאי דִּכְתַב ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ לְמִשְׁרֵי חֵלֶב חַיָּה? הָא כִּי כְּתַב קְרָא – בְּעִנְיָינָא דְקָדָשִׁים, וְדָבָר לָמֵד מֵעִנְיָינוֹ. מִכְּלָל דְּרַבָּנַן סָבְרִי: לָא יָלְפִינַן דָּבָר לָמֵד מֵעִנְיָינוֹ? לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא יָלְפִינַן דָּבָר הַלָּמֵד מֵעִנְיָינוֹ, וְהָכָא בְּהָא פְּלִיגִי, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: לְמֵידִין לָאו מִלָּאו בֵּין מִלָּאו וּבֵין מִלָּאו דְּכָרֵת, דְּ״כׇל חֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״, מִלָּאו דְּ״חֻקַּת עוֹלָם לְדֹרֹתֵיכֶם בְּכֹל מוֹשְׁבֹתֵיכֶם כׇּל חֵלֶב וְכׇל דָּם לֹא תֹאכֵלוּ״, דִּכְתִיב בְּעִנְיָינָא דְקָדָשִׁים, וּבְקָדָשִׁים לָא אִית בְּהוֹן חַיָּה, אַף ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר״, כִּי כְּתִיב לֵיהּ סְתָמָא לֵיכָּא לְסַפּוֹקֵי בְּחַיָּה, הִלְכָּךְ ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ לְחַלֵּק הוּא דַּאֲתָא, לְחַיֵּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת. וְיָלְפִינַן לָאו דְּ״כׇל חֵלֶב״ וְלָאו דְּ״חֻקַּת עוֹלָם״ מִכָּרֵת דְּ״כִי כׇּל אוֹכֵל חֵלֶב מִן הַבְּהֵמָה אֲשֶׁר יַקְרִיבוּ מִמֶּנָּה״, מָה הָהוּא לְחַלֵּק – אַף הַדִּין לְחַלֵּק. וְרַבָּנַן, לָאו מִלָּאו יָלְפִינַן, לָאו מִכָּרֵת לָא יָלְפִינַן. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הַיְינוּ טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן, כְּדַאֲמַר לֵיהּ רַב מָרִי לְרַב זְבִיד: ״אֶלָּא מֵעַתָּה, אַלְיָה דְחוּלִּין תִּיתְּסַר אֲמַר לֵיהּ״ – ״עָלֶיךָ אָמַר קְרָא: ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״, דָּבָר הַשָּׁוֶה בִּשְׁלׇשְׁתָּן בָּעִינַן, וְלֵיכָּא״. הִלְכָּךְ: כִּי אֲתָא ״שׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז״ – לְמִישְׁרֵי אַלְיָה דְחוּלִּין הוּא דַּאֲתָא. וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, אָמַר לָךְ: אִם כֵּן, לֵימָא קְרָא ״כׇּל חֵלֶב שׁוֹר וְכֶשֶׂב״, עֵז לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְחַלֵּק. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מוֹדֶה רַבִּי יִשְׁמָעֵאל לְעִנְיַן קׇרְבָּן שֶׁאֵין מֵבִיא אֶלָּא חַטָּאת אַחַת, מַאי טַעְמָא? דְּלָא דָּמֵי הָדֵין לָאו לְלָאו דַּעֲרָיוֹת. תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְעָשָׂה אַחַת״ ״וְעָשָׂה הֵנָּה״ – לְחַיֵּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, שֶׁאִם אָכַל חֵלֶב וְחֵלֶב, שֵׁם אֶחָד בִּשְׁנֵי הֶעְלֵמוֹת – חַיָּיב שְׁתַּיִם, שְׁתֵּי שֵׁמוֹת בְּהֶעְלֵם אַחַת – חַיָּיב שְׁתַּיִם. אֲמַר לֵיהּ רָמֵי בַּר חָמָא לְרַב חִסְדָּא: בִּשְׁלָמָא שֵׁם אֶחָד בִּשְׁנֵי הֶעְלֵמוֹת חַיָּיב שְׁתַּיִם, מִשּׁוּם דְּהֶעְלֵמוֹת מְחַלְּקִין. אֶלָּא שְׁנֵי שֵׁמוֹת בְּהֶעְלֵם אַחַת, אַמַּאי חַיָּיב שְׁתַּיִם? הָא בָּעִינַן הֶעְלֵמוֹת מְוחַלְּקִין, וְלֵיכָּא! אֲמַר לֵיהּ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן דַּאֲכַל חֵלֶב דְּנוֹתָר, דְּמִחַיַּיב מִשּׁוּם נוֹתָר וּמִשּׁוּם חֵלֶב. אֲמַר לֵיהּ: אִם כֵּן, נִיחַיַּיב נָמֵי מִשּׁוּם קוֹדֶשׁ! אֶלָּא אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: כְּגוֹן דַּאֲכַל חֵלֶב דְּהֶקְדֵּשׁ, וְרַבִּי יְהוּדָה הִיא. דְּתַנְיָא: אָכַל חֵלֶב נְבֵלָה, אָכַל חֵלֶב מוּקְדָּשִׁין – חַיָּיב שְׁתַּיִם. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חֵלֶב מוּקְדָּשִׁין – לוֹקֶה שָׁלֹשׁ. מְחַיְּיכוּ עֲלַהּ בְּמַעְרְבָא: וְנוֹקְמַהּ כְּגוֹן חֵלֶב דְּשׁוֹר וְכֶשֶׂב וָעֵז, וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל הִיא, דְּאָמַר: לוֹקֶה שְׁלֹשׁ!