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Traité Keritot

3a

Étude de Keritot 3a

Étude de la Guémara 3a

Guémara
D’enseigner la halakha dans le cas de sa sœur qui est à la fois fille de son père et fille de sa mère, et cela sert à dire qu’on n’administre pas de punition sur la base d’une inférence a fortiori. Bien que les versets prévoient une punition à la fois pour celui qui a des relations sexuelles avec sa demi-sœur qui est la fille de son père et pour sa demi-sœur qui est la fille de sa mère, on ne peut pas déduire a fortiori qu'il devrait également être puni pour avoir eu des relations sexuelles avec sa sœur des deux parents, car les punitions ne sont appliquées que lorsque la Torah les impose expressément.
לַאֲחוֹתוֹ שֶׁהִיא בַּת אָבִיו וּבַת אִמּוֹ, לוֹמַר שֶׁאֵין עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין.
La Guemara note : Et Rabbi Yitzḥak, qui n’interprète pas les versets de cette manière, soutient qu’on administre une punition sur la base d’une inférence a fortiori. Et si vous le souhaitez, dites plutôt une autre raison pour laquelle Rabbi Yitzhak n'exige pas cette explication: Il tire la punition de karet pour avoir eu des relations sexuelles avec une sœur des deux parents de l'avertissement, c'est-à-dire de l'interdiction qui est prononcée à son égard. Tout comme le verset interdit explicitement d'avoir des relations sexuelles avec une sœur des deux parents, la même punition de karet s'applique aux relations sexuelles avec elle comme aux relations sexuelles avec d'autres membres de la famille interdits.
וְרַבִּי יִצְחָק, סָבַר: עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: יָלֵיף עוֹנֶשׁ מֵאַזְהָרָה.
§ Rabbi Elazar dit que Rabbi Hoshaya dit: Partout où vous trouvez deux interdictions différentes, et qu'une seule punition de karet est prononcée pour les deux, vous devez diviser le hatat entre eux, c'est-à-dire que si quelqu'un a transgressé les deux interdictions involontairement, il est susceptible d'apporter une hatat pour chacun. Et quel est ce cas? Celui qui mélange l’huile d’onction selon les spécifications de l’huile préparée par Moïse dans le désert, à des fins autres que l’usage dans le Temple, et celui qui applique cette huile d’onction sur la peau d’une personne, comme il est écrit: « Elle ne sera pas appliquée sur la chair de l’homme, et vous n’en ferez pas d’équivalent selon sa composition » (Chemot 30:32). Il s’agit de deux interdictions, l’une pour appliquer l’huile et l’autre pour la mélanger, et un karet est énoncé à l’égard des deux, comme il est écrit: « Celui qui en compose de semblable, ou celui qui en met sur un étranger, sera retranché de son peuple » (Chemot 30: 33).
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא שְׁנֵי לָאוִין וְכָרֵת אֶחָד – חַלֵּק חַטָּאת בֵּינֵיהֶן. וּמַאי הִיא? מְפַטֵּם וְסָךְ, דִּכְתִיב: ״עַל בְּשַׂר אָדָם לֹא יִיסָךְ וּבְמַתְכֻּנְתּוֹ וְגוֹ׳״, כָּרֵת אֶחָד, דִּכְתִיב: ״אֲשֶׁר יִרְקַח כָּמֹהוּ וַאֲשֶׁר יִתֵּן מִמֶּנּוּ עַל זָר וְנִכְרַת מֵעַמָּיו״.
La Guemara conteste cette affirmation: Mais en conséquence, une fois qu'il y a des interdictions distinctes énoncées dans la Torah concernant les relations sexuelles avec tous les parents interdits (Vayikra, chapitre 18), et à la fin de ce passage il est écrit: « Car quiconque commettra l'une de ces abominations, les âmes qui les commettent seront retranchées du milieu de leur peuple » (Vayikra 18:29), il est indiqué que les punitions du karet ou d'un hatat s'appliquent à toutes ces interdictions. Si oui, pourquoi ai-je besoin du châtiment de karet que le Saint béni soit-Il écrit à propos de sa sœur, dans un passage séparé: « Et ils seront retranchés aux yeux des enfants de leur peuple; il a découvert la nudité de sa sœur » (Vayikra 20:17)?
וְכִי מֵאַחַר דְּלָאוִין מוּחְלָקִים, כָּרֵת דַּאֲחוֹתוֹ דִּכְתַב רַחֲמָנָא לְמָה לִי?
La Guemara explique : Ce verset est nécessaire pour enseigner une halakha selon l'opinion des rabbins, et une halakha selon le rabbin Yitzḥak, selon son opinion. La Guemara précise : Selon l'opinion des rabbins, ils ont besoin de ce verset pour dire qu'on n'administre pas de punition sur la base d'une inférence a fortiori. Selon le rabbin Yitzḥak, il déduit que ce verset en vient à considérer une personne susceptible d’apporter trois hatatot distinctes pour avoir involontairement eu des relations sexuelles avec sa propre sœur qui est aussi la sœur de son père et qui est également la sœur de sa mère.
לְרַבִּי יִצְחָק – כִּדְאִית לֵיהּ, לְרַבָּנַן מִיבַּעְיָא לְהוּ: לוֹמַר, שֶׁאֵין עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין! לְרַבִּי יִצְחָק, מַפֵּיק לֵיהּ לְחַיֵּיב עַל אֲחוֹתוֹ שֶׁהִיא אֲחוֹת אָבִיו וְשֶׁהִיא אֲחוֹת אִמּוֹ.
La Guemara demande : Et quant aux rabbins, d’où tirent-ils cette halakha? La Guemara répond : On peut dire qu'ils le dérivent du terme « sa sœur » écrit dans la première clause du verset: « Et si un homme prend sa sœur » (Vayikra 20:17). Et le rabbin Yitzḥak soutient qu’on ne peut pas déduire une halakha du terme « sa sœur » écrit dans la première clause, car c’est la manière du verset de décrire le cas en détail avant d’énoncer l’interdiction qui s’y applique. Et c’est pourquoi il déduit du terme « sa sœur » écrit dans la dernière clause du verset que cela vient séparer les interdictions et rend quelqu’un passible d’apporter trois offrandes d’expiation distinctes pour avoir eu des relations sexuelles avec sa propre sœur qui est aussi la sœur de son père et qui est aussi la sœur de sa mère.
וְרַבָּנַן? דְּנָפְקָא לְהוֹן מִן ״אֲחֹתוֹ״ דְרֵישָׁא. וְרַבִּי יִצְחָק? סָבַר ״אֲחוֹתוֹ״ דְרֵישָׁא אוֹרְחֵיהּ דִּקְרָא הִיא, וּמַפֵּיק לְחַלֵּק מֵ״אֲחֹתוֹ״ דְּסֵיפֵיהּ דִּקְרָא, לְחַלֵּק עַל אֲחוֹתוֹ שֶׁהִיא אֲחוֹת אָבִיו וְשֶׁהִיא אֲחוֹת אִמּוֹ.
§ La Guemara revient sur la déclaration du rabbin Elazar selon laquelle celui qui mélange involontairement l'huile d'onction et l'applique sur la peau est susceptible d'apporter deux hatatot. Rav Nahman bar Yitzḥak dit: Nous apprenons également dans la mishna: Et celui qui mélange l'huile d'onction, et celui qui mélange l'encens, et celui qui applique l'huile d'onction sur sa peau.
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: הַמְפַטֵּם אֶת הַשֶּׁמֶן, הַמְפַטֵּם אֶת הַקְּטֹרֶת, וְהַסָּךְ בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה.
Rav Nahman bar Yitzḥak explique sa conclusion: Pourquoi ai-je besoin du tanna pour enseigner la clause: Celui qui mélange l'encens, au milieu, entre les deux cas concernant l'huile d'onction? N'est-il pas exact que c'est ce que la michna nous enseigne: de même que mélanger l'encens est une interdiction indépendante et que l'on est susceptible de recevoir du karet pour cela en soi, et d'apporter une hatat pour sa transgression involontaire, de même, en ce qui concerne celui qui mélange l'huile d'onction et celui qui applique l'huile d'onction sur sa peau, puisqu'ils sont chacun une interdiction indépendante, on est susceptible de recevoir du karet pour chaque action en elle-même, et d'apporter une hatat pour celui qui ne le sait pas. transgression de chacun d’eux.
לְמָה לִי דְּתַנְיָא הַמְפַטֵּם אֶת הַקְּטֹרֶת בְּמִיצְעָא? לָאו הָא קָא מַשְׁמַע לַן: מָה קְטֹרֶת לָאו בִּפְנֵי עַצְמוֹ וְחַיָּיבִים עָלֶיהָ כָּרֵת בִּפְנֵי עַצְמוֹ – אַף מְפַטֵּם שֶׁמֶן וְסָךְ נָמֵי, כֵּיוָן דְּלָאו בִּפְנֵי עַצְמוֹ – חַיָּיבִים עָלָיו בִּפְנֵי עַצְמָהּ?
Et si vous dites que la mishna utilise cet ordre parce qu'elle veut enseigner les deux cas impliquant le mélange, que le tanna enseigne ces deux halakhot dans l'ordre inverse: celui qui mélange l'encens, et celui qui mélange l'huile d'onction, et celui qui applique l'huile d'onction. De cette manière, les deux clauses traitant du mélange seraient adjacentes, et de même les deux clauses traitant de l'huile d'onction seraient adjacentes. Pourquoi le tanna a-t-il divisé les cas impliquant l'huile d'onction en enseignant la halakha de celui qui mélange l'encens entre eux? N’est-il pas exact que cela nous enseigne qu’il existe une séparation entre les deux interdictions, exigeant que l’on apporte deux hatatot? La Guemara affirme : Concluez de la mishna que tel est le cas.
וְכִי תֵּימָא דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנָא פִּיטּוּמִין בַּהֲדֵי הֲדָדֵי – נִיתְנִהוּ אֵיפוֹךְ: הַמְפַטֵּם אֶת הַקְּטֹרֶת, וְהַמְפַטֵּם אֶת הַשֶּׁמֶן, וְהַסָּךְ שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה, אַמַּאי פַּלְּגֵיהּ לְשֶׁמֶן? לָאו הָא קָמַשְׁמַע לַן, דְּיֵשׁ חִילּוּק חַטָּאוֹת בֵּינֵיהֶן? שְׁמַע מִינַּהּ.
§ La michna a inclus dans sa liste de ceux susceptibles de recevoir le karet un mâle qui a des relations sexuelles avec un autre mâle ou qui copule avec un animal, et une femme qui amène un animal sur elle pour se livrer à la bestialité. La Guemara demande : Selon quels critères le tanna de la mishna compte-t-il les interdictions de la mishna? Le rabbin Yoḥanan a expliqué que le décompte indiqué dans la mishna sert à enseigner que celui qui a violé toutes les interdictions de se livrer à des rapports sexuels interdits en un seul oubli est passible d'une punition pour chacun. Quel individu a bien pu commettre toutes ces transgressions?
הַבָּא עַל הַזָּכוּר. תַּנָּא בְּמַאי קָא חָשֵׁיב?
La Guemara précise: S'il fait référence à des interdits transgressés par les hommes, alors il faut retirer le cas d'une femme qui amène un animal sur elle pour se livrer à la bestialité, et si c'est le cas, il manque un cas de karet du décompte. S'il s'agit d'interdictions transgressées par les femmes, il faut en exclure le cas d'un homme qui a des relations sexuelles avec un autre homme ou avec un animal, et si c'est le cas, il manque deux cas de karet.
אִי בְּגַבְרֵי – דַּל הָאִשָּׁה הַנִּרְבַּעַת, וּבָצְרָא לַהּ חֲדָא! אִי בִּנְשֵׁי קָחָשֵׁיב – דַּל מִינְּהוֹן הַבָּא עַל הַזָּכוּר וְעַל הַבְּהֵמָה, וּבָצְרִי לְהוּ תַּרְתֵּי!
Rabbi Yohanan a dit: En fait, le tanna fait référence aux interdits transgressés par les hommes. Il faut supprimer le cas d'une femme qui amène un animal sur elle pour se livrer à la bestialité, et plutôt enseigner la mishna comme ceci: Un mâle qui a des relations sexuelles avec un autre mâle, et un homme qui amène un autre mâle sur lui pour avoir des relations sexuelles. Et cette mishna est conforme à l’opinion de Rabbi Yishmaël, qui dit que celui qui transgresse ces deux interdictions en un seul oubli est susceptible d’apporter deux hatatot.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְעוֹלָם תַּנָּא גַּבְרֵי קָחָשֵׁיב, וְתָנֵי הָכִי: הַבָּא עַל הַזָּכוּר וְהֵבִיא זָכוּר עָלָיו, וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל הִיא, דְּאָמַר: חַיָּיב שְׁתַּיִם.
Keritot 3a
100%
כריתות ג׳ אמַסֶּכֶת כְּרִיתוֹת
גְּמָרָא לַאֲחוֹתוֹ שֶׁהִיא בַּת אָבִיו וּבַת אִמּוֹ, לוֹמַר שֶׁאֵין עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין. וְרַבִּי יִצְחָק, סָבַר: עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: יָלֵיף עוֹנֶשׁ מֵאַזְהָרָה. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא שְׁנֵי לָאוִין וְכָרֵת אֶחָד – חַלֵּק חַטָּאת בֵּינֵיהֶן. וּמַאי הִיא? מְפַטֵּם וְסָךְ, דִּכְתִיב: ״עַל בְּשַׂר אָדָם לֹא יִיסָךְ וּבְמַתְכֻּנְתּוֹ וְגוֹ׳״, כָּרֵת אֶחָד, דִּכְתִיב: ״אֲשֶׁר יִרְקַח כָּמֹהוּ וַאֲשֶׁר יִתֵּן מִמֶּנּוּ עַל זָר וְנִכְרַת מֵעַמָּיו״. וְכִי מֵאַחַר דְּלָאוִין מוּחְלָקִים, כָּרֵת דַּאֲחוֹתוֹ דִּכְתַב רַחֲמָנָא לְמָה לִי? לְרַבִּי יִצְחָק – כִּדְאִית לֵיהּ, לְרַבָּנַן מִיבַּעְיָא לְהוּ: לוֹמַר, שֶׁאֵין עוֹנְשִׁין מִן הַדִּין! לְרַבִּי יִצְחָק, מַפֵּיק לֵיהּ לְחַיֵּיב עַל אֲחוֹתוֹ שֶׁהִיא אֲחוֹת אָבִיו וְשֶׁהִיא אֲחוֹת אִמּוֹ. וְרַבָּנַן? דְּנָפְקָא לְהוֹן מִן ״אֲחֹתוֹ״ דְרֵישָׁא. וְרַבִּי יִצְחָק? סָבַר ״אֲחוֹתוֹ״ דְרֵישָׁא אוֹרְחֵיהּ דִּקְרָא הִיא, וּמַפֵּיק לְחַלֵּק מֵ״אֲחֹתוֹ״ דְּסֵיפֵיהּ דִּקְרָא, לְחַלֵּק עַל אֲחוֹתוֹ שֶׁהִיא אֲחוֹת אָבִיו וְשֶׁהִיא אֲחוֹת אִמּוֹ. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: הַמְפַטֵּם אֶת הַשֶּׁמֶן, הַמְפַטֵּם אֶת הַקְּטֹרֶת, וְהַסָּךְ בְּשֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה. לְמָה לִי דְּתַנְיָא הַמְפַטֵּם אֶת הַקְּטֹרֶת בְּמִיצְעָא? לָאו הָא קָא מַשְׁמַע לַן: מָה קְטֹרֶת לָאו בִּפְנֵי עַצְמוֹ וְחַיָּיבִים עָלֶיהָ כָּרֵת בִּפְנֵי עַצְמוֹ – אַף מְפַטֵּם שֶׁמֶן וְסָךְ נָמֵי, כֵּיוָן דְּלָאו בִּפְנֵי עַצְמוֹ – חַיָּיבִים עָלָיו בִּפְנֵי עַצְמָהּ? וְכִי תֵּימָא דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנָא פִּיטּוּמִין בַּהֲדֵי הֲדָדֵי – נִיתְנִהוּ אֵיפוֹךְ: הַמְפַטֵּם אֶת הַקְּטֹרֶת, וְהַמְפַטֵּם אֶת הַשֶּׁמֶן, וְהַסָּךְ שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה, אַמַּאי פַּלְּגֵיהּ לְשֶׁמֶן? לָאו הָא קָמַשְׁמַע לַן, דְּיֵשׁ חִילּוּק חַטָּאוֹת בֵּינֵיהֶן? שְׁמַע מִינַּהּ. הַבָּא עַל הַזָּכוּר. תַּנָּא בְּמַאי קָא חָשֵׁיב? אִי בְּגַבְרֵי – דַּל הָאִשָּׁה הַנִּרְבַּעַת, וּבָצְרָא לַהּ חֲדָא! אִי בִּנְשֵׁי קָחָשֵׁיב – דַּל מִינְּהוֹן הַבָּא עַל הַזָּכוּר וְעַל הַבְּהֵמָה, וּבָצְרִי לְהוּ תַּרְתֵּי! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְעוֹלָם תַּנָּא גַּבְרֵי קָחָשֵׁיב, וְתָנֵי הָכִי: הַבָּא עַל הַזָּכוּר וְהֵבִיא זָכוּר עָלָיו, וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל הִיא, דְּאָמַר: חַיָּיב שְׁתַּיִם. וְהָא מִדְּקָתָנֵי מְגַדֵּף בְּסֵיפֵיהּ, וּמוֹקְמִינַן לַהּ כְּרַבִּי עֲקִיבָא, רֵישָׁא נָמֵי רַבִּי עֲקִיבָא! וְכִי תֵּימָא: רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, וּבְרֵישָׁא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וְהָאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: הַבָּא עַל הַזָּכוּר וְהֵבִיא זָכוּר עָלָיו, לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל דְּמַפֵּיק לֵיהּ מִתַּרְתֵּי קְרָאֵי, מִ״וְּאֶת זָכָר לֹא תִשְׁכַּב״, וּמִ״וְּלֹא יִהְיֶה קָדֵשׁ מִבְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ – חַיָּיב שְׁתַּיִם, לְרַבִּי עֲקִיבָא אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת, דְּמֵחַד קְרָא נָפֵיק לֵיהּ: ״אֶת זָכָר לֹא תִשְׁכַּב״, קְרִי בֵּיהּ: לֹא תִשָּׁכֵיב! אֶלָּא: רֵישָׁא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וּבִמְגַדֵּף סָבַר לַהּ כְּרַבִּי עֲקִיבָא. אִי הָכִי, נִיתְנֵי נָמֵי: הַבָּא עַל הַבְּהֵמָה, וְהֵבִיא בְּהֵמָה עָלָיו! הָא אָמַר אַבָּיֵי: הַבָּא עַל הַבְּהֵמָה וְהֵבִיא בְּהֵמָה עָלָיו, אַף לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת, דְּכִי כְּתִיב קְרָא – בְּגַבְרֵי כְּתִיב. רַבִּי אֶלְעָזָר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אָמַר: תַּנָּא תְּנִי שְׁלֹשִׁים וְשָׁלֹשׁ חַטָּאוֹת, וּתְנִי שָׁלֹשׁ כָּרֵיתוֹת, לְסַיּוֹמִינְהוּ בְּכָרֵיתוֹת. דְּקָתָנֵי סֵיפָא: פֶּסַח וּמִילָה בְּמִצְוַת עֲשֵׂה – פֶּסַח וּמִילָה אַמַּאי קָתָנֵי לְהוּ? וְאִיתֵּימָא לְאֵיתוֹיֵי קׇרְבָּן עֲלֵיהוֹן, מִי מַיְיתֵי? וְהָתַנְיָא: הוּקְּשָׁה כָּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ לַעֲבוֹדָה זָרָה, דִּכְתִיב: ״תּוֹרָה אַחַת יִהְיֶה לָכֶם לָעוֹשֶׂה בִּשְׁגָגָה. וְהַנֶּפֶשׁ אֲשֶׁר תַּעֲשֶׂה בְּיָד רָמָה״ – מָה עֲבוֹדָה זָרָה שֵׁב וְאַל תַּעֲשֶׂה, אַף כֹּל שֵׁב וְאַל תַּעֲשֶׂה! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ: תְּנָא שְׁלֹשִׁים וְשָׁלֹשׁ חַטָּאוֹת מַאן דְּעָבְדִי בְּשׁוֹגֵג, וַהֲדַר תְּנָא שָׁלֹשׁ כָּרֵיתוֹת לְסַיּוֹמִינְהוּ לְכָרֵיתוֹת, שְׁמַע מִינַּהּ. הַמְחַלֵּל אֶת הַשַּׁבָּת. אָמְרִי: שַׁבָּת אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת הָוְויָין! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: תַּנָּא שִׁגְגַת שַׁבָּת וּזְדוֹן מְלָאכוֹת, דְּלָא מִחַיַּיב אֶלָּא חֲדָא. דְּתַנְיָא: ״הֵנָּה״ שֶׁהִיא ״אַחַת״ – שִׁגְגַת שַׁבָּת וּזְדוֹן מְלָאכוֹת. וְנִיתְנֵי זְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת, דְּמִחַיַּיב אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת! דְּתַנְיָא: ״וְעָשָׂה מֵאַחַת מֵהֵנָּה״ – פְּעָמִים שֶׁחַיָּיב אַחַת עַל כּוּלָּן, וּפְעָמִים שֶׁחַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת. דְּתַנְיָא: ״אַחַת״ שֶׁהִיא ״הֵנָּה״ – זְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת! תְּנָא שִׁגְגַת שַׁבָּת וּזְדוֹן מְלָאכוֹת עֲדִיפָא לֵיהּ, דְּמֵחַטָּאת מִיהָא לָא מִיפְּטַר. וְכֵן אַתָּה מוֹצֵא גַּבֵּי עֲבוֹדָה זָרָה, דְּקָתָנֵי: שִׁגְגַת עֲבוֹדָה זָרָה וּזְדוֹן עֲבוֹדוֹת. שִׁגְגַת עֲבוֹדָה זָרָה הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא דְּעָמַד בְּבֵית עֲבוֹדָה זָרָה וְסָבַר בֵּית הַכְּנֶסֶת הִיא וְהִשְׁתַּחֲוָה – הֲרֵי לִבּוֹ לַשָּׁמַיִם! וְאֶלָּא דַּחֲזָא אִנְדְּרָטָא וּסְגֵיד לֵהּ? אִי דְּקַבְּלֵיהּ עֲלֵיהּ בֶּאֱלוֹהַּ – בַּר סְקִילָה הוּא! וְאִי דְּלָא קַבְּלֵיהּ בֶּאֱלוֹהַּ – לָאו מִידֵּי הוּא! אֶלָּא, מֵאַהֲבָה וּמִיִּרְאָה. הָנִיחָא לְאַבַּיֵּי דְּאָמַר חַיָּיב, אֶלָּא לְרָבָא דְּאָמַר פָּטוּר, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?