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Traité Keritot

27a

Étude de Keritot 27a

Étude de la Guémara 27a

Guémara
tandis que cette dernière clause utilise le terme : Son abus, en référence au bélier qu'il apporte en offrande de culpabilité.
סֵיפָא קָרֵי לֵיהּ לִ״מְעִילָתוֹ״ אֵיל אָשָׁם!
La Guemara répond : Dans la première clause, où il a acheté deux béliers non sacrés avec deux dinars d'argent consacré, la valeur du plus gros bélier est égale au principal plus son cinquième qu'il est tenu de rembourser pour ce qu'il a volé. Par conséquent, la mishna utilise le terme : Son mauvais usage, en référence au remboursement de ce qu'il a volé. Dans cette dernière clause, où il a acheté un bélier non sacré avec un dinar d'argent consacré, la valeur du plus gros bélier n'est pas égale au principal plus un cinquième. Par conséquent, la mishna utilise le terme : Son mauvais usage, en référence au bélier qu'il apporte en offrande de culpabilité, et il y associe le paiement d'un sela et de son cinquième.
רֵישָׁא, דְּהָוֵה לֵיהּ אַיִל רוּבָּן קֶרֶן וְחוּמְשׁוֹ – קָרוּ לֵיהּ לִ״מְעִילָתוֹ״ גְּזֵילוֹ. סֵיפָא, דְּלָא הָוֵי אַיִל דִּזְבַן קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ – קָרֵי לֵיהּ אֵיל אָשָׁם ״מְעִילָתוֹ״, וְיָבִיא עִמָּהּ סֶלַע וְחוּמְשָׁהּ.
§ Rav Menashya bar Gadda soulève un dilemme : quelle est la halakha à l'égard de celui qui a abusé plusieurs fois des biens consacrés jusqu'à ce que l'accumulation d'un cinquième qu'il doit totalise deux sela : peut-il apporter une ofrande de culpabilité avec cet argent et ainsi obtenir l'expiation ?
בָּעֵי רַב מְנַשְּׁיָא בַּר גַּדָּא: בְּכִינּוּס חוּמְשִׁין מַהוּ שֶׁיִּתְכַּפֵּר?
La Guemara explique les facettes du dilemme. Dirons-nous : Si vous dites qu'une personne peut obtenir l'expiation en augmentant les biens consacrés, par exemple si elle a initialement acheté un bélier valant un séla et que sa valeur marchande est ensuite passée à deux sela alors que l'animal était en sa possession, c'est parce qu'elle s'est efforcée à l'égard de l'animal en en prenant soin pendant qu'il était en sa possession. Mais ici, où il ne s'est pas efforcé, mais où la valeur s'est accumulée d'elle-même, il ne peut pas parvenir à l'expiation.
מִי אָמְרִינַן: אִם תִּימְצֵי לוֹמַר אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ – מִשּׁוּם דְּקָטָרַח קַמֵּיהּ, אֲבָל הָכָא דְּלָא קָטָרַח – לָא מִתְכַּפֵּר.
Ou peut-être disons-nous le contraire : si vous dites qu'une personne ne peut pas réaliser l'expiation avec une valorisation des biens consacrés, c'est parce qu'elle n'a pas désigné le bélier comme une offrande alors qu'il valait deux séla, et sa valeur s'est appréciée en soi. Mais ici, en ce qui concerne l'accumulation d'un cinquième, dont il a désigné la valeur totale comme propriété consacrée, on peut dire qu'il peut recevoir l'expiation en apportant une offrande de culpabilité avec cet argent. La Guemara note que ce dilemme lui-même a été posé devant les Sages : peut-on ou non réaliser l'expiation avec une valorisation des biens consacrés survenue alors que l'animal était en sa possession ?
אוֹ דִלְמָא אִם תִּימְצֵי לוֹמַר אֵין אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ – מִשּׁוּם דְּלָא אַפְרְשֵׁיהּ, אֲבָל הָדֵין כִּינּוּס חוּמְשִׁין – דְּאַפְרְשֵׁיהּ, אִיכָּא לְמֵימַר מִתְכַּפֵּר. דְּאִיבְּעִי לְהוּ: [אָדָם] מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ, אוֹ לָא?
La Guemara suggère : Venez entendre une preuve de la mishna : Quant à celui qui désigne deux sela pour acheter un bélier pour une offrande de culpabilité et qu'il a acheté deux béliers pour une ofrande de culpabilité avec les deux sela, si l'un d'eux valait maintenant deux sela, il le sacrifiera pour son offrande de culpabilité. Et le deuxième bélier qu’il a acheté avec l’argent qu’il a désigné ne devient pas non-sacré. Au contraire, il broutera jusqu'à ce qu'il devienne imparfait ; puis il sera vendu, et l'argent reçu sera affecté aux offrandes communautaires.
תָּא שְׁמַע: הַמַּפְרִישׁ שְׁנֵי סְלָעִים לְאָשָׁם, וְלָקַח בָּהֶן שְׁנֵי אֵילִים לְאָשָׁם, הָיָה אֶחָד מֵהֶן יָפֶה שְׁתֵּי סְלָעִים – יִקְרַב לַאֲשָׁמוֹ, וְהַשֵּׁנִי יִרְעֶה עַד שֶׁיִּסְתָּאֵב וְיִמָּכֵר וְיִפְּלוּ דָּמָיו לִנְדָבָה.
La Guemara explique la preuve : Quoi, la mishna ne fait-elle pas référence à un cas où il a acheté le bélier pour quatre dinars, ce qui équivaut à un séla, et sa valeur s'est appréciée alors qu'il était en sa possession jusqu'à ce qu'il vaille huit dinars, ou deux séla, et la mishna décide qu'il peut apporter ce bélier en offrande de culpabilité ? Et si tel est le cas, concluez de cette mishna qu’une personne peut réaliser l’expiation en améliorant les biens consacrés. La Guemara rejette cette preuve : Non ; de quoi avons-nous affaire ici ? C'est avec un bélier qui valait deux sela au moment de l'achat, mais le berger qui l'a vendu en a réduit le prix pour lui.
מַאי לָאו, דִּזְבַן בְּאַרְבְּעָה אַיִל, וּשְׁבַח, דְּשָׁוֵי תְּמָנְיָא? וּשְׁמַע מִינַּהּ אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ! לָא, הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן? דְּאוֹזֵיל רוֹעֶה גַּבֵּיהּ.
La Guemara suggère : Venez entendre une preuve d'une baraïta (Tosefta 4:9) : Quant à celui qui a acheté un bélier pour un séla et qui a engraissé le bélier et établi ainsi sa valeur à deux séla, il est valable pour le sacrifice comme offrande de culpabilité. Concluez de cette baraïta qu'une personne peut réaliser l'expiation avec une valorisation des biens consacrés. La Guemara rejette cette preuve : Non ; le cas de celui qui a engraissé un animal est différent, car il a perdu huit dinars, soit deux sela, en dépenses pour l'animal, y compris le prix qu'il a payé. Mais il ne peut pas obtenir l’expiation si la valeur de l’animal s’est appréciée d’elle-même pendant qu’il était en sa possession.
תָּא שְׁמַע: לָקַח אַיִל בְּסֶלַע, וּפִטְּמוֹ וְהֶעֱמִידוֹ עַל שְׁתַּיִם – כָּשֵׁר. שְׁמַע מִינַּהּ אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ! לָא, פִּטְּמוֹ שָׁאנֵי, דְּהָא חָסַר לֵיהּ תְּמָנְיָא.
La Guemara suggère en outre : Venez entendre une preuve de la suite de la même baraïta : Si l'on a acheté un bélier pour un sela et que maintenant il s'est apprécié à la valeur de deux sela, il est valable pour le sacrifice comme offrande de culpabilité. La Guemara explique : Ici aussi, il s'agit d'un cas où l'on engraissait le bélier.
תָּא שְׁמַע: לָקַח אַיִל בְּסֶלַע וַהֲרֵי הוּא בִּשְׁתַּיִם – כָּשֵׁר. הָכָא נָמֵי כְּשֶׁפִּטְּמוֹ.
La Guemara soulève une difficulté : si c'est le cas, c'est le même cas que dans la première clause de cette baraïta et est donc inutile. La Guemara répond : La première clause concerne celui qui a acheté un bélier pour quatre dinars et il a augmenté sa valeur en dépensant encore quatre dinars pour engraisser l'animal, ce qui signifie qu'il a perdu huit dinars, ce qui équivaut à deux sela, en dépenses totales pour le bélier. Cette dernière clause traite du cas d'une personne qui a acheté un bélier pour quatre dinars et qui a augmenté sa valeur en dépensant trois autres dinars pour l'engraisser, puis le bélier a apprécié un dinar de plus à lui seul, et vaut maintenant huit dinars.
אִי הָכִי הַיְינוּ רֵישָׁא! רֵישָׁא דִּזְבַן בְּאַרְבְּעָה וְאַשְׁבְּחֵיהּ בְּאַרְבְּעָה אַחֲרִינֵא, דְּחָסַר לֵיהּ תְּמָנְיָא. סֵיפָא דִּזְבַן אַיִל בְּאַרְבְּעָה וְאַשְׁבְּחֵיהּ בִּתְלָתָא, וְשָׁוֵי תְּמָנְיָא.
La Guemara objecte : Si oui, dites la dernière clause de cette baraïta : Et en plus il versera un sela au trésor du Temple. Pourquoi est-ce la halakha ? N'a-t-il pas perdu sept dinars en dépenses totales pour le bélier, quatre dinars pour son achat et trois pour l'engraisser, et donc le bélier n'a ajouté qu'un dinar de valeur à lui seul ? La Guemara répond : Quel est le sens de la phrase : Il paiera ? Le baraïta enseigne qu'il doit compléter le paiement du sela, c'est-à-dire en donnant un dinar supplémentaire.
אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: יְשַׁלֵּם סֶלַע – הָא חֲסַר לֵיהּ שִׁבְעָה! מַאי יְשַׁלֵּם? תַּשְׁלוּם דְּסֶלַע.
La Guemara demande : Mais si l'on soutient qu'une personne ne peut pas réaliser l'expiation par une valorisation des biens consacrés, quelle est la signification du fait qu'elle donne un dinar qui est l'achèvement du paiement de la séla ? Nous lui demandons d'apporter un bélier qui lui a coûté deux sela, et un tel animal n'existe pas ici. La Guemara répond : En effet, le tanna de cette baraïta de la Tosefta soutient qu'une personne peut réaliser l'expiation par une valorisation des biens consacrés.
וְאִי סְבִירָא לֵיהּ דְּאֵין אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ, כִּי יָהֵיב תַּשְׁלוּם דְּסֶלַע מַאי הָוֵי? אַיִל בֶּן שְׁתֵּי סְלָעִים בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא! לְעוֹלָם קָסָבַר: אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ.
Keritot 27a
100%
כריתות כ״ז אמַסֶּכֶת כְּרִיתוֹת
גְּמָרָא סֵיפָא קָרֵי לֵיהּ לִ״מְעִילָתוֹ״ אֵיל אָשָׁם! רֵישָׁא, דְּהָוֵה לֵיהּ אַיִל רוּבָּן קֶרֶן וְחוּמְשׁוֹ – קָרוּ לֵיהּ לִ״מְעִילָתוֹ״ גְּזֵילוֹ. סֵיפָא, דְּלָא הָוֵי אַיִל דִּזְבַן קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ – קָרֵי לֵיהּ אֵיל אָשָׁם ״מְעִילָתוֹ״, וְיָבִיא עִמָּהּ סֶלַע וְחוּמְשָׁהּ. בָּעֵי רַב מְנַשְּׁיָא בַּר גַּדָּא: בְּכִינּוּס חוּמְשִׁין מַהוּ שֶׁיִּתְכַּפֵּר? מִי אָמְרִינַן: אִם תִּימְצֵי לוֹמַר אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ – מִשּׁוּם דְּקָטָרַח קַמֵּיהּ, אֲבָל הָכָא דְּלָא קָטָרַח – לָא מִתְכַּפֵּר. אוֹ דִלְמָא אִם תִּימְצֵי לוֹמַר אֵין אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ – מִשּׁוּם דְּלָא אַפְרְשֵׁיהּ, אֲבָל הָדֵין כִּינּוּס חוּמְשִׁין – דְּאַפְרְשֵׁיהּ, אִיכָּא לְמֵימַר מִתְכַּפֵּר. דְּאִיבְּעִי לְהוּ: [אָדָם] מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ, אוֹ לָא? תָּא שְׁמַע: הַמַּפְרִישׁ שְׁנֵי סְלָעִים לְאָשָׁם, וְלָקַח בָּהֶן שְׁנֵי אֵילִים לְאָשָׁם, הָיָה אֶחָד מֵהֶן יָפֶה שְׁתֵּי סְלָעִים – יִקְרַב לַאֲשָׁמוֹ, וְהַשֵּׁנִי יִרְעֶה עַד שֶׁיִּסְתָּאֵב וְיִמָּכֵר וְיִפְּלוּ דָּמָיו לִנְדָבָה. מַאי לָאו, דִּזְבַן בְּאַרְבְּעָה אַיִל, וּשְׁבַח, דְּשָׁוֵי תְּמָנְיָא? וּשְׁמַע מִינַּהּ אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ! לָא, הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן? דְּאוֹזֵיל רוֹעֶה גַּבֵּיהּ. תָּא שְׁמַע: לָקַח אַיִל בְּסֶלַע, וּפִטְּמוֹ וְהֶעֱמִידוֹ עַל שְׁתַּיִם – כָּשֵׁר. שְׁמַע מִינַּהּ אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ! לָא, פִּטְּמוֹ שָׁאנֵי, דְּהָא חָסַר לֵיהּ תְּמָנְיָא. תָּא שְׁמַע: לָקַח אַיִל בְּסֶלַע וַהֲרֵי הוּא בִּשְׁתַּיִם – כָּשֵׁר. הָכָא נָמֵי כְּשֶׁפִּטְּמוֹ. אִי הָכִי הַיְינוּ רֵישָׁא! רֵישָׁא דִּזְבַן בְּאַרְבְּעָה וְאַשְׁבְּחֵיהּ בְּאַרְבְּעָה אַחֲרִינֵא, דְּחָסַר לֵיהּ תְּמָנְיָא. סֵיפָא דִּזְבַן אַיִל בְּאַרְבְּעָה וְאַשְׁבְּחֵיהּ בִּתְלָתָא, וְשָׁוֵי תְּמָנְיָא. אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: יְשַׁלֵּם סֶלַע – הָא חֲסַר לֵיהּ שִׁבְעָה! מַאי יְשַׁלֵּם? תַּשְׁלוּם דְּסֶלַע. וְאִי סְבִירָא לֵיהּ דְּאֵין אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ, כִּי יָהֵיב תַּשְׁלוּם דְּסֶלַע מַאי הָוֵי? אַיִל בֶּן שְׁתֵּי סְלָעִים בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא! לְעוֹלָם קָסָבַר: אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ. אִי הָכִי, תַּשְׁלוּם דְּסֶלַע לֹא יִתֵּן! הַיְינוּ טַעְמָא דְּקָיָהֵיב תַּשְׁלוּמִין דְּסֶלַע – גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמְרוּ: אַיִל פָּחוּת מִשְׁתֵּי סְלָעִים מְכַפֵּר. מַאי הָוֵי עֲלַהּ? תָּא שְׁמַע: בִּשְׁעַת הַפְרָשָׁה יָפֶה סֶלַע, בִּשְׁעַת כַּפָּרָה יָפֶה שְׁתֵּי סְלָעִים – לֹא יָצָא. בָּעֵי רַבִּי אֶלְעָזָר: אָדָם מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ, אוֹ לֹא? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כַּמָּה שָׁנִים גָּדַל זֶה בֵּינֵינוּ, וְלֹא שָׁמַע הֲלָכָה זוֹ מִמֶּנִּי! מִכְּלָל דְּאַמְרַהּ רַבִּי יוֹחָנָן? אִין, וְעַל הָדָא אַמְרַהּ, דִּתְנַן: וְלַד תּוֹדָה וּתְמוּרָתָהּ, וְכֵן הַמַּפְרִישׁ תּוֹדָתוֹ וְאָבְדָה וְהִפְרִישׁ אַחֶרֶת תַּחְתֶּיהָ, אֵין טְעוּנָה לֶחֶם. [רַב חֲנַנְיָה] מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לְאַחַר כַּפָּרָה, דְּוָלָד אֵין טָעוּן לֶחֶם. אֲבָל לִפְנֵי כַּפָּרָה – טָעוּן לֶחֶם, אַלְמָא קָסָבַר מִתְכַּפֵּר בִּשְׁבַח הֶקְדֵּשׁ. בָּעֵי רַבִּי אֶלְעָזָר: בַּעֲלֵי חַיִּים נִדְחִין אוֹ לֹא? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲרֵי כַּמָּה שָׁנִים גָּדַל זֶה בֵּינֵינוּ, וְלֹא שָׁמַע הֲלָכָה זוֹ מִמֶּנִּי! מִכְּלָל דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַמְרַהּ? אִין, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּהֵמָה שֶׁל שְׁנֵי שׁוּתָּפִין, הִקְדִּישׁ חֶצְיָהּ, וְחָזַר וְלָקַח חֶצְיָהּ וְהִקְדִּישָׁהּ – קְדוֹשָׁה, וְאֵינָהּ קְרֵיבָה, וְעוֹשָׂה תְּמוּרָה, וּתְמוּרָתָהּ כַּיּוֹצֵא בָּהּ. שְׁמַע מִינַּהּ תְּלָת: שְׁמַע מִינַּהּ בַּעֲלֵי חַיִּים נִדְחִין. וּשְׁמַע מִינַּהּ קְדוּשַּׁת דָּמִים מְדַחָה. וּשְׁמַע מִינַּהּ יֵשׁ דִּיחוּי בְּדָמִים. בָּעֵי רַבִּי אֶלְעָזָר: הוּזְלוּ טְלָאִים בָּעוֹלָם, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן ״מִבְחַר נִדְרֵיכֶם״ בָּעֵינַן, וְהָא אִיכָּא, אוֹ דִילְמָא ״כֶּסֶף שְׁקָלִים״ בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כַּמָּה שָׁנִים גָּדַלְנוּ בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ וְלֹא שָׁמַעְנוּ הֲלָכָה זוֹ. וְלָא? וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי: מִפְּנֵי מָה לֹא נָתְנָה תּוֹרָה קִצְבָה בִּמְחוּסְּרֵי כַפָּרָה? שֶׁמָּא יוּזְלוּ טְלָאִים, וְאֵין לָהֶן תַּקָּנָה לֶאֱכוֹל בְּקָדָשִׁים. אֵימָא: לֹא לִימַּדְנוּ הֲלָכָה זוֹ. וְהָא רַבִּי זֵירָא בַּר אַדָּא מַהְדַּר תַּלְמוּדֵיהּ כֹּל תְּלָתִין יוֹמִין קַמֵּיהּ! אֵימָא: לֹא נִתְבַּקְּשָׁה הֲלָכָה זוֹ מִמֶּנּוּ בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ. גּוּפָא, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי: מִפְּנֵי מָה לֹא נִתְּנָה קִצְבָה בִּמְחוּסְּרֵי כַּפָּרָה? שֶׁמָּא יוּזְלוּ טְלָאִים, וְאֵין לָהֶם תַּקָּנָה לֶאֱכוֹל בְּקָדָשִׁים. מַתְקֵיף לַהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, חַטַּאת חֵלֶב, יִנָּתֵן לָהּ קִצְבָה, דִּלְכַפָּרָה אָתְיָא וְלָאו לְאִישְׁתְּרוֹיֵי בַּאֲכִילַת קָדָשִׁים הוּא! מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: אֶלָּא מֵעַתָּה, אֲשַׁם נָזִיר לֶהֱוֵי לֵיהּ קִצְבָה, דִּלְבַטָּלָה הוּא דְּאָתֵי, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי: אֵין לְךָ דָּבָר שֶׁהוּא בָּא לְבַטָּלָה, אֶלָּא אֲשַׁם נָזִיר בִּלְבָד! קַשְׁיָא.