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Traité Keritot

24b

Étude de Keritot 24b

Étude de la Guémara 24b

Guémara
Quoi, n'est-ce pas que lorsque la baraïta déclare : Sa déclaration est effective, cela veut dire que le cadeau revient à son précédent propriétaire ? Cette décision contredit l'opinion de Reish Lakish, qui estime que dans un tel cas, quiconque prend possession de l'objet l'acquiert. La Guemara répond : Non, la phrase : Sa déclaration est effective, signifie que l'ancien propriétaire n'acquiert pas non plus l'objet ; et comme l'objet n'est en possession ni de celui qui donne ni celui qui reçoit le don, quiconque en prend possession l'acquiert.
מַאי לָאו ״דְּבָרָיו קַיָּימִין״ – דְּהָדְרָא לְמָרַהּ? לָא, דְּבָרָיו קַיָּימִין – וְהוּא נָמֵי לָא קָנֵי לַהּ, וְכׇל הַמַּחֲזִיק בָּהּ זָכָה בָּהּ.
La Guemara élève une objection à la déclaration de Reish Lakish d'une baraïta : A l'égard de celui qui dit à une autre personne avec laquelle il partage des biens : je n'ai aucune relation juridique ni implication dans ce domaine, ou : je n'ai aucune affaire avec lui, ou : ma main en est retirée, il n'a rien dit d'important, c'est-à-dire qu'il ne renonce pas à sa propriété du bien. Mais la phrase : Ma main en est retirée, est comme la phrase : Je n'en veux pas, et pourtant il est enseigné dans la baraïta qu'il n'a rien dit. Cette décision contredit apparemment l'opinion de Reish Lakish, qui estime que dans un tel cas, quiconque prend possession de l'objet l'acquiert.
מֵיתִיבִי: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: ״דִּין וּדְבָרִים אֵין לִי עַל שָׂדֶה זוֹ״, ״אֵין לִי עֵסֶק בָּהּ״, וְ״יָדִי מְסוּלֶּקֶת הֵימֶנָּה״ – לֹא אָמַר כְּלוּם. וְהָא ״יָדִי מְסוּלֶּקֶת הֵימֶנָּה״ כְּאִי אֶפְשִׁי דָּמֵי, וְקָתָנֵי: לֹא אָמַר כְּלוּם!
La Guemara répond : Ce cas dans la baraïta est différent, car lorsqu'il dit qu'il s'éloigne, il fait référence à l'éloignement des relations judiciaires ou de l'implication. Il ne se retire pas lui-même du terrain.
שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר: כִּי סַלֵּיק נַפְשֵׁיהּ מִדִּין וּדְבָרִים, מִגּוּפַהּ דְּשָׂדֶה לָא סַלֵּיק נַפְשֵׁיהּ.
La Guemara soulève une autre objection à l'opinion de Reish Lakish d'un baraïta : Dans le cas d'une personne sur son lit de mort qui a écrit un document accordant ses biens en cadeau à un autre, et parmi ses biens il y avait des esclaves, et l'autre personne a dit : Je n'en veux pas, son objection est ignorée. Par conséquent, si leur deuxième maître, le destinataire, était un prêtre, ses esclaves peuvent participer au teruma, puisqu'ils sont désormais esclaves d'un prêtre. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Une fois que l'autre personne a dit : Je n'en veux pas, les héritiers de l'ancien propriétaire les ont déjà acquis.
מֵיתִיבִי: הַכּוֹתֵב נְכָסָיו לַאֲחֵרִים וְהָיוּ בָּהֶן עֲבָדִים, וְאָמַר הַלָּה: ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״, אִם הָיָה רַבּוֹ שֵׁנִי כֹּהֵן – אוֹכְלִין בִּתְרוּמָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כֵּיוָן שֶׁאָמַר: ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״ – כְּבָר זָכוּ בָּהֶן יוֹרְשִׁין.
Certes, il n'y a aucune difficulté selon Rabban Shimon ben Gamliel, car il soutient que lorsqu'une personne fait un cadeau, c'est avec l'intention que l'autre personne accepte le cadeau de sa part. Ainsi, lorsque l’autre personne ne l’accepte pas, le cadeau revient à son ancien propriétaire.
בִּשְׁלָמָא לְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, קָסָבַר: כִּי יָהֵיב אִינִישׁ מַתָּנָה אַדַּעְתָּא דִּמְקַבְּלִין לַהּ מִינֵּיהּ, כִּי לָא מְקַבְּלִין לַהּ מִינֵּיהּ הָדְרָא לְמָרַהּ.
Mais selon l'opinion du premier tanna, si Reish Lakish a raison, quand on dit : je n'en veux pas, quiconque prend possession de l'objet l'acquiert, car l'objet devient sans propriétaire, alors ici, où le deuxième maître dit : je n'en veux pas, les esclaves ne sont pas des prêtres, et cela signifierait que les non-prêtres participent au teruma. La Guemara répond : Le premier tanna soutient qu'à l'égard de celui qui renonce à la propriété de son esclave, l'esclave est émancipé mais exige néanmoins une lettre d'affranchissement de son maître. Et il soutient en outre qu'un esclave détenu en possession de son maître uniquement parce qu'il n'a pas reçu de lettre d'affranchissement peut participer au teruma s'il est l'esclave d'un prêtre.
אֶלָּא לְתַנָּא קַמָּא, אִי כִּי אָמַר ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״ – כׇּל הַמַּחֲזִיק בָּהֶן זָכָה בָּהֶן, הָכָא, דְּאָמַר שֵׁנִי ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״ – הָווּ לְהוּ זָרִים, וְקָאָכְלִי זָרִים תְּרוּמָה! קָסָבַר: הַמַּפְקִיר עַבְדּוֹ – יָצָא לְחֵירוּת, וְצָרִיךְ גֵּט שִׁחְרוּר מֵרַבּוֹ, וְקָסָבַר: מְעוּכָּב לְגֵט שִׁחְרוּר – אוֹכֵל בִּתְרוּמָה.
§ La Mishna enseigne : Dans le cas de quelqu'un qui apporte une offrande de culpabilité provisoire et qu'il lui est devenu connu qu'il n'a pas péché, s'il a fait cette découverte avant que le bélier ne soit abattu, Rabbi Eliezer dit : Il sera sacrifié comme offrande de culpabilité provisoire, comme s'il ne vient pas expier ce péché qu'il pensait, il vient expier un autre péché. La Guemara demande : Selon l'opinion du rabbin Eliezer, pourquoi ai-je besoin d'un autre péché ? Le rabbin Eliezer ne dit-il pas qu’une offrande de culpabilité provisoire peut être un cadeau ? Comme nous l'avons appris dans une mishna (25a) que Rabbi Eliezer dit : Une personne peut se porter volontaire pour apporter chaque jour une offrande de culpabilité provisoire.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יִקְרַב כּוּ׳. לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, לְמָה לִי חֵטְא? הָא אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: אָשָׁם תָּלוּי בִּנְדָבָה אָתֵי, דִּתְנַן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מִתְנַדֵּב אָדָם אָשָׁם תָּלוּי בְּכׇל יוֹם!
Rav Ashi a dit : L'opinion de Rabbi Eliezer qui est enseignée dans la mishna ici est conforme à l'opinion de ceux qui ont parlé à Bava ben Buta dans la mishna ci-dessous, comme nous l'avons appris dans la suite de cette mishna (25a) : Rabbi Eliezer a dit que Bava ben Buta apporterait une ofrande de culpabilité provisoire chaque jour, et il voulait en apporter une même immédiatement après Yom Kippour. Mais ils lui dirent : Attends d'entrer dans une situation d'incertitude potentielle, afin que l'offrande de culpabilité provisoire soit apportée pour une sorte de péché incertain, et ne la sacrifie pas uniquement comme une offrande.
אָמַר רַב אָשֵׁי: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמְרוּ לוֹ הוּא, דִּתְנַן: אֶלָּא אוֹמְרִים לוֹ: הַמְתֵּן עַד שֶׁתִּכָּנֵס לְבֵית הַסָּפֵק.
§ Concernant celui qui a apporté une offrande de culpabilité provisoire et après que le bélier a été abattu, il s'est rendu compte qu'il n'avait pas péché, la mishna enseigne : La chair doit sortir vers le lieu du brûlage. Evidemment, selon l'avis du tanna de la mishna, les animaux non sacrés qui ont été abattus dans la cour du Temple, comme cette offrande de culpabilité provisoire consacrée par erreur, doivent être brûlés.
אִם מִשֶּׁנִּשְׁחַט נוֹדַע כּוּ׳. קָתָנֵי: הַבָּשָׂר יֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵפָה. אַלְמָא: חוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בַּעֲזָרָה – בִּשְׂרֵיפָה.
Mais on peut soulever une contradiction à partir d'une décision plus tard dans la mishna : Dans le cas d'une offrande de culpabilité définitive, ce n'est pas le cas ; s'il a fait cette découverte avant que le bélier ne soit abattu, il sortira paître parmi le troupeau. S'il apprend, après l'égorgement du bélier, qu'il n'a pas péché, il sera enterré. Cela indique que les animaux non sacrés abattus dans la cour du Temple sont enterrés. Rabbi Elazar a dit : Cette mishna est décousue, c'est-à-dire qu'elle cite les opinions de deux Sages différents. Celui qui a enseigné cette halakha n’a pas enseigné cette halakha.
וּרְמִינְהִי: אָשָׁם וַדַּאי אֵינוֹ כֵּן, אִם עַד שֶׁלֹּא נִשְׁחַט – יֵצֵא וְיִרְעֶה בָּעֵדֶר, מִשֶּׁנִּשְׁחַט – הֲרֵי זֶה יִקָּבֵר! אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: תִּבְרַאּ, מִי שֶׁשָּׁנָה זוֹ לֹא שָׁנָה זוֹ.
Rabba a dit : Soulevez-vous une contradiction entre la halakha d'une offrande de culpabilité définitive et la halakha d'une offrande de culpabilité provisoire ? En cas d'offrande de culpabilité définitive, il la consacrait en supposant qu'il était obligé de la sacrifier. Puisqu’il lui est apparu plus tard qu’il n’avait pas besoin de sacrifier l’animal, cela est considéré comme s’il ne l’avait pas consacré et l’animal n’est pas sacré. Mais en ce qui concerne l'offrande de culpabilité provisoire, comme son cœur l'a d'abord frappé par des serrements de conscience à cause d'un péché qu'il aurait pu commettre, il décide de tout cœur de consacrer l'animal. L'animal reste donc consacré et son statut est celui d'une offrande de culpabilité inhabile au sacrifice.
אָמַר רַבָּה: אָשָׁם וַדַּאי עַל אָשָׁם תָּלוּי קָרָמֵית? אָשָׁם וַדַּאי, כֵּיוָן דְּלָא צְרִיךְ לֵיהּ – לָא מַקְדֵּישׁ לֵיהּ. אָשָׁם תָּלוּי, מִתּוֹךְ שֶׁלִּבּוֹ נוֹקְפוֹ – גּוֹמֵר וּמַקְדִּשׁוֹ.
Au contraire, si la mishna pose une difficulté, alors la contradiction apparente entre cette halakha d'une offrande de culpabilité définie et une autre halakha d'une offrande de culpabilité définie est difficile. Comme il est enseigné dans la mishna : Si après que le bélier a été abattu, il lui apparaît qu'il n'a pas péché, il sera enterré. Maintenant, dites la dernière clause de cette section de la mishna : Si après que le sang a été aspergé, il découvre qu'il n'a pas péché, la chair ira au lieu de brûlure. En conséquence, cette mishna est certainement décousue, et celui qui a enseigné cette halakha n’a pas enseigné cette halakha.
אֶלָּא אִי קַשְׁיָא, אָשָׁם וַדַּאי עַל אָשָׁם וַדַּאי קַשְׁיָא, דְּקָתָנֵי: הֲרֵי זֶה יִקָּבֵר, אֵימָא סֵיפָא: וְהַבָּשָׂר יֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה! הָא וַדַּאי תִּבְרַאּ, מִי שֶׁשָּׁנָה זוֹ לֹא שָׁנָה זוֹ.
Keritot 24b
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כריתות כ״ד במַסֶּכֶת כְּרִיתוֹת
גְּמָרָא מַאי לָאו ״דְּבָרָיו קַיָּימִין״ – דְּהָדְרָא לְמָרַהּ? לָא, דְּבָרָיו קַיָּימִין – וְהוּא נָמֵי לָא קָנֵי לַהּ, וְכׇל הַמַּחֲזִיק בָּהּ זָכָה בָּהּ. מֵיתִיבִי: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: ״דִּין וּדְבָרִים אֵין לִי עַל שָׂדֶה זוֹ״, ״אֵין לִי עֵסֶק בָּהּ״, וְ״יָדִי מְסוּלֶּקֶת הֵימֶנָּה״ – לֹא אָמַר כְּלוּם. וְהָא ״יָדִי מְסוּלֶּקֶת הֵימֶנָּה״ כְּאִי אֶפְשִׁי דָּמֵי, וְקָתָנֵי: לֹא אָמַר כְּלוּם! שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר: כִּי סַלֵּיק נַפְשֵׁיהּ מִדִּין וּדְבָרִים, מִגּוּפַהּ דְּשָׂדֶה לָא סַלֵּיק נַפְשֵׁיהּ. מֵיתִיבִי: הַכּוֹתֵב נְכָסָיו לַאֲחֵרִים וְהָיוּ בָּהֶן עֲבָדִים, וְאָמַר הַלָּה: ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״, אִם הָיָה רַבּוֹ שֵׁנִי כֹּהֵן – אוֹכְלִין בִּתְרוּמָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כֵּיוָן שֶׁאָמַר: ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״ – כְּבָר זָכוּ בָּהֶן יוֹרְשִׁין. בִּשְׁלָמָא לְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, קָסָבַר: כִּי יָהֵיב אִינִישׁ מַתָּנָה אַדַּעְתָּא דִּמְקַבְּלִין לַהּ מִינֵּיהּ, כִּי לָא מְקַבְּלִין לַהּ מִינֵּיהּ הָדְרָא לְמָרַהּ. אֶלָּא לְתַנָּא קַמָּא, אִי כִּי אָמַר ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״ – כׇּל הַמַּחֲזִיק בָּהֶן זָכָה בָּהֶן, הָכָא, דְּאָמַר שֵׁנִי ״אִי אֶפְשִׁי בָּהֶן״ – הָווּ לְהוּ זָרִים, וְקָאָכְלִי זָרִים תְּרוּמָה! קָסָבַר: הַמַּפְקִיר עַבְדּוֹ – יָצָא לְחֵירוּת, וְצָרִיךְ גֵּט שִׁחְרוּר מֵרַבּוֹ, וְקָסָבַר: מְעוּכָּב לְגֵט שִׁחְרוּר – אוֹכֵל בִּתְרוּמָה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יִקְרַב כּוּ׳. לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, לְמָה לִי חֵטְא? הָא אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: אָשָׁם תָּלוּי בִּנְדָבָה אָתֵי, דִּתְנַן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מִתְנַדֵּב אָדָם אָשָׁם תָּלוּי בְּכׇל יוֹם! אָמַר רַב אָשֵׁי: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמְרוּ לוֹ הוּא, דִּתְנַן: אֶלָּא אוֹמְרִים לוֹ: הַמְתֵּן עַד שֶׁתִּכָּנֵס לְבֵית הַסָּפֵק. אִם מִשֶּׁנִּשְׁחַט נוֹדַע כּוּ׳. קָתָנֵי: הַבָּשָׂר יֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵפָה. אַלְמָא: חוּלִּין שֶׁנִּשְׁחֲטוּ בַּעֲזָרָה – בִּשְׂרֵיפָה. וּרְמִינְהִי: אָשָׁם וַדַּאי אֵינוֹ כֵּן, אִם עַד שֶׁלֹּא נִשְׁחַט – יֵצֵא וְיִרְעֶה בָּעֵדֶר, מִשֶּׁנִּשְׁחַט – הֲרֵי זֶה יִקָּבֵר! אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: תִּבְרַאּ, מִי שֶׁשָּׁנָה זוֹ לֹא שָׁנָה זוֹ. אָמַר רַבָּה: אָשָׁם וַדַּאי עַל אָשָׁם תָּלוּי קָרָמֵית? אָשָׁם וַדַּאי, כֵּיוָן דְּלָא צְרִיךְ לֵיהּ – לָא מַקְדֵּישׁ לֵיהּ. אָשָׁם תָּלוּי, מִתּוֹךְ שֶׁלִּבּוֹ נוֹקְפוֹ – גּוֹמֵר וּמַקְדִּשׁוֹ. אֶלָּא אִי קַשְׁיָא, אָשָׁם וַדַּאי עַל אָשָׁם וַדַּאי קַשְׁיָא, דְּקָתָנֵי: הֲרֵי זֶה יִקָּבֵר, אֵימָא סֵיפָא: וְהַבָּשָׂר יֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה! הָא וַדַּאי תִּבְרַאּ, מִי שֶׁשָּׁנָה זוֹ לֹא שָׁנָה זוֹ. רַב אָשֵׁי אָמַר: רֵישָׁא דְּקָתָנֵי בְּאָשָׁם תָּלוּי: ״וְהַבָּשָׂר יֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵיפָה״ – לָא קַשְׁיָא, מִשּׁוּם דְּמִיתְחֲזֵי כְּזֶבַח פָּסוּל. נִזְרַק הַדָּם – הַבָּשָׂר יֵאָכֵל. וְאַמַּאי? הָא הַוְיָא לֵיהּ יְדִיעָה! אָמַר רָבָא, אֲמַר קְרָא: ״וְהוּא לֹא יָדַע וְנִסְלַח לוֹ״, וְהָא לָא הָוְיָא לֵיהּ יְדִיעָה בִּשְׁעַת סְלִיחָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֲפִילּוּ הַדָּם בַּכּוֹס כּוּ׳. לְרַבִּי יוֹסֵי, אַמַּאי יִזָּרֵק? הָא הָוְיָא לֵיהּ יְדִיעָה בִּשְׁעַת סְלִיחָה! אָמַר רָבָא: רַבִּי יוֹסֵי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר: כׇּל הָעוֹמֵד לִיזָּרֵק – כְּזָרוּק דָּמֵי. אֵימַר דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן, בְּמִידֵּי דְּעוֹמֵד לִיזָּרֵק, אֲבָל הַאי, אֵין עוֹמֵד לִיזָּרֵק! אָמְרִי בְּמַעְרְבָא, קָסָבַר רַבִּי יוֹסֵי: כְּלֵי שָׁרֵת מְקַדְּשִׁין בּוֹ אֶת הַפָּסוּל בַּתְּחִלָּה לִיקְרַב. אָשָׁם וַדַּאי אֵינוֹ כֵּן כּוּ׳. אִיתְּמַר: עֶגְלָה עֲרוּפָה אֵימָתַי נֶאֱסֶרֶת? רַב הַמְנוּנָא אָמַר: מֵחַיִּים, רָבָא אָמַר: לְאַחַר עֲרִיפָה. בִּשְׁלָמָא לְרָבָא – מֵעִידָּנָא דְּאִיתְעֲבִיד בַּהּ מַעֲשֶׂה, אֶלָּא לְרַב הַמְנוּנָא, מֵאֵימָתַי?