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Traité Keritot

18b

Étude de Keritot 18b

Étude de la Guémara 18b

Guémara
Cela est conforme à l'opinion du rabbin Eliezer, qui dit qu'une personne peut se porter volontaire pour apporter chaque jour une offrande de culpabilité provisoire. C'est pourquoi nous disons à la deuxième personne: proposez-vous et apportez un sacrifice de culpabilité provisoire, pour empêcher le premier d'apporter un sacrifice d'expiation injustifié. Et il doit préciser: Si la première personne a mangé le morceau de graisse autorisée, cela signifie qu'il a lui-même mangé la graisse interdite et par conséquent l'offrande doit être une expiation pour sa propre transgression. Dans le cas contraire, c'est-à-dire si le premier a mangé de la graisse interdite et qu'il n'a lui-même commis aucune transgression, que ce soit une offrande.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא, דְּאָמַר: מִתְנַדֵּב אָדָם אָשָׁם תָּלוּי בְּכׇל יוֹם. הִילְכָּךְ, אָמְרִינַן לֵיהּ: אַיְיתִי אָשָׁם תָּלוּי וְאַתְנִי: אִי אָכַל רִאשׁוֹן שׁוּמָּן, הוּא אָכַל חֵלֶב – לֶיהֱוֵי כַּפָּרָה, וְאִי לָא – לֶיהֱוֵי נְדָבָה.
Les Sages ont enseigné dans une baraïta: Une personne a mangé involontairement un morceau de graisse dont on ne savait pas avec certitude s'il s'agissait d'une graisse interdite ou d'une graisse autorisée, et il a ensuite été informé de son statut douteux. Il a ensuite mangé sans le savoir un autre morceau de graisse dont on ne savait pas vraiment s'il s'agissait de graisse interdite ou de graisse autorisée, et il a de nouveau été informé de son statut douteux. Rabbi Yehouda HaNasi dit: Je dis que, tout comme il serait susceptible d'apporter un sacrifice d'expiation pour chacun s'il était informé plus tard qu'il s'agissait de morceaux de graisse interdite, de même, dans ces cas d'incertitude, il doit apporter un sacrifice de culpabilité provisoire pour chacun.
תָּנוּ רַבָּנַן: אָכַל סְפֵק חֵלֶב וְנוֹדַע לוֹ, סְפֵק חֵלֶב וְנוֹדַע לוֹ – רַבִּי אוֹמֵר: אוֹמֵר אֲנִי, כְּשֵׁם שֶׁמֵּבִיא חַטָּאת עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת – כָּךְ מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת.
Rabbi Yossei, fils de Rabbi Yehouda; Rabbi Elazar; et Rabbi Shimon disent tous: Il est tenu d’apporter une seule offrande de culpabilité provisoire, comme il est dit: « Et le prêtre fera l’expiation pour lui concernant la faute involontaire qu’il a commise involontairement et il lui sera pardonné » (Lévitique 5: 18). Il découle de la double mention dans le verset de son statut involontaire, pour lequel il est susceptible d'apporter une offrande, qu'une personne est obligée d'apporter une seule offrande même pour de nombreux péchés involontaires, malgré le fait qu'elle a été informée de l'incertitude entre chaque cas de consommation.
רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים: אֵין מֵבִיא אֶלָּא אָשָׁם תָּלוּי אֶחָד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַל שִׁגְגָתוֹ אֲשֶׁר שָׁגָג״ – אֲפִילּוּ עַל שְׁגָגוֹת הַרְבֵּה אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אֶחָת.
Concernant la déclaration du rabbin Yehuda HaNasi dans la baraïta, le rabbin Zeira dit: Ici, le rabbin Yehuda HaNasi a enseigné un principe concernant l'obligation d'apporter des offrandes pour le péché pour plusieurs transgressions involontaires: la connaissance du statut douteux d'un cas incertain avant chaque transgression ultérieure les divise en obligations d'apporter plusieurs offrandes pour le péché lorsqu'on apprend plus tard qu'il a définitivement commis des transgressions involontaires. Dans le cas du baraïta, comme il a été informé avant chaque cas de consommation du statut incertain de la graisse qu'il a mangée avant sa consommation ultérieure de graisse incertaine, il est obligé d'apporter une offrande pour le péché pour chaque cas de consommation s'il découvre plus tard qu'il a réellement péché.
אָמַר רַבִּי זֵירָא: כָּאן שָׁנָה רַבִּי: יְדִיעוֹת סָפֵק מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת.
Rava dit: La connaissance de l'incertitude avant chaque transgression possible ne les divise pas en obligations d'apporter de multiples offrandes pour le péché. C’est plutôt ce que Rabbi Yehouda Hanasi enseigne dans la baraïta: De même que s’il avait eu connaissance avant chaque consommation que le morceau qu’il a mangé était interdit avant de manger chaque morceau suivant, il aurait été tenu d’apporter une offrande pour le péché pour chacun, de même, s’il avait eu connaissance du statut incertain du morceau qu’il a mangé avant de manger chaque morceau suivant, il est obligé d’apporter une offrande de culpabilité provisoire pour chacun. Selon Rava, une connaissance incertaine ne divise pas les transgressions involontaires au point que l'on soit obligé d'apporter de multiples offrandes pour le péché. Seule une connaissance précise rend quelqu'un susceptible d'apporter de multiples offrandes pour le péché.
רָבָא אָמַר: אֵין יְדִיעוֹת סָפֵק מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת, אֶלָּא הָכִי קָתָנֵי: כְּשֵׁם שֶׁאִם הָיְתָה לוֹ יְדִיעָה וַדַּאי מֵבִיא חַטָּאת עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, כָּךְ אִם הָיְתָה לוֹ יְדִיעַת סָפֵק מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת.
Abaye dit à Rava: Et toi? Ne pensez-vous pas que la connaissance de l'incertitude avant de commettre chaque transgression les divise quant à l'obligation d'apporter pour chacun des sacrifices pour le péché? Car, s’il vous vient à l’esprit de dire que la connaissance de l’incertitude avant de commettre chaque transgression ne les divise pas en ce qui concerne les multiples offrandes pour le péché, et que par conséquent on n’apporte qu’une seule offrande pour le péché, pourquoi Rabbi Yehouda HaNasi décide-t-il qu’il apporte une offrande de culpabilité provisoire pour chacun, alors qu’il avait connaissance de l’incertitude avant chaque cas de consommation?
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְאַתְּ לָא תִּסְבְּרָא דִּידִיעוֹת סָפֵק מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת? דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ יְדִיעוֹת אֵין מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת, וְחַטָּאת אַחַת מֵבִיא, אַמַּאי מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת?
Après tout, n'est-ce pas enseigné dans une baraïta: Le principe en la matière est le suivant: dans tous les cas où des transgressions distinctes sont divisées dans le but de déterminer la responsabilité d'apporter plusieurs offrandes pour le péché, elles sont également considérées comme divisées dans le but de déterminer la responsabilité d'apporter plusieurs offrandes de culpabilité provisoires en cas d'incertitude. Si l'on n'apporte pas plusieurs offrandes pour le péché en cas de transgression certaine, on n'est pas non plus obligé d'apporter plusieurs offrandes de culpabilité provisoires en cas d'incertitude.
וְהָתַנְיָא, כְּלָלוֹ שֶׁל דָּבָר: כֹּל שֶׁחֲלוּקִין בְּחַטָּאוֹת – חֲלוּקִין בַּאֲשָׁמוֹת!
Rava bar Ḥanan dit à Abaye: Et selon toi, tu as dit que la connaissance de l'incertitude avant chaque transgression les divise en obligations d'apporter des offrandes pour le péché séparées, si tel est le cas, que diriez-vous du cas suivant: Quelqu'un a mangé une olive de graisse interdite avant Yom Kippour et une autre olive de graisse interdite après Yom Kippour. Puisque Yom Kippour lui-même remplace une offrande de culpabilité provisoire, c'est-à-dire qu'il expie toute transgression antérieure incertaine, s'il apprenait plus tard que les deux morceaux étaient en fait de la graisse interdite, diriez-vous que Yom Kippour divise également les deux actions et qu'il est obligé d'apporter deux offrandes pour le péché?
אֲמַר לֵיהּ רָבָא בַּר חָנָן לְאַבָּיֵי: וּלְדִידָךְ, דְּאָמְרַתְּ יְדִיעוֹת סָפֵק מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת, אֶלָּא מֵעַתָּה, אָכַל כְּזַיִת חֵלֶב לִפְנֵי יוֹם הַכִּיפּוּרִים וּכְזַיִת חֵלֶב אַחַר יוֹם הַכִּיפּוּרִים, וְיוֹם הַכִּפּוּרִים בִּמְקוֹם אָשָׁם תָּלוּי קָאֵי – הָכִי נָמֵי דְּמֵבִיא שְׁתֵּי חַטָּאוֹת?
Mais cela ne peut pas être exact, car il les a mangés tous les deux dans un seul oubli et il n’y avait aucune connaissance du péché pour les diviser. Il va plutôt de soi que, comme à Yom Kippour, la connaissance de l’incertitude ne divise pas les transgressions en multiples obligations d’offrande pour le péché. Abaye a dit à Rava bar Ḥanan: Ce cas dans lequel Yom Kippour a eu lieu entre deux transgressions n'est pas comparable à la connaissance de l'incertitude entre chaque transgression. Qui nous dira que Yom Kippour expie des péchés qui lui étaient inconnus? Peut-être que cela n'expierait que les péchés qu'il connaissait. Rava lui répondit: Nous avons appris cela explicitement dans une mishna (Chevouot 2b): Yom Kippour expie les péchés, que l'on en ait pris conscience avant Yom Kippour ou qu'on n'en ait pas pris conscience.
הָא בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] אַכְלִינּוּן! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּמַאן לֵימָא לַן דְּיוֹם הַכִּיפּוּרִים מְכַפַּר עַל דְּלָא מִתְיְדַע לֵיהּ? דִּילְמָא וְהוּא דְּמִתְיְדַע לֵיהּ! אֲמַר לֵיהּ רָבָא: הוֹדַע וְלֹא הוֹדַע תְּנַן.
La Guemara cite une autre version de la difficulté soulevée contre l’opinion d’Abaye: Certains disent que Rava bar Ḥanan dit à Abaye: Puisque Yom Kippour sert à diviser les deux actes de consommation en deux obligations, semblables à la connaissance du statut douteux de la graisse selon Abaye, quelle est la halakha dans le cas suivant: Si l’on a mangé une olive de graisse interdite le matin de Yom Kippour et une olive de graisse interdite l’après-midi de Yom Kippour, serait-il également obligé d'apporter deux offrandes pour le péché? Cela ne peut pas être exact, car les deux morceaux d’olives ont été consommés au cours d’un seul oubli.
אִיכָּא דְאָמְרִי, אֲמַר לֵיהּ רָבָא בַּר חָנָן לְאַבָּיֵי: מָה אִילּוּ אָכַל כְּזַיִת חֵלֶב שַׁחֲרִית בְּיוֹם הַכִּיפּוּרִים וּכְזַיִת חֵלֶב בְּמִנְחָה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים, הָכִי נָמֵי דְּמִיחַיַּיב שְׁתֵּי חַטָּאוֹת?
Abaye dit à Rava bar Ḥanan: Qui nous dira que Yom Kippour apporte l'expiation à chaque heure de la journée? Peut-être que la journée entière, en tant qu’unité unique, ne sert à l’expiation que lorsqu’elle commence, le soir? Rabba bar bar Ḥana lui dit: Imbécile [terada]! Il est enseigné dans une Michna (25a): Quant à celui qui a rencontré une incertitude quant à savoir s'il a commis un péché à Yom Kippour, même si c'était à la tombée de la nuit en fin de journée, il en est exempté, car la journée entière expie les péchés incertains.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּמַאן לֵימָא לַן דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים כֹּל שַׁעְתָּא מְכַפַּר? דִּילְמָא כּוּלֵּיהּ יוֹמָא מֵאוּרְתָּא! אֲמַר לֵיהּ רַבָּה בַּר בַּר חַנָּה: תְּרָדָא, תַּנְיָא: הֲרֵי שֶׁבָּא לְיָדוֹ סְפֵק עֲבֵירָה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים אֲפִילּוּ עִם חֲשֵׁיכָה – פָּטוּר, שֶׁכׇּל הַיּוֹם מְכַפֵּר!
Rav Idi bar Avin soulève une autre objection à l'opinion d'Abaye dans une mishna (Yoma 81a): Si quelqu'un a mangé et bu involontairement à Yom Kippour dans un oubli, par exemple s'il a oublié que c'était Yom Kippour, il n'est susceptible d'apporter qu'une seule offrande pour le péché. Mais selon Abaye, il devrait être tenu d'apporter deux offrandes pour le péché, car entre manger et boire, il est impossible qu'il n'y ait pas d'intervalle, même minime, pendant la journée. Cet intervalle de temps lui permettrait de prendre connaissance de la transgression possible et devrait donc servir à expier sa faute, car Yom Kippour remplace une offrande de culpabilité provisoire. Et pourtant, il est enseigné dans la mishna: Il n’est susceptible d’apporter qu’une seule offrande pour le péché.
מֵתִיב רַב אִידִי בַּר אָבִין: אָכַל וְשָׁתָה בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא חַטָּאת אַחַת. וְהָא בֵּין אֲכִילָה לִשְׁתִיָּיה אִי אֶפְשָׁר דְּלֹא הֲוָה שְׁהוּת בַּיּוֹם, דְּמִתְיְידַע לֵיהּ וְכַפַּר לֵיהּ, דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים בִּמְקוֹם אָשָׁם תָּלוּי קָאֵי, וְקָתָנֵי: ״אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא חַטָּאת אֶחָת״.
Keritot 18b
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כריתות י״ח במַסֶּכֶת כְּרִיתוֹת
גְּמָרָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא, דְּאָמַר: מִתְנַדֵּב אָדָם אָשָׁם תָּלוּי בְּכׇל יוֹם. הִילְכָּךְ, אָמְרִינַן לֵיהּ: אַיְיתִי אָשָׁם תָּלוּי וְאַתְנִי: אִי אָכַל רִאשׁוֹן שׁוּמָּן, הוּא אָכַל חֵלֶב – לֶיהֱוֵי כַּפָּרָה, וְאִי לָא – לֶיהֱוֵי נְדָבָה. תָּנוּ רַבָּנַן: אָכַל סְפֵק חֵלֶב וְנוֹדַע לוֹ, סְפֵק חֵלֶב וְנוֹדַע לוֹ – רַבִּי אוֹמֵר: אוֹמֵר אֲנִי, כְּשֵׁם שֶׁמֵּבִיא חַטָּאת עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת – כָּךְ מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים: אֵין מֵבִיא אֶלָּא אָשָׁם תָּלוּי אֶחָד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַל שִׁגְגָתוֹ אֲשֶׁר שָׁגָג״ – אֲפִילּוּ עַל שְׁגָגוֹת הַרְבֵּה אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אֶחָת. אָמַר רַבִּי זֵירָא: כָּאן שָׁנָה רַבִּי: יְדִיעוֹת סָפֵק מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת. רָבָא אָמַר: אֵין יְדִיעוֹת סָפֵק מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת, אֶלָּא הָכִי קָתָנֵי: כְּשֵׁם שֶׁאִם הָיְתָה לוֹ יְדִיעָה וַדַּאי מֵבִיא חַטָּאת עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, כָּךְ אִם הָיְתָה לוֹ יְדִיעַת סָפֵק מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְאַתְּ לָא תִּסְבְּרָא דִּידִיעוֹת סָפֵק מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת? דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ יְדִיעוֹת אֵין מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת, וְחַטָּאת אַחַת מֵבִיא, אַמַּאי מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת? וְהָתַנְיָא, כְּלָלוֹ שֶׁל דָּבָר: כֹּל שֶׁחֲלוּקִין בְּחַטָּאוֹת – חֲלוּקִין בַּאֲשָׁמוֹת! אֲמַר לֵיהּ רָבָא בַּר חָנָן לְאַבָּיֵי: וּלְדִידָךְ, דְּאָמְרַתְּ יְדִיעוֹת סָפֵק מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת, אֶלָּא מֵעַתָּה, אָכַל כְּזַיִת חֵלֶב לִפְנֵי יוֹם הַכִּיפּוּרִים וּכְזַיִת חֵלֶב אַחַר יוֹם הַכִּיפּוּרִים, וְיוֹם הַכִּפּוּרִים בִּמְקוֹם אָשָׁם תָּלוּי קָאֵי – הָכִי נָמֵי דְּמֵבִיא שְׁתֵּי חַטָּאוֹת? הָא בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] אַכְלִינּוּן! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּמַאן לֵימָא לַן דְּיוֹם הַכִּיפּוּרִים מְכַפַּר עַל דְּלָא מִתְיְדַע לֵיהּ? דִּילְמָא וְהוּא דְּמִתְיְדַע לֵיהּ! אֲמַר לֵיהּ רָבָא: הוֹדַע וְלֹא הוֹדַע תְּנַן. אִיכָּא דְאָמְרִי, אֲמַר לֵיהּ רָבָא בַּר חָנָן לְאַבָּיֵי: מָה אִילּוּ אָכַל כְּזַיִת חֵלֶב שַׁחֲרִית בְּיוֹם הַכִּיפּוּרִים וּכְזַיִת חֵלֶב בְּמִנְחָה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים, הָכִי נָמֵי דְּמִיחַיַּיב שְׁתֵּי חַטָּאוֹת? אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּמַאן לֵימָא לַן דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים כֹּל שַׁעְתָּא מְכַפַּר? דִּילְמָא כּוּלֵּיהּ יוֹמָא מֵאוּרְתָּא! אֲמַר לֵיהּ רַבָּה בַּר בַּר חַנָּה: תְּרָדָא, תַּנְיָא: הֲרֵי שֶׁבָּא לְיָדוֹ סְפֵק עֲבֵירָה בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים אֲפִילּוּ עִם חֲשֵׁיכָה – פָּטוּר, שֶׁכׇּל הַיּוֹם מְכַפֵּר! מֵתִיב רַב אִידִי בַּר אָבִין: אָכַל וְשָׁתָה בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא חַטָּאת אַחַת. וְהָא בֵּין אֲכִילָה לִשְׁתִיָּיה אִי אֶפְשָׁר דְּלֹא הֲוָה שְׁהוּת בַּיּוֹם, דְּמִתְיְידַע לֵיהּ וְכַפַּר לֵיהּ, דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים בִּמְקוֹם אָשָׁם תָּלוּי קָאֵי, וְקָתָנֵי: ״אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא חַטָּאת אֶחָת״. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ יְדִיעוֹת סָפֵק מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת, לִיחַיַּיב שְׁתֵּי חַטָּאוֹת! אָמְרִי: כִּי אָמַר רַבִּי זֵירָא – לְרַבִּי, הָא – רַבָּנַן הִיא. וְהָא מִדְּסֵיפָא רַבִּי הִיא, דְּקָתָנֵי: שָׁתָה צִיר אוֹ מוּרְיָיס – פָּטוּר. הָא חוֹמֶץ – חַיָּיב, וּמַנִּי? רַבִּי הִיא, דְּתַנְיָא: חוֹמֶץ אֵין מֵשִׁיב אֶת הַנֶּפֶשׁ, רַבִּי אוֹמֵר: אוֹמֵר אֲנִי, חוֹמֶץ מֵשִׁיב אֶת הַנֶּפֶשׁ. וּמִדְּסֵיפָא רַבִּי, רֵישָׁא נָמֵי רַבִּי! אָמְרִי: סֵיפָא – רַבִּי, רֵישָׁא – רַבָּנַן. אֵיתִיבֵיהּ רָבָא: אָכַל הַיּוֹם אָכַל לְמָחָר, נֶהֱנָה הַיּוֹם נֶהֱנָה לְמָחָר, אָכַל הַיּוֹם נֶהֱנָה לְמָחָר, נֶהֱנָה הַיּוֹם אָכַל לְמָחָר, וַאֲפִילּוּ מִכָּאן וְעַד שָׁלֹשׁ שָׁנִים, מִנַּיִן שֶׁהֵן מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תִּמְעוֹל מַעַל״ – רִיבָּה. וְאַמַּאי, הָא כַּיפַּר עֲלֵיהּ יוֹם הַכִּפּוּרִים! אָמְרִי: כִּי מְכַפַּר יוֹם הַכִּפּוּרִים – עַל אִיסּוּרָא, עַל מָמוֹנָא לָא מְכַפַּר. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כִּי מְכַפַּר יוֹם הַכִּפּוּרִים – עַל כּוּלֵּיהּ שִׁיעוּרָא, עַל פַּלְגָא דְּשִׁיעוּרָא לָא מְכַפַּר. וְכֵן אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כָּאן שָׁנָה רַבִּי: יְדִיעוֹת סָפֵק מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵין יְדִיעוֹת סָפֵק מְחַלְּקוֹת לְחַטָּאוֹת, אֶלָּא הָכִי קָתָנֵי: כְּשֵׁם שֶׁאִם הָיְתָה לוֹ יְדִיעָה וַדַּאי מֵבִיא עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, כָּךְ אִם הָיְתָה לוֹ יְדִיעַת סָפֵק מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי עַל כׇּל אַחַת וְאֶחָת. בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, הַיְינוּ דְּקָא תָלֵי לְאָשָׁם בְּחַטָּאת. אֶלָּא לְרֵישׁ לָקִישׁ, חַטָּאת בְּאָשָׁם מִיבַּעְיָא לֵיהּ! קַשְׁיָא. וְרָמֵי דְּרַבִּי יוֹחָנָן אַדְּרַבִּי יוֹחָנָן, וְרָמֵי דְּרֵישׁ לָקִישׁ. אַדְּרֵישׁ לָקִישׁ, דְּתַנְיָא: שְׁנֵי שְׁבִילִין, אֶחָד טָמֵא וְאֶחָד טָהוֹר, וְהָלַךְ בָּרִאשׁוֹן וְלֹא נִכְנַס, בַּשֵּׁנִי וְנִכְנַס – חַיָּיב. הָלַךְ בָּרִאשׁוֹן וְנִכְנַס – פָּטוּר, בַּשֵּׁנִי וְנִכְנַס – חַיָּיב. הָלַךְ בָּרִאשׁוֹן וְנִכְנַס, וְהִזָּה וְשָׁנָה וְטָבַל, וְהָלַךְ בַּשֵּׁנִי וְנִכְנַס – חַיָּיב.