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Traité Keritot

12b

Étude de Keritot 12b

Étude de la Mishna & Guémara 12b

que la baraïta vise un cas d'impureté ancienne, où les témoins lui ont dit : tu t'es impurifié hier — qu'est-ce qui différencie les cas de consommation de gras interdit et d'entrée au Temple en état d'impureté, où les Sages concèdent à Rabbi Yehouda qu'on n'est pas tenu d'apporter une offrande pour le péché même si son déni est contredit par deux témoins ? Il est exempt puisque, s'il le souhaitait, il pourrait dire : je l'ai fait intentionnellement. Son déni peut donc être interprété pour signifier : ma consommation de gras interdit ou mon entrée au Temple n'était pas involontaire mais intentionnelle. Si tel est le cas, s'il nie être en état d'impureté ancienne, il peut aussi expliquer sa déclaration, puisque s'il le souhaitait il pourrait dire : je ne suis pas resté dans mon état d'impureté rituelle, mais je me suis immergé dans un bain rituel.
בְּטוּמְאָה יְשָׁנָה, מַאי שְׁנָא חֲלָבִין וּבִיאַת מִקְדָּשׁ דְּמוֹדוּ לֵיהּ, דְּאִם רָצָה יֹאמַר: ״מֵזִיד הָיִיתִי״? טוּמְאָה יְשָׁנָה נָמֵי מְתָרֵץ דִּיבּוּרֵיהּ, דְּאִם רָצָה יֹאמַר: ״לֹא עָמַדְתִּי בְּטוּמְאָתִי אֶלָּא טָבַלְתִּי״!
Ravina dit : en réalité, la baraïta peut viser un cas d'impureté ancienne, et néanmoins les Sages distinguent entre le déni de son impureté et le déni d'avoir mangé ou d'être entré au Temple. Le cas est celui où les témoins lui disent : tu as mangé de la viande sacrificielle en état d'impureté physique, et il leur répond : je ne me suis pas impurifié. La raison pour laquelle il est tenu d'apporter une offrande est qu'ici il ne peut pas expliquer sa déclaration — on ne peut pas dire que l'expression « je ne me suis pas impurifié » puisse être expliquée pour signifier : je ne suis pas resté dans mon état d'impureté mais je me suis immergé.
אָמַר רָבִינָא: לְעוֹלָם בְּטוּמְאָה יְשָׁנָה, וּכְגוֹן דְּאָמְרִי לֵיהּ עֵדִים: אָכַלְתָּ קָדָשִׁים בְּטוּמְאַת הַגּוּף, וְהוּא אָמַר לְהוֹן: ״לֹא נִטְמֵאתִי״, דְּהָכָא לָא מְתָרֵיץ דִּיבּוּרֵיהּ. דְּלֵיכָּא לְמֵימַר לֹא עָמַדְתִּי בְּטוּמְאָה אֲבָל טָבַלְתִּי,
Ravina développe : que leur dirait-il pour expliquer sa déclaration selon laquelle il ne s'est pas impurifié ? S'il dit : je me suis immergé et j'ai mangé, alors lorsqu'il leur dit cela, sa déclaration initiale est contredite de toute façon en ce qui concerne son impureté par contact. Sa déclaration initiale qu'il ne s'est pas impurifié n'a pas été ajustée sur ce point, et cette déclaration a été contredite par les deux témoins.
מַאי אָמַר לְהוֹן? ״טָבַלְתִּי וְאָכַלְתִּי״, כִּי אָמַר לְהוֹן הָכִי, אִיתַּכְחַשׁ לֵיהּ דִּבּוּרֵיהּ קַמָּא מִיהָא בְּטוּמְאַת מַגָּעוֹ!
Rav Naḥman dit : la halakha est conforme à l'avis de Rabbi Yehouda, selon lequel même si deux témoins attestent qu'une personne s'est impurifiée et qu'elle prétend ne pas s'être impurifiée, elle est jugée crédible à son propre sujet plus que le témoignage de cent personnes. Rav Yossef dit : Rabbi Yehouda a dit qu'elle est jugée crédible lorsqu'elle déclare être pure contre le témoignage des témoins uniquement lorsque la personne est seule et uniquement en ce qui la concerne elle-même ; mais en ce qui concerne autrui, elle est considérée comme impure.
אָמַר רַב נַחְמָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. אָמַר רַב יוֹסֵף: לֹא אֲמָרָהּ [רַבִּי יְהוּדָה] אֶלָּא בֵּינוֹ לְבֵין עַצְמוֹ וּלְעַצְמוֹ.
Reish Lakish dit : bien que selon Rabbi Meir on soit tenu d'apporter une offrande sur la base du témoignage de deux témoins affirmant qu'on a mangé du gras interdit même si on l'a nié, Rabbi Meir concède aux Sages que si deux témoins lui ont dit : tu as eu des relations avec une servante fiancée, et qu'il dit : je n'ai pas eu de relations, il est jugé crédible — puisque s'il le souhaitait il pourrait leur dire : je n'ai pas achevé mon acte de rapprochement, auquel cas, comme indiqué plus haut (10b), il n'est pas tenu d'apporter une offrande de culpabilité.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר לַחֲכָמִים, שֶׁאִם אָמְרוּ לוֹ שְׁנַיִם: בָּעַלְתָּ שִׁפְחָה חֲרוּפָה, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא בָּעַלְתִּי – מְהֵימַן, דְּאִי בָּעֵי אָמַר לְהוֹן: לֹא גָּמַרְתִּי בִּיאָתִי.
De même, Rav Sheshet dit : Rabbi Meir concède aux Sages dans le cas d'un nazir impur — c'est-à-dire celui à qui deux témoins ont dit : tu t'es impurifié et tu es donc tenu d'apporter une offrande pour le péché, et qui dit : je ne me suis pas impurifié — qu'il est exempt, puisque s'il le souhaitait il pourrait dire : j'ai demandé à une autorité halakhique d'annuler mon vœu de naziréat, et il l'a annulé. Il m'était donc permis de m'impurifier. Les nazirites sont interdits de s'impurifier par l'impureté transmise par un cadavre, tandis que les non-nazirites peuvent entrer en contact avec un cadavre.
אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר לַחֲכָמִים בְּנָזִיר טָמֵא, שֶׁאָמְרוּ לוֹ שְׁנַיִם: נִטְמֵאתָ, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא נִטְמֵאתִי – פָּטוּר, דְּאִי בָּעֵי אָמַר: נִשְׁאַלְתִּי עַל נִזְירִי.
De même, Abaye dit : Rabbi Meir concède aux Sages que si deux témoins ont dit à une personne : tu connais un témoignage au sujet de untel, et qu'il dit : je ne connais pas, et qu'il prête serment à cet effet, il est exempt d'apporter une offrande pour un faux serment de témoignage. La raison est que s'il le souhaitait il pourrait dire : j'ai bien été témoin de l'événement, mais je n'avais pas l'intention d'offrir mon témoignage, auquel cas il est exempt d'apporter une offrande pour un faux serment de témoignage.
אָמַר אַבָּיֵי: מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר לַחֲכָמִים, שֶׁאִם אָמְרוּ לוֹ שְׁנַיִם: יוֹדֵעַ אַתָּה בְּעֵדוּת פְּלוֹנִי, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא יָדַעְתִּי – פָּטוּר, דְּאִי בָּעֵי אָמַר: לֹא נִתְכַּוַּונְתִּי לְעֵדוּת.
§ La michna enseigne que si l'on a involontairement mangé une olive entière de gras interdit, puis une autre olive entière de gras interdit pendant une seule période d'inconscience, on n'est tenu d'apporter qu'une seule offrande pour le péché. Rabbi Zeira objecte à cela : pourquoi n'est-on tenu d'apporter qu'une seule offrande pour le péché ? N'a-t-on pas mangé deux olives entières de gras interdit ?
אָכַל חֵלֶב וָחֵלֶב בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד]. מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי זֵירָא: אַמַּאי אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא חַטָּאת אַחַת וְהָא שְׁנֵי זֵיתֵי חֵלֶב אָכַל!
Abaye dit à Rabbi Zeira : on n'est tenu d'apporter deux offrandes pour le péché que lorsqu'on a mangé les olives entières de gras interdit pendant des périodes d'inconscience séparées — par exemple, on a mangé du gras interdit sans savoir qu'il était interdit, puis on a pris conscience de l'interdiction, puis on a oublié et mangé une autre olive entière de gras interdit. Cela est dérivé du verset : « Si son péché, qu'il a commis, lui est connu, il apportera pour son offrande une chèvre, femelle sans défaut, pour son péché qu'il a commis » (Vayikra 4, 28). Mais ici il n'y a qu'une seule période d'inconscience.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הֶעְלֵמוֹת מְחוּלָּקוֹת, וְהָכָא הֶעְלֵם אֶחָד הוּא דְּאִיכָּא.
La Guemara cite une version différente de la discussion entre Rabbi Zeira et Abaye. Certains disent que Rabbi Zeira a soulevé sa difficulté à Abaye de cette manière : la raison pour laquelle on n'est tenu d'apporter qu'une seule offrande pour le péché pour ses deux transgressions de consommation de gras interdit est que les deux actes ont eu lieu pendant une seule période d'inconscience ; mais s'il a mangé du gras interdit en deux périodes d'inconscience, il est tenu d'apporter deux offrandes pour le péché. Mais pourquoi ? C'est une seule catégorie d'interdiction du gras interdit qu'il a violée, et il devrait donc n'apporter qu'une seule offrande pour le péché. Abaye dit à Rabbi Zeira : en ce qui concerne l'apporter d'offrandes pour le péché, des périodes d'inconscience séparées le rendent tenu d'apporter plusieurs offrandes.
אִיכָּא דְּמַקְשֵׁי לֵיהּ הָכִי: טַעְמָא דְּהֶעְלֵם אֶחָד, הָא בִּשְׁתֵּי הֶעְלֵמוֹת חַיָּיב שְׁתַּיִם. אַמַּאי? שֵׁם חֵלֶב אֶחָד הוּא! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הֶעְלֵמוֹת מְחוּלָּקִין.
§ La michna enseigne : si l'on a mangé du gras interdit, du sang, du piggoul et du notar pendant une seule période d'inconscience, on est tenu d'apporter une offrande pour le péché pour chacun d'eux. Dans un cas où l'on a mangé une demi-olive, puis une autre demi-olive pendant une seule période d'inconscience — si les deux demi-olives proviennent d'un seul type d'aliment interdit — on est tenu d'apporter une offrande pour le péché. Si elles proviennent de deux types différents, on est exempt.
אָכַל חֵלֶב וָדָם פִּיגּוּל וְנוֹתָר – חַיָּיב כּוּ׳.
La Guemara soulève une difficulté : la décision selon laquelle si l'on a mangé deux demi-olives d'un seul type d'aliment on est tenu d'apporter une offrande pour le péché est évidente, car on a mangé une olive entière d'un aliment interdit. Reish Lakish dit au nom de bar Touṭini : cela vise un cas où l'on les a mangées dans deux plats distincts, et c'est conforme à l'avis de Rabbi Yehoshoua, qui dit que manger dans des plats distincts différencie ses actes de consommation et les rend en transgressions séparées.
מִמִּין אֶחָד חַיָּיב, פְּשִׁיטָא! אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם בַּר תּוּטֵינִי: כְּגוֹן שֶׁאֲכָלוֹ בִּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: דְּאָמַר תַּמְחוּיִין מְחוּלָּקִין.
Keritot 12b
100%
כריתות י״ב במַסֶּכֶת כְּרִיתוֹת
מִשְׁנָה בְּטוּמְאָה יְשָׁנָה, מַאי שְׁנָא חֲלָבִין וּבִיאַת מִקְדָּשׁ דְּמוֹדוּ לֵיהּ, דְּאִם רָצָה יֹאמַר: ״מֵזִיד הָיִיתִי״? טוּמְאָה יְשָׁנָה נָמֵי מְתָרֵץ דִּיבּוּרֵיהּ, דְּאִם רָצָה יֹאמַר: ״לֹא עָמַדְתִּי בְּטוּמְאָתִי אֶלָּא טָבַלְתִּי״! אָמַר רָבִינָא: לְעוֹלָם בְּטוּמְאָה יְשָׁנָה, וּכְגוֹן דְּאָמְרִי לֵיהּ עֵדִים: אָכַלְתָּ קָדָשִׁים בְּטוּמְאַת הַגּוּף, וְהוּא אָמַר לְהוֹן: ״לֹא נִטְמֵאתִי״, דְּהָכָא לָא מְתָרֵיץ דִּיבּוּרֵיהּ. דְּלֵיכָּא לְמֵימַר לֹא עָמַדְתִּי בְּטוּמְאָה אֲבָל טָבַלְתִּי, מַאי אָמַר לְהוֹן? ״טָבַלְתִּי וְאָכַלְתִּי״, כִּי אָמַר לְהוֹן הָכִי, אִיתַּכְחַשׁ לֵיהּ דִּבּוּרֵיהּ קַמָּא מִיהָא בְּטוּמְאַת מַגָּעוֹ! אָמַר רַב נַחְמָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. אָמַר רַב יוֹסֵף: לֹא אֲמָרָהּ [רַבִּי יְהוּדָה] אֶלָּא בֵּינוֹ לְבֵין עַצְמוֹ וּלְעַצְמוֹ. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר לַחֲכָמִים, שֶׁאִם אָמְרוּ לוֹ שְׁנַיִם: בָּעַלְתָּ שִׁפְחָה חֲרוּפָה, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא בָּעַלְתִּי – מְהֵימַן, דְּאִי בָּעֵי אָמַר לְהוֹן: לֹא גָּמַרְתִּי בִּיאָתִי. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר לַחֲכָמִים בְּנָזִיר טָמֵא, שֶׁאָמְרוּ לוֹ שְׁנַיִם: נִטְמֵאתָ, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא נִטְמֵאתִי – פָּטוּר, דְּאִי בָּעֵי אָמַר: נִשְׁאַלְתִּי עַל נִזְירִי. אָמַר אַבָּיֵי: מוֹדֶה רַבִּי מֵאִיר לַחֲכָמִים, שֶׁאִם אָמְרוּ לוֹ שְׁנַיִם: יוֹדֵעַ אַתָּה בְּעֵדוּת פְּלוֹנִי, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא יָדַעְתִּי – פָּטוּר, דְּאִי בָּעֵי אָמַר: לֹא נִתְכַּוַּונְתִּי לְעֵדוּת. אָכַל חֵלֶב וָחֵלֶב בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד]. מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי זֵירָא: אַמַּאי אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא חַטָּאת אַחַת וְהָא שְׁנֵי זֵיתֵי חֵלֶב אָכַל! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הֶעְלֵמוֹת מְחוּלָּקוֹת, וְהָכָא הֶעְלֵם אֶחָד הוּא דְּאִיכָּא. אִיכָּא דְּמַקְשֵׁי לֵיהּ הָכִי: טַעְמָא דְּהֶעְלֵם אֶחָד, הָא בִּשְׁתֵּי הֶעְלֵמוֹת חַיָּיב שְׁתַּיִם. אַמַּאי? שֵׁם חֵלֶב אֶחָד הוּא! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הֶעְלֵמוֹת מְחוּלָּקִין. אָכַל חֵלֶב וָדָם פִּיגּוּל וְנוֹתָר – חַיָּיב כּוּ׳. מִמִּין אֶחָד חַיָּיב, פְּשִׁיטָא! אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם בַּר תּוּטֵינִי: כְּגוֹן שֶׁאֲכָלוֹ בִּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: דְּאָמַר תַּמְחוּיִין מְחוּלָּקִין. מַהוּ דְּתֵימָא: כִּי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ – לָא שְׁנָא לְקוּלָּא, וְלָא שְׁנָא לְחוּמְרָא. קָא מַשְׁמַע לַן דְּחַיָּיב, אַלְמָא: לְחוּמְרָא אָמַר, לְקוּלָּא לָא אָמַר. אִיכָּא דְּאָמַר עַל סֵיפָא: מִשְּׁנֵי מִינִין – פָּטוּר. פְּשִׁיטָא! אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם בַּר תּוּטֵינִי: כְּגוֹן שֶׁאֲכָלוֹ בִּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: דְּאָמַר תַּמְחוּיִין מְחוּלָּקִין. דְּמַהוּ דְּתֵימָא: כִּי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ – לְחוּמְרָא אָמַר, לְקוּלָּא לָא אָמַר. קָא מַשְׁמַע לַן: מִשְּׁנֵי מִינִין פָּטוּר. מַאי מִשְּׁנֵי מִינִין? מִמִּין אֶחָד הוּא, וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ שְׁנֵי מִינִים – מִשּׁוּם דַּאֲכָלוֹ בִּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, וְקָתָנֵי: פָּטוּר, אַלְמָא לָא שְׁנָא לְקוּלָּא וְלָא שְׁנָא לְחוּמְרָא קָאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ. מִדְּסֵיפָא מִין אֶחָד וּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, רֵישָׁא מִין אֶחָד וְתַמְחוּי אֶחָד. פְּשִׁיטָא! אָמַר רָבִינָא: כְּגוֹן שֶׁהָיְתָה לוֹ יְדִיעָה בֵּינְתַיִים, וְאַלִּיבָּא דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל, דְּאָמַר: אֵין יְדִיעָה לַחֲצִי שִׁיעוּר. דִּתְנַן: הַכּוֹתֵב שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת בִּשְׁתֵּי הֶעְלֵמוֹת, אַחַת שַׁחֲרִית וְאַחַת עַרְבִית – רַבָּן גַּמְלִיאֵל מִחַיַּיב, וַחֲכָמִים פּוֹטְרִין. רַבָּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: אֵין יְדִיעָה לַחֲצִי שִׁיעוּר, וְרַבָּנַן סָבְרִי: יֵשׁ יְדִיעָה לַחֲצִי שִׁיעוּר. מַתְנִי׳ כַּמָּה יִשְׁהֶא בָּאוֹכָלִין? כְּאִילּוּ אוֹכֵל קְלָיוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַד שֶׁיִּשְׁהֶא מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף כְּדֵי אֲכִילַת פְּרָס – חַיָּיב. אָכַל אוֹכָלִין טְמֵאִין וְשָׁתָה מַשְׁקִין טְמֵאִין, שָׁתָה רְבִיעִית יַיִן וְנִכְנַס לַמִּקְדָּשׁ וְשָׁהָה כְּדֵי אֲכִילַת פְּרָס – חַיָּיב, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אִם פָּסֵק בָּהּ אוֹ אִם נָתַן בּוֹ מַיִם כׇּל שֶׁהוּא – פָּטוּר. גְּמָרָא גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: רַבִּי מֵאִיר, לְחוּמְרָא קָאָמַר אוֹ לְקוּלָּא קָאָמַר? לְחוּמְרָא קָאָמַר, וְהָכִי קָתָנֵי: כְּאִילּוּ אוֹכֵל קְלָיוֹת, דַּאֲפִילּוּ כּוּלֵּיהּ יוֹמָא. וְאַף עַל גַּב דְּמִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף יוֹתֵר מִכְּדֵי אֲכִילַת פְּרָס, כֵּיוָן דִּמְשִׁיכָה אֲכִילְתֵיהּ – מִחַיַּיב. וַאֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן: דְּעַד שֶׁיִּשְׁהֶא בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס הוּא דְּחַיָּיב יוֹתֵר מִכְּדֵי אֲכִילַת פְּרָס – פָּטוּר. אוֹ דִלְמָא לְקוּלָּא קָאָמַר, דְּהָכִי קָתָנֵי: כְּאִילּוּ אוֹכֵל קְלָיוֹת, וְהוּא דְּלָא אַיפְסֵיק בֵּינֵי וּבֵינֵי, אֲבָל דְּאַיפְסֵיק בֵּינֵי וּבֵינֵי, אַף עַל גַּב דְּמִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס – פָּטוּר. וְאָמְרוּ לֵיהּ רַבָּנַן: כֵּיוָן דְּמִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס הוּא – חַיָּיב? תָּא שְׁמַע: וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עֵד שֶׁיִּשְׁהֶא בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף.