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Traité Keritot

12a

Étude de Keritot 12a

Étude de la Guémara 12a

Guémara
Plutôt, la baraïta ne vise-t-elle pas un cas d'un seul témoin, et elle enseigne que lorsqu'il ne contredit pas le témoignage du témoin, le témoin est jugé crédible ? Apprends-en qu'un seul témoin peut rendre une personne obligée d'apporter une offrande pour le péché si celle-ci ne contredit pas son témoignage.
אֶלָּא לָאו בְּחַד, וְקָתָנֵי כִּי אֵין מַכְחִישָׁן מְהֵימַן, שְׁמַע מִינָּה.
La michna enseigne que si deux témoins disent qu'une personne a mangé du gras interdit [chelev] et qu'elle le nie, Rabbi Meir la déclare obligée d'apporter une offrande pour le péché. Rabbi Meir a dit : cette conclusion peut être inférée par un argument a fortiori : si deux témoins auraient pu la rendre passible de la peine sévère de mort, ne peuvent-ils pas la rendre obligée de sacrifier une offrande, qui est relativement légère ? Les Sages lui répondirent : les témoins ne peuvent pas rendre une autre personne obligée d'apporter une offrande contrairement à sa déclaration, car que se passe-t-il si elle souhaite dire : je l'ai fait intentionnellement, auquel cas elle serait exemptée d'apporter une offrande ?
אָמַר רַבִּי מֵאִיר: קַל וָחוֹמֶר.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : quelle est la raison des Sages, qui la déclarent exemptée d'apporter une offrande ? Est-ce parce qu'ils estiment qu'une personne est jugée crédible à son propre sujet plus que le témoignage de cent personnes ? Ou peut-être est-ce parce que nous disons : puisqu'elle pourrait avancer une revendication plus avantageuse [miggo], en disant si elle le souhaitait : je l'ai fait intentionnellement, auquel cas elle serait exemptée d'apporter une offrande — alors aussi, lorsqu'elle dit : je n'ai pas mangé, elle est jugée crédible et exemptée ?
אִבַּעְיָא לְהוּ: מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן, מִשּׁוּם דְּאָדָם נֶאֱמָן עַל עַצְמוֹ יוֹתֵר מִמֵּאָה אִישׁ, אוֹ דִּלְמָא מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: מִיגּוֹ דְּאִי בָּעֵי אָמַר ״מֵזִיד הָיִיתִי״ – פָּטוּר, כִּי אָמַר נָמֵי ״לֹא אָכַלְתִּי״ – מְהֵימַן וּפָטוּר?
La Guemara demande : et quelle est la différence pratique entre les deux possibilités ? La Guemara répond : la différence est de savoir s'il est possible de résoudre à partir de cela le cas de l'impureté rituelle, lorsque des témoins attestent qu'une personne est devenue impure avant d'entrer dans le Temple, et qu'elle prétend ne pas s'être impurifiée. Si tu dis que la raison des Sages est qu'une personne est jugée crédible à son propre sujet plus que le témoignage de cent personnes, alors il n'y a pas de différence entre un cas d'impureté récente, où les témoins attestent qu'elle s'est impurifiée le jour même de son entrée au Temple, et un cas d'impureté ancienne, où les témoins attestent qu'elle s'est impurifiée à une date antérieure. Dans les deux cas, la déclaration de la personne qu'elle n'était pas impure en entrant au Temple serait jugée crédible.
וּמַאי נָפְקָא מִינָּה? לְמִיפְשַׁט מִינַּהּ לְטוּמְאָה, דְּאִי אָמְרַתְּ טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן מִשּׁוּם דְּאָדָם נֶאֱמָן עַל עַצְמוֹ יוֹתֵר מִמֵּאָה אִישׁ – לָא שְׁנָא טוּמְאָה חֲדָשָׁה וְלָא שְׁנָא טוּמְאָה יְשָׁנָה.
Mais si tu dis que la raison des Sages est qu'elle peut invoquer le miggo, alors les Sages la déclareraient exemptée de l'obligation d'apporter une offrande à échelle variable [korban ole veyored] dans un cas d'impureté ancienne, mais dans un cas d'impureté récente elle serait obligée d'apporter une offrande à échelle variable. Quelle en est la raison ? Pour l'impureté ancienne, puisque si elle le souhaitait elle pourrait dire : je me suis immergée dans un bain rituel après m'être impurifiée et au coucher du soleil je suis redevenue pure, auquel cas elle serait exemptée d'apporter une offrande pour être entrée au Temple le jour suivant — alors aussi, lorsqu'elle dit : je ne me suis pas impurifiée, elle est exemptée, car on peut dire : que veut-elle dire en disant : je ne me suis pas impurifiée ? Elle veut dire : je ne suis pas restée dans mon état d'impureté, mais je me suis immergée dans un bain rituel.
וְאִי אָמְרַתְּ טַעְמֵיהוֹן דְּרַבָּנַן מִשּׁוּם דְּאָמַר ״מִיגּוֹ״ הִיא – פָּטְרִי לֵיהּ רַבָּנַן מִטּוּמְאָה יְשָׁנָה, אֲבָל מִטּוּמְאָה חֲדָשָׁה מִחַיַּיב. מַאי טַעְמָא? טוּמְאָה יְשָׁנָה, מִיגּוֹ דְּאִי בָּעֵי אָמַר ״טָבַלְתִּי״ – פָּטוּר, כִּי אָמַר נָמֵי ״לֹא נִטְמֵאתִי״ – פָּטוּר, דְּאִיכָּא לְמֵימַר: מַאי ״לֹא נִטְמֵאתִי״ דְּקָאָמַר – לֹא עָמַדְתִּי בְּטוּמְאָתִי אֶלָּא טָבַלְתִּי.
Mais dans un cas d'impureté récente, elle serait obligée d'apporter une offrande. Quelle en est la raison ? C'est parce que même si elle disait : je me suis immergée dans un bain rituel, elle serait obligée d'apporter une offrande si elle était entrée au Temple, car les témoins lui diraient : tu t'es impurifiée à l'instant, et tu n'aurais pas pu te purifier entre-temps.
אֲבָל טוּמְאָה חֲדָשָׁה – מִחַיַּיב, מַאי טַעְמָא? דְּכִאי אָמַר נָמֵי ״טָבַלְתִּי״ – מִחַיַּיב, דְּאָמְרוּ לֵיהּ עֵדִים: הַשְׁתָּא נִטְמֵאתָ.
Quelle est donc la raison des Sages ? La Guemara propose : viens entendre une baraïta : si un témoin dit à une personne : tu t'es impurifiée, et elle dit : je ne me suis pas impurifiée, elle est exemptée d'apporter une offrande. On aurait pu penser que c'est la halakha même lorsque deux témoins ont dit cela. Rabbi Meir dit : cette conclusion peut être inférée par un argument a fortiori : si deux témoins auraient pu la rendre passible de la peine sévère de mort, ne peuvent-ils pas la rendre obligée d'apporter une offrande, qui est relativement légère ? Et les Sages disent : une personne est jugée crédible à son propre sujet plus que le témoignage de cent personnes. La Guemara explique sa proposition : apprends de la baraïta que la raison des Sages est qu'ils disent qu'une personne est jugée crédible à son propre sujet plus que le témoignage de cent personnes.
מַאי? תָּא שְׁמַע: אָמַר לוֹ עֵד אֶחָד: נִטְמֵאתָ, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא נִטְמֵאתִי – פָּטוּר. יָכוֹל אֲפִילּוּ שְׁנַיִם? אָמַר רַבִּי מֵאִיר: קַל וָחוֹמֶר, אִם הֱבִיאוּהוּ שְׁנַיִם לְמִיתָה חֲמוּרָה – לֹא יְבִיאוּהוּ לִידֵי קׇרְבָּן הַקַּל? וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אָדָם נֶאֱמָן עַל עַצְמוֹ יוֹתֵר מִמֵּאָה אִישׁ. שְׁמַע מִינַּהּ טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן מִשּׁוּם דְּאָמְרִי: אָדָם נֶאֱמָן עַל עַצְמוֹ יוֹתֵר מִמֵּאָה אִישׁ.
Rabbi Ami dit : en réalité, la raison des Sages est que nous disons miggo, et voici ce qu'elle enseigne : puisque si elle avait voulu dire : je ne suis pas restée dans mon état d'impureté mais je me suis immergée, elle serait exemptée — donc une personne est jugée crédible à son propre sujet plus que le témoignage de cent personnes. La Guemara demande : si tel est le cas, ce cas est identique à celui du chelev, que la michna a déjà traité !
אָמַר רַבִּי אַמֵּי: לְעוֹלָם טַעְמָא דְּרַבָּנַן מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן ״מִיגּוֹ״, וְהָכִי קָתָנֵי: מִתּוֹךְ שֶׁאִם רָצָה לוֹמַר: לֹא עָמַדְתִּי בְּטוּמְאָתִי – פָּטוּר, הִילְכָּךְ אָדָם נֶאֱמָן עַל עַצְמוֹ יוֹתֵר מִמֵּאָה אִישׁ. אִי הָכִי, הַיְינוּ חֵלֶב!
La Guemara explique : la baraïta mentionne le cas de l'impureté rituelle de peur que tu dises ce qui suit : lorsqu'elle dit : je n'ai pas mangé de chelev, elle peut expliquer sa déclaration pour dire : je n'ai pas mangé de chelev involontairement mais intentionnellement, et je ne suis donc pas obligée d'apporter une offrande. Mais si deux témoins disent : tu t'es impurifiée, et elle dit : je ne me suis pas impurifiée, on pourrait dire qu'elle ne peut pas expliquer sa déclaration d'une manière qui l'exempterait, car peu importe qu'elle se soit impurifiée involontairement ou intentionnellement. La baraïta nous enseigne donc qu'ici aussi elle peut expliquer sa déclaration autrement : je ne suis pas restée dans mon état d'impureté, mais je me suis immergée, et elle n'est donc pas obligée d'apporter une offrande.
מַהוּ דְּתֵימָא: ״אָכַלְתִּי חֵלֶב״, קָמְתָרֵיץ דִּיבּוּרֵיהּ: לָא אָכַלְתִּי שׁוֹגֵג אֶלָּא מֵזִיד, אֲבָל: נִטְמֵאתָ, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא נִטְמֵאתִי, אֵימָא לָא קָמְתָרֵיץ דִּבּוּרֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן: הָכָא נָמֵי: לֹא עָמַדְתִּי בְּטוּמְאָתִי אֲבָל טָבַלְתִּי.
La Guemara propose : viens entendre une explication de l'avis des Sages tirée d'une autre baraïta, qui traite du cas de la profanation du Temple, en y entrant en état d'impureté rituelle, ou de ses aliments sacrificiels, en en consommant en état d'impureté rituelle : la Torah dit : « Et il arrivera que, lorsqu'il sera coupable de l'une de ces choses, il confessera… et il apportera… pour une offrande pour le péché » (Vayikra 5, 5-6). Ce verset indique que seul celui qui avoue avoir péché est obligé d'apporter une offrande pour le péché, tandis que celui qui n'avoue pas est exempté. Si un témoin lui dit : tu t'es impurifiée, et il dit : je ne me suis pas impurifié, il est exempté d'apporter une offrande pour le péché.
תָּא שְׁמַע: ״וְהִתְוַדָּה״ – מוֹדֶה בַּדְּבָרִים – חַיָּיב, אֵין מוֹדֶה בַּדְּבָרִים – פָּטוּר. אָמַר לוֹ עֵד אֶחָד: נִטְמֵאתָ, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא נִטְמֵאתִי – פָּטוּר.
On aurait pu penser que c'est la halakha même dans un cas où deux témoins le contredisent. Rabbi Meir dit : si deux témoins auraient pu le rendre passible de la peine sévère de mort, ne peuvent-ils pas le rendre obligé d'apporter une offrande, qui est relativement légère ? Rabbi Yehouda dit : une personne est jugée crédible à son propre sujet plus que le témoignage de cent personnes.
יָכוֹל אֲפִילּוּ שְׁנַיִם מַכְחִישִׁין? אָמַר רַבִּי מֵאִיר: אִם הֱבִיאוּהוּ שְׁנַיִם לִידֵי מִיתָה חֲמוּרָה, לֹא יְבִיאוּהוּ לִידֵי קׇרְבָּן הַקַּל? רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נֶאֱמָן אָדָם עַל עַצְמוֹ יוֹתֵר מִמֵּאָה אִישׁ.
La baraïta poursuit : et les Sages, dont l'avis est cité dans la michna, concèdent à Rabbi Yehouda pour ce qui est de nier l'accusation de deux témoins selon laquelle il a mangé des graisses interdites, ou pour ce qui est d'être entré dans le Temple en état d'impureté — que si la personne dit qu'elle n'a pas mangé les graisses ou qu'elle n'est pas entrée dans le Temple, elle est jugée crédible. Mais pour l'impureté rituelle, lorsque les témoins disent qu'il est entré dans le Temple ou a mangé des aliments sacrés en étant impur, et qu'il dit qu'il est entré dans le Temple ou a mangé les aliments sacrés mais qu'il n'était pas impur, ils ne lui concèdent pas ; plutôt, ils acceptent l'avis de Rabbi Meir selon lequel le témoignage de deux témoins l'oblige à apporter une offrande malgré le fait qu'il nie avoir transgressé.
וּמוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי יְהוּדָה בַּחֲלָבִין וּבְבִיאַת מִקְדָּשׁ, אֲבָל בְּטוּמְאָה – לָא מוֹדוּ לֵיהּ.
Keritot 12a
100%
כריתות י״ב אמַסֶּכֶת כְּרִיתוֹת
גְּמָרָא אֶלָּא לָאו בְּחַד, וְקָתָנֵי כִּי אֵין מַכְחִישָׁן מְהֵימַן, שְׁמַע מִינָּה. אָמַר רַבִּי מֵאִיר: קַל וָחוֹמֶר. אִבַּעְיָא לְהוּ: מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן, מִשּׁוּם דְּאָדָם נֶאֱמָן עַל עַצְמוֹ יוֹתֵר מִמֵּאָה אִישׁ, אוֹ דִּלְמָא מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: מִיגּוֹ דְּאִי בָּעֵי אָמַר ״מֵזִיד הָיִיתִי״ – פָּטוּר, כִּי אָמַר נָמֵי ״לֹא אָכַלְתִּי״ – מְהֵימַן וּפָטוּר? וּמַאי נָפְקָא מִינָּה? לְמִיפְשַׁט מִינַּהּ לְטוּמְאָה, דְּאִי אָמְרַתְּ טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן מִשּׁוּם דְּאָדָם נֶאֱמָן עַל עַצְמוֹ יוֹתֵר מִמֵּאָה אִישׁ – לָא שְׁנָא טוּמְאָה חֲדָשָׁה וְלָא שְׁנָא טוּמְאָה יְשָׁנָה. וְאִי אָמְרַתְּ טַעְמֵיהוֹן דְּרַבָּנַן מִשּׁוּם דְּאָמַר ״מִיגּוֹ״ הִיא – פָּטְרִי לֵיהּ רַבָּנַן מִטּוּמְאָה יְשָׁנָה, אֲבָל מִטּוּמְאָה חֲדָשָׁה מִחַיַּיב. מַאי טַעְמָא? טוּמְאָה יְשָׁנָה, מִיגּוֹ דְּאִי בָּעֵי אָמַר ״טָבַלְתִּי״ – פָּטוּר, כִּי אָמַר נָמֵי ״לֹא נִטְמֵאתִי״ – פָּטוּר, דְּאִיכָּא לְמֵימַר: מַאי ״לֹא נִטְמֵאתִי״ דְּקָאָמַר – לֹא עָמַדְתִּי בְּטוּמְאָתִי אֶלָּא טָבַלְתִּי. אֲבָל טוּמְאָה חֲדָשָׁה – מִחַיַּיב, מַאי טַעְמָא? דְּכִאי אָמַר נָמֵי ״טָבַלְתִּי״ – מִחַיַּיב, דְּאָמְרוּ לֵיהּ עֵדִים: הַשְׁתָּא נִטְמֵאתָ. מַאי? תָּא שְׁמַע: אָמַר לוֹ עֵד אֶחָד: נִטְמֵאתָ, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא נִטְמֵאתִי – פָּטוּר. יָכוֹל אֲפִילּוּ שְׁנַיִם? אָמַר רַבִּי מֵאִיר: קַל וָחוֹמֶר, אִם הֱבִיאוּהוּ שְׁנַיִם לְמִיתָה חֲמוּרָה – לֹא יְבִיאוּהוּ לִידֵי קׇרְבָּן הַקַּל? וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אָדָם נֶאֱמָן עַל עַצְמוֹ יוֹתֵר מִמֵּאָה אִישׁ. שְׁמַע מִינַּהּ טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן מִשּׁוּם דְּאָמְרִי: אָדָם נֶאֱמָן עַל עַצְמוֹ יוֹתֵר מִמֵּאָה אִישׁ. אָמַר רַבִּי אַמֵּי: לְעוֹלָם טַעְמָא דְּרַבָּנַן מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן ״מִיגּוֹ״, וְהָכִי קָתָנֵי: מִתּוֹךְ שֶׁאִם רָצָה לוֹמַר: לֹא עָמַדְתִּי בְּטוּמְאָתִי – פָּטוּר, הִילְכָּךְ אָדָם נֶאֱמָן עַל עַצְמוֹ יוֹתֵר מִמֵּאָה אִישׁ. אִי הָכִי, הַיְינוּ חֵלֶב! מַהוּ דְּתֵימָא: ״אָכַלְתִּי חֵלֶב״, קָמְתָרֵיץ דִּיבּוּרֵיהּ: לָא אָכַלְתִּי שׁוֹגֵג אֶלָּא מֵזִיד, אֲבָל: נִטְמֵאתָ, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא נִטְמֵאתִי, אֵימָא לָא קָמְתָרֵיץ דִּבּוּרֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן: הָכָא נָמֵי: לֹא עָמַדְתִּי בְּטוּמְאָתִי אֲבָל טָבַלְתִּי. תָּא שְׁמַע: ״וְהִתְוַדָּה״ – מוֹדֶה בַּדְּבָרִים – חַיָּיב, אֵין מוֹדֶה בַּדְּבָרִים – פָּטוּר. אָמַר לוֹ עֵד אֶחָד: נִטְמֵאתָ, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא נִטְמֵאתִי – פָּטוּר. יָכוֹל אֲפִילּוּ שְׁנַיִם מַכְחִישִׁין? אָמַר רַבִּי מֵאִיר: אִם הֱבִיאוּהוּ שְׁנַיִם לִידֵי מִיתָה חֲמוּרָה, לֹא יְבִיאוּהוּ לִידֵי קׇרְבָּן הַקַּל? רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נֶאֱמָן אָדָם עַל עַצְמוֹ יוֹתֵר מִמֵּאָה אִישׁ. וּמוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי יְהוּדָה בַּחֲלָבִין וּבְבִיאַת מִקְדָּשׁ, אֲבָל בְּטוּמְאָה – לָא מוֹדוּ לֵיהּ. בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵּימָא