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Traité Keritot

11b

Étude de Keritot 11b

Étude de la Mishna & Guémara 11b

Il devrait enseigner le contraire — c'est-à-dire qu'ils ont rendu celui qui engage l'acte initial semblable à celui qui achève l'acte — car il est évident que celui qui achève l'acte est responsable.
אִיפְּכָא אִיבְּעִי לֵיהּ לְמִיתְנֵי!
Le tanna dit à Rav Sheshet : dois-je retirer cette baraïta, car elle est apparemment corrompue ? Rav Sheshet lui dit : non ; ne retire pas la baraïta, car voici ce qu'elle enseigne : les Sages ont rendu celui qui achève un acte atypique de rapprochement avec une servante fiancée — pour lequel il n'est pas responsable — semblable à celui qui engage l'acte initial de rapprochement avec elle de manière typique — pour lequel il est aussi exempt. Ils ont dérivé cela du fait qu'il est écrit : « Couche avec elle [shikhvat zera] ».
אֲמַר לֵיהּ: אִיסְמְיַיהּ? אֲמַר לֵיהּ: לָא, הָכִי קָתָנֵי: עָשׂוּ גּוֹמֵר שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ בְּשִׁפְחָה חֲרוּפָה, דְּלָא מִיחַיְּיבִי, כִּמְעָרֶה כְּדַרְכָּהּ, דְּ״שִׁכְבַת זֶרַע״ כְּתִיב.
De même, ils ont rendu celui qui a intentionnellement des relations atypiques avec une servante — pour lesquelles tous deux sont exempts — semblable à celui qui le fait de manière typique involontairement, comme il est écrit : « Couche avec elle [shikhvat zera] ». Et ils ont aussi rendu celui qui a des relations de manière atypique avec une servante fiancée alors qu'il est éveillé — pour lesquelles tous deux sont exempts — semblable à celui qui le fait en dormant. Quelle en est la raison ? Ils ont dérivé cela du fait qu'il est écrit : « Couche avec elle [shikhvat zera] ».
מִתְכַּוֵּין שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ בְּשִׁפְחָה, דִּפְטוּרִין כְּאֵינוֹ מִתְכַּוֵּין, דְּ״שִׁכְבַת זֶרַע״ כְּתִיב. נֵיעוֹר שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ בְּשִׁפְחָה, דִּפְטוּרִין כְּיָשֵׁן, מַאי טַעְמָא? דְּ״שִׁכְבַת זֶרַע״ כְּתִיב.
La Guemara conclut : il a été déterminé que celui qui a intentionnellement des relations ou qui engage l'acte initial de rapprochement avec une servante fiancée est comme celui qui le fait involontairement avec toutes les personnes avec lesquelles les relations sont interdites — ce qui signifie qu'il est exempt. De même, celui qui a des relations de manière typique avec une servante fiancée en dormant est comme celui qui le fait en dormant avec toutes les autres personnes avec lesquelles les relations sont interdites, et il est également exempt. De plus, il a aussi été déterminé que celui qui a des relations atypiques avec une servante fiancée en étant éveillé est comme celui qui le fait avec toutes les personnes avec lesquelles les relations sont interdites en dormant, et il est aussi exempt.
נִמְצָא מִתְכַּוֵּין וְהַמְעָרֶה בְּשִׁפְחָה, כְּשֶׁאֵין מִתְכַּוֵּין בְּכׇל עֲרָיוֹת. יָשֵׁן כְּדַרְכָּהּ – כְּיָשֵׁן דַּעֲרָיוֹת, נִמְצָא נֵיעוֹר שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ בְּשִׁפְחָה – כְּיָשֵׁן דְּכׇל עֲרָיוֹת.
Hadran alakh Arba'a meḥusrei kappara — nous avons achevé le chapitre « Les quatre qui manquent d'expiation ».
הֲדַרַן עֲלָךְ אַרְבָּעָה מְחוּסְּרֵי כַּפָּרָה
Mishna 1
MICHNA : Si des témoins ont dit à une personne : nous avons vu que tu as mangé du gras interdit [chelev], il est tenu d'apporter une offrande pour le péché s'il l'a fait involontairement. Si un témoin dit : il a mangé du gras interdit, et un témoin dit : il n'a pas mangé de gras interdit ; ou si une femme dit : il a mangé du gras interdit, et une femme dit : il n'a pas mangé de gras interdit — il est tenu d'apporter une offrande de culpabilité provisoire [asham talui], apportée par celui qui est incertain d'avoir commis un péché exigeant une offrande pour le péché. Si un témoin dit : il a mangé du gras interdit, et la personne elle-même dit : je n'ai pas mangé de gras interdit, il est exempt.
מַתְנִי׳ אָמְרוּ לוֹ: אָכַלְתָּ חֵלֶב – מֵבִיא חַטָּאת. עֵד אוֹמֵר: אָכַל, וְעֵד אוֹמֵר: לֹא אָכַל, אִשָּׁה אוֹמֶרֶת: אָכַל, וְאִשָּׁה אוֹמֶרֶת: לֹא אָכַל – מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי. עֵד אוֹמֵר: אָכַל, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא אָכַלְתִּי – פָּטוּר.(משנה)
Si deux témoins disent : il a mangé du gras interdit, et la personne elle-même dit : je n'ai pas mangé de gras interdit, Rabbi Meir le déclare tenu d'apporter une offrande pour le péché. Rabbi Meir a dit : cette conclusion peut être inférée par un argument a fortiori : si deux témoins auraient pu le rendre passible de la peine sévère de mort, ne peuvent-ils pas le rendre obligé de sacrifier une offrande, qui est relativement légère ? Les Sages lui répondirent : les témoins ne peuvent pas rendre une autre personne obligée d'apporter une offrande contrairement à sa déclaration, car que se passe-t-il si elle souhaite dire : je l'ai fait intentionnellement, auquel cas elle serait exemptée d'apporter une offrande ?
שְׁנַיִם אוֹמְרִים: אָכַל, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא אָכַלְתִּי – רַבִּי מֵאִיר מְחַיֵּיב. אָמַר רַבִּי מֵאִיר: אִם הֱבִיאוּהוּ שְׁנַיִם לִידֵי מִיתָה חֲמוּרָה, לֹא יְבִיאוּהוּ לִידֵי קׇרְבָּן הַקַּל? אָמְרוּ לוֹ: מָה אִם יִרְצֶה לוֹמַר ״מֵזִיד הָיִיתִי״ – פָּטוּר.
Si l'on a involontairement mangé une olive entière de gras interdit, puis une autre olive entière de gras interdit pendant une seule période d'inconscience — c'est-à-dire dans un cas où l'on n'a pas découvert entre-temps que le gras est interdit, ou que l'aliment qu'on mange est du gras interdit — on n'est tenu d'apporter qu'une seule offrande pour le péché. Si l'on a mangé du gras interdit, du sang, du piggoul et du notar pendant une seule période d'inconscience, on est tenu d'apporter une offrande pour le péché pour chacun d'eux. Voici une rigueur qui s'applique à celui qui mange plusieurs types d'aliments interdits et qui ne s'applique pas à celui qui mange un seul type d'aliment interdit.
אָכַל חֵלֶב וְחֵלֶב בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אָכַל חֵלֶב וָדָם וּפִיגּוּל וְנוֹתָר בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת. זֶה חוֹמֶר בְּמִינִין הַרְבֵּה מִמִּין אֶחָד.
Et une rigueur qui s'applique à celui qui mange un seul type d'aliment interdit et qui ne s'applique pas à celui qui mange plusieurs types d'aliments interdits est la suivante : si l'on a mangé une demi-olive, puis une autre demi-olive pendant une seule période d'inconscience — dans un cas où elles proviennent toutes deux d'un seul type d'aliment interdit — on est tenu d'apporter une offrande pour le péché. Si elles proviennent de deux types différents, on est exempt, car on n'a pas mangé une olive entière d'un aliment interdit précis.
וְחוֹמֶר בְּמִין אֶחָד מִמִּינִין הַרְבֵּה, שֶׁאִם אָכַל כַּחֲצִי זַיִת וְחָזַר וְאָכַל כַּחֲצִי זַיִת אַחֵר בְּהֶעְלֵם אֶחָד, מִמִּין אֶחָד – חַיָּיב, מִשְּׁנֵי מִינִין – פָּטוּר.
Guémara
GUEMARA : La michna enseigne : si des témoins lui ont dit : tu as mangé du gras interdit, il est tenu d'apporter une offrande pour le péché. La Guemara analyse la première clause de la michna : puisque la michna emploie la forme plurielle du verbe « dire », combien de témoins sont impliqués dans le cas ? Il doit y avoir au moins deux témoins. Et que leur répond-il ? Si nous disions qu'il se tait et ne les contredit pas, on pourrait inférer que c'est seulement lorsqu'il répond par le silence à l'accusation de deux témoins qu'il apporte une offrande pour le péché, mais que pour le silence en réponse à l'accusation d'un seul témoin, il n'apporte pas d'offrande.
גְּמָ׳ קָתָנֵי: אָמְרוּ לוֹ ״אָכַלְתָּ חֵלֶב״ – מֵבִיא חַטָּאת. אָמְרוּ כְּמָה הָוְיָין? תְּרֵין. וְהוּא מָה אָמַר לְהוֹן? אִלֵּימָא דְּשָׁתֵיק וְלָא קָמַכְחֵישׁ לְהוּ, אֶלָּא שְׁתִיקָה דִּתְרֵין הוּא דְּמֵבִיא חַטָּאת, עַל שְׁתִיקָה דְּחַד – לָא.
Mais dis la clause intermédiaire : si un témoin dit qu'il a mangé du gras interdit, et la personne elle-même dit : je ne l'ai pas mangé, il est exempt. La Guemara infère : la raison pour laquelle il est exempt est qu'il le contredit. Mais s'il se tait, il est responsable — et à plus forte raison s'il se tait lorsque deux témoins affirment qu'il a mangé du gras interdit. Cela contredit l'inférence tirée de la première clause selon laquelle le silence en réponse à un seul témoin ne rend pas responsable d'apporter une offrande.
אֵימָא מְצִיעֲתָא, עֵד אוֹמֵר: אָכַל, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא אָכַלְתִּי. טַעְמָא דְּמַכְחִישׁ לֵיהּ, אֲבָל שָׁתֵיק – מִיחַיַּיב, וְכׇל שֶׁכֵּן תְּרֵי!
Plutôt, la première clause vise un cas où il contredit l'accusation des deux témoins. De qui est cet avis ? C'est celui de Rabbi Meir, qui dit dans la suite de la michna que la contradiction de la personne au témoignage de deux témoins n'est pas considérée comme une contradiction, et qu'il est tenu d'apporter une offrande pour le péché. Mais selon l'avis des Sages, il est exempt.
אֶלָּא: דְּקָמַכְחֵישׁ לְהוּ, מַנִּי – רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: הַכְחָשָׁה דְּבֵי תְרֵי לָאו הַכְחָשָׁה הִיא, אֲבָל לְרַבָּנַן, פָּטוּר.
Keritot 11b
100%
כריתות י״א במַסֶּכֶת כְּרִיתוֹת
מִשְׁנָה אִיפְּכָא אִיבְּעִי לֵיהּ לְמִיתְנֵי! אֲמַר לֵיהּ: אִיסְמְיַיהּ? אֲמַר לֵיהּ: לָא, הָכִי קָתָנֵי: עָשׂוּ גּוֹמֵר שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ בְּשִׁפְחָה חֲרוּפָה, דְּלָא מִיחַיְּיבִי, כִּמְעָרֶה כְּדַרְכָּהּ, דְּ״שִׁכְבַת זֶרַע״ כְּתִיב. מִתְכַּוֵּין שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ בְּשִׁפְחָה, דִּפְטוּרִין כְּאֵינוֹ מִתְכַּוֵּין, דְּ״שִׁכְבַת זֶרַע״ כְּתִיב. נֵיעוֹר שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ בְּשִׁפְחָה, דִּפְטוּרִין כְּיָשֵׁן, מַאי טַעְמָא? דְּ״שִׁכְבַת זֶרַע״ כְּתִיב. נִמְצָא מִתְכַּוֵּין וְהַמְעָרֶה בְּשִׁפְחָה, כְּשֶׁאֵין מִתְכַּוֵּין בְּכׇל עֲרָיוֹת. יָשֵׁן כְּדַרְכָּהּ – כְּיָשֵׁן דַּעֲרָיוֹת, נִמְצָא נֵיעוֹר שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ בְּשִׁפְחָה – כְּיָשֵׁן דְּכׇל עֲרָיוֹת. הֲדַרַן עֲלָךְ אַרְבָּעָה מְחוּסְּרֵי כַּפָּרָה מַתְנִי׳ אָמְרוּ לוֹ: אָכַלְתָּ חֵלֶב – מֵבִיא חַטָּאת. עֵד אוֹמֵר: אָכַל, וְעֵד אוֹמֵר: לֹא אָכַל, אִשָּׁה אוֹמֶרֶת: אָכַל, וְאִשָּׁה אוֹמֶרֶת: לֹא אָכַל – מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי. עֵד אוֹמֵר: אָכַל, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא אָכַלְתִּי – פָּטוּר. שְׁנַיִם אוֹמְרִים: אָכַל, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא אָכַלְתִּי – רַבִּי מֵאִיר מְחַיֵּיב. אָמַר רַבִּי מֵאִיר: אִם הֱבִיאוּהוּ שְׁנַיִם לִידֵי מִיתָה חֲמוּרָה, לֹא יְבִיאוּהוּ לִידֵי קׇרְבָּן הַקַּל? אָמְרוּ לוֹ: מָה אִם יִרְצֶה לוֹמַר ״מֵזִיד הָיִיתִי״ – פָּטוּר. אָכַל חֵלֶב וְחֵלֶב בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אָכַל חֵלֶב וָדָם וּפִיגּוּל וְנוֹתָר בְּהֶעְלֵם (אַחַת) [אֶחָד] – חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת. זֶה חוֹמֶר בְּמִינִין הַרְבֵּה מִמִּין אֶחָד. וְחוֹמֶר בְּמִין אֶחָד מִמִּינִין הַרְבֵּה, שֶׁאִם אָכַל כַּחֲצִי זַיִת וְחָזַר וְאָכַל כַּחֲצִי זַיִת אַחֵר בְּהֶעְלֵם אֶחָד, מִמִּין אֶחָד – חַיָּיב, מִשְּׁנֵי מִינִין – פָּטוּר. גְּמָרָא גְּמָ׳ קָתָנֵי: אָמְרוּ לוֹ ״אָכַלְתָּ חֵלֶב״ – מֵבִיא חַטָּאת. אָמְרוּ כְּמָה הָוְיָין? תְּרֵין. וְהוּא מָה אָמַר לְהוֹן? אִלֵּימָא דְּשָׁתֵיק וְלָא קָמַכְחֵישׁ לְהוּ, אֶלָּא שְׁתִיקָה דִּתְרֵין הוּא דְּמֵבִיא חַטָּאת, עַל שְׁתִיקָה דְּחַד – לָא. אֵימָא מְצִיעֲתָא, עֵד אוֹמֵר: אָכַל, וְהוּא אוֹמֵר: לֹא אָכַלְתִּי. טַעְמָא דְּמַכְחִישׁ לֵיהּ, אֲבָל שָׁתֵיק – מִיחַיַּיב, וְכׇל שֶׁכֵּן תְּרֵי! אֶלָּא: דְּקָמַכְחֵישׁ לְהוּ, מַנִּי – רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: הַכְחָשָׁה דְּבֵי תְרֵי לָאו הַכְחָשָׁה הִיא, אֲבָל לְרַבָּנַן, פָּטוּר. וּמַאי קָמַשְׁמַע לַן? מִסֵּיפָא שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ! הָא קָמַשְׁמַע לַן: דָּבָר זֶה מַחְלוֹקֶת רַבִּי מֵאִיר וְרַבָּנַן, וְהוּא דְּקָמַכְחֵישׁ לְהוּ. אִיכָּא דְאָמְרִי: ״אָמְרוּ לוֹ״ נָמֵי חַד קָרֵי לֵיהּ, דִּתְנַן: הָאִשָּׁה שֶׁהָלַךְ בַּעְלָהּ לִמְדִינַת הַיָּם וּבָאוּ וְאָמְרוּ לָהּ מֵת בַּעֲלִיךְ וְנִישֵּׂאת וְאַחַר כָּךְ בָּא בַּעְלָהּ – תֵּצֵא מִזֶּה וּמִזֶּה, דְּקַיְימָא לַן דַּאֲפִילּוּ בְּחַד. מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: נִישֵּׂאת שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת – מוּתֶּרֶת לַחְזוֹר לוֹ. מַאי שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת – שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת בֵּית דִּין וְעֵד אֶחָד, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא, בִּרְשׁוּת בֵּית דִּין וּבְעֵד אֶחָד. אַלְמָא גַּבֵּי עֵד אֶחָד קָתָנֵי ״אָמְרוּ״, וְהָכָא נָמֵי דְּקָתָנֵי ״אָמְרוּ לוֹ״, מַשְׁמַע אֲפִילּוּ עֵד אֶחָד. וְהוּא, מַאי קָאָמַר? אִלֵּימָא דְּקָא מַכְחֵישׁ לֵיהּ, מִי מַיְיתֵי? וְהָא קָתָנֵי מְצִיעֲתָא: עֵד אֶחָד אוֹמֵר: אָכַל, וְהוּא אוֹמֵר לֹא אָכַלְתִּי – פָּטוּר! אֶלָּא דְּשָׁתֵיק, מִמְּצִיעֲתָא שְׁמַע מִינַּהּ: עֵד אֶחָד אוֹמֵר: כּוּ׳. טַעְמָא דְּקָא מַכְחֵישׁ לֵיהּ, אֲבָל שָׁתֵק מִישְׁתָּק – חַיָּיב! לְעוֹלָם דְּלָא מַכְחֵישׁ לֵיהּ, וְהָכִי קָתָנֵי: אָמְרוּ לוֹ: אָכַלְתָּ חֵלֶב – מֵבִיא חַטָּאת. בַּמֶּה דְבָרִים אֲמוּרִים: דְּשָׁתֵיק, אֲבָל מַכְחֵישׁ לֵיהּ – פָּטוּר. וּמִדְּאוֹרָיְיתָא מְנָלַן דְּלָא מַכְחֵישׁ לֵיהּ חַיָּיב? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״אוֹ הוֹדַע אֵלָיו חַטָּאתוֹ״ – וְלֹא שֶׁיּוֹדִיעוּהוּ אֲחֵרִים. יָכוֹל אֲפִילּוּ אֵין מַכְחִישָׁן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹ הוֹדַע אֵלָיו״ – מִכׇּל מָקוֹם. בְּמַאי עָסְקִינַן? אִלֵּימָא בִּתְרֵין, תְּרֵין וְאֵין מַכְחִישָׁן קְרָא בָּעֵי?