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Traité Keritot

10b

Étude de Keritot 10b

Étude de la Mishna & Guémara 10b

il est possible pour une femme qui a accouché de compter des jours dispersés ? Non, car les Sages disent qu'elle compte les jours à partir de la naissance du second fœtus. Plutôt, n'est-ce pas l'avis de Rabbi Yehouda ? Et conclus-en donc que Rabbi Yehouda estime que le second enfant n'est considéré comme existant que lorsqu'il en résulte une rigueur ; mais lorsqu'il en résulte une clémence, il n'estime pas que le second enfant ait existé.
מְפוּזָּרִין? הָא אָמְרִי רַבָּנַן: לְוָלָד שֵׁנִי מָנְיָא! אֶלָּא לָאו רַבִּי יְהוּדָה הִיא, וּשְׁמַע מִינַּהּ: חוּמְרָא אִית לֵיהּ, קוּלָּא לֵית לֵיהּ.
Et de plus, Rav Ashi dit : viens entendre une preuve tirée d'une baraïta, qui commente le verset : « Soixante jours et six jours » (Vayikra 12, 5). On aurait pu penser qu'elle compte ces six jours qu'ils soient continus ou dispersés — de sorte que, par exemple, si elle a fait une fausse couche le soixante-troisième jour, elle achèverait les trois jours de pureté restants pour le premier fœtus après avoir achevé la période de purification pour le second. C'est pourquoi le verset dit : « Soixante », pour enseigner que, de même que les soixante jours sont tous continus, les six jours le sont aussi. De qui est cet avis ? Si nous disions que c'est l'avis des Sages, cela ne pourrait pas être correct — les Sages estiment-ils qu'une femme qui a accouché peut compter des jours dispersés ? Les Sages n'ont-ils pas dit qu'elle compte pour le second enfant ?
וְעוֹד אָמַר רַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: ״וְשֵׁשֶׁת יָמִים״ – יָכוֹל בֵּין רְצוּפִין וּבֵין מְפוּזָּרִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שִׁשִּׁים״, מָה שִׁשִּׁים כּוּלָּן רְצוּפִין – אַף שִׁשָּׁה כּוּלָּן רְצוּפִין. מַנִּי? אִלֵּימָא רַבָּנַן, מִי אִית לְהוּ לְרַבָּנַן מְפוּזָּרִין? הָאָמְרִי רַבָּנַן: לְוָלָד שֵׁנִי מָנְיָא!
Plutôt, n'est-ce pas l'avis de Rabbi Yehouda ? Et peut-on donc conclure de là que Rabbi Yehouda estime que le second enfant n'est considéré comme existant que lorsqu'il en résulte une rigueur ; mais lorsqu'il en résulte une clémence, il n'estime pas que le second enfant ait existé ? La Guemara tranche : oui, conclus-en que tel est le cas.
אֶלָּא לָאו רַבִּי יְהוּדָה הִיא, וּשְׁמַע מִינַּהּ: חוּמְרָא אִית לֵיהּ, קוּלָּא לֵית לֵיהּ? שְׁמַע מִינָּה.
Mishna 1
MICHNA : Voici les cinq situations mentionnées dans la michna (9a) pour lesquelles on apporte une offrande à échelle variable [korban ole veyored] : pour avoir entendu la voix d'un serment — c'est-à-dire lorsqu'on a prêté un faux serment de n'avoir aucun témoignage à fournir sur une question donnée ; et pour l'expression des lèvres, qui est le cas où l'on a prêté un faux serment sur une autre matière ; et pour la profanation du Temple, en y entrant en état d'impureté rituelle, ou de ses aliments sacrificiels, en les consommant en état d'impureté rituelle ; et une femme après accouchement ; et un lépreux à la fin de son processus de purification.
מַתְנִי׳ אֵלּוּ מְבִיאִין קׇרְבָּן עוֹלֶה וְיוֹרֵד: עַל שְׁמִיעַת קוֹל, וְעַל בִּטּוּי שְׂפָתָיִם, וְעַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו, וְהַיּוֹלֶדֶת, וְהַמְצוֹרָע.(משנה)
Guémara
GUEMARA : Les Sages ont enseigné une baraïta sur la nature de l'offrande à échelle variable, qui varie selon la situation financière du propriétaire : il y a un cas où l'on apporte l'offrande dans l'un de deux états possibles — soit une offrande d'oiseaux si l'individu est en situation de pauvreté, soit une offrande d'animal s'il est en situation de richesse ; et il y a un cas où l'on apporte l'offrande dans l'un de trois états possibles — richesse, pauvreté ou pauvreté extrême.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: יֵשׁ מֵבִיא בְּדַלּוּת וַעֲשִׁירוּת, וְיֵשׁ מֵבִיא בְּדַלּוּת וְיֵשׁ מֵבִיא בְּדַלֵּי דַלּוּת:
La Guemara développe : une femme après accouchement apporte une offrande à échelle variable soit en pauvreté — deux tourterelles ou deux pigeons, l'un en holocauste et l'autre en offrande pour le péché — soit en richesse — un agneau en holocauste et une tourterelle ou un pigeon en offrande pour le péché (voir Vayikra 12, 1-8). Un lépreux apporte l'offrande soit en pauvreté — un agneau en offrande de culpabilité et deux tourterelles ou deux pigeons, l'un en offrande pour le péché et l'autre en holocauste — soit en richesse — un agneau en offrande de culpabilité, un agneau en holocauste et une agnelle en offrande pour le péché (voir Vayikra 14, 10-22). Pour l'entendue de la voix — c'est-à-dire un faux serment de ne pouvoir fournir de témoignage —, l'expression des lèvres, ou la profanation du Temple ou de ses aliments sacrificiels, on apporte une offrande soit en richesse — une agnelle ou une chèvre en offrande pour le péché — soit en pauvreté — deux tourterelles ou deux pigeons, l'un en offrande pour le péché et l'autre en holocauste — soit en pauvreté extrême — une offrande de farine.
יוֹלֶדֶת – מְבִיאָה בְּדַלּוּת וַעֲשִׁירוּת. מְצוֹרָע – מֵבִיא בְּדַלּוּת. שְׁמִיעַת הַקּוֹל וּבִטּוּי שְׂפָתָיִם וְטוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו – מְבִיאִין בְּדַלּוּת וְדַלֵּי דַלּוּת.
Il est enseigné dans une autre baraïta : lorsque les offrandes sont apportées en pauvreté plutôt qu'en richesse, il y a un cas où l'on apporte une offrande à la place d'une autre ; un cas où l'on apporte deux offrandes à la place de deux autres ; un cas où l'on apporte deux offrandes à la place d'une ; et un cas où l'on apporte une offrande à la place de deux. De là tu peux déduire que l'offrande du dixième d'épha peut valoir aussi peu qu'une perouta.
תַּנְיָא אִידַּךְ: יֵשׁ מֵבִיא אֶחָד תַּחַת אֶחָד, יֵשׁ מֵבִיא שְׁנַיִם תַּחַת שְׁנַיִם, יֵשׁ מֵבִיא שְׁנַיִם תַּחַת אֶחָד, יֵשׁ מֵבִיא אֶחָד תַּחַת שְׁנַיִם, מִכָּאן אַתָּה לָמֵד לַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה בִּפְרוּטָה.
Une femme après accouchement apporte une offrande à la place d'une offrande : un jeune oiseau en offrande pour le péché, qu'elle apporterait même en richesse, et un autre oiseau en holocauste à la place de l'agneau. Un lépreux apporte deux jeunes oiseaux à la place de deux agneaux. Pour l'entendue de la voix, l'expression des lèvres et la profanation du Temple ou de ses aliments sacrificiels, on apporte deux jeunes oiseaux à la place d'une agnelle, et en pauvreté extrême on apporte une offrande de farine du dixième d'épha à la place de deux jeunes oiseaux.
יוֹלֶדֶת מְבִיאָה אַחַת תַּחַת אַחַת – פְּרִידָה אַחַת וָעוֹף תַּחַת כֶּבֶשׂ, מְצוֹרָע – שְׁתֵּי פְרִידִין תַּחַת שְׁנֵי כְבָשִׂים, שְׁמִיעַת הַקּוֹל וּבִטּוּי שְׂפָתָיִם וְטוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו – מְבִיאִין שְׁתֵּי פְרִידִין תַּחַת כִּבְשָׂה אַחַת, וּמְבִיאִין בְּדַלֵּי דַלּוּת עֲשִׂירִית הָאֵיפָה תַּחַת שְׁתֵּי פְרִידִין.
La baraïta enseigne : de là tu peux déduire que l'offrande du dixième d'épha peut valoir aussi peu qu'une perouta. La Guemara demande : d'où tirons-nous cette halakha ? La Guemara répond que c'est comme les Sages l'ont enseigné dans une baraïta : dans le cas de celui qui dit : il m'incombe d'apporter une offrande d'une valeur d'un sela à l'autel, il apporte un agneau, car il n'existe rien qui soit sacrifié sur l'autel et qui vaille un sela autre qu'un agneau.
קָתָנֵי: מִכָּאן אַתָּה לָמֵד לַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה שֶׁהִיא בִּפְרוּטָה. מְנָלַן? דְּתָנוּ רַבָּנַן: הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי בְּסֶלַע לַמִּזְבֵּחַ״ – מֵבִיא כֶּבֶשׂ, שֶׁאֵין דָּבָר קָרֵב בְּסֶלַע אֶלָּא כֶּבֶשׂ.
D'où cette halakha est-elle dérivée ? Elle est dérivée du fait que le Miséricordieux dit dans la Torah que le bélier apporté en sa deuxième année comme offrande de culpabilité doit être « selon ton estimation en argent, en shekels » (Vayikra 5, 15) — c'est-à-dire qu'il doit valoir deux sela. On peut donc inférer qu'un agneau, c'est-à-dire un jeune bélier, en sa première année vaut un sela. Et il est connu qu'un agneau est apporté lorsqu'il est encore dans sa première année, comme il est écrit : « Un agneau de la première année » (Vayikra 12, 6). Et nous avons appris dans une michna (8a) : le prix des « nids » — c'est-à-dire les paires d'oiseaux apportées par une personne appauvrie à la place d'un agneau — était ce jour-là d'un quart de dinar d'argent. Un quart de dinar vaut un seizième de sela, le prix d'un agneau.
מִמַּאי? מִדְּאָמַר רַחֲמָנָא ״אֵיל אָשָׁם בְּכֶסֶף שְׁקָלִים״, מִכְּלָל דְּכֶבֶשׂ בֶּן שָׁנָה בְּסֶלַע, מִדִּכְתִיב ״כֶּבֶשׂ בֶּן שְׁנָתוֹ״. וּתְנַן: עָמְדוּ קִינִּין בּוֹ בַּיּוֹם בְּרִבְעָתַיִם.
Et du fait que le Miséricordieux a pitié de celui qui apporte une offrande en pauvreté, en lui permettant d'apporter une offrande qui vaut un seizième de la valeur de l'agneau apporté en richesse, on peut inférer que le Miséricordieux a pitié de celui qui apporte une offrande en pauvreté extrême, et lui permet d'apporter une offrande qui vaut un seizième de la valeur de l'offrande apportée en pauvreté modérée. Par conséquent, l'offrande apportée en pauvreté extrême peut valoir un deux cent cinquante-sixième de sela.
וּמִדְּחָס רַחֲמָנָא עֲלֵיהּ דְּדַלּוּת לְמִיהְוֵי חַד מִשֵּׁית עֲשַׂר בַּעֲשִׁירוּת, חָס רַחֲמָנָא עֲלֵיהּ דְּדַלֵּי דַּלּוּת לְמִיהְוֵי חַד מִשֵּׁית עֲשַׂר בְּדַלּוּת.
La Guemara examine les calculs nécessaires pour déterminer que la valeur de l'offrande apportée en pauvreté extrême est égale à une perouta : si tel est le cas, combien vaut l'offrande apportée en pauvreté ? Elle vaut un quart de dinar. Et combien de peroutot y a-t-il dans un quart de dinar ? Quarante-huit peroutot. Combien de peroutot vaut donc l'offrande apportée en pauvreté extrême, qui vaut un seizième de l'offrande apportée en pauvreté ? Trois peroutot.
אִם כֵּן, דַּלּוּת כְּמָה הָוְיָא – רִיבְעָא, וּכְמָה פְּרִיטֵי בְּרִיבְעָא – אַרְבָּעִים וּתְמָנְיָא פְּרִיטֵי, חַד מִשֵּׁית עֲשַׂר כְּמָה הָוֵי דְּדַלּוּת – תְּלָתָא פְּרִיטֵי.
Keritot 10b
100%
כריתות י׳ במַסֶּכֶת כְּרִיתוֹת
מִשְׁנָה מְפוּזָּרִין? הָא אָמְרִי רַבָּנַן: לְוָלָד שֵׁנִי מָנְיָא! אֶלָּא לָאו רַבִּי יְהוּדָה הִיא, וּשְׁמַע מִינַּהּ: חוּמְרָא אִית לֵיהּ, קוּלָּא לֵית לֵיהּ. וְעוֹד אָמַר רַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: ״וְשֵׁשֶׁת יָמִים״ – יָכוֹל בֵּין רְצוּפִין וּבֵין מְפוּזָּרִין? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״שִׁשִּׁים״, מָה שִׁשִּׁים כּוּלָּן רְצוּפִין – אַף שִׁשָּׁה כּוּלָּן רְצוּפִין. מַנִּי? אִלֵּימָא רַבָּנַן, מִי אִית לְהוּ לְרַבָּנַן מְפוּזָּרִין? הָאָמְרִי רַבָּנַן: לְוָלָד שֵׁנִי מָנְיָא! אֶלָּא לָאו רַבִּי יְהוּדָה הִיא, וּשְׁמַע מִינַּהּ: חוּמְרָא אִית לֵיהּ, קוּלָּא לֵית לֵיהּ? שְׁמַע מִינָּה. מַתְנִי׳ אֵלּוּ מְבִיאִין קׇרְבָּן עוֹלֶה וְיוֹרֵד: עַל שְׁמִיעַת קוֹל, וְעַל בִּטּוּי שְׂפָתָיִם, וְעַל טוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו, וְהַיּוֹלֶדֶת, וְהַמְצוֹרָע. גְּמָרָא גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: יֵשׁ מֵבִיא בְּדַלּוּת וַעֲשִׁירוּת, וְיֵשׁ מֵבִיא בְּדַלּוּת וְיֵשׁ מֵבִיא בְּדַלֵּי דַלּוּת: יוֹלֶדֶת – מְבִיאָה בְּדַלּוּת וַעֲשִׁירוּת. מְצוֹרָע – מֵבִיא בְּדַלּוּת. שְׁמִיעַת הַקּוֹל וּבִטּוּי שְׂפָתָיִם וְטוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו – מְבִיאִין בְּדַלּוּת וְדַלֵּי דַלּוּת. תַּנְיָא אִידַּךְ: יֵשׁ מֵבִיא אֶחָד תַּחַת אֶחָד, יֵשׁ מֵבִיא שְׁנַיִם תַּחַת שְׁנַיִם, יֵשׁ מֵבִיא שְׁנַיִם תַּחַת אֶחָד, יֵשׁ מֵבִיא אֶחָד תַּחַת שְׁנַיִם, מִכָּאן אַתָּה לָמֵד לַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה בִּפְרוּטָה. יוֹלֶדֶת מְבִיאָה אַחַת תַּחַת אַחַת – פְּרִידָה אַחַת וָעוֹף תַּחַת כֶּבֶשׂ, מְצוֹרָע – שְׁתֵּי פְרִידִין תַּחַת שְׁנֵי כְבָשִׂים, שְׁמִיעַת הַקּוֹל וּבִטּוּי שְׂפָתָיִם וְטוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו – מְבִיאִין שְׁתֵּי פְרִידִין תַּחַת כִּבְשָׂה אַחַת, וּמְבִיאִין בְּדַלֵּי דַלּוּת עֲשִׂירִית הָאֵיפָה תַּחַת שְׁתֵּי פְרִידִין. קָתָנֵי: מִכָּאן אַתָּה לָמֵד לַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה שֶׁהִיא בִּפְרוּטָה. מְנָלַן? דְּתָנוּ רַבָּנַן: הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי בְּסֶלַע לַמִּזְבֵּחַ״ – מֵבִיא כֶּבֶשׂ, שֶׁאֵין דָּבָר קָרֵב בְּסֶלַע אֶלָּא כֶּבֶשׂ. מִמַּאי? מִדְּאָמַר רַחֲמָנָא ״אֵיל אָשָׁם בְּכֶסֶף שְׁקָלִים״, מִכְּלָל דְּכֶבֶשׂ בֶּן שָׁנָה בְּסֶלַע, מִדִּכְתִיב ״כֶּבֶשׂ בֶּן שְׁנָתוֹ״. וּתְנַן: עָמְדוּ קִינִּין בּוֹ בַּיּוֹם בְּרִבְעָתַיִם. וּמִדְּחָס רַחֲמָנָא עֲלֵיהּ דְּדַלּוּת לְמִיהְוֵי חַד מִשֵּׁית עֲשַׂר בַּעֲשִׁירוּת, חָס רַחֲמָנָא עֲלֵיהּ דְּדַלֵּי דַּלּוּת לְמִיהְוֵי חַד מִשֵּׁית עֲשַׂר בְּדַלּוּת. אִם כֵּן, דַּלּוּת כְּמָה הָוְיָא – רִיבְעָא, וּכְמָה פְּרִיטֵי בְּרִיבְעָא – אַרְבָּעִים וּתְמָנְיָא פְּרִיטֵי, חַד מִשֵּׁית עֲשַׂר כְּמָה הָוֵי דְּדַלּוּת – תְּלָתָא פְּרִיטֵי. דְּקָתָנֵי: מִכָּאן אַתָּה לָמֵד לַעֲשִׂירִית הָאֵיפָה בִּפְרוּטָה, אַמַּאי פְּרוּטָה? הָאָמְרַתְּ: עֲשִׂירִית הָאֵיפָה דַּלֵּי דַּלּוּת הוּא, וְאָמְרַתְּ חַד מִשֵּׁית סְרֵי דְּדַלּוּת הוּא, דְּחָשְׁבִינַן דִּתְלָתָא פְּרִיטֵי הָוַיִין! תַּנָּא מִיּוֹלֶדֶת יָלֵיף, דְּמַתְיָא פְּרִידָה אַחַת תַּחַת כֶּבֶשׂ, דְּהָוֵי חַד מִתְּלָתִין וּתְרֵין דְּכֶבֶשׂ. וְעַד כָּאן, דַּלֵּי דַּלּוּת כְּמָה הָוֵי – חַד מִשֵּׁית עֲשַׂר בְּדַלּוּת, דְּמֵהֵיכָא יָלֵיף – מִכֶּבֶשׂ וְאַיִל. עַד כָּאן, פְּרוּטָה וּפַלְגָא הָוֵי! אָמַר רָבָא: כּוּלַּהּ מִילְּתָא מִיּוֹלֶדֶת יָלֵיף, וְהָכִי קָאָמַר: מִדְּחָס רַחֲמָנָא עֲלֵיהּ דְּדַלּוּת לְמִיהְוֵי חַד מִתְּלָתִין וּתְרֵין בַּעֲשִׁירוּת, וּמַאי הִיא – יוֹלֶדֶת, הָכִי חָס רַחֲמָנָא עֲלֵיהּ דְּדַלֵּי דַּלּוּת לְמִיהְוֵי חַד מִן תְּלָתִין וּתְרֵין בְּדַלּוּת. אִי הָכִי, נְכֵי רִיבְעָא דִּפְרוּטָה הָוֵי! הָכִי נָמֵי, אֶלָּא דְּלָאו אוֹרַח אַרְעָא לְאֵיתוֹיֵי פָּחוֹת מִפְּרוּטָה לַמָּקוֹם. מַתְנִי׳ מָה בֵּין שִׁפְחָה לְבֵין כׇּל הָעֲרָיוֹת? שֶׁלֹּא שָׁוְותָה לָהֶן לֹא בָּעוֹנֶשׁ וְלֹא בַּקׇּרְבָּן. שֶׁכׇּל הָעֲרָיוֹת בְּחַטָּאת, וְשִׁפְחָה בְּאָשָׁם. כׇּל הָעֲרָיוֹת בִּנְקֵבָה, וְשִׁפְחָה בְּזָכָר. כׇּל הָעֲרָיוֹת אֶחָד הָאִישׁ וְאֶחָד הָאִשָּׁה שָׁוִין בַּמַּכּוֹת וּבַקׇּרְבָּן, וּבַשִּׁפְחָה לֹא הִשְׁוָה לֹא הָאִישׁ לָאִשָּׁה בַּמַּכּוֹת, וְלֹא הִשְׁוָה אִשָּׁה לָאִישׁ בַּקׇּרְבָּן. כׇּל הָעֲרָיוֹת עָשָׂה בָּהֶן אֶת הַמְעָרֶה כְּגוֹמֵר, וְחַיָּיב עַל כׇּל בִּיאָה וּבִיאָה. (זוֹ חוֹמֶר) הֶחְמִיר בְּשִׁפְחָה,