Guémara
Lorsque le mari admet l'avoir rédigé, en tout cas on doit le rendre à la femme — et par omission, il apparaît que c'est la halakha même si beaucoup de temps s'est écoulé depuis la perte de l'acte de divorce. Et Rabbi Zeira répond : ici, dans la Michna qui dit qu'on ne doit pas le rendre, il s'agit d'un lieu où les caravanes passent fréquemment ; là, dans la baraïta qui dit qu'on doit le rendre, il s'agit d'un lieu où les caravanes ne passent pas fréquemment.
בִּזְמַן שֶׁהַבַּעַל מוֹדֶה מִיהַת – יַחְזִיר לָאִשָּׁה, וַאֲפִילּוּ לִזְמַן מְרוּבֶּה! וּמְשַׁנֵּי: כָּאן בִּמְקוֹם שֶׁהַשַּׁיָּירוֹת מְצוּיוֹת, כָּאן בִּמְקוֹם שֶׁאֵין הַשַּׁיָּירוֹת מְצוּיוֹת.
La Guemara compare les décisions de Rabba et de Rabbi Zeira. Certains disent, concernant la déclaration de Rabbi Zeira qu'on ne doit pas le rendre dans un lieu où les caravanes passent fréquemment : et c'est le cas lorsqu'il est établi qu'il y a deux personnes dans la ville portant le même nom. Dans ce cas, Rabbi Zeira estime qu'on ne doit pas le rendre — et c'est la même décision que celle de Rabba. Et certains disent : dans un lieu où les caravanes passent fréquemment, même s'il n'est pas établi qu'il y a deux personnes portant le même nom, on ne doit pas le rendre — et il contredit la décision de Rabba.
אִיכָּא דְּאָמְרִי וְהוּא שֶׁהוּחְזְקוּ הוּא דְּלָא לַיהְדַּר, וְהַיְינוּ דְּרַבָּה; וְאִיכָּא דְּאָמְרִי אַף עַל גַּב דְּלָא הוּחְזְקוּ לָא לַיהְדַּר, וּפְלִיגָא דְּרַבָּה.
La Guemara précise : il est compréhensible que Rabba n'ait pas dit un discours comme celui de Rabbi Zeira et soulevé une contradiction à partir de la baraïta — car il estime qu'il est plus fort de soulever une difficulté à partir de la Michna du traité Bava Metzia, la Michna rédigée par Rabbi Yehouda haNassi employant un langage plus précis que les baraitot. Mais quelle est la raison pour laquelle Rabbi Zeira n'a pas dit un discours comme celui de Rabba et soulevé une contradiction à partir de la Michna du traité Bava Metzia ?
בִּשְׁלָמָא דְּרַבָּה לָא אָמַר כְּרַבִּי זֵירָא, מַתְנִיתִין אַלִּימָא לֵיהּ לְאַקְשׁוֹיֵי; אֶלָּא רַבִּי זֵירָא, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרַבָּה?
La Guemara répond : Rabbi Zeira aurait pu te dire : la Michna enseigne-t-elle que s'il a dit « Donnez » le document trouvé au destinataire prévu, on le donne — et ce serait le cas même si beaucoup de temps s'était écoulé ? Ce n'était qu'une inférence tirée de la Michna. Peut-être faut-il interpréter la Michna autrement, pour enseigner : s'il a dit « Donnez-le », on le donne — mais seulement comme nous le maintenons dans la Michna, lorsqu'il est trouvé immédiatement, et non si beaucoup de temps s'est écoulé.
אָמַר לָךְ, מִי קָתָנֵי: אִם אָמַר ״תְּנוּ״ – נוֹתְנִין, וַאֲפִילּוּ לִזְמַן מְרוּבֶּה? דִּלְמָא אִם אָמַר ״תְּנוּ״ נוֹתְנִין כִּדְקַיְימָא לַן – לְאַלְתַּר.
La Guemara offre une autre résolution à la contradiction entre la Michna ici, d'une part, et la Michna du traité Bava Metzia et la baraïta, d'autre part. Rabbi Yirmeya dit : on peut résoudre la contradiction autrement : ces dernières autorisent à rendre un acte de divorce perdu seulement dans un cas où les témoins qui ont signé l'acte de divorce disent : « Nous n'avons jamais signé un acte de divorce de Yossef ben Shimon autre que celui-ci » — auquel cas il n'y a pas de crainte que l'acte de divorce appartienne à quelqu'un d'autre.
רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר, כְּגוֹן דְּקָאָמְרִי עֵדִים: מֵעוֹלָם לֹא חָתַמְנוּ אֶלָּא עַל גֵּט אֶחָד שֶׁל יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן.
La Guemara demande : si c'est ainsi, quel est l'intérêt de dire qu'on rend l'acte de divorce ? Puisqu'il lui appartient clairement, il n'y a aucune question qu'il doit lui être rendu. La Guemara répond : c'est nécessaire de peur que tu dises qu'il faut craindre qu'un autre acte de divorce ait été rédigé portant les mêmes noms de mari et de femme que le second acte de divorce, et les mêmes noms de témoins sur cet acte que sur celui-ci — alors qu'en réalité ce sont des témoins différents. La Michna nous enseigne donc que ce n'est pas une crainte.
אִי הָכִי, מַאי לְמֵימְרָא? מַהוּ דְּתֵימָא לֵיחוּשׁ דִּלְמָא אִיתְרְמִי שְׁמָא כִּשְׁמָא וְעֵדִים כְּעֵדִים קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara propose une autre résolution à la contradiction. Rav Ashi dit : quand la Michna du traité Bava Metzia et la baraïta règlent qu'on doit rendre l'acte de divorce ? Dans un cas où celui qui l'a perdu dit : « Il y a un trou dans l'acte de divorce, à côté de telle lettre » — car c'est un signe distinctif clair pour lui. La Guemara commente : et Rav Ashi n'autorise le retour d'un tel acte de divorce que lorsqu'on dit que le trou est à côté de telle lettre — car c'est un signe distinctif clair pour lui. Mais s'il a seulement dit qu'il y avait un trou sans en préciser l'emplacement, on ne doit pas rendre l'acte de divorce — car ce n'est pas considéré comme un signe distinctif clair.
רַב אָשֵׁי אָמַר, כְּגוֹן דְּקָאָמַר: נֶקֶב יֵשׁ בּוֹ בְּצַד אוֹת פְּלוֹנִית, דְּהָוֵה לֵיהּ סִימָן מוּבְהָק. וְדַוְקָא בְּצַד אוֹת פְּלוֹנִית, דְּהָוֵה לֵיהּ סִימָן מוּבְהָק, אֲבָל: נֶקֶב בְּעָלְמָא, לָא;
La Guemara explique : Rav Ashi est incertain quant à savoir si l'obligation de rendre un objet perdu à son propriétaire sur la base de signes distinctifs est de droit torahïque ou de droit rabbinique. Dans le cas d'un acte de divorce, il estime qu'on ne peut se fier qu'à un signe distinctif clair — car tous conviennent que l'obligation de rendre un objet perdu à son propriétaire sur la base d'un signe distinctif clair est de droit torahïque.
מְסַפְּקָא לֵיהּ סִימָנִין אִי דְּאוֹרָיְיתָא אִי דְּרַבָּנַן.
À propos de cette discussion, la Guemara relate un incident : Rabba bar bar Hana perdit l'acte de divorce qu'il transmettait, alors qu'il était dans la maison d'étude. Il dit : s'ils demandent un signe distinctif, j'en ai un ; s'il s'agit de reconnaissance visuelle, j'ai des moyens de le reconnaître. On lui rendit l'acte de divorce. Il dit ensuite : je ne sais pas s'ils me l'ont rendu en raison du signe distinctif que j'ai fourni — et qu'ils estiment que les signes distinctifs servent à rendre les objets perdus par droit torahïque —, ou s'il s'agissait de ma reconnaissance visuelle — et qu'il s'agit spécifiquement de savants de la Torah [tzurva miderabbanan] comme moi sur qui on se fie lorsqu'ils disent reconnaître un objet, mais qu'un homme ordinaire ne serait pas cru pour reconnaître l'objet et se le faire rendre.
רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אִירְכַס לֵיהּ גִּיטָּא בֵּי מִדְרְשָׁא, אֲמַר: אִי סִימָנָא – אִית לִי בְּגַוֵּיהּ, אִי טְבִיעוּת – עֵינָא אִית לִי בְּגַוֵּיהּ. אַהְדְּרוּהּ נִיהֲלֵיהּ. אֲמַר: לָא יָדַעְנָא אִי מִשּׁוּם סִימָנָא אַהְדְּרוּהּ – וְקָסָבְרִי סִימָנִים דְּאוֹרָיְיתָא, אִי מִשּׁוּם טְבִיעוּת עֵינָא – וְדַוְקָא צוּרְבָּא מִדְּרַבָּנַן, אֲבָל אִינָשׁ בְּעָלְמָא לָא.
Sinon, il est invalide. Les Sages ont enseigné : qu'entend-on par « pas immédiatement » ? Rabbi Natan dit : c'est lorsqu'il y a eu un délai équivalent au temps qu'il faudrait pour qu'une caravane passe et campe là. Rabbi Shimon ben Elazar dit : il n'y a pas de durée fixe ; plutôt, cela relève de l'« immédiat » tant qu'une personne peut se tenir debout et voir qu'aucune autre personne n'est passée par là. Et certains disent qu'il a dit : tant qu'aucune personne ne s'est arrêtée là. Rabbi Yehouda haNassi dit : cela relève de l'« immédiat » s'il n'y a pas eu de délai équivalent au temps qu'il faudrait pour rédiger l'acte de divorce. Rabbi Yits'hak dit : ce n'est pas équivalent au temps nécessaire pour rédiger l'acte de divorce, mais au temps qu'il faudrait pour le lire. D'autres disent : c'est équivalent au temps qu'il faudrait pour le rédiger et le lire.
וְאִם לָאו – פָּסוּל: תָּנוּ רַבָּנַן: אֵיזֶהוּ שֶׁלֹּא לְאַלְתַּר? רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: שֶׁשָּׁהָה כְּדֵי שֶׁתַּעֲבוֹר שְׁיָירָא וְתִשְׁרֶה. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: כְּדֵי שֶׁיְּהֵא אָדָם עוֹמֵד וְרוֹאֶה שֶׁלֹּא עָבַר שָׁם אָדָם. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: שֶׁלֹּא שָׁהָה אָדָם שָׁם. רַבִּי אוֹמֵר: כְּדֵי לִכְתּוֹב אֶת הַגֵּט. רַבִּי יִצְחָק אוֹמֵר: כְּדֵי לִקְרוֹתוֹ. אֲחֵרִים אוֹמְרִים: כְּדֵי לְכוֹתְבוֹ וְלִקְרוֹתוֹ.
La Guemara ajoute : et même s'il y a eu un délai et que l'acte de divorce porte des signes distinctifs, ces signes l'attestent et il est considéré comme un acte de divorce valide. C'est la halakha lorsque les signes distinctifs sont clairs — par exemple lorsqu'on dit : « Il a un trou à côté de telle lettre. » Et on ne peut pas témoigner concernant des signes distinctifs de la description physique de l'acte de divorce lui-même — par exemple lorsqu'on dit : « Cet acte de divorce est long ou court » — car ce ne sont pas considérés comme des signes distinctifs.
וַאֲפִילּוּ שָׁהָה, וְיֵשׁ בּוֹ סִימָנִין – מְעִידִים עָלָיו; דְּאָמְרִי: נֶקֶב יֵשׁ בּוֹ בְּצַד אוֹת פְּלוֹנִית. וְאֵין מְעִידִין עַל סִימָנֵי הַגּוּף; דְּאָמְרִי: אָרוֹךְ וְגוּץ.
Dans un cas où l'on a trouvé un acte de divorce attaché dans une bourse, dans un sac [arnaki] ou enroulé dans une bague, et que l'on reconnaît le document,
מְצָאוֹ קָשׁוּר בְּכִיס, בְּאַרְנָקִי וּבְטַבַּעַת,
Rachi
איכא דאמרי - הא דשני ר' זירא במקום שהשיירות מצויות פסול והוא דהוחזקו דבעינן תרתי כרבה:
בשלמא דרבה - דשני לעיל שנויא דידיה אתרתי מתני' חדא דגיטין וחדא דב"מ:,מתני' אלימא ליה לאקשויי - דקא ס"ד דאינהו רמינהו אהדדי ומתני' עיקר מברייתא:,אלא ר' זירא - דרמי מתניתין אברייתא מאי טעמא לא אמר שינויא דידיה אתרתי מתני' כרבה:
אמר לך - ר' זירא מתניתין לא קשיין אהדדי:,מי קתני - בבבא מציעא הא אמר תנו נותנין ואפילו לזמן מרובה:,דלמא אם אמר תנו נותנין ולעולם כדקי"ל - כלומר ודאי על כרחין הא אמר תנו נותנין דייקי' מינה מדתלה טעמא בנמלך עליהן אלא לזמן מרובה מהיכא דייקת דילמא לעולם כדקי"ל בהכשירא דגיטין מצאו לאלתר כשר אבל ברייתא ודאי קשיא דקתני יחזיר לאשה ואי לאלתר והבעל מודה פשיטא למאי ניחוש לה אי לאו דאשמועינן אפילו לזמן מרובה לא איצטריך למיתנייה דבשלמא מתני' לא תנא בה בהדיא האמר תנו נותנין ואצטריך למתנייה משום היא גופא לאשמועינן דלא יחזיר שאני אומר כו':
ר' ירמיה אמר - לא מתניתין קשיא ולא ברייתא קשיא דכל הני דאמרינן יחזיר לזמן מרובה:,כגון דקאמרי עדים - החתומים בו:,מעולם לא חתמנו אלא על גט אחד של שם זה - ואותו חתמנו לאיש זה התובעו:
כגון דקאמר - האי שליח שאבדו נקב יש בצד אות פלונית:,ודווקא - נקט רב אשי בצד אות פלונית דהוי סימן מובהק דאין עדות ברורה מזו:
מספקא ליה סימנים דאורייתא או דרבנן - הא דאמרי' באלו מציאות (ב"מ דף כז.) שמחזירין אבדה בסימנין ואיבעיא לן התם דאורייתא או דרבנן לרב אשי נמי מספקא ליה הילכך באיסור אשת איש לא סמכינן אסימנין בעלמא דלמא סימנין דרבנן ובממונא הוא דמצו רבנן להפקיע דהפקר ב"ד היה הפקר וטעמא דתקנתא התם מפרש אבל למישרי איסורא לא מצו רבנן לעקור דבר מן התורה והאי דלא אמר קסבר סימנין דרבנן משום דהתם מיבעיא לן ומהכא לא מצינן למיפשט דהא אי נמי מספקא ליה קאסר מספיקא:
אירכס ליה - שליח היה:,אי סימנא אית לי בגויה אי טביעות עינא אית לי בגויה - אי סימנא בעיתו דאיתיהב לכו אית לי בגויה סימנא ואי בטביעות עינא בעיתו להדורי ניהלי אית לי טביעות עינא בגויה שנתתי עיני בו עד שאני מכירו יפה בלא שום סימן:,סימנים דאורייתא - שלא נתן בו סימן מובהק אלא סימנא בעלמא ומדאסמכו אסימנא באיסורא קסברי סימנין לאהדורי אבדתא דאורייתא מוכן תעשה לשמלתו כדאמרינן באלו מציאות (שם):,לצורבא מדרבנן - דידע בטביעות עינא ולא משני בדיבוריה:
כדי שתעבור שיירא ותשרה - שיעור שתוכל לעבור שיירא שם ולחנות:,כדי שיהא אדם כו' - כלומר אין הדבר תלוי בשיעור אלא צריך שיהא אדם עומד ורואה שלא עבר אדם שם משעה שעבר השליח הזה שם עד שעת מציאת הגט:,כדי שיכתוב את הגט - שיעורא בעלמא נתנו בו:
ואפילו שהה ויש בו סימנים - מובהקים:,מעידים עליו - סימנים אלו להכשירו:,על סימני גופו - של גט כגון ארוך או גוץ שאין אלו כלום שיש כאלה הרבה:
מצאו קשור בכיס או בארנקי - ומכיר את הכיס ואת הארנקי:
Tossafot
בזמן שהבעל מודה יחזיר לאשה ואפי' לזמן מרובה - וא"ת כיון דבעל שאמר גרשתי את אשתי נאמן והוא מודה שגירשה אפי' אין הגט שלה ניתן לה לראיה בעלמא ומאי פריך ויש לומר דלא מהימן אלא מכאן ולהבא מיגו שיכול עכשיו לגרשה ולא תטרוף פירות אלא מכאן ואילך אבל למפרע לא כשאומר גירשתיה מזמן הכתוב בגט כדאמרי'. ' ביש נוחלין (ב"ב קלד:) והכא שידוע לנו שלא בא לידה עכשיו זה הגט בתורת גירושין אינו נאמן מכאן ולהבא יותר מלמפרע ויחזיר לאשה דקתני היינו בעדים ותתגרש בחזרה זו אפי' לא נתגרשה עדיין ולא חיישינן שמא מאחר נפל אפי' לזמן מרובה:
מעולם לא חתמנו אלא על גט אחד של יוסף ב"ש - מתוך הלשון משמע שיודעין שלא חתמו אלא על א' אבל אין מכירים מי הוא אותו יוסף ב"ש ותימה דא"כ אמאי מהימנין ליה לומר שהוא שלו יותר משלא היו אומרים העדים כלום שלא היה נאמן לומר שהוא שלו ולא מהדרינן ליה בטביעות עין דחיישינן שמא הוא משקר ואומר ר"י דלעולם לא חשדינן ליה שישקר במזיד לומר שהוא שלו לקלקלה דמשום להרויח פשיטי דספרא לא היה מקלקלה דהא בעל שאמר גירשתי את אשתי נאמן ולא חיישינן להכי ולהכי כשאומרים העדים שלא חתמו אלא על גט אחד והוא אומר שעל שלו חתמו נאמן אבל כשאין העדים אומרים כלום חיישינן שמא הוא סבור שהוא שלו לפי שאין יודע שיש יוסף בן שמעון אחר או יודע ואין נראה לו לחוש שגם הוא אבד גט ולכך אומר שהוא מכיר אע"פ שאינו מכיר ובקונטרס פי' כגון דקאמרי עדים החתומים בו מעולם לא חתמנו אלא על גט א' של שם זה ואותו חתמנו לאיש זה התובעו ולפ"ז צריך לומר שלא ראו עדים חתימת הגט שאם ראו ואומרים שהוא כתב ידם ולזה חתמו פשיטא שיחזיר ולא היה צריך להשמיענו דהא ודאי לא חיישי' דלמא איתרמי שמא כשמא ועדים כעדים וחתימה כחתימה ובשינויא נמי אינו מזכיר חתימה כחתימה:
כגון דקאמר נקב יש בצד אות פלונית - פי' בקונטרס דקאמר השליח ואית ספרים דגרסי דקאמרי עדים וי"ל דעדים מהימני אפילו כשראוהו כבר ושליח לא מהימן אלא כשאומר כן קודם שראהו:
סימנין דאורייתא או דרבנן - אי סימנין דרבנן הא דמהדרינן אבדה מן התורה היינו בעדים ורבנן הוא דעבוד במציאה תקנתא להחזיר בסימנין וא"ת והא דתנן בפרק אלו מציאות (ב"מ דף כז.) דדבר שיש בו סימן חייב להכריז ושאין בו סימן הרי אלו שלו. ואפי' מדרבנן למה הוא שלו יכריז וזה יביא עדים דמן התורה מה לי זה ומה לי זה כיון דבעי עדים כך ימצא עדים בזה כמו בזה וי"ל דע"י סימן מכירים העדים בטביעות עין ועוד דע"י סימן שואלים אם יש שמכיר אותו דבר שיש בו סימן כך וכך דע"י כך ימצא עדים אבל כשאין בו סימן אין יודע היאך לישאל ומתייאש:
ודוקא צורבא מדרבנן - אומר רבינו תם דעם הארץ נמי ידע בטביעות עינא כדאמרינן בפרק גט פשוט (ב"ב דף קסח.) האי צורבא מדרבנן דאזיל לקדושי איתתא לידבר עם הארץ בהדיה ובפרק גיד הנשה (חולין דף צו.) נמי מוכח דכ"ע אית להו טביעות עינא והא דלא מהדרינן לעם הארץ בטביעות עינא משום דלא מהימן:
איזהו שלא לאלתר - ואית דגרסי איזהו לאלתר ויש ליישב דברי התנאים לשתי הגרסות:,שתעבור שיירא ותשרה - מפרש רבינו תם ותשרה לשון סעודה כמו שירותא (תענית דף יא:) דמתוך שמוציאים כליהם כדי לסעוד חיישינן שמא נפל מהם:
מצאו קשור בכיס או בארנקי כו' - בפרק בתרא דיבמות (דף קכ.) מדקדק מכאן דסימנין דאורייתא ותימה דבפרק אלו מציאות (בבא מציעא דף כז.) איבעיא לן אי סימנין דאורייתא או דרבנן ולא מייתי לה ואומר ר"י דבמסקנא דיבמות דמייתי תנאי ומסיק דכולהו סברי דסימנים דרבנן איכא לפרושי דהך ברייתא נמי סברא הכי וכגון שיש עדים שהכיס והטבעת שלו או שמצאו בעצמו ומכיר שהן שלו ונאמן במיגו דאי בעי אמר לא אבדתי ומעיקרא דהוה בעי למידק מינה דסימנין דאורייתא הוה משמע ליה דאיירי כשמצאו אחר ומהדרינן ליה ע"י סימן זה:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.