On peut établir un erouv pour un kohen pur, au moyen de terouma pure déposée sur une tombe, alors même que cet endroit est impur et qu'il ne peut y accéder [directement]. Comment s'y rend-il ? Dans un chariot, une caisse ou une armoire [chida, téva oumigdal], qui le protègent de l'impureté rituelle [en faisant écran].
מְעָרְבִין לְכֹהֵן טָהוֹר בִּתְרוּמָה טְהוֹרָה בְּקֶבֶר, הֵיכִי אָזֵיל? בְּשִׁידָּה תֵּיבָה וּמִגְדָּל.
La Guemara objecte : mais dès lors que [la terouma] a été déposée [sur la tombe], elle est devenue impure ! Or une terouma impure n'est plus propre à être consommée par quiconque [et ne peut donc servir de erouv]. La Guemara répond : nous traitons ici d'un cas où la terouma n'a pas encore été rendue apte à contracter l'impureté [hou'hchera], n'ayant pas encore été en contact avec un liquide — car un produit qui n'a jamais touché de liquide ne contracte pas l'impureté ; ou bien nous traitons d'un pain pétri avec du jus de fruits [mé pérot], lequel ne fait pas partie des sept liquides qui rendent un aliment apte à contracter l'impureté.
וְהָא כֵּיוָן דְּאַחֲתָא אִיטַּמְּיָא לַהּ! בְּשֶׁלֹּא הוּכְשְׁרָה, אוֹ שֶׁנִּילּוֹשָׁה בְּמֵי פֵּירוֹת.
La Guemara demande à présent : et comment peut-il rapporter [la terouma] depuis l'endroit où elle repose sur la tombe, afin de la consommer ? La Guemara répond : au moyen d'ustensiles de bois plats [pechouté kelé ets], qui ne sont pas façonnés en récipients et qui, de ce fait, ne contractent pas l'impureté rituelle.
וְהֵיכִי מַיְיתֵי לַהּ? בִּפְשׁוּטֵי כְלֵי עֵץ דְּלָא מְקַבְּלִי טוּמְאָה.
La Guemara objecte : mais l'ustensile ne recouvre-t-il pas la tombe [faisant ainsi écran-tente] ?! [Les Sages ont décrété que quiconque tient au-dessus d'un cadavre ou d'une tombe un ustensile large d'un téfa'h devient impur.] La Guemara répond : il peut la rapporter sur la tranche [de l'ustensile], en le tenant de côté, de sorte qu'il ne forme pas au-dessus de la tombe un couvercle large d'un téfa'h.
וְהָא קָא מַאֲהִיל?! דְּמַיְיתֵי לַהּ אֲחוֹרֵיהּ.
La Guemara demande : s'il en est ainsi — s'il existe un moyen pour que la terouma demeure pure et que le kohen puisse y accéder — quelle est la raison pour laquelle les Sages ont divergé d'avis avec Rabbi Yehouda et n'ont pas permis d'établir un erouv pour un kohen sur une tombe ? La Guemara répond : ils tiennent qu'il est interdit d'acquérir une résidence au moyen de choses dont il est interdit de tirer profit. Or il est interdit de tirer profit d'une tombe ; et puisque l'on acquiert, par le erouv, un lieu de résidence pour le Chabbat, ce serait comme si le kohen acquérait pour lui-même une demeure au moyen de quelque chose dont il ne lui est pas permis de tirer profit.
אִי הָכִי, מַאי טַעְמָא דְּרַבָּנַן? קָסָבְרִי: אָסוּר לִקְנוֹת בַּיִת בְּאִיסּוּרֵי הֲנָאָה.
La Guemara demande : si tel est le cas, cela prouve-t-il par déduction que Rabbi Yehouda tient qu'il est permis d'acquérir une résidence au moyen de choses dont il est interdit de tirer profit ? La Guemara répond : Rabbi Yehouda tient que les mitsvot n'ont pas été données pour [en] tirer un profit [mitsvot lav léhanot nitnou] — l'accomplissement d'une mitsva n'est pas en lui-même considéré comme un profit. Puisque l'acquisition d'un lieu de résidence par le erouv est une mitsva — car on ne peut établir un erouv te'houmin que pour les besoins d'une mitsva — il est même permis d'établir son erouv en un lieu dont il est interdit de tirer profit.
מִכְּלָל דְּרַבִּי יְהוּדָה סָבַר מוּתָּר? קָסָבַר: מִצְוֹת לָאו לֵיהָנוֹת נִיתְּנוּ.
La Guemara objecte : mais alors, ce que Rava a énoncé : « les mitsvot n'ont pas été données pour [en] tirer un profit », faut-il dire qu'il a formulé son enseignement [seulement] à la manière d'un côté d'une dispute entre tannaïm ?! [Rava] pourrait te répondre : s'ils tiennent que l'on ne peut établir un erouv que pour les besoins d'une mitsva, alors tout le monde s'accorderait [à dire que le erouv peut être déposé sur une tombe], parce que les mitsvot n'ont pas été données pour [en] tirer un profit. Mais ici [Rabbi Yehouda et les Sages] divergent sur ce point : un maître [Rabbi Yehouda] tient que l'on ne peut établir un erouv que pour les besoins d'une mitsva [et, les mitsvot ne constituant pas un profit interdit, il est donc permis de faire usage de la tombe] ; et l'autre maître [les Sages] tient que l'on peut établir un erouv même pour une affaire facultative [et alors, fixer une résidence de Chabbat sur l'emplacement d'une tombe au moyen d'un erouv fait pour une affaire facultative est tenu pour un profit interdit, ce qui le rend défendu].
אֶלָּא הָא דְּאָמַר רָבָא: מִצְוֹת לָאו לֵיהָנוֹת נִיתְּנוּ, לֵימָא כְּתַנָּאֵי אַמְרַהּ לִשְׁמַעְתֵּיהּ?! אָמַר לָךְ רָבָא: אִי סְבִירָא לְהוּ דְּאֵין מְעָרְבִין אֶלָּא לִדְבַר מִצְוָה — דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִצְוֹת לָאו לֵיהָנוֹת נִיתְּנוּ. וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: מָר סָבַר אֵין מְעָרְבִין אֶלָּא לִדְבַר מִצְוָה, וּמָר סָבַר מְעָרְבִין אֲפִילּוּ לִדְבַר הָרְשׁוּת.
La Guemara objecte : mais alors, ce que Rav Yossef a énoncé comme principe général : « on ne peut établir un erouv que pour les besoins d'une mitsva », faut-il dire qu'il a formulé son enseignement à la manière d'un côté d'une dispute entre tannaïm ?
אֶלָּא הָא דְּאָמַר רַב יוֹסֵף: אֵין מְעָרְבִין אֶלָּא לִדְבַר מִצְוָה, לֵימָא כְּתַנָּאֵי אַמְרַהּ לִשְׁמַעְתֵּיהּ?
La Guemara répond : Rav Yossef pourrait te répondre : en réalité, tout le monde s'accorde à dire que l'on ne peut établir un erouv que pour les besoins d'une mitsva, et tout le monde s'accorde à dire que les mitsvot n'ont pas été données pour [en] tirer un profit ; et ils divergent sur ce point : un maître [Rabbi Yehouda] tient que, dès lors qu'il a acquis sa résidence de Chabbat au crépuscule [bein hachemachot] au moyen du erouv, il est indifférent à sa préservation — son but principal étant déjà atteint, il n'a plus besoin de la nourriture employée pour le erouv, et ne tire donc aucun profit de son dépôt sur la tombe. Et l'autre maître [les Sages] tient qu'il lui est agréable que le erouv soit préservé, car s'il en a besoin le lendemain, il pourra le consommer [et, selon cet avis, il ferait un usage interdit de la tombe en préservant son repas pour le jour suivant ; c'est pourquoi les Sages ont défendu de déposer un erouv sur une tombe].
אָמַר לְךָ רַב יוֹסֵף: דְּכוּלֵּי עָלְמָא אֵין מְעָרְבִין אֶלָּא לִדְבַר מִצְוָה, וּדְכוּלֵּי עָלְמָא מִצְוֹת לָאו לֵיהָנוֹת נִיתְּנוּ, וּבְהָא קָמִיפַּלְגִי: מָר סָבַר כֵּיוָן דִּקְנָה לֵיהּ עֵירוּב — לָא נִיחָא לֵיהּ דְּמִינַּטְרָא. וּמָר סָבַר — נִיחָא לֵיהּ דְּמִינַּטְרָא, דְּאִי אִיצְטְרִיךְ אָכֵיל לֵיהּ.
Mishna 1
MICHNA : On peut établir un erouv avec du demaï — produit acheté à quelqu'un qui n'a peut-être pas prélevé les dîmes requises ; de même, on peut établir un erouv avec la première dîme [maasser richon] dont la terouma a été prélevée afin d'être remise à un kohen, et avec la deuxième dîme [maasser chéni] et des objets consacrés [hekdech] qui ont été rachetés ; et les kohanim peuvent établir un erouv avec la 'halla, la part de pâte qui doit être remise à un kohen.
מַתְנִי׳ מְעָרְבִין בִּדְמַאי, וּבְמַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁנִּטְּלָה תְּרוּמָתוֹ, וּבְמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁנִּפְדּוּ, וְהַכֹּהֲנִים בְּחַלָּה.(משנה)
En revanche, on ne peut pas établir un erouv avec du tével — produit dont les prélèvements sacerdotaux [terouma] et les autres dîmes n'ont pas été séparés — ni avec la première dîme dont la terouma, qui doit être remise à un kohen, n'a pas été prélevée, ni avec la deuxième dîme ou des objets consacrés qui n'ont pas été rachetés.
אֲבָל לֹא בְּטֶבֶל, וְלֹא בְּמַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁלֹּא נִטְּלָה תְּרוּמָתוֹ, וְלֹא בְּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁלֹּא נִפְדּוּ.
Guémara
GUEMARA : La Guemara demande : comment peut-on établir un erouv avec du demaï ? N'est-il pas impropre pour lui ? Puisqu'il est interdit de consommer du demaï, comment peut-il servir de erouv ? La Guemara répond : puisque, s'il le voulait, il pourrait déclarer ses biens sans propriétaire [hefker] et deviendrait un pauvre — et le demaï lui serait alors propre, car il est permis à un pauvre de consommer du demaï —, maintenant aussi, bien qu'il n'ait pas renoncé à la propriété de ses biens, [le demaï] est considéré comme propre à lui servir de erouv. Ainsi que nous l'avons appris dans une michna : on peut nourrir les pauvres avec du demaï,
גְּמָ׳ דְּמַאי, הָא לָא חֲזֵי לֵיהּ? מִיגּוֹ דְּאִי בָּעֵי מַפְקַר לְהוּ לְנִכְסֵיהּ וְהָוֵי עָנִי וַחֲזוּ לֵיהּ — הַשְׁתָּא נָמֵי חֲזֵי לֵיהּ. דִּתְנַן: מַאֲכִילִין אֶת הָעֲנִיִּים דְּמַאי
Rachi
מערבין לכהן טהור בתרומה טהורה בקבר - וכ"ש בחולין דאי נמי מיטמו חזו ליה אלא אפי' בתרומה דאי מטמאה לא חזיא ליה אפשר למיעבד תקנתא כדמפרש ואזיל ודוקא נקט טהור בטהורה אבל בטמאה לא דלא חזיא ליה לא לכהן טמא ולא לכהן טהור וכהן טמא בטהורה נמי לא דלא חזיא ליה:,היכי אזיל בשידה תיבה ומגדל והא כיון דאחתא מיטמיא ליה - כלומר נהי דלר' יהודה אפילו בבית הקברות איכא תקנתא למיזל בשידה תיבה ומגדל וכ"ש קבר יחידי שיכול לעמוד אצלו אלא מיהא תרומה מכי אנחה התם מטמא באהילו של קבר:
במי פירות - שאין מכשירין:
והיכי מייתי לה - לאוכלה דהא רבי יהודה ראוי לאוכלו בעי מדנקט טהור בטהורה ולא אכשר טמא בטהורה משום דחזיא לאחריני ועוד מדתני במתניתין לחוץ ולאכול:,בפשוטי כלי עץ דלא מקבלי טומאה - אבל במידי דמקבל טומאה לא דה"ל כלי טמא מת שהוא אב הטומאה דמיטמא מחמת אהל ומטמא ליה לאדם וטמא אסור בתרומה טהורה וקאי עליה במיתה ואע"ג דלית בה פותח טפח דמייתי ליה אחוריה כדמפרש לקמן קי"ל (שבת דף יז.) בי"ח דבר שכל המטלטלין מביאין את הטומאה על עצמן כשהאהילו על מת בכל שהן ומטמא ליה אדם האוחזו ותו לא חזיא ליה תרומה:
והא קא מאהיל - קס"ד כשיש בכלי פותח טפח או בהקיפו טפח וגזרו על האדם הנושאו בעובי המרדע ביציאות השבת (שם):,דמייתי ליה אחוריה - דכלי שאין בחודו טפח לאו אוהל הוא:
אי הכי מ"ט דרבנן - בקבר יחידי נהי דאיפלגו במתניתין בבית הקברות ולא סבירא להו דתיהוי חציצה באוהל זרוק אבל הכא יכול לעמוד על שפתו ויביאנו אצלו:,אסור לקנות בית באיסורי הנאה - בקבר והא הנאה היא דמישתרי ביה למיפק חוץ לתחום וכל תשמישי המת אסורין בהנאה דנפקא לן בסנהדרין (ד' מז:) מותמת שם מרים וגמר שם שם מעגלה ערופה ואפילו בישראל נמי אסרי רבנן והא דתני כהן להודיעך כחו דרבי יהודה:
מצות לאו ליהנות נתנו - ואין מערבין אלא לדבר מצוה ללכת לבית האבל או לבית המשתה כדלקמן:
הא דרבה - במסכת ר"ה (דף כח.) תוקעין בשופר של עולה:,רבנן סברי מערבין אפילו לדבר הרשות - והלכך הנאה היא:
הא דרב יוסף - בכיצד משתתפין (דף פב.):
כיון דקנה ליה עירוב - בין השמשות תו לא איכפת ליה בנטירותא ועד קניית עירוב אי נמי ניחא ליה לאו הנאה היא דמשום מצוה הוא:
מתני' בדמאי - בככר שלקחה מעם הארץ ולא הפריש ממנה דמאי:
ולא במעשר שני והקדש שלא נפדו - ואע"ג דמצי פריק להו השתא מיהא לא מפרק:
Tossafot
היכי אזיל בשידה תיבה ומגדל - פירש נהי דלר' יהודה איכא תקנה אפילו בבית הקברות על ידי שידה תיבה ומגדל ובקבר יחידי נמי שגזרו שתופס ד' אמות סביביו משום הרחקה כ"ש דמצי אזיל בשידה תיבה ומגדל ולקמן פריך מאי טעמייהו דרבנן בקבר יחידי נהי דבבית הקברות גדול לא הוי חציצה הכא דלא הויא אלא הרחקה אמאי פליגי הא מצי אזיל בשידה תיבה ומגדל דאין לך הרחקה גדולה מזו:
בשלא הוכשרה - ולספרים דגרסי או שנילושה במי פירות ה"פ בשלא הוכשרה כגון שעירב בפירות או בפת שנילושה במי פירות:
בפשוטי כלי עץ - משמע דלא מקבלי טומאה אפילו מדרבנן וכן תנן במס' כלים (פ"ב מ"א) ומייתי לה בפ"ק דשבת (ד' טז.) כלי עץ וכלי זכוכית פשוטיהם טהורים ומקבליהם טמאין וע"כ פשוטין טהורים אפי' מדרבנן דכלי זכוכית אפילו יש להן בית קבול אין להן טומאה אלא מדרבנן כדאמר בשבת וכן משמע בכמה דוכתי דטהורין פשוטי כלי עץ אפי' מדרבנן וקשה דבהמוכר בית (ב"ב דף סו.) אומר שאני פשוטי כלי עץ דמדרבנן גבי דף של נחתומין והתם לא איירי בהנך דחזו למדרסות דהנהו מקבלי טומאה דאורייתא דכל המטמא מדרס מטמא טומאת מת כדילפינן בב"ק פ"ב (דף כה.) ק"ו מפכים קטנים ורשב"א פירש התם דאין לחוש כיון דמסקנא לא קיימא הכי דמוקי לה בדף של מתכת ור"י מפרש דכלי עץ שהם רחבים כעין דף וראוי להניח עליהם חפצים גזרו רבנן עלייהו טומאה משום דדמו למקבלי כלי עץ אבל פשוטי כלי עץ שאינם רחבים טהורין אפילו מדרבנן וי"מ דדף של נחתומים וכיוצא בזה שהם שימושי אדם ומשמשין שימושי אדם גזרו רבנן בהן טומאה כדמוכח בתורת כהנים בפרשת ביום השמיני דממעט סולם וקולב מכלי עץ ולא כל כלי עץ ומרבה שולחן וטבלא ודולבקי מכל וקאמר ומה ראית ת"ל שק מה שק מיוחד שהם תשמישי אדם ומשמשי תשמישי כו' וע"כ כשאין ראויין למדרס איירי מדלא נקט כסא ומטה ועוד דמוכל המשכב ה"ל לרבויינהו וכשאין להן בית קבול נמי איירי מדלא קאמר מה שק מיטלטל מלא וריקן אלמא מקבלי טומאה מדרבנן ואף על גב דדריש מקרא אסמכתא בעלמא הוא ועיקר דרשה דרשינן למה שק מטלטלין מלא וריקן וכמה מדרשות יש בת"כ דהוי רק אסמכתא ותדע דבפרק שתי הלחם (מנחות דף צו:) אמר רבי יוחנן לדברי האומר מסגרת למטה היתה פי' ברגלים ולא בשולחן טבלא המתהפכת טמאה כדדרשינן מעל השולחן הטהור מכלל דאיכא שהוא טמא ולדברי האומר למעלה היתה טבלא המתהפכת תיבעי לך דשל מקדש מקבל טומאה לפי שיש לו בית קיבול וצריך קרא דהטהור מכלל שהוא טמא שהיו מגביהין אותו לעולי רגלים שלא תאמר עשוי לנחת הוא והשתא אמאי תיבעי תיפשוט מדרשה דת"כ אלא ש"מ אסמכתא בעלמא היא כדפרישית והא דמשמע התם דטבלא המתהפכת עדיפא לקבל טומאה דאורייתא משאר פשוטי כלי עץ היינו כדפ"ה משום דראוי להשתמש מב' צדדין:
דמאי הא לא חזי ליה - נראה דלסומכוס דווקא פריך דלרבנן אף על גב דלא חזי ליה הא חזי לעניים ואם תאמר ולסומכוס הא חזי ליה דמצי לאפרושי מיניה וביה אפילו לרבנן דרבי דספק חשיכה מעשרין הדמאי ויש לומר דמשמע ליה מתניתין אפילו ליכא אלא שתי סעודות מצומצמות דמסתמא מתניתין איירי בכל ענין ולעיל (עירובין דף ל:) נמי דפריך מאי פסקא משום דמשמע ליה דמתניתין איירי אפילו ביתר משתי סעודות ומיהו בפרק מפנין (שבת דף קכז:) פריך נמי הכי גבי טלטול ומשני כי הכא מיגו דמפקר כו' והתם הוה מצי למימר דחזי לעניים אלא משום דהתם מיבעי ליה לשנויי כי הכא ובפרק כל שעה (פסחים דף לה:) ובפרק שלשה שאכלו (ברכות דף מז.):
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.