Guémara
§ Rabbi Zeira dit au nom de Chmouel : [Si] l'on a chauffé un couteau jusqu'à le rendre blanc incandescent [libben] et que l'on a effectué la che'hita [l'abattage rituel] avec ce couteau, la che'hita est cashere [valide], car le tranchant du couteau précède l'effet de son incandescence [c'est-à-dire : l'incision tranche les simanim avant que la chaleur ne les brûle]. Si l'effet de la chaleur avait précédé l'incision, la bête aurait été rendue terefa [bête présentant une lésion mortelle] — avant la conclusion de la che'hita — par la brûlure de la trachée et de l'œsophage. La Guemara demande : Mais n'y a-t-il pas les côtés du couteau, qui brûlent la gorge et rendent la bête terefa ? La Guemara répond : L'espace de la che'hita [la plaie dans la gorge] s'écarte immédiatement après l'incision [les tissus s'ouvrent], et le tissu de part et d'autre de l'incision n'est pas brûlé par la lame incandescente.
אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר שְׁמוּאֵל: לִיבֵּן סַכִּין וְשָׁחַט בָּהּ – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה, חִידּוּדָהּ קוֹדֵם לְלִיבּוּנָהּ. וְהָאִיכָּא צְדָדִין? בֵּית הַשְּׁחִיטָה מִירְוָוח רָוַוח.
Un doute fut soulevé devant les Sages : [Si] l'on a chauffé une broche [chappoud] jusqu'à la rendre blanche incandescente et qu'on en a frappé une personne, puis qu'après cicatrisation une marque lépreuse s'est développée, cette marque doit-elle être jugée selon les lois du che'hin [furoncle/plaie due à une cause non ignée] ou selon les lois de la michva [brûlure due au feu] ?
אִיבַּעְיָא לְהוּ: לִיבֵּן שַׁפּוּד וְהִכָּה בּוֹ, מִשּׁוּם שְׁחִין נִדּוֹן אוֹ מִשּׁוּם מִכְוָה נִדּוֹן?
Quelle est la différence pratique [qu'il s'agisse d'un che'hin ou d'une michva] ? La différence tient à ce qui est enseigné dans une baraïta : Le che'hin [plaie] et la michva [brûlure] deviennent impurs durant [une seule semaine de] quarantaine [et non deux], selon deux signes [distinctifs] : la pousse de poils blancs dans la marque lépreuse, et l'extension [pachyon] de la marque lépreuse. Et pourquoi le verset les a-t-il séparés en deux passages distincts, alors que leur statut halakhique est identique ? [Il les a séparés] pour dire qu'ils ne se combinent pas l'un avec l'autre [afin de constituer la mesure requise de marque impure ; chacun doit atteindre cette mesure individuellement].
לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ – לְכִדְתַנְיָא: שְׁחִין וּמִכְוָה מְטַמְּאִין בְּשָׁבוּעַ אֶחָד, בִּשְׁנֵי סִימָנִין – בְּשֵׂעָר לָבָן וּבְפִסְיוֹן, וְלָמָּה חִלְּקָן הַכָּתוּב? לוֹמַר שֶׁאֵין מִצְטָרְפִין זֶה עִם זֶה.
Et il est enseigné dans une baraïta : Laquelle [des blessures] est un che'hin et laquelle est une michva ? [Celui] qui a été frappé avec du bois, avec une pierre, avec du marc d'olive [graisses pressées], avec les sources chaudes de Tibériade, ou avec tout objet qui n'est pas chauffé par le feu — phrase qui sert à inclure le plomb extrait de sa source dans le sol [qui est parfois assez chaud pour brûler] — l'impression laissée sur la peau est un che'hin. Et laquelle est une michva ? [Celui] qui a été brûlé avec une braise, avec des cendres chaudes, avec de la chaux bouillante, avec du gypse [guippessit] bouillant, ou avec tout objet chauffé par le feu — phrase qui sert à inclure l'eau chauffée par le feu — l'impression laissée sur la peau est une michva.
וְתַנְיָא: אֵיזֶהוּ שְׁחִין וְאֵיזֶהוּ מִכְוָה? לָקָה בְּעֵץ, בְּאֶבֶן, בְּגֶפֶת, בְּחַמֵּי טְבֶרְיָא, וּבְכׇל דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא מֵחֲמַת הָאוּר, לְאֵתוֹיֵי אֲבָר מֵעִיקָּרוֹ – זֶהוּ שְׁחִין. וְאֵיזֶהוּ מִכְוָה? נִכְוָה בְּגַחֶלֶת, בְּרֶמֶץ, בְּסִיד רוֹתֵחַ, בְּגִפְסִיס רוֹתֵחַ, וּבְכׇל דָּבָר הַבָּא מֵחֲמַת הָאוּר, לְאֵתוֹיֵי חַמֵּי הָאוּר – זוֹ הִיא מִכְוָה.
Et il est enseigné dans une baraïta : [Si une même zone de peau présente] un che'hin et une michva [et qu'une marque lépreuse s'y développe], si le che'hin a précédé la michva — la michva annule le che'hin [et la marque est jugée comme michva]. Et si la michva a précédé le che'hin — le che'hin annule la michva [et la marque est jugée comme che'hin]. [C'est-à-dire : c'est le second événement qui détermine la nature de la lèpre.]
וְתַנְיָא: שְׁחִין וּמִכְוָה, אִם שְׁחִין קוֹדֵם לַמִּכְוָה – בִּטֵּל מִכְוָה אֶת הַשְּׁחִין, וְאִם מִכְוָה קוֹדֶמֶת לַשְּׁחִין – בִּטֵּל שְׁחִין אֶת הַמִּכְוָה.
Et ici [dans notre cas du doute], de quoi s'agit-il concrètement ? C'est un cas où il y avait initialement un che'hin de la moitié d'un gris [demi-pois] sur la peau de la personne, et [quelqu'un] a chauffé une broche jusqu'à l'incandescence et en a frappé la personne à cet endroit, et une autre marque de la moitié d'un gris est apparue sur la peau.
וְהָכָא, הֵיכִי דָּמֵי? כְּגוֹן דַּהֲוָה בֵּיהּ חֲצִי גְּרִיס שְׁחִין מֵעִיקָּרָא, וְלִיבֵּן שַׁפּוּד וְהִכָּה בּוֹ, וּנְפַק בֵּיהּ חֲצִי גְּרִיס אַחֵר.
Que se passe-t-il alors ? [Est-ce que] l'effet du choc [de la broche] arrive en premier, puis l'effet de la chaleur arrive et annule l'effet du choc — et il s'agit alors d'un che'hin d'une demi-mesure et d'une michva d'une demi-mesure, qui ne se combinent pas [pour constituer une mesure pleine d'impureté] ? Ou peut-être l'effet de la chaleur arrive-t-il en premier, puis l'effet du choc arrive et annule l'effet de la chaleur — et il s'agit alors d'un che'hin d'une demi-mesure et d'un [autre] che'hin d'une demi-mesure, qui se combinent [pour constituer une mesure pleine] ?
מַאי חַבְטָא? קָדֵים וְאָתֵי הַבְלָא וּמְבַטֵּל לֵיהּ לְחַבְטָא, וְהָוֵה לֵיהּ שְׁחִין וּמִכְוָה, וְלָא מִצְטָרְפִין; אוֹ דִלְמָא הַבְלָא קָדֵים, וְאָתֵי חַבְטָא וּמְבַטֵּל לֵיהּ לְהַבְלָא, וְהָוֵה לֵיהּ שְׁחִין וּשְׁחִין, וּמִצְטָרֵף?
La Guemara propose : Viens et entends une résolution du doute, tirée de ce que dit Rabbi Zeira au nom de Chmouel : [Si] l'on a chauffé un couteau jusqu'à l'incandescence et effectué la che'hita avec ce couteau, sa che'hita est cashere, car le tranchant du couteau précède l'effet de son incandescence. Apparemment, l'effet du choc [habta] vient en premier ! La Guemara rejette cette preuve : Le fait de couper avec une lame tranchante est différent [d'un coup de broche], et c'est seulement dans le cas d'une lame que l'incision précède l'effet de la chaleur.
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר שְׁמוּאֵל: לִיבֵּן סַכִּין וְשָׁחַט בָּהּ – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁירָה, חִידּוּדָהּ קוֹדֵם לְלִיבּוּנָהּ. אַלְמָא חַבְטָא קָדֵים! חִדּוּד שָׁאנֵי.
La Guemara propose : Viens et entends [une résolution] d'une baraïta : [Si] l'on a chauffé une broche jusqu'à l'incandescence et en a frappé une personne, [la marque qui se développe] est jugée comme une brûlure causée par le feu [michvat ech]. Apparemment, l'effet du choc vient en premier [et la chaleur vient ensuite, annulant le choc, de sorte que la marque finale est une michva]. La Guemara rejette cette preuve : Là aussi [dans la baraïta], il s'agit d'un cas où l'on a transpercé la peau avec la broche [comme une pointe], ce qui est analogue à couper avec une lame tranchante.
תָּא שְׁמַע: לִיבֵּן שַׁפּוּד וְהִכָּה בּוֹ – נִדּוֹן מִשּׁוּם מִכְוַת אֵשׁ, אַלְמָא חַבְטָא קָדֵים! הָתָם נָמֵי, דְּבַרְזֵייהּ מִיבְרָז, דְּהַיְינוּ חִדּוּד.
§ Rav Na'hman dit au nom de Rabba bar Avouh : [En ce qui concerne] un couteau utilisé pour le culte idolâtre [avodah zara] — il est permis d'effectuer la che'hita avec ce couteau, mais il est interdit de couper de la viande avec ce couteau [une fois l'animal abattu]. Il est permis d'effectuer la che'hita avec ce couteau parce que l'abattage [qui transforme l'animal vivant en carcasse] est une action destructrice [vis-à-vis de l'animal, dont la valeur était plus grande de son vivant]. Mais il est interdit de couper de la viande avec ce couteau parce que, une fois l'animal abattu, le découper est une action constructive [qui rend la viande utilisable et procure ainsi un bénéfice grâce à l'objet interdit].
אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: סַכִּין שֶׁל עֲבוֹדָה זָרָה מוּתָּר לִשְׁחוֹט בָּהּ, וְאָסוּר לַחְתּוֹךְ בָּהּ בָּשָׂר. מוּתָּר לִשְׁחוֹט בָּהּ – מְקַלְקֵל הוּא, וְאָסוּר לַחְתּוֹךְ בָּהּ בָּשָׂר – מְתַקֵּן הוּא.
Rava dit : Il existe des cas où il est interdit à celui qui effectue la che'hita [d'utiliser le couteau d'avodah zara], par exemple dans le cas d'un animal en danger [de mort imminente — mesoukenet]. [Si l'on n'abat pas l'animal, il mourra de lui-même et sa valeur s'effondrera ; abattre l'animal dans ce cas est donc une action constructive qui préserve sa valeur.] Et il existe des cas où il est permis à celui qui coupe de la viande [d'utiliser ce couteau], par exemple dans le cas de cuisses d'un animal destinées à être offertes en cadeau de choix à un personnage important [atméi deqaïman lekourba — des morceaux nobles destinés à être présentés entiers]. Découper ces morceaux leur ferait perdre leur statut [de cadeau de prestige] et diminuerait leur valeur.
אָמַר רָבָא: פְּעָמִים שֶׁהַשּׁוֹחֵט אָסוּר – בִּמְסוּכֶּנֶת, וּמְחַתֵּךְ מוּתָּר – בְּאַטְמֵי דְּקָיְימָן לְקוּרְבָּנָא.
La Guemara conteste : Et l'on devrait déduire [l'interdiction d'utiliser ce couteau] non pas parce qu'on en tire un bénéfice, mais à cause des résidus de graisse [d'espèces interdites — chammounéit de'issura] qui se trouvent sur le couteau [absorbés lors des sacrifices idolâtres] !
וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם שַׁמְנוּנִית דְּאִיסּוּרָא!
Rachi
ליבן - באור. בלשון חכמים נקרא ליבון ובלשון הלועזים קורין באדמותי':,שחיטתו כשרה - ולא אמר שריפה היא זו ולא שחיטה:,חידודה קודם לליבונה - מקדים וממהר לחתוך קודם שתכוה הבהמה מן האור:,והאיכא צדדין - דסכין כשנכנס לתוך החתך קודם שתשחט רוב הסימנים היא שורפת את הסימנים ונמצאת שהיא נשרפה קודם שחיטה שהרי ושט נקובתו במשהו ליטרף ושריפה כנקב הוא:,מירווח רווח - מתרחב החתך מצדי הסכין מכאן ומכאן ואין נוגע הסימן אלא חידודו של סכין:
והכה בו - את האדם מכה בכח:,משום שחין נדון - לענין נגעים כדמפרש לקמן. שחין בא ע"י חום שמתחמם מחמת כח ההכאה ומכוה באה מחמת האור והכא דאיכא תרוייהו בהי מינייהו דיינינן ליה:
למאי נפקא מינה - באיזה דבר חלוק דין מכוה משחין דתיבעי לך:,מטמאים בשבוע אחד בשני סימנים בשער לבן ובפסיון - שאין בהן הסגר שני כמו שכתוב (ויקרא יג) בשאת ובספחת ב' הסגרות שאם עמד בעיניו ולא פשה שבוע ראשון מסגיר אותו בשניה שמא יפשה ויחליטנו אבל בשחין ומכוה לא נאמר אלא הסגר אחד ואם עמד בעיניו בשבוע ראשון שוב אין מסגירו לטמאו אלא פוטרו והולך:,בשני סימנין - הנך דמפרש:,שער לבן ופסיון - אם פשה ולא כנתק שסימן טומאתו בשער צהוב:,ולמה חלקן הכתוב - בשתי פרשיות ופירש משפט כל אחת בה ולא צירפם יחד שהרי משפטן שוה והיה לו לכתוב כי יהיה בו בעורו שחין או מכוה:,שאין מצטרפין זה עם זה - לשיעור נגע כגריס חצי פול שאם עלה בו חצי גריס מחמת חום מכה שלא ע"י האור וחצי גריס אצלה ע"י כויית האור אין מצטרפין:
שחין - לשון חמימות כמו (יומא דף נג:) שנה שחונה וכדמתרגם יונתן חמותי ראיתי אור שחינית (ישעיהו מד):,לקה באבן - הכהו בכח באבן אפילו בלא חבורה דכל מכה מתחמם הבשר מיד ע"י ההכאה:,בגפת - שהטמין ידו בפסולת של זיתים והוא חם מאד מאיליו ונכוה:,אבר מעיקרו - ממקום שעוקרים העופרת והוא חם:,גחלת - פחם שלא כבה:,רמץ - אפר חם וכך שמו בלשון ערבי:,גפסית - מין סיד ושורפין אותו כמין סיד:
ותניא שחין ומכוה כו' - כולהי הנך מתנייתא מצטרכי הכא לפרושי מאי תיבעי לן דהא בעיא דלעיל הכי איבעיא לן ליבן שפוד והכה בו איזה הבל קודם לבא הבל המכה או הבל האור ונפקא מינה לכדתניא דהולכין אחר האחרון דתניא שחין ומכוה במקום אחד באותו מקום שלקה בראשון לקה בשני באותו גריס עצמו:,ביטל אחרון את הראשון - ונפקא מינה לענין צירוף שאם היה בו חצי גריס שחין ולקה באור באותו חצי גריס נהפך אותו גריס ונעשה מכוה ואם חזר ולקה לאחר זמן אצל מכוה זו שלא ע"י האור ונולד בו חצי גריס שחין אחר ונעשה שלם אין מצטרף עם הראשון וטהור והשתא אהני ליה ביטול שאילו לא ביטל חצי גריס הראשון היה זה מצטרף עמו:
והכא ה"ד - לענין בעיא דלעיל היכי מתבעי לן:,וליבן שפוד והכה בו - ובהכאה זו יש תורת שחין ותורת מכוה ואיבעיא לן הי קדים ואתי דליתי בתרא ונבטליה:
חבטא קדים - כח ההכאה קדים להרע לו לאדם והוי שחין ואתי הבל האור אחרון ומבטל ליה וה"ל מכוה ולא מצטרף בהדיה חצי גריס קמא דה"ל שחין ומכוה:
חידוד שאני - דמתוך שהוא חד אין הבל האור שבו חזק וחתיכתו קדם להבלו:
אלמא חבטא קדים - ואתי הבלא ומבטל ליה:,דברזייה מברז - שלא הכהו בכח אלא דקרו ואין כאן חבטא אלא הבל אבל הכהו דאיכא חבטא אימא דהא הוה בתרא ומבטל הבלא:,מברז - פויינ"ט בלע"ז:
של עבודת כוכבים - שמשמשים בה קרבנות של עבודת כוכבים ואסורה בהנאה כדאמרינן במסכת ע"ז (דף נא:) אבד תאבדון את כל המקומות בכלים שנשתמשו לעבודת כוכבים הכתוב מדבר:,מקלקל הוא - ואין זו הנאה שבחייה היו דמיה מרובין מלאחר שחיטה שבחייה היא עומדת לג' דברים לגדל ולדות ולחרישה ולאכילה:,לחתוך - מתקן הוא דכיון דשחטה להכי קיימא:
במסוכנת - דהוי מתקן והוי הנאה שאם לא ישחטנה תמות:,באטמי דקיימי לקורבנא - נתחים טובים ירך וכתף וחזה דקיימי לשלחן דורון לאדם חשוב וזה שחתכן הפסידן:
ותיפוק ליה - אף על גב דהוא מקלקל אסור לחתוך משום שמנונית דאיסורא דנבלות שנבלעו בסכין:
Tossafot
והא איכא צדדין - משמע מכאן שאם בשעת שחיטה ניקב הוושט כנגד מה ששחט טריפה דהכא הוה בעי למיסר משום צדדין אי לאו משום דמרווח רווח:
מטמאים בשבוע אחד בשני סימנים בשער לבן ובפסיון - כך דינו דבסוף שבוע ראשון מטמא אם פשה או אפי' לא פשה מטמא כי איכא שער לבן וכן בתחלה מטמא בשער לבן אבל בסוף שבוע אם אין שער לבן ולא פשה אע"ג דעמד בעיניו ולא כהה טהור אבל שאר נגעים בעי הסגר פעם שנית והלשון קצת קשה דלא הוה ליה למימר מטמאים אלא מטהרים שאין כן בשאר נגעים דבעו הסגר וי"ל דה"נ קאמר מטמא בשער לבן ובפסיון דוקא אבל אי אין שער לבן ולא פשה אע"ג דלא כהה טהור:
בחמי טבריא וכל דבר שלא בא מחמת האור - אפילו רבי יוסי דחשיב ליה בפ' כירה (שבת דף לט.) תולדת האור משום דמיחלפא אפיתחא דגיהנם שמא כאן היה מודה דנדון משום שחין ולא משום מכוה כיון דהאי אור בידי שמים:
מותר לשחוט בה מקלקל הוא - אע"ג דבסוף פרק אלו דברים בפסחים (דף עג.) מחייב לענין שבת גבי שוחט בשבת בחוץ לעבודת כוכבים משום תיקון כל דהו דתקן להוציא מידי אבר מן החי שאני שבת דמלאכת מחשבת אסרה תורה וכיון שיש תקון פורתא חשיב מלאכת מחשבת שלכך נתכוין אע"פ שקלקולו יתר על תקונו אבל לענין נהנה מעבודת כוכבים לא חשיב הנאה כיון שקלקולו יתר על תקונו:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.