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Traité Chullin

88a

Étude de Chullin 88a

Étude de la Mishna & Guémara 88a

Ceux-ci [les liquides sortant d'un toeval yom — celui qui a pris son bain rituel mais dont la purification n'est complète qu'au coucher du soleil] et ceux-là [les liquides qui ont simplement touché un toeval yom] ne transmettent pas l'impureté rituelle [car les Sages n'ont pas décrété à leur égard une telle transmission]. Quant à toutes les autres sources d'impureté — qu'elles soient légères ou lourdes — les liquides qui en émanent ont le même statut que les liquides qui les ont touchés, et les uns comme les autres [ces liquides] ont le statut de « premier [degré d'impureté] » [c'est-à-dire : ils peuvent souiller d'autres objets au second degré], puisqu'ils ont touché une source primaire d'impureté en en sortant. Telle est la halakha, sauf pour un liquide qui est lui-même une source primaire [av] d'impureté.
וְאֵלּוּ וָאֵלּוּ אֵין מְטַמְּאִין, וּשְׁאָר כׇּל הַטְּמֵאִין, בֵּין קַלִּין בֵּין חֲמוּרִין – מַשְׁקִין הַיּוֹצְאִין מֵהֶן כְּמַשְׁקֶה הַנּוֹגֵעַ בָּהֶן, וְאֵלּוּ וָאֵלּוּ תְּחִלָּה, חוּץ מִן הַמַּשְׁקֶה שֶׁהוּא אַב הַטּוּמְאָה.
La Guemara analyse la michna : Que signifie « sources légères » et que signifie « sources lourdes » ? Est-ce donc que « sources légères » désigne un insecte rampant [cheretz] ou un zav [homme affecté d'écoulement], et que « sources lourdes » désigne un cadavre ? Si tel était le cas, la michna enseignerait que tous les liquides qui émanent d'un cadavre sont impurs, ce qui contredirait une baraïta [qui précise que les liquides du cadavre sont purs, à l'exception du sang]. La Guemara répond : Non — « sources légères » désigne [seulement] un insecte rampant, par exemple l'urine trouvée dans sa vessie, qui n'est pas considérée comme impure [de par la Torah] ; et « sources lourdes » désigne un zav, à propos duquel tous les liquides qui en émanent sont impurs. En revanche, les liquides qui émanent d'un cadavre sont purs, à l'exception de son sang.
מַאי קַלִּין וּמַאי חֲמוּרִין? מַאי לָאו: קַלִּין – שֶׁרֶץ וְזָב, וַחֲמוּרִין – מֵת? לָא, קַלִּין – שֶׁרֶץ, וַחֲמוּרִין – זָב.
La Guemara demande : En quoi le zav est-il différent, pour que les Sages aient décrété [l'impureté des liquides] qui en émanent, et en quoi le cadavre est-il différent, pour que les Sages n'aient pas décrété [l'impureté des liquides] qui en émanent ? La Guemara répond : Dans le cas du zav, puisque les gens ne s'en écartent pas naturellement [car le zav est vivant et se mêle à la société], les Sages ont décrété des restrictions supplémentaires à son égard afin d'éviter que d'autres contractent l'impureté des liquides du zav qui sont impurs de par la Torah. Dans le cas du cadavre, puisque les gens s'en écartent naturellement, les Sages n'ont pas jugé nécessaire de décréter de restrictions supplémentaires à son égard.
מַאי שְׁנָא זָב, דִּגְזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן, וּמַאי שְׁנָא מֵת דְּלָא גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן? זָב דְּלָא בְּדִילִי אִינָשֵׁי מִינֵּיהּ – גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן, מֵת דִּבְדִילִי אִינָשֵׁי מִינֵּיהּ – לָא גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן.
§ [La michna a enseigné que l'on est tenu de recouvrir le sang qui a giclé hors de la fosse ou sur la paroi, ainsi que le sang resté sur le couteau d'abattage. Concernant cette halakha,] les Sages ont enseigné dans une baraïta : Le verset dit [à propos de la mitsva de recouvrir le sang] : « Il le recouvrira » (Vayikra 17, 13), ce qui enseigne que l'on est tenu de recouvrir le sang qui a giclé [en dehors de l'endroit de la che'hita] et le sang resté sur le couteau d'abattage. Rabbi Yehouda a dit : Quand cela s'applique-t-il ? Uniquement lorsqu'il n'y a là d'autre sang que celui-ci [ce sang particulier, sans aucun autre sang à côté]. Mais s'il y a là un autre sang [issu de la même che'hita], on est dispensé de recouvrir [ce sang-ci séparément].
דָּם הַנִּיתָּז וְשֶׁעַל הַסַּכִּין, תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְכִסָּהוּ״ – מְלַמֵּד שֶׁדַּם הַנִּיתָּז וְשֶׁעַל הַסַּכִּין חַיָּיב לְכַסּוֹת. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁאֵין שָׁם דָּם אֶלָּא הוּא, אֲבָל יֵשׁ שָׁם דָּם שֶׁלֹּא הוּא – פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת.
Il est enseigné dans une autre baraïta : « Il le recouvrira » — cela enseigne que l'on est tenu de recouvrir tout son sang [la totalité du sang issu de la che'hita]. De là les Sages ont dit : Le sang qui a giclé et le sang resté sur les parois [de la gorge de la bête à l'endroit de l'abattage], on est tenu de le recouvrir. Rabban Chimon ben Gamliel a dit : En quel cas cette règle est-elle dite ? Lorsque l'on n'a pas encore recouvert le sang de l'âme [dam hanefech — le sang qui s'écoule de l'endroit d'abattage au moment de la mort de la bête]. Mais si l'on a déjà recouvert le sang de l'âme, on est dispensé de recouvrir le sang qui a giclé ou le sang resté sur les parois de la gorge.
תַּנְיָא אִידַּךְ: ״וְכִסָּהוּ״ – מְלַמֵּד שֶׁכׇּל דָּמוֹ חַיָּיב לְכַסּוֹת, מִכָּאן אָמְרוּ: דָּם הַנִּיתָּז וְשֶׁעַל אֲגַפַּיִים חַיָּיב לְכַסּוֹת. אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁלֹּא כִּסָּה דַּם הַנֶּפֶשׁ, אֲבָל כִּסָּה דַּם הַנֶּפֶשׁ – פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת.
La Guemara demande : Sur quel point divergent-ils [les trois opinions — les Hakhamim, Rabbi Yehouda et Rabban Chimon ben Gamliel] ? La Guemara répond : Les Hakhamim estiment que l'expression « son sang » (Vayikra 17, 13) signifie : la totalité de son sang, y compris le sang giclé. Rabbi Yehouda estime que « son sang » [avec le vav de possession] permet d'accomplir la mitsva avec n'importe quelle portion de son sang, même une petite quantité [d'où il déduit que le sang giclé, s'il y a d'autre sang présent, est dispensé de couverture supplémentaire, puisque la mitsva peut se faire avec celui-là]. Et Rabban Chimon ben Gamliel estime que « son sang » désigne le sang particulier [par excellence], c'est-à-dire le sang de l'âme.
בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי? רַבָּנַן סָבְרִי: ״דָּמוֹ״ – כׇּל דָּמוֹ, רַבִּי יְהוּדָה סָבַר: ״דָּמוֹ״ – וַאֲפִילּוּ מִקְצָת דָּמוֹ, וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: ״דָּמוֹ״ – הַמְיוּחָד.
Mishna 1
MICHNA : Avec quoi peut-on recouvrir [le sang] et avec quoi ne peut-on pas recouvrir [le sang] ? On peut recouvrir le sang avec du fumier finement broyé, avec du sable fin, avec de la chaux, avec de l'argile pilée [harssit], avec une brique ou le couvercle d'un tonneau d'argile [megouffa] que l'on a broyés. Mais on ne peut pas recouvrir le sang avec du fumier grossier, ni avec du sable grossier et grumeleux, ni avec une brique ou un couvercle de tonneau que l'on n'a pas broyés. De même, on ne peut pas simplement retourner un récipient sur le sang [car il ne s'agit pas d'un recouvrement au sens requis]. Rabban Chimon ben Gamliel a énoncé un principe : Toute substance dans laquelle les plantes poussent peut être utilisée pour recouvrir le sang ; toute substance dans laquelle les plantes ne poussent pas ne peut pas être utilisée pour recouvrir le sang.
מַתְנִי׳ בַּמֶּה מְכַסִּין וּבַמֶּה אֵין מְכַסִּין? מְכַסִּין בְּזֶבֶל הַדַּק, וּבְחוֹל הַדַּק, בְּסִיד, וּבְחַרְסִית, וּבִלְבֵנָה וּבִמְגוּפָה שֶׁכְּתָשָׁן, אֲבָל אֵין מְכַסִּין לֹא בְּזֶבֶל הַגַּס, וְלֹא בְּחוֹל הַגַּס, וְלֹא בִּלְבֵנָה וּבִמְגוּפָה שֶׁלֹּא כְּתָשָׁן, וְלֹא יִכְפֶּה עָלָיו אֶת הַכְּלִי. כְּלָל אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: דָּבָר שֶׁמְּגַדֵּל בּוֹ צְמָחִים – מְכַסִּין בּוֹ, וְשֶׁאֵינוֹ מְגַדֵּל צְמָחִים – אֵין מְכַסִּין בּוֹ.(משנה)
Guémara
GUEMARA : La michna enseigne que l'on peut recouvrir le sang avec du sable fin. La Guemara demande : Comment définit-on le sable fin ? Rabba bar bar Hana dit au nom de Rabbi Yo'hanan : C'est tout sable que le potier n'a pas besoin de broyer pour l'utiliser [car il est déjà assez fin]. La Guemara note : Et certains enseignent cette formulation en référence à la clause finale de la michna, qui dit : Mais on ne peut pas recouvrir le sang avec du fumier grossier, ni avec du sable grossier. La Guemara demande : Comment définit-on le sable grossier ? Rabba bar bar Hana dit au nom de Rabbi Yo'hanan : C'est tout sable que le potier doit broyer pour pouvoir l'utiliser.
גְּמָ׳ הֵיכִי דָמֵי חוֹל הַדַּק? אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כֹּל שֶׁאֵין הַיּוֹצֵר צָרִיךְ לְכׇתְשׁוֹ. וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא: אֲבָל אֵין מְכַסִּין לֹא בְּזֶבֶל הַגַּס וְלֹא בְּחוֹל הַגַּס. הֵיכִי דָּמֵי חוֹל הַגַּס? אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כֹּל שֶׁהַיּוֹצֵר צָרִיךְ לְכׇתְשׁוֹ.
La Guemara demande : Quelle est la différence pratique entre ces deux versions [de la formulation de Rabbi Yo'hanan] ? La Guemara répond : La différence entre elles concerne du sable qui nécessite un peu d'écrasement mais pas un broyage complet, c'est-à-dire du sable qui s'effrite entre les doigts sans avoir besoin d'un outil. Selon la première version [qui définit le sable fin comme « ce que le potier n'a pas besoin de broyer »], tant que le sable ne requiert pas de broyage proprement dit, il peut être utilisé pour recouvrir le sang — donc le sable qui s'effrite entre les mains est autorisé. Selon la seconde version [qui définit le sable grossier comme « ce que le potier doit broyer »], tout sable qui requiert un quelconque écrasement ne peut pas être utilisé — donc le sable qui s'effrite entre les mains est interdit.
מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דִּצְרִיךְ וְלָא צְרִיךְ, דְּמִיפְּרִיךְ אִיפְּרוֹכֵי.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraïta : [Le verset dit :] « Il le recouvrira » (Vayikra 17, 13). On aurait pu penser qu'il est permis de recouvrir le sang avec des pierres, ou simplement de retourner un récipient dessus. C'est pourquoi le verset ajoute : « avec de la terre [be'afar] ». Mais de « terre » seule je ne tire que l'obligation d'utiliser de la terre. D'où déduit-on pour inclure [l'utilisation de] fumier finement broyé, de sable fin, de pierres pilées, d'argile pilée [harssit], de fin résidu de lin [ne'oret pichtan daka][la baraïta continue au bas du folio suivant]
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְכִסָּהוּ״, יָכוֹל יְכַסֶּנּוּ בַּאֲבָנִים אוֹ יִכְפֶּה עָלָיו אֶת הַכְּלִי? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בֶּעָפָר״. וְאֵין לִי אֶלָּא עָפָר, מִנַּיִן לְרַבּוֹת זֶבֶל הַדַּק, וְחוֹל הַדַּק, וּשְׁחִיקַת אֲבָנִים, וּשְׁחִיקַת חַרְסִית, וּנְעוֹרֶת פִּשְׁתָּן דַּקָּה,

Rachi

ואלו ואלו אין מטמאין - דלא גזור בהו רבנן טומאה:,ואלו ואלו תחלה - שאפילו שני מטמא משקין להיות תחלה כדתנן (לעיל חולין דף לד.) כל הפוסל את התרומה דהיינו שני מטמא משקין ועושה אותן תחלה חוץ מן הטבול יום:,תחלה - ראשון לטמא שני והשני שלישי:,חוץ ממשקה שהוא אב הטומאה - כגון שלשה מעיינות הזב המנויין במס' נדה בפרק דם הנדה (נדה דף נד:) שהן אב הטומאה לטמא אדם וכלים זובו ורוקו ומימי רגליו ושכבת זרעו של כל אדם דילפינן מרוק דכתיב (ויקרא ט״ו:ח׳) וכי ירוק הזב מה רוק שהוא מתעגל ומתאסף יחד ואחר כך יוצא אף כל שהוא מתעגל ויוצא ומשקין אחרים יוצאין ממנו שאינם אב הטומאה לפי שאינם מתעגלים ויוצאין כרוק ואלו הן דמעת עינו דם מגפתו וחלב האשה:

הכי גרסינן מאי לאו קלין שרץ וזב וחמורין מת - מת חמור הוא שהוא אבי אבות הטומאה:,שרץ - כגון מימי רגליו של שרץ הנמצאים בשלפוחית שלו:,לא קלין שרץ וחמורין זב - אבל משקה המת טהורים חוץ מדמו שהוא מטמא מן התורה כדכתיב (במדבר ו) על נפש מת:

מאי שנא זב דגזור רבנן - מיהא טומאה מתחלה במשקין שאינן אב הטומאה מעיינות ומאי שנא מת דלא גזור:,זב - לפי שהוא חי לא בדילי אינשי מיניה ועוד שאינו ניכר לכל:

אמר רבי יהודה כו' - לקמיה מפרש טעמיה:

אגפיים - כותלי בית השחיטה. ולשון אגפיים כמו אגפי המים גדותיה:,אבל כסה דם הנפש כו' - ושלש מחלוקות הן רבנן סברי כוליה בעי כסוי ולרבי יהודה אפילו דם הנפש לא בעי כסוי אלא מקצתו כדקתני דדם הניתז פטור מלכסות ואפילו הוא דם הנפש ובלבד שיהא שם דם אחר ולרבן שמעון בן גמליאל דם הנפש כוליה בעי כסוי:

רבנן סברי דמו כל דמו - משמע:

מתני' חרסית - שחיקת חרסים:,מגופה - שעל פי חבית:

גמ' איכא בינייהו דצריך ולא צריך - ללישנא קמא דאמר אין צריך קרי חול הדק ומותר האי נמי בכלל אין צריך הוא ותורת חול הדק עליו ומותר וללישנא בתרא דקרי חול הגס ואסור כל שצריך לכותשו האי נמי בכלל צריך לכותשו הוא וחול הגס שמו ואסור:,דמיפריך איפרוכי - ביד:

נעורת - ארישט"א שמנערין מן הפשתן:

Tossafot

רבנן סברי דמו כל דמו - ואע"ג דאמרינן בפרק זה בורר (סנהדרין דף כה.) דאימתי דרבי יהודה לפרש היינו דוקא במשנה אבל בברייתא לא דבכל הספרים גרסינן בסוף חלון (עירובין פא:) כל מקום שאמר רבי יהודה במשנתינו אימתי וכו' ואומר ר"ת דהכא הלכה כרבי יהודה דמתניתין כוותיה אתיא דאע"ג דבברייתא על כרחך בא לחלוק במתניתין אתא לפרש ומיהו לרמי בר חמא (ורב חסדא) משמע בזה בורר (סנהדרין דף כה.) דאף במשנה הוי אימתי לחלוק היכא דמוכח והכא מוכח כיון דבברייתא בהדיא פליגי רבנן ולרבי ירמיה בפ"ק דגיטין (דף ז: ושם ד"ה אומר) הוי לחלוק אע"ג דלא מוכח גבי ספינה דמשני הא רבי יהודה והא רבנן והיא משנה במסכת חלה (פ"ב מ"ב) וי"ס דגרסי בברייתא קמייתא וכסהו מלמד שדם הניתז ושעל אגפיים חייב לכסות אמר רבי יהודה כו' תניא אידך וכסהו מלמד שכל דמו חייב לכסות מכאן אמרו כו' רשב"ג אומר כו' ולפי גירסא זו יכול להיות דברייתא באה לפרש והא דקאמר ורבנן סברי אדרבנן דרשב"ג קאי:,ורבי יהודה סבר דמו ואפילו מקצת דמו - תימה דבפ"ק דבכורות (דף ג.) סברתם הפוכה דרבנן סברי בכור אפילו מקצת בכור כתיב כל עד דאיכא כוליה ורבי יהודה סבר בכור כוליה בכור כתיב כל דאפילו כל דהו ואומר ר"ת דהכא הוי כמו התם דמשום דדם כוליה דם משמע קא"ר יהודה דמו מקצת דמו דוי"ו דדמו אתא לאפוקי ממשמעותיה דדם כדאמרינן התם כתב כל דאפילו כל דהו וקשה לפירושו דהא לעיל קאמר רבי יהודה דמו לחלק ועוד לפי מה שפוסק ר"ת הכא כרבי יהודה קשה הלכתא אהלכתא דאמרינן בבכורות (שם:) לית דחש להא דרבי יהודה דאמר שותפות עובד כוכבים חייב בבכורה לכן נראה שאין לדמות הדרשות אלא מה שהש"ס מדמה כי ההיא דבתולה מקצת בתולים דמדמה בפרק אלמנה נזונית (כתובות צז:) לפלוגתא דמקצת כסף ככל כסף דהוו ענין אחד דכשנתמעטו בתוליה ונשארו מקצתן כאילו נשארו כולן וכן כסף אשה בכתובתה כשנשאר מקצתה יש לה מזונות כאילו נשאר כולה אבל שה מקצת שה דפליגי רבי אליעזר ורבנן ופלוגתא דרבי יהודה בן בתירא ורבנן בכל נפש וחמש ולא חצי חמש וחמשה בקר ולא חמשה חצאי בקר אין לדמותם יחד ועוד יש לתרץ דלא תקשה דרבי יהודה אדרבי יהודה דבכורות דהתם דווקא משמע ליה בכור כוליה בכור דקרא מסתמא משתעי בסתם בהמות דכולה דישראל בבהמת ישראל א"נ משום דכתיב כל בכור בישראל משמע כוליה דישראל כדאמר בפרק מצות חליצה (יבמות דף קב.) בישראל עד שיהא אביו ואמו מישראל:

חרסית - פי' בקונטרס במרובה (ב"ק דף סט.) לבנה כתושה וא"א לומר כן דהכא חשיב תרוייהו וכאן פי' בקונטרס חרסית שחיקת חרסין וגם על זה קשה דברייתא בגמרא חשיב תרווייהו:,כל דבר המגדל צמחים כו' - לאו לפלוגי אתא אלא לעשות כלל לדבר ואם תאמר והא חרסית אין מגדל צמחים כדמשמע במרובה (שם) דאמר סימנא כי חרסית דליכא הנאה מינה ואומר ר"ת דלעולם מגדל וליכא הנאה מינה דקאמר היינו שאינו מוציאה כדי נפילה ואין ראיה מן המדרש דקאמר אם חרסית היא פירותיה רזין דהא קאמר נמי ואם צונמא היא פירותיה שמנים וצונמא לאו בר זרעים היא כדקאמרינן באלו עוברין (פסחים דף מז:) אלא כעין חרסית וכעין צונמא קאמר:

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Chullin 88a
100%
חולין פ״ח אמַסֶּכֶת חוּלִּין