AccueilÉtudeTanakhBibliothèqueSujetsParachaDivrei TorahRabbanimSagesHistoireÀ proposMes favorisFaire un don
Retour

Traité Chullin

83b

Étude de Chullin 83b

Étude de la Mishna & Guémara 83b

§ Rabbi [Yehouda HaNassi] dit : l'expression « un jour [yom e'had] » du verset [« tu n'abattras pas la bête et son petit, tous les deux, en un seul jour » (Vayikra 22,28)] désigne un jour particulier [spécial] — et il indique qu'un jour particulier requiert une proclamation [kerouz] [pour prévenir les acheteurs d'abattre une bête et son petit le même jour]. De là est déduit ce qui est enseigné dans la michna : en quatre périodes de l'année [qui sont des jours particuliers], celui qui vend une bête à son prochain doit l'en informer.
רַבִּי אוֹמֵר: ״יוֹם אֶחָד״ – יוֹם הַמְיוּחָד טָעוּן כָּרוֹז, מִכָּאן אָמְרוּ: בְּאַרְבָּעָה פְּרָקִים בַּשָּׁנָה הַמּוֹכֵר בְּהֵמָה לַחֲבֵירוֹ צָרִיךְ לְהוֹדִיעוֹ.
[Formule liturgique signalant la fin du chapitre :] « Nous reviendrons vers toi, [chapitre] Oto ve'et beno [la mère et son petit]. »
הֲדַרַן עֲלָךְ אוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ.
Mishna 1
MICHNA : La mitsva de couvrir le sang [kissouï hadam] après l'abattage est en vigueur tant en Eretz Yisraël qu'en dehors d'Eretz Yisraël, tant en présence [c'est-à-dire : à l'époque] du Temple qu'en l'absence du Temple. Elle est en vigueur pour les bêtes [non consacrées] non-sacrées [h'oulin] — mais non pour les animaux consacrés [mouqdachim]. Elle est en vigueur pour l'abattage d'une bête sauvage [h'ayya] et d'un oiseau [of], pour les animaux et oiseaux aisément disponibles chez soi [mezoumanim — domestiqués], comme pour ceux qu'on ne peut pas facilement obtenir et que l'on chasse dans la nature [che'einam mezoumanim]. Et elle est en vigueur pour le koy [créature d'identité incertaine], parce que l'on ne sait pas si c'est un animal domestique [be'hema] — auquel cas on serait exempt de couvrir son sang — ou une bête sauvage [h'ayya] — auquel cas on serait obligé de le couvrir.
מַתְנִי׳ כִּסּוּי הַדָּם נוֹהֵג בָּאָרֶץ וּבְחוּצָה לָאָרֶץ, בִּפְנֵי הַבַּיִת וְשֶׁלֹּא בִּפְנֵי הַבַּיִת, בְּחוּלִּין אֲבָל לֹא בְּמוּקְדָּשִׁין, וְנוֹהֵג בַּחַיָּה וּבָעוֹף, בִּמְזוּמָּן וּבְשֶׁאֵינוֹ מְזוּמָּן, וְנוֹהֵג בְּכוֹי מִפְּנֵי שֶׁהוּא סָפֵק.(משנה)
Et l'on ne peut pas abattre un koy un jour de fête [yom tov] — car couvrir son sang impliquerait l'exécution d'un travail [melakha] qui n'est permis que s'il existe une obligation certaine de couvrir le sang. Et si l'on a abattu un koy un jour de fête après coup, on ne couvre pas son sang avant la fin de la fête.
וְאֵין שׁוֹחֲטִין אוֹתוֹ בְּיוֹם טוֹב, וְאִם שְׁחָטוֹ – אֵין מְכַסִּין אֶת דָּמוֹ.
Guémara
GUEMARA : La Guemara demande : pour quelle raison n'est-on pas obligé de couvrir le sang des [oiseaux] consacrés [mouqdachim] ? Si l'on dit que c'est à cause de la règle de Rabbi Zeira — c'est difficile. Car Rabbi Zeira dit : celui qui abat un oiseau ou une bête sauvage doit placer de la terre sous le sang [avant l'abattage] et de la terre dessus [après], comme il est dit : « Il versera son sang et le couvrira avec de la terre » (Vayikra 17,13). La Torah ne dit pas : « Couvre-le avec de la terre [be'afar] » simplement — mais « dans de la terre [be'afar] », ce qui enseigne que le sang doit être enveloppé à l'intérieur de la terre. Le verset enseigne que celui qui abat un oiseau ou une bête sauvage doit placer de la terre sous le sang et de la terre au-dessus.
גְּמָ׳ מוּקְדָּשִׁין מַאי טַעְמָא לָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּרַבִּי זֵירָא, דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא: הַשּׁוֹחֵט צָרִיךְ שֶׁיִּתֵּן עָפָר לְמַטָּה וְעָפָר לְמַעְלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשָׁפַךְ אֶת דָּמוֹ וְכִסָּהוּ בֶּעָפָר״ – ״עָפָר״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״בְּעָפָר״, מְלַמֵּד שֶׁהַשּׁוֹחֵט צָרִיךְ שֶׁיִּתֵּן עָפָר לְמַטָּה וְעָפָר לְמַעְלָה.
La Guemara continue : et ici [dans le cas d'un oiseau offert en sacrifice], dont le sang est présenté sur l'autel, il est impossible de placer de la terre sous le sang. Comment pourrait-on accomplir la couverture du sang ? Si l'on suggère de placer de la terre sur l'autel et d'annuler [levattél] cette terre à l'autel [pour qu'elle n'en soit jamais retirée] — c'est impossible, car en annulant la terre à l'autel, on ajoute à sa structure [mossif al habinya]. Et il est écrit à propos de la construction du Temple : « Tout était par écrit, de la main de Dieu qui m'a instruit » (I Divrei HaYamim 28,19) — indiquant que les dimensions du Temple et tous ses ustensiles ont été transmis de manière prophétique et ne peuvent donc pas être modifiés.
וְהָכָא לָא אֶפְשָׁר, הֵיכִי לֶיעְבֵּיד? לִיתֵּיב וְלִיבַטְּלֵיהּ – קָמוֹסֵיף אַבִּנְיָן, וּכְתִיב: ״הַכֹּל בִּכְתָב מִיַּד ה׳ עָלַי הִשְׂכִּיל״.
[La Guemara continue :] Et si l'on ne l'annule pas [à l'autel], c'est problématique aussi — car la terre constituerait une interposition ['hatsitsa] entre le sang de l'oiseau et l'autel.
לָא לִיבַטְּלֵיהּ – קָא הָוֵי חֲצִיצָה.
La Guemara explique pourquoi la règle de Rabbi Zeira ne suffit pas à justifier l'exemption des oiseaux consacrés : certes, il est impossible de placer de la terre sous le sang de l'oiseau — mais il est possible de placer de la terre au-dessus du sang de l'oiseau. Si tel est le cas, que l'on effectue au moins la couverture du sang par dessus !
נְהִי דִּלְמַטָּה לָא אֶפְשָׁר, לְמַעְלָה אֶפְשָׁר, לֶיעְבֵּיד כִּסּוּי!
La Guemara explique cette suggestion : n'est-il pas enseigné dans une baraïta que Rabbi Yonatan ben Yossef dit : si l'on a abattu une bête sauvage, dont le sang requiert une couverture, puis ensuite un animal domestique, dont le sang ne requiert pas de couverture — au même endroit que la bête sauvage — on est exempt de l'obligation de couvrir le sang de la bête sauvage, car il est [déjà] recouvert par le sang de l'animal domestique ? Mais si l'on a abattu un animal domestique puis ensuite une bête sauvage, on est tenu de couvrir le sang de cette dernière, même s'il n'y a pas de terre mais seulement le sang de l'animal domestique sous lui. Il ressort de cette baraïta que la mitsva de kissouï hadam s'applique même lorsqu'il est impossible de placer de la terre sous le sang.
מִי לָא תַּנְיָא, רַבִּי יוֹנָתָן בֶּן יוֹסֵף אוֹמֵר: שָׁחַט חַיָּה וְאַחַר כָּךְ שָׁחַט בְּהֵמָה – פָּטוּר מִלְּכַסּוֹת, בְּהֵמָה וְאַחַר כָּךְ חַיָּה – חַיָּיב לְכַסּוֹת.
La Guemara répond : l'exemption des oiseaux consacrés de la mitsva de kissouï hadam — même de la couverture par dessus — est fondée sur une autre règle de Rabbi Zeira. Car Rabbi Zeira dit, au sujet des offrandes de farine [mena'hot] : pour toute mesure de farine susceptible d'être mélangée [bilila] avec l'huile [d'une offrande de farine], le fait de ne pas avoir effectué le mélange n'invalide pas l'offrande — même s'il est prescrit de l'effectuer ab initio. Et pour toute mesure de farine non susceptible d'être mélangée avec l'huile, le fait de ne pas avoir effectué le mélange invalide l'offrande. De même ici : si l'on a abattu un animal domestique puis une bête sauvage — puisqu'il était possible de couvrir le sang du premier avant d'abattre le second [ce qui aurait permis de remplir correctement la mitsva de couverture], on est tout de même obligé de couvrir le sang par-dessus. En revanche, pour les oiseaux consacrés, il est toujours impossible de remplir correctement la mitsva — la couverture sous-jacente est donc invalidante.
כִּדְרַבִּי זֵירָא, דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא: כׇּל הָרָאוּי לְבִילָּה – אֵין בִּילָּה מְעַכֶּבֶת בּוֹ, וְכֹל שֶׁאֵינוֹ רָאוּי לְבִילָּה – בִּילָּה מְעַכֶּבֶת בּוֹ.
La Guemara demande encore : que l'on racle [guirar] le sang de l'autel [après la présentation] et qu'on le couvre ailleurs ! N'apprenons-nous pas dans une michna (87b) : pour le sang qui a giclé [hors de la fosse dans laquelle l'animal a été abattu] et pour le sang qui est resté sur le couteau [de che'hita], on est obligé de les couvrir ? Il est donc évident que la halakha prévoit de racler le sang et de le couvrir en un autre endroit que là où il a coulé. Ici aussi, raclons le sang de l'oiseau consacré de l'autel et couvrons-le ailleurs !
וְלִיגְרְרֵיהּ וְלִיכַסְּיֵהּ? מִי לָא תְּנַן: דָּם הַנִּיתָּז וְשֶׁעַל הַסַּכִּין חַיָּיב לְכַסּוֹת? אַלְמָא דְּגָרֵיר וּמְכַסֵּי לֵיהּ, הָכָא נָמֵי נִגְרוֹר וּנְכַסֵּי לֵיהּ!
La Guemara répond : si [la michna citée] parlait d'animaux consacrés pour l'autel [kodchéï mizbeah'] — en effet, le sang devrait être raclé et couvert ailleurs. Mais ici [dans la michna de kissouï hadam], de quoi s'agit-il ? D'animaux consacrés pour l'entretien du Temple [kodchéï vedek habayit] — c'est-à-dire des oiseaux donnés au Temple pour être vendus, dont les revenus serviraient aux réparations. Ces oiseaux ne peuvent pas être abattus [pour la consommation] ; et si l'on transgresse et les abat, il est interdit d'en tirer le moindre profit. Le Tanna de la michna est d'avis que la mitsva de kissouï hadam ne s'applique pas à un animal abattu dont il est interdit de consommer la chair.
אִי בְּקׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ – הָכִי נָמֵי, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בְּקׇדְשֵׁי בֶּדֶק הַבַּיִת.

Rachi

רבי אומר יום אחד יום המיוחד טעון כרוז - ימים מיוחדים יש בשנה דהיינו ארבעה פרקים שאתה מוזהר להכריז אמה מכרתי לשחוט. קרי ביה לא תשחיטו לא תגרום לה לישחט בימים הללו היא ובנה אי נמי מדכתיב יום אחד דמשמע יום מיוחד למאי יחדינהו אי לאו להטעין כרוז:

מתני' כסוי הדם - משום דבעי למתני בחולין אבל לא במוקדשין נקט לכולהו:,במוקדשין - חטאת העוף ועולת העוף:,במזומן ובשאינו מזומן - משום דגבי שלוח הקן אצטריך למיתני לקמן (חולין דף קלח:) שאינו מזומן אבל לא במזומן. מזומן עוף הגדל בבית:,ונוהג בכוי - גרס:

ואין שוחטין אותו ביום טוב - משום דלמא בעי כסוי ומספקא לא מחללינן י"ט אם שחטו:

גמ' עפר למטה - עפר תיחוח ולא על קרקע קשה:,וכסהו עפר - משמע דלא בעי עפר אלא בכסוי. בעפר משמע כולו עטוף בעפר תיחוח:

והכא לא אפשר - לתת עפר למטה על המזבח:,וליבטליה - להניחו שם לעולם:,קמוסיף אבנין - להגביהו והרי כל אורך ורוחב ורום הבנין נמסר לדוד על פי נביאים:,דכתיב - בדברי הימים דקאמר ליה דוד לשלמה הכל בכתב מיד ה' עלי השכיל כל מלאכת התבנית עלי השכיל אותי לימד:

קא הוי חציצה - בין דם למזבח ונמצא שלא נמצה דמו בקיר המזבח:

ופרכינן נהי דלמטה - קודם מליקה אי אפשר לתת עפר משום חציצה כדאמרת אבל למעלה לאחר שמלק יכסנו דלאו חציצה מאי איכא למימר:

פטור מלכסות - שהרי דם בהמה למעלה ומה יכסה:,חייב לכסות - ואע"ג דליכא עפר למטה בינו לדם הבהמה והכא נמי אע"ג שאין למטה יתן למעלה:

כל הראוי לבילה אין בילה מעכבת בו - במס' מנחות (דף קג:) אמרינן אין מביאין בכלי אחד מנחה של ששים ואחד עשרונים ומפרשינן טעמא מפני שאמרה תורה הבא מנחה שיכולה ליבלל וששים נבללין בכלי אחד אבל ששים ואחד קים להו לרבנן דאין יכולין ליבלל והוינן בה וכי אין נבללין מאי הוי והתנן לא בלל כשר ותירץ רבי זירא ראוי לבילה מיהא בעינן ומי שהוא ראוי לבילה אין בילה מעכבת ואפילו לא בלל כשר אבל כשאינו ראוי לבילה בילה מעכבת בו. והכא נמי ראוי היה ליתן עפר למטה בין דם הבהמה לדם החיה קודם ששחט החיה הילכך אף על פי שלא נתן אין הכסוי בטל אבל מוקדשין שאין ראוי ליתן עפר למטה מצות עפר למטה מעכבת בו:

וליגרריה - מעל המזבח לאחר הזאה ויתננו למטה ויכסנו:,דם הניתז - למרחוק חוץ לגומא ששוחט בה ודם שעל הסכין חייב לכסות וע"כ דם הסכין לא יכסנו אלא א"כ גוררו תחלה מעל הסכין ומכסי ליה:

בקדשי מזבח - כגון חטאת העוף:,הכי נמי - דחייב לכסות הואיל ושחיטה ראויה הן שנאכלות לכהנים ומתניתין בעופות שהקדישן לבדק הבית ושחטם דאסורים בהנאה ומשום דשחיטה שאינה ראויה פטר להו מכיסוי:

Tossafot

מתני' כסוי הדם: ,ונוהג בחיה ובעוף - למעוטי בהמה קא אתי דלא תימא שיהא בכלל חיה:,במזומן ובשאינו מזומן - פי' בקונטרס דמשום שלוח הקן איצטריך למיתני דתנן לקמן דאינו נוהג אלא בשאינו מזומן וקשה לפירושו דאם כן בכל הני פירקין הוה ליה למיתני באותו ואת בנו (לעיל חולין דף עח.) ובגיד הנשה (לקמן חולין דף פט:) ובכל הבשר (לקמן חולין דף קג:) ונראה לפרש דאיצטריך למיתנייה הכא משום דכתיב (ויקרא יז) (כי) [אשר] יצוד דלא תימא דוקא באינו מזומן:

במוקדשין מ"ט לא - בקדשי מזבח נמי קא בעי כדמוכח הסוגיא ואף על גב דהנוחר והמעקר פטור מלכסות (לקמן חולין דף פה.) היינו משום דאסור באכילה אבל הכא משתרי באכילה במליקתו וגבי כסוי הדם לא כתיבא שחיטה אלא שפיכה:,צריך שיתן עפר למטה ועפר למעלה - עפר שלמעלה מצוה שיתן הוא דהא כסהו ונתגלה פטור מלכסות וכסהו הרוח ונתגלה חייב לכסות (לקמן חולין דף פז.) אבל עפר שלמטה אין צריך שיתן הוא אם יש עפר הרי כאילו נתן הוא העפר והא דאמרינן לעיל בפ"ב (חולין דף לא.) דמזמני לכולה בקתא היינו במקום שהיה הקרקע קשה היה חופר משום דבעינן שיהיה עפר תיחוח ומיהו לעיל פירש בקונטרס שהיה מזמינו בפה לכך:

קא מוסיף אבנין - והא דאמרינן בפ' קדשי קדשים (זבחים דף סא:) שכשעלו בני גולה הוסיפו על המזבח ד' אמות מן הדרום התם קרא אשכח ודריש מה בית ששים אף מזבח ששים ור"ת מפרש קא מוסיף אבנין ולא הוה מרובע והתם יליף דריבוע מזבח מעכב ואין נראה דאכתי כשבא לכסות ידביק עפר גם סביב המזבח עד שיהא מרובע ועוד דקרא דרבוע יהיה הוה ליה לאתויי ולא קרא דהכל בכתב וגו':

שחט חיה ואחר כך בהמה פטור מלכסות - תימה דליגרריה ולכסייה וכן בהמה ואח"כ חיה דליגרריה ולכסייה כדם הניתז ושעל הסכין:

דאמר רבי זירא כל הראוי לבילה כו' - מלתא דר' זירא בפ' המנחות והנסכים (מנחות דף קג:) גבי הא דתנן הרי עלי ס"א עשרונים כו' כדפירש בקונטרס ותימה מאי פריך והא תנן אם לא בלל כשר דנהי דכשר מ"מ מצוה לבלול לכך יביא בשני כלים דוקא דהא כי אמר הרי עלי להביא בכלי אחד תנן התם לעיל דלא יביא בשני כלים אבל סתם יביא כמו שירצה וי"ל דהא סיפא דס"א קאי אהך דקתני רישא מתנדב אדם מנחה של ששים עשרון ומביא בכלי אחד ואם אמר הרי עלי ס"א כו' כלומר מנחה של ס"א דהשתא כיון דקאמר מנחה לקרבן גדול קא מיכוין והוי כאילו אמר בכלי אחד לכך פריך כיון דאם לא בלל כשר צריך להביא בכלי אחד:,אין בילה מעכבת בו - תימה והלא שנה הכתוב בלילה בכמה מקומות ובשנים עשר נשיאים תנא ביה י"ב זימנין ואמר בהקומץ רבה (מנחות דף יט.) בכל מקום שהחזיר הכתוב בתורה מנחה אינה אלא לעכב ושמא יש שום דרש דדרשינן מיניה דבילה לא מעכבא או שמא כולהו צריכי ואע"ג דבילה לא מעכבא מ"מ סברא הוא דכל הפחות דראוי בעינן כיון שהזכיר הכתוב בילה וכן לענין כסוי דהכא וכן בקריאת חליצה בפרק מצות חליצה (יבמות דף קד.) ובקריאת ביכורים בפרק הספינה (ב"ב דף פא:) ובפרק נערה בנדרים (דף עג.) דחרש לא מצי מיפר אפילו לא הוי ושמע אישה דוקא מ"מ ראוי לשמוע בעינן דסברא הוא בכל כי הני שיש שום דרשה בהן דלא הוי דוקא ולא מעכבא מ"מ ראוי בעינן וכן בפ"ק דקדושין (דף כה.) גבי בית הסתרים דבעי ראוי לביאת מים משום דהזכיר ביאת מים דכתיב כל בשרו אף על פי שמיעט בית הסתרים כדדרשינן מה בשרו מאבראי מ"מ כיון דאיכא כל דמרבה אפילו טמון לכל הפחות י"ל לענין הכי מרבה דבעינן ראוי לביאת מים והא דאמרינן דטמאין משלחין קרבנותיהן אע"ג דאינו סומך ולא אמרינן דניבעי ראוי לסמיכה שמא יש שום יתור דלא בעינן אפילו ראוי אי נמי הא חזי בימי טהרה ומה שיש מקומות שחשו על הסמיכה ויש מקומות שלא חשו מפורש בכל הגט (גיטין דף כח: ד"ה והא) מיהו בנגמר הדין (סנהדרין דף מה:) גבי נקטעה יד העדים פטור ואיכא דמחייב התם [דלא] בעי קרא כדכתיב צריך ליתן טעם למה (בעי):

Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.

Chullin 83b
100%
חולין פ״ג במַסֶּכֶת חוּלִּין