La Guemara soulève une objection : mais que dire du cas de la michna [précédente] — un foetus mort dans le ventre de sa mère, et une sage-femme qui l'y a touché — qui est analogue au cas des deux anneaux avalés [dont il vient d'être question] ? Et pourtant la michna statue que le foetus rend la sage-femme impure [ce qui semble contredire le principe que la tumea belou'a — impureté enfouie — ne se transmet pas].
וְהָא עוּבָּר וְחַיָּה, דְּכִשְׁתֵּי טַבָּעוֹת דָּמוּ, וְקָא מְטַמֵּא לַהּ עוּבָּר לְחַיָּה?
Rabba dit : le foetus est différent [d'un anneau avalé] en ceci qu'il a vocation à sortir [du ventre de sa mère]. Rava dit avec étonnement : est-ce à dire qu'un foetus a vocation à sortir du ventre, mais qu'un anneau avalé n'a pas vocation à sortir du corps ? Un anneau sera certainement lui aussi expulsé à terme. Plutôt, dit Rava : les érudits de Poumbédita connaissent la raison de cette affaire — et quel est ce Sage désigné par « les érudits de Poumbédita » ? C'est Rav Yossef.
אָמַר רַבָּה: שָׁאנֵי עוּבָּר, הוֹאִיל וְסוֹפוֹ לָצֵאת. אָמַר רָבָא: עוּבָּר סוֹפוֹ לָצֵאת, טַבַּעַת אֵין סוֹפָהּ לָצֵאת? אֶלָּא אָמַר רָבָא: פּוּמְבְּדִיתָאֵי יָדְעִי טַעְמָא דְּהָא מִילְּתָא, וּמַנּוּ? רַב יוֹסֵף.
Car Rav Yossef dit au nom de Rav Yehouda, qui le dit au nom de Chmouel : cette impureté [de la sage-femme dans le cas de la michna] n'est pas d'ordre biblique [min ha-Torah] ; elle n'est que d'ordre rabbinique [mi-divrei soferim]. La Guemara demande : quelle était l'intention de Chmouel en insistant sur le fait que ce n'est pas d'ordre biblique mais seulement d'ordre rabbinique ? Il aurait suffi de dire simplement que cette impureté est un décret rabbinique. La Guemara répond : il l'a dit pour que l'on ne croie pas que la décision de la michna ne vaut que selon l'opinion de Rabbi Akiva — qui dit qu'une personne qui touche un foetus mort dans le ventre d'une femme devient impure par la Torah — et que c'est pour cela que la sage-femme est rendue impure. Plutôt, même selon l'opinion de Rabbi Ichmaël — qui dit que celui qui touche un foetus mort dans le ventre d'une femme est pur selon la Torah — les Sages ont néanmoins décrété que la sage-femme qui le touche est impure par décret rabbinique.
דְּאָמַר רַב יוֹסֵף אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: טוּמְאָה זוֹ אֵינָהּ מִדִּבְרֵי תוֹרָה, אֶלָּא מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים. מַאי אֵינָהּ מִדִּבְרֵי תוֹרָה אֶלָּא מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים? דְּלָא תֵּימָא אַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא דְּאָמַר: ״עוּבָּר בִּמְעֵי אִשָּׁה טָמֵא״, אֶלָּא אֲפִילּוּ לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל דְּאָמַר: ״עוּבָּר בִּמְעֵי אִשָּׁה טָהוֹר״, גְּזַרוּ בַּהּ טוּמְאָה מִדְּרַבָּנַן.
La Guemara demande : quelle est la raison de ce décret [rabbinique] ? Rav Hochaya dit : c'est un décret [pris] de peur que le foetus ne sorte sa tête hors de l'entrée [cachée] du ventre de sa mère. Si cela se produisait, le foetus serait considéré comme né, et il serait alors impur par la Torah. Les Sages ont craint que le foetus ait sorti sa tête puis que celle-ci soit rentrée à l'intérieur sans que la sage-femme ne s'en aperçoive. Par conséquent, lorsqu'elle a touché le foetus, elle a cru à tort qu'elle demeurait pure. Pour se prémunir contre cette erreur, les Sages ont décrété que dans tout cas où elle touche le foetus mort, elle est rituellement impure.
מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב הוֹשַׁעְיָא: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יוֹצִיא וָלָד רֹאשׁוֹ חוּץ לַפְּרוֹזְדוֹר.
La Guemara objecte : s'il en est ainsi, les Sages auraient dû également décréter que la femme elle-même — qui porte le foetus — est impure, puisqu'elle aussi pourrait ne pas remarquer que la tête du foetus est sortie. La Guemara explique : une femme perçoit avec précision, en elle-même, si la tête du foetus est sortie. La Guemara demande : mais alors elle l'aurait dit à la sage-femme — pourquoi est-il besoin d'un décret ? La Guemara répond : parce que la mère est absorbée [par les douleurs de l'accouchement], elle n'a pas la présence d'esprit de prévenir la sage-femme.
אִי הָכִי, אִשָּׁה נָמֵי? אִשָּׁה מַרְגֶּשֶׁת בְּעַצְמָהּ. וְתֵימָא לַהּ לְחַיָּה! טְרִידָא.
Quelle est l'opinion de Rabbi Ichmaël, et quelle est l'opinion de Rabbi Akiva [auxquels il a été fait allusion] ? Comme il est enseigné dans une baraïta : « Et tout ce qui touche [un mort] à la surface des champs » (Bamidbar 19, 16) — [la précision « à la surface des champs »] exclut celui qui touche un foetus mort dans le ventre d'une femme [car celui-ci est enfoui et non exposé au grand air] : telle est la déclaration de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva dit : [cette expression] sert au contraire à inclure [comme sources d'impureté] le golel [la dalle de couverture d'une tombe] et le dofek [les parois sur lesquelles repose cette dalle].
מַאי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וּמַאי רַבִּי עֲקִיבָא? דְּתַנְיָא: ״וְכֹל אֲשֶׁר יִגַּע עַל פְּנֵי הַשָּׂדֶה״ – לְהוֹצִיא עוּבָּר בִּמְעֵי אִשָּׁה, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לְרַבּוֹת גּוֹלֵל וְדוֹפֵק.
La Guemara demande : et d'où Rabbi Ichmaël tire-t-il que le golel et le dofek rendent impur ? Il a appris cette halakha par tradition orale [hilkheta], non d'un verset. La Guemara demande : quant à Rabbi Akiva, d'où tire-t-il que le foetus mort dans le ventre d'une femme est impur par la Torah ? Rabbi Ochaya dit qu'il le déduit du verset : « Celui qui touche un mort, d'une âme [nefech] d'homme » (Bamidbar 19, 13). L'expression « d'une âme [be-nefech] » peut aussi être interprétée comme « à l'intérieur d'une vie ». Quel est le cas d'un mort qui se trouve à l'intérieur de la vie d'un être humain ? Tu dois dire que c'est le foetus mort dans le ventre d'une femme.
וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, גּוֹלֵל וְדוֹפֵק – הִלְכְתָא גְּמִירִי לַהּ. וְרַבִּי עֲקִיבָא, עוּבָּר בִּמְעֵי אִשָּׁה טָמֵא מִדְּאוֹרָיְיתָא – מְנָא לֵיהּ? אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא, אָמַר קְרָא: ״הַנּוֹגֵעַ בְּמֵת בְּנֶפֶשׁ״, אֵיזֶהוּ מֵת שֶׁבְּנֶפֶשׁ שֶׁל אָדָם? הֱוֵי אוֹמֵר זֶה עוּבָּר שֶׁבִּמְעֵי אִשָּׁה.
La Guemara commente : quant à Rabbi Ichmaël, il a besoin de ce même verset pour enseigner [l'impureté d']un quart de log de sang provenant d'un mort [revi'it dam], qui transmet lui aussi l'impureté [comme un cadavre entier], comme il est dit : « Celui qui touche un mort, de l'âme [nefech] de l'homme » (Bamidbar 19, 13). Quel est le cas de « l'âme de l'homme » qui transmet l'impureté ? Tu dois dire que c'est le quart de log de sang — car le sang est considéré comme la force vitale de l'homme, ainsi qu'il est dit : « Car le sang est la vie [nefech] » (Devarim 12, 23), et un être humain a besoin d'un minimum de quart de log de sang pour survivre.
וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לִרְבִיעִית דָּם הַבָּאָה מִן הַמֵּת, שֶׁמְּטַמְּאָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַנֹּגֵעַ בְּמֵת בְּנֶפֶשׁ הָאָדָם״, אֵיזֶהוּ נֶפֶשׁ שֶׁל אָדָם שֶׁמְּטַמֵּא? הֱוֵי אוֹמֵר זוֹ רְבִיעִית דָּם.
La Guemara commente : quant à Rabbi Akiva, il ne retient pas cette déduction [pour le revi'it de sang provenant d'un seul mort]. Il se conforme à sa propre ligne de raisonnement, car il dit que même un quart de log de sang provenant de deux cadavres distincts transmet l'impureté sous le toit [be-ohel]. Comme il est enseigné dans une baraïta : Rabbi Akiva dit : d'où est-il déduit qu'un quart de log de sang provenant de deux cadavres distincts transmet l'impureté sous le toit ?
וְרַבִּי עֲקִיבָא לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: אַף רְבִיעִית דָּם הַבָּאָה מִשְּׁנֵי מֵתִים מְטַמֵּא בְּאֹהֶל, דְּתַנְיָא: רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מִנַּיִן לִרְבִיעִית דָּם הַבָּאָה מִשְּׁנֵי מֵתִים שֶׁמְּטַמְּאָה בְּאֹהֶל?
Cela est déduit d'un verset, comme il est dit concernant l'interdiction faite aux kohanim [prêtres] de s'approcher d'un mort : « Il ne s'approchera d'aucune âme morte [nafchot met] » (Vayikra 21, 11). L'emploi de la forme plurielle « nafchot » [âmes] indique que le sang transmet l'impureté même s'il provient de deux personnes différentes — car le sang est désigné par le terme « nefech » (voir Devarim 12, 23) — et l'emploi de la forme singulière « met » [mort] indique que ce sang se combine pour atteindre une seule mesure [le minimum requis d'un quart de log pour transmettre l'impureté].
שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעַל כׇּל נַפְשֹׁת מֵת לֹא יָבֹא״, שְׁתֵּי נְפָשׁוֹת וְשִׁיעוּר אֶחָד.
Mishna 1
MICHNA : Si une bête [be-hema] éprouvait des difficultés à mettre bas et que le foetus, [en gestation], sortit sa patte [avant] à l'extérieur du ventre de sa mère, et qu'on la sectionna, et qu'on abattit ensuite la mère [par che'hita] — la chair [du foetus, à l'intérieur] est pure [rituellement]. Si l'on a d'abord abattu la mère et qu'on a ensuite sectionné la patte — la chair [du foetus et de la mère] est impure par le contact d'une nevela [carcasse non abattue rituellement]. En effet, la patte n'ayant pas été rendue permise à la consommation par l'acte d'abattage, elle est considérée comme une nevela avec l'impureté qui lui est associée. Le reste de la chair — qui avait été rendu permis par l'abattage — était en contact avec elle et a donc été rendu impur par elle ; telle est la déclaration de Rabbi Méïr.
מַתְנִי׳ בְּהֵמָה הַמְקַשָּׁה לֵילֵד, וְהוֹצִיא עוּבָּר אֶת יָדוֹ, וַחֲתָכָהּ, וְאַחַר כָּךְ שָׁחַט אֶת אִמּוֹ – הַבָּשָׂר טָהוֹר. שָׁחַט אֶת אִמּוֹ וְאַחַר כָּךְ חֲתָכָהּ – הַבָּשָׂר מַגַּע נְבֵלָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.(משנה)
Et les Sages disent : [la chair est impure avec] l'impureté de ce qui a été en contact avec une terefa [abattue par che'hita]. En effet, le membre est considéré comme une terefa ayant subi la che'hita [abattage rituel]. Selon la Torah, bien que sa consommation soit interdite, il ne transmet pas d'impureté de cadavre. Néanmoins, les Sages ont décrété qu'une terefa abattue — ainsi que tout ce qui entre en contact avec elle — est considérée comme rituellement impure dans la mesure où elle disqualifie les aliments sacrés [kodachim] qui la touchent.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מַגַּע טְרֵפָה שְׁחוּטָה,
Rachi
והא עובר וחיה - דקתני מתני' החיה טמאה שבעה והאשה טהורה:,וקמטמי לה עובר לחיה - ש"מ דטעמא דאשה טהורה משום מגע בית הסתרים הוא ולא משום בלוע:
טבעת אין סופה לצאת - בתמיה:
טומאה זו - דחיה:,מאי אינה מדברי תורה - ל"ל למימר כולי האי לימא טומאה זו דברי סופרים משום גזירה כדמפרש לקמיה:,לא תימא - מתני' ר"ע היא דאמר עובר מת שבמעי אשה טמא הלכך מטמא לחיה דטומאה בלועה מטמאה וטהרה בלועה מיטמא ואשה טהורה משום דמגע בית הסתרים הוא:,אלא אפי' לר' ישמעאל כו' - ולקמן בעי מאי ר' ישמעאל ור"ע:
גזירה שמא יוציא כו' - דאי אמרת חיה שפשטה ידה למעי אשה ונגעה בעובר מת טהורה פעמים שהולד מוציא ראשו חוץ לפרוזדור והרי הוא כילוד ומטמא וכסבורה חיה שעדיין הוא במעיה ואתי לטהרה אבל ברועה שהושיט ידו למעי בהמה דקתני מתני' טהור ליכא למיגזר הכי מפני שרחם שלה גלוי דכי מפיק חזי ליה:
טרידא - עסוקה היא בחבליה וציריה וטרידא מלומר לחיה אל תגעי:
על פני השדה - משמע גלוי:,להוציא עובר - שהוא טמון:,גולל - כיסוי הארון של מת:
דופק - דף שנותנין בצדו:,ור' ישמעאל סבר גולל ודופק הלכתא היא - וכי אתא קרא להוציא עובר:,ור"ע סבר עובר במעי אשה טמא - וכי אתא קרא לגולל ודופק וקסבר לאו הלכתא היא:,מדאורייתא מנא ליה - דטמא דלא מטהר ליה ממשמעותיה דעל פני השדה ואפי' לא מייתר:,במת בנפש - מת שהוא בתוך נפש האחרת:
רביעית הלוג דם חיי האדם תלויין בו שבכך הוא מתקיים:
אף רביעית דם הבא משני מתים - הלכך האי קרא דכתיב ביה חד נפש לאו לרביעית דם אתא:
נפשות - משמע שתים:,מת - דבר שמיתה באה על ידו דהיינו רביעית:
מתני' הבשר טהור - שאין בהמה מקבלת טומאה מחיים:,הבשר מגע נבלה - בשר העובר מגע אבר מן החי שהוא מטמא כנבלה בהעור והרוטב (לקמן חולין דף קכט:). אי נמי אם יצא עובר מת נבלה גמורה הוי האבר מאחר שלא טהרתו שחיטת אמו:
מגע טרפה שחוטה - שהשחיטה אע"פ שאינה מתרת האבר באכילה מטהרתו מידי נבלה והויא כטרפה שחוטה שאינה מטמאה מן התורה כדמפרש ואזיל אלא מדרבנן במוקדשין:
Tossafot
והרי חיה ועובר דכשתי טבעות דמו - מה שפי' בקונטרס אלמא דטומאה בלועה מטמאה וטעמא דאשה טהורה משום בית הסתרים וכן פי' בסמוך גבי לא תימא מתני' ר' עקיבא היא וקשה נהי דמגע בית הסתרים לא מטמא במשא מטמא אלא צ"ל כדפירשנו דאשה טהורה משום טומאה בלועה היא וחיה הויא כשתי טבעות:
גזירה שמא יוציא ולד ראשו וכו' - פי' בקונטרס משום דהרי הוא כילוד משמע דדוקא נקט ראשו וכן משמע בפ' יוצא דופן (נדה דף מב:) גבי יולדת מטמאה בפנים כבחוץ דקאמר כגון שהוציא ולד ראשו חוץ לפרוזדור כדר' אושעיא כו' משמע דר' אושעיא נקט דוקא ראשו ותימה דאמאי נקט ראשו אפי' הוציא ידו חוץ לפרוזדור נמי נטמאה החיה שנגעה בו או הסיטה דתו לאו טומאה בלועה היא וי"ל דגזירת הכתוב היא דעד שיהא כילוד לא מטמאה כדדריש מעל פני השדה והשתא ניחא הא דצריך ר' ישמעאל למדרש טעמא מקרא דטעמיה פשוט דטומאה בלועה היא אלא משום דלא מטמא בהוציא ידו עד שיהא כילוד ור' עקיבא נמי לא פליג אלא בהוציא את ידו וכן משמע דלא תימא אליבא דר"ע משמע דכר"ע אתיא מתני' בפשיטות דטמאה החיה מדברי סופרים דגזרינן כולו במעי אשה אטו הוציא ידו אבל אי ר"ע מטמא עובר במעי אמו אפי' לא יצא לחוץ כלל היכי מתוקמא מתניתא אליביה דחיה טמאה ואשה טהורה:
גולל ודופק - מפורש בפ"ק דכתובות (דף ד: ד"ה עד):
שתי נפשות ושיעור אחד - ור' ישמעאל סבר דיש אם למסורת ונפשת כתיב כדאמר בסנהדרין בפ"ק (דף ד.) וקשה דתרי קראי ברביעית דם ל"ל במת בנפש ונפש:
הוציא עובר את ידו וחתכה ואח"כ שחט את אמו הבשר טהור - דעובר שבפנים אפי' מת חשיב כחי דהא קא מהני ליה שחיטת אמו להתירו אף באכילה:
וחכמים אומרים מגע טרפה שחוטה - בשחיטה עושה ניפול פליגי כדאמר בגמ' וקודם שחיטה לכ"ע אדם שנוגע באבר שבחוץ טהור דאי מחיים מטמא היכי הוה מהני שחיטה לרבנן להפקיע הטומאה לטהרות ולעיל דקתני הושיט רועה את ידו ונגע בו טהור לאו דוקא לפי שהוא בפנים דאפי' הוציא עובר ידו לחוץ ונגע בו הרועה טהור אלא להודיעך כחו דר' יוסי הגלילי דאפי' הכי בטמאה טמא א"נ מודו רבנן בהוציא ידו לחוץ ונגע בו דבטמאה טמא דלענין מה שבפנים הוא דמקשינן טמאה לטהורה ולא לענין מה שבחוץ:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.