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Traité Chullin

71b

Étude de Chullin 71b

Étude de la Guémara 71b

Guémara
Alors, en ce qui concerne une personne — qui protege bel et bien [une source d'impurete] une piece de cadavre encapsulee en elle de transmettre l'impurete aux autres objets situes dans la meme tente [ohel], comme la Guemara l'a derive ci-dessus — n'est-il pas logique qu'elle protege egalement un objet pur encapsule en elle de devenir impur ?
אָדָם שֶׁמַּצִּיל עַל טוּמְאָה שֶׁבְּתוֹכוֹ מִלְּטַמֵּא – אֵינוֹ דִּין שֶׁמַּצִּיל עַל טׇהֳרָה שֶׁבְּתוֹכוֹ מִלִּיטַּמֵּא?
La Guemara conteste l'inference : Qu'est-ce qui est remarquable dans le cas d'un recipient en terre cuite [kli cheres] ? Ce qui est remarquable, c'est qu'il ne peut pas devenir impur par une source d'impurete entrant en contact avec son exterieur [guevo]. Peut-on alors le comparer a une personne, qui peut devenir impure par une source d'impurete entrant en contact avec son exterieur ? Puisque les lois d'impurete d'une personne sont plus severes que celles d'un recipient en terre cuite, on ne peut pas appliquer a une personne une lenience concernant un recipient en terre cuite.
מָה לִכְלִי חֶרֶס, שֶׁכֵּן אֵין מִטַּמֵּא מִגַּבּוֹ, תֹּאמַר בָּאָדָם שֶׁמִּטַּמֵּא מִגַּבּוֹ?
La Guemara repond : Est-ce a dire que nous parlons de rendre un element impur par une source d'impurete entrant en contact avec son exterieur [guevo] ? Nous parlons en realite du cas ou l'impurete entre en contact avec son interieur [tokho]. Pour de tels cas, il est raisonnable de comparer le cas d'une personne a un recipient en terre cuite.
אַטּוּ אֲנַן מִגַּבּוֹ קָאָמְרִינַן? מִתּוֹכוֹ קָאָמְרִינַן!
La Guemara ajoute : Au contraire, la maniere dont un recipient en terre cuite contracte l'impurete est plus severe que celle d'une personne, car il devient impur par la simple presence d'une source d'impurete dans son espace aerien [aviro], meme si la source ne touche pas le recipient lui-meme. En revanche, une personne n'est rendue impure par une source d'impurete dans son espace aerien [par exemple dans sa bouche] que si la source la touche reellement — et l'argument a fortiori reste donc valide.
אַדְּרַבָּה, כְּלִי חֶרֶס חָמוּר, שֶׁכֵּן מְטַמֵּא מֵאֲוִירוֹ.
La Guemara demande : Nous avons trouve une source pour la halakha selon laquelle un objet impur encapsule dans un corps qui y est entre par le haut [c'est-a-dire par la bouche] ne transmet pas l'impurete. D'ou derivons-nous qu'un objet impur encapsule dans un corps qui y est entre par le bas [c'est-a-dire par le rectum] ne transmet pas non plus l'impurete ? La Guemara repond : C'est derive par un argument a fortiori : Et si, lorsque l'objet impur entre par le haut — par la bouche — qui est un endroit qui ne digere pas les aliments, le corps protege neanmoins l'objet impur de transmettre l'impurete, alors en ce qui concerne un cas ou l'objet impur entre par le bas — qui est un endroit qui digere les aliments — n'est-il pas logique que le corps le protege de transmettre l'impurete ?
אַשְׁכְּחַן בָּלוּעַ דִּלְמַעְלָה, בָּלוּעַ דִּלְמַטָּה מְנָלַן? קַל וָחוֹמֶר: וּמָה לְמַעְלָה, שֶׁאֵינוֹ עוֹשֶׂה עִיכּוּל – מַצִּיל, לְמַטָּה שֶׁעוֹשֶׂה עִיכּוּל – אֵינוֹ דִּין שֶׁמַּצִּיל?
La Guemara conteste la base de l'inference : La digestion par le bas ne s'effectue-t-elle pas uniquement grace aux fonctions de mastication et de digestion par le haut ? La Guemara explique : Meme ainsi, la digestion effectuee par le bas est plus importante que celle effectuee par le haut.
כְּלוּם עוֹשֶׂה עִיכּוּל לְמַטָּה אֶלָּא עַל יְדֵי מַעְלָה? אֲפִילּוּ הָכִי, עִיכּוּל דִּלְמַטָּה רַב.
La Guemara demande : Nous avons trouve une source pour la halakha selon laquelle un objet impur encapsule dans le corps d'une personne ne transmet pas l'impurete — d'ou derivons-nous qu'un objet impur encapsule dans le corps d'un animal ne transmet pas non plus l'impurete ? La Guemara repond : C'est derive par un argument a fortiori : Si le corps d'une personne — qui peut transmettre l'impurete meme de son vivant [par exemple si elle est atteinte de tsara'at ou est un zav] — protege neanmoins l'objet impur encapsule en elle de transmettre l'impurete, alors en ce qui concerne un animal — qui ne transmet pas l'impurete de son vivant — n'est-il pas logique qu'il protege un objet impur encapsule en lui de transmettre l'impurete ?
אַשְׁכְּחַן בָּלוּעַ דְּאָדָם, בָּלוּעַ דִּבְהֵמָה מְנָלַן? קַל וָחוֹמֶר: וּמָה אָדָם שֶׁמִּטַּמֵּא מֵחַיִּים מַצִּיל בְּבָלוּעַ, בְּהֵמָה שֶׁאֵינָהּ מְטַמְּאָה מֵחַיִּים – אֵינוֹ דִּין שֶׁתַּצִּיל בְּבָלוּעַ?
La Guemara conteste l'inference : Qu'est-ce qui est remarquable dans l'impurete d'une personne ? Ce qui est remarquable, c'est que si elle entre dans une maison atteinte de tsara'at [negue'im], pour que ses vetements soient rendus impurs, elle doit rester dans la maison atteinte pendant une duree minimale (voir Vayikra 14, 33–53). Peut-on alors le comparer a un animal, qui n'a pas besoin de rester dans une maison atteinte pendant une duree minimale ? Bien au contraire, tout ustensile place sur lui devient impur des son entree. Puisque les lois d'impurete d'un animal sont plus severes que celles d'une personne, on ne peut pas necessairement appliquer a un animal une lenience concernant une personne.
מָה לְאָדָם, שֶׁכֵּן צָרִיךְ שְׁהִיָּיה בְּבַיִת הַמְנוּגָּע, תֹּאמַר בִּבְהֵמָה, שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה שְׁהִיָּיה בְּבַיִת הַמְנוּגָּע?
La Guemara repond : Lorsqu'il est dit d'un animal qu'il n'a pas besoin de rester dans une maison atteinte pendant une duree minimale — a quelle halakha cela fait-il reference ? Un animal vivant lui-meme ne peut pas etre impur. Necessairement, la declaration concerne les ustensiles places sur son dos, qui sont rendus impurs des son entree. Mais a cet egard, il n'y a aucune difference entre les animaux et les personnes : une personne non plus n'a pas besoin de rester dans la maison atteinte pendant une duree minimale pour rendre impurs les ustensiles places sur son dos — ils sont rendus impurs des l'entree.
בְּהֵמָה דְּאֵינָהּ צְרִיכָה שְׁהִיָּיה בְּבַיִת הַמְנוּגָּע, לְמַאי הִלְכְתָא? לְכֵלִים שֶׁעַל גַּבָּהּ. אָדָם נָמֵי לָא בָּעֵי!
Comme nous l'avons appris dans une michna (Nega'im 13, 9) : En ce qui concerne quelqu'un qui entre dans une maison atteinte de tsara'at avec ses vetements poses sur ses epaules [sans les porter de maniere normale], et ses sandales et ses bagues dans les mains — lui et ceux-ci [les vetements, sandales et bagues] sont rendus impurs immediatement. Si il etait habille de ses vetements, les sandales a ses pieds et les bagues a ses doigts — il est rendu impur immediatement a son entree dans la maison, mais eux [les vetements, sandales et bagues] restent purs jusqu'a ce qu'il soit reste dans la maison le temps qu'il faut pour manger une demi-miche de pain [perasse]. Ce calcul est fait avec du pain de ble et non du pain d'orge [qui prend plus de temps a manger que le pain de ble]. De plus, le calcul se fait par rapport a quelqu'un qui est allonge et mange le pain avec un mets generalement consomme avec du pain [qui accelere la consommation].
דִּתְנַן: הַנִּכְנָס לְבַיִת הַמְנוּגָּע וְכֵלָיו עַל כְּתֵפָיו, וְסַנְדָּלָיו וְטַבְּעוֹתָיו בְּיָדָיו – הוּא וְהֵן טְמֵאִין מִיָּד. הָיָה לָבוּשׁ כֵּלָיו וְסַנְדָּלָיו בְּרַגְלָיו וְטַבְּעוֹתָיו בְּאֶצְבָּעוֹ – הוּא טָמֵא מִיָּד, וְהֵן טְהוֹרִין עַד שֶׁיִּשְׁהֶא בִּכְדֵי אֲכִילַת פְּרָס, פַּת חִטִּים וְלֹא פַּת שְׂעוֹרִים, מֵיסֵב וְאוֹכֵל בְּלִיפְתָּן.
§ Rabba avait declare plus haut qu'un objet impur encapsule ne peut transmettre l'impurete et qu'un objet pur encapsule dans un autre corps ne peut etre rendu impur. Rava dit : Pourquoi cette declaration est-elle necessaire ? Nous apprenons ces deux halakhot dans une michna : Nous apprenons [la halakha de] l'impurete encapsulee [toum'a belou'a], et nous apprenons [la halakha de] la purete encapsulee [tahara belou'a].
אָמַר רָבָא: תַּרְוַיְיהוּ תְּנַנְהִי, טוּמְאָה בְּלוּעָה תְּנֵינָא, טׇהֳרָה בְּלוּעָה תְּנֵינָא!
Rava developpe : En ce qui concerne un objet impur encapsule [toum'a belou'a], la halakha est telle que nous l'avons apprise [Miqvaot 10, 8] : « Si quelqu'un a avale une bague qui etait impure [et est ainsi devenu impur en la touchant], il se plonge [dans le mikveh] et peut alors consommer sa teroumaH — et ce malgre le fait que la bague impure soit encore en lui. La raison pour laquelle cela est permis est que la bague, etant encapsulee dans le corps de la personne, ne peut transmettre l'impurete. S'il a vomi la bague, elle reste impure [car elle n'a pas ete purifiee par son immersion], et elle le rend donc impur au moment de sa sortie de son corps. »
טוּמְאָה בְּלוּעָה – דִּתְנַן: בָּלַע טַבַּעַת טְמֵאָה, טוֹבֵל וְאוֹכֵל בִּתְרוּמָתוֹ; הֱקִיאָהּ – טְמֵאָה, וְטִמְּאַתּוּ.
Chullin 71b
100%
חולין ע״א במַסֶּכֶת חוּלִּין