[La suite de la baraïta citée par Rava :] « ou un agneau » (Vayikra 22, 27) — à l'exclusion d'un animal né d'un croisement [kilaïm, c'est-à-dire d'un bélier et d'une brebis de races différentes, qui ne peut être offert comme sacrifice]. « ou une chèvre » — à l'exclusion d'un animal qui ressemble à une autre espèce [nidmeh]. « Lorsqu'il naîtra » — à l'exclusion d'un animal extrait par césarienne [yotzé dofen]. « Il sera sept jours » — à l'exclusion d'un animal dont le délai réglementaire n'est pas encore atteint [me'houssar zman]. « Sous sa mère » — à l'exclusion de l'orphelin [yatom, c'est-à-dire l'animal dont la mère est morte].
אוֹ כֶשֶׂב״ – פְּרָט לְכִלְאַיִם, ״אוֹ עֵז״ – פְּרָט לְנִדְמֶה, ״כִּי יִוָּלֵד״ – פְּרָט לְיוֹצֵא דּוֹפֶן, ״שִׁבְעַת יָמִים״ – פְּרָט לִמְחוּסַּר זְמַן, ״תַּחַת אִמּוֹ״ – פְּרָט לַיָּתוֹם.
Rava précise : À quoi correspond exactement cet « orphelin » [yatom] ? Si l'on dit que sa mère le mit au monde puis mourut [après sa naissance] — est-il raisonnable d'exiger que la mère continue à vivre éternellement [pour que l'animal soit apte au sacrifice] ? Plutôt [envisage-t-on] le cas où la mère mourut puis accoucha [par extraction post-mortem] — mais cela est déjà dérivé du terme « lorsqu'il naîtra » [qui exclut le yotzé dofen, né par césarienne, dont sa mère morte].
הַאי יָתוֹם הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דִּילִידְתֵּיהּ אִמֵּיהּ וַהֲדַר מִתָה, לְעוֹלָם תֵּיחֵי וְתֵיזִיל? אֶלָּא דְּמִתָה וַהֲדַר יְלִידְתֵּיהּ, מִ״כִּי יִוָּלֵד״ נָפְקָא.
La Guemara conclut : Il est donc évident [que l'orphelin désigne le cas] où la mère s'éteignait à la fin même de la naissance — à ce moment, celle-ci se retirait vers la mort et le nouveau-né se retirait vers la vie. Or, si l'on admet qu'il faut la vie à la fin de la naissance [c'est-à-dire que la mère doit être vivante jusqu'au terme complet de la naissance], c'est pour cela qu'un verset était nécessaire pour exclure l'orphelin. Mais si l'on disait qu'il n'est pas requis d'être vivant à la fin du processus — pourquoi fallait-il ce verset ? On aurait déjà pu le dériver de « lorsqu'il naîtra » ! — On en déduit que dans tout domaine où les Sages exigent la vie [d'un animal], cette vie doit persister jusqu'à la fin du processus. Il en va de même pour la che'hita d'une bête en danger [méssoukenet] : elle n'est valide que si un signe de vie se manifeste à la fin de l'acte d'abattage.
אֶלָּא פְּשִׁיטָא, זֶה פֵּירַשׁ לְמִיתָה וְזֶה פֵּירַשׁ לְחַיִּים. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בָּעֵינַן חִיּוּתָא בְּסוֹף לֵידָה – הַיְינוּ דְּאִיצְטְרִיךְ קְרָא לְמַעוֹטֵי, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לָא בָּעֵינַן חִיּוּתָא בְּסוֹף לֵידָה, לְמָה לֵיהּ? מִ״כִּי יִוָּלֵד״ נָפְקָא!
[Reprise de la michna :] La che'hita d'une petite bête [dakka] qui tendit sa patte avant et ne la ramena pas est passoul [invalide]. — Rava dit : la halakha est conforme à ce qui est enseigné dans cette baraïta : [la che'hita d']une petite bête qui tendit sa patte avant [qui était pliée] et ne la ramena pas est invalide.
אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא כִּי הָא מַתְנִיתָא – בְּהֵמָה דַּקָּה שֶׁפָּשְׁטָה יָדָהּ וְלֹא הֶחְזִירָה, פְּסוּלָה.
[La baraïta continue :] Dans quel cas cela s'applique-t-il ? En ce qui concerne la patte avant. Mais en ce qui concerne la patte arrière, qu'elle la tendit sans la replier ou qu'elle la replia sans la tendre — [la che'hita] est cachere. Dans quel cas cela s'applique-t-il [pour la patte avant] ? En ce qui concerne la petite bête [dakka]. Mais pour la grande bête [guessa], qu'il s'agisse de la patte avant ou de la patte arrière, qu'elle l'ait tendue sans la replier ou repliée sans la tendre — [la che'hita] est cachere. Quant à la volaille [of], même si elle ne fit que battre une aile ou ne fit que remuer sa queue — c'est là un pirkous [valide].
בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בַּיָּד, אֲבָל בָּרֶגֶל, בֵּין פָּשְׁטָה וְלֹא כָּפְפָה, בֵּין כָּפְפָה וְלֹא פָּשְׁטָה – כְּשֵׁרָה. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בְּדַקָּה, אֲבָל בְּגַסָּה, בֵּין בַּיָּד בֵּין בָּרֶגֶל, בֵּין פָּשְׁטָה וְלֹא כָּפְפָה, בֵּין כָּפְפָה וְלֹא פָּשְׁטָה – כְּשֵׁרָה. וְעוֹף, אֲפִילּוּ לֹא רִפְרֵף אֶלָּא גַּפּוֹ, וְלֹא כִּשְׁכֵּשׁ אֶלָּא זְנָבוֹ – הֲרֵי זֶה פִּירְכּוּס.
La Guemara demande : Quelle nouveauté Rava nous enseigne-t-il en statuant conformément à cette baraïta ? Toutes ces règles, nous les avons déjà apprises dans la michna ! En effet, de la michna — [la che'hita d']une petite bête qui tendit sa patte avant et ne la ramena pas est passoul, car ce n'est que le processus naturel d'expulsion de l'âme — on infère : pour la patte avant, oui [c'est invalide si elle la tendit sans la ramener] ; pour la patte arrière, non [ce n'est pas invalide] ; pour la petite bête, oui [c'est la règle] ; pour la grande bête, non [règle différente]. La Guemara répond : Il était nécessaire pour Rava d'enseigner la halakha de la baraïta concernant la volaille, car cela n'est pas enseigné dans la michna.
מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? כּוּלְּהוּ תְּנַנְהִי! בְּהֵמָה דַּקָּה שֶׁפָּשְׁטָה יָדָהּ וְלֹא הֶחְזִירָה – פְּסוּלָה, שֶׁאֵינָהּ אֶלָּא הוֹצָאַת נֶפֶשׁ. יָד – אִין, רֶגֶל – לָא; דַּקָּה – אִין, גַּסָּה – לָא. עוֹף אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, דְּלָא תְּנַן.
Mishna 1
MICHNA : Celui qui abat [l'animal] d'un non-Juif [goï] au nom [ou pour le compte] d'un non-Juif — sa che'hita est cachere [selon le premier tanna]. Et Rabbi Eli'ézer [la] déclare passoul [invalide]. Rabbi Eli'ézer dit : Même s'il l'abattit dans l'intention de nourrir le non-Juif du diaphragme [me'hatzar kaved — la partie du foie offerte habituellement aux divinités] — [la che'hita] est invalide, car l'intention implicite [stam ma'hchevet] d'un non-Juif est [toujours] pour l'idolâtrie [avoda zara].
מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט לְנׇכְרִי – שְׁחִיטָתוֹ כְּשֵׁרָה, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹסֵל. אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: אֲפִילּוּ שְׁחָטָהּ לֶאֱכוֹל לְנׇכְרִי מֵחֲצַר כָּבֵד שֶׁלָּהּ – פְּסוּלָה, שֶׁסְּתָם מַחְשֶׁבֶת נׇכְרִי לַעֲבוֹדָה זָרָה.(משנה)
Rabbi Yossé dit : La chose se déduit par un kal va-'homer [raisonnement a fortiori] : Si, là où l'intention [du prêtre] invalide dans le cas des offrandes sacrées [mouqdachine] — par exemple une intention de manger la viande hors du temps prescrit [piggoul] — tout [dépend] exclusivement de l'intention de celui qui accomplit le service [ha-oved], et non de l'intention du propriétaire ; alors dans un lieu où l'intention ne rend pas invalide dans le cas des profanes ['houline] — ne s'impose-t-il pas à plus forte raison que tout dépende exclusivement de l'intention de celui qui abat [ha-cho'het] ?
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: קַל וָחוֹמֶר הַדְּבָרִים, וּמָה בִּמְקוֹם שֶׁהַמַּחְשָׁבָה פּוֹסֶלֶת בְּמוּקְדָּשִׁין – אֵין הַכֹּל הוֹלֵךְ אֶלָּא אַחַר הָעוֹבֵד, מְקוֹם שֶׁאֵין מַחְשָׁבָה פּוֹסֶלֶת בְּחוּלִּין – אֵינוֹ דִּין שֶׁלֹּא יְהֵא הַכֹּל הוֹלֵךְ אֶלָּא אַחַר הַשּׁוֹחֵט?
Guémara
GUEMARA : Ces tannaïm [le premier tanna et Rabbi Eli'ézer] partagent la position de Rabbi Eli'ézer fils de Rabbi Yossé [sur la question de savoir si les propriétaires peuvent invalider un sacrifice par leur intention], comme il est enseigné dans une baraïta que Rabbi Eli'ézer fils de Rabbi Yossé dit : J'ai entendu [de mes maîtres] que les propriétaires [baalim] peuvent rendre une offrande piggoul [invalide par intention impropre]. [— Et la Guemara précise la position de chacun :] Cependant, le premier tanna estime : si nous entendîmes le non-Juif exprimer son intention idolâtrique — oui [la che'hita est invalide] ; sinon — non [elle reste cachere] ; car nous ne présumons pas que l'intention implicite d'un non-Juif est l'idolâtrie. Rabbi Eli'ézer estime quant à lui : même si nous n'entendîmes pas le non-Juif exprimer son intention, [la che'hita est invalide,] car nous présumons que l'intention implicite d'un non-Juif est l'idolâtrie. Et Rabbi Yossé vient dire : même si nous entendîmes le non-Juif exprimer son intention [idolâtrique], dans le cas où c'est lui [le propriétaire] qui a cette intention et un autre [le Juif] qui abat, nous ne disons pas que [l'intention du propriétaire invalide la che'hita].
גְּמָ׳ הָנֵי תַּנָּאֵי אִית לְהוּ דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּתַנְיָא: אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּרַבִּי יוֹסֵי: שָׁמַעְתִּי שֶׁהַבְּעָלִים מְפַגְּלִין.
Traduction française en préparation — version anglaise (Steinsaltz) : But the first tanna holds that if we heard the gentile say that he intends the animal for idol worship, yes, his intent invalidates the slaughter, and if the gentile did not voice his intent before us, his intent does not invalidate the slaughter, as we do not say that the unspecified intent of a gentile is for idol worship. Rabbi Eliezer holds: Although we did not hear the gentile say that he intends the animal for idol worship, the slaughter is not valid, as we say the unspecified intent of a gentile is for idol worship. And Rabbi Yosei comes to say that even though we heard the gentile say that he intends the animal for idol worship, in a case where this owner has intent for idol worship and that other person is performing the slaughter, we do not say that the intent of the owner invalidates the slaughter.
מִיהוּ תַּנָּא קַמָּא סָבַר: אִי שַׁמְעִינֵיהּ דְּחַשֵּׁיב – אִין, אִי לָא – לָא, סְתָם מַחְשֶׁבֶת נׇכְרִי לַעֲבוֹדָה זָרָה לָא אָמְרִינַן. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר: אַף עַל גַּב דְּלָא שַׁמְעִינֵיהּ דְּחַשֵּׁיב, סְתָם מַחְשֶׁבֶת נׇכְרִי לַעֲבוֹדָה זָרָה אָמְרִינַן. וַאֲתָא רַבִּי יוֹסֵי לְמֵימַר: אַף עַל גַּב דְּשַׁמְעִינֵיהּ דְּחַשֵּׁיב, זֶה מְחַשֵּׁב וְזֶה עוֹבֵד לָא אָמְרִינַן.
Traduction française en préparation — version anglaise (Steinsaltz) : There are those who say an alternative explanation of the mishna. It is with regard to a case where we heard the gentile say that he intends the animal for idol worship that the tanna’im disagree. The first tanna holds that when we say in a case where this owner has improper intent and that other person is performing the slaughter that the intent of the owner invalidates the slaughter, this statement applies only inside the Temple, in the slaughter of offerings. But with regard to non-sacred slaughter outside the Temple, the intent of the owner does not invalidate the slaughter, as with regard to deriving the halakhot of non-sacred slaughter outside the Temple from the halakhot of slaughter of sacrificial animals inside the Temple,
אִיכָּא דְּאָמְרִי: בִּדְשַׁמְעִינֵיהּ דְּחַשֵּׁיב פְּלִיגִי, תַּנָּא קַמָּא סָבַר: כִּי אָמְרִינַן ״זֶה מְחַשֵּׁב וְזֶה עוֹבֵד״ – הָנֵי מִילֵּי בִּפְנִים, אֲבָל בְּחוּץ לֹא, חוּץ מִפְּנִים
Rachi
פרט לכלאים - בן רחל ותייש שפסול לקרבן ומרבויא דאו דריש ליה:,נדמה - עז שילדה מתייש כמותה ובנה דומה לרחל:,פרט ליוצא דופן - שקרעוה והוציאוה פעמים שמתה ופעמים שחיה:,ז' ימים פרט למחוסר זמן - שלא הגיע לז' ימים ואפילו אמו קיימת:,תחת אמו - היה שעה אחת פרט ליתום וה"ד האי יתום אילימא דילידתיה אמיה ולאחר שעה מתה לעולם תיחי בתמיה וכי לעולם צריכה לחיות והא תחת אמו קרינן ביה והא ליכא למימר דאשמועינן קרא שתחיה אמו כל ז' דתניא בת"כ ר' יוסי הגלילי אומר מה תלמוד לומר תחת אמו לפי שנאמר ז' ימים יהיה עם אמו יכול כל ז' ת"ל תחת אמו אי תחת אמו יכול אפילו יצא ממנה כשהיא מתה ת"ל עם אמו משמע ששניהם בעולם אחד שתהא קרויה אמו הא כיצד אפילו נתקיימה לו אמו שעה אחת והאי תחת אמו משמע ליה לרבי יוסי הגלילי חליפי אמו שמתה אמו והוא נשאר במקומה:
אלא דמתה והדר ילידתיה - היינו יוצא דופן דכל שקרעוה והוציאו את ולדה בין מתה ובין חיה הוי יוצא דופן:
זה פירש למיתה - אמו כלומר בשעת מיתתה ילדה דרך הרחם ואשמועינן קרא דבעינן חיות עד גמר לידה ולאחר לידה מעט ואי לא ה"ל יתום דעל כרחיה האי תחת אמו למעוטי חיה באמצע לידה ומתה בגמר לידה אתי:,אי אמרת בשלמא - אחר סוף לידה אשמועינן דבעינן חיותא שיצא כולו מחיים ולמעוטי מתה בגמר לידה:,היינו - דלא אימעיט ליה מתה בסוף לידה מכי יולד פרט ליוצא דופן דהאי נמי לאו יוצא דופן הוא כי מתה בגמר לידה:,אלא אי אמרת לא בעינן חיותא בסוף לידה - וקרא למעוטי מתה באמצע לידה אתא:,למה לי קרא מכי יולד נפקא - דאכתי ה"ל יוצא דופן אלא ש"מ כל מלתא דבעו בה רבנן חיותא בעינן שיהא חיות בגמר דיליה:
פסולה - אם מסוכנת היא דדרכה לעשות כן בהוצאת נפש:
גסה - לאו אורחה בהכי וחיותא הוא:,ריפרוף בציר מכשכוש:
כולהו תננהו - לשון קושיא הוא כלומר למה ליה לרבה לאשמועינן דהלכתא הכי הא סתם מתניתין היא:
מתני' ורבי אליעזר פוסל - דכיון דבהמה דעובד כוכבים היא אע"ג דישראל קשחיט מהניא ביה מחשבת עובד כוכבים דסתם מחשבתו לעבודת כוכבים:,חצר כבד - טרפשא דכבדא איברר"ש בלע"ז:
אמר רבי יוסי קל וחומר - דלא מהניא בה מחשבת בעלים הואיל וישראל שחיט לה:,ומה במקום שמחשבה פוסלת - דהיינו במוקדשין כדכתיב (ויקרא ז) לא יחשב קרי ביה לא יחשב לאוכלה ביום השלישי כי פגול יהיה והכי מפרש בזבחים (דף כט:):,אין הכל הולך אלא אחר העובד - דכתיב המקריב לא יחשב אבל בעלים לא פסלי במחשבתן כי מקריב לה כהן:,מקום שאין המחשבה פוסלת - כגון בחולין כלומר חולין שאין המחשבה פוסלת בהם. ובגמרא מפרש מאי קאמר דהא מחשבת עבודת כוכבים פסלה בהו דהא זבחי מתים איקרו מה מת אסור בהנאה אף תקרובת עבודת כוכבים אסורה בהנאה:
גמ' והני תנאי - תנא קמא ורבי אליעזר אית להו דר"א בר' יוסי כלומר דטעמיה דתנא קמא דמכשר לאו משום דאין מחשבה הולכת אלא אחר העובד דא"כ היינו ר' יוסי אלא כר"א בר"י סבירא להו טעמיה מפרש ואזיל:,שמעתי - מרבותי:,שהבעלים מפגלין - וטעמא מפרש בזבחים בפרק ב"ש (זבחים דף מז.) בסופו דכתיב והקריב המקריב וגו' אלמא בעלים קרי מקריב הלכך איתנהו בכלל המקריב לא יחשב אם חשבו על שחיטת כהן או על זריקתו ע"מ לאכול חוץ לזמנו הוי פיגול:
מיהו תנא קמא - דמכשר:,סבר אי הוה שמעיניה - לעובד כוכבים דחשיב על שחיטת ישראל ואמר שחיטת בהמה זו לעבודת כוכבים תהא אסורה דמהניא מחשבת בעלים כר' אליעזר בר' יוסי ואי לא שמעיניה דחשיב סתם מחשבת עובד כוכבים לעבודת כוכבים לא אמרינן:,זה עובד - משום שחיטת פנים נקט לה דאפילו בקרבן ס"ל לר' יוסי דאין הבעלים מפגלין ורבי יוסי פליג אתנא קמא וארבי אליעזר:
איכא דאמרי אפילו בדשמעיניה - לעובד כוכבים דחשיב פליגי רבנן עליה דר"א ואית להו לתרוייהו בעלים מפגלין בקרבן כר' אליעזר בר' יוסי וגבי חולין פליגי:,חוץ מפנים - מחשבת עבודת כוכבים בחולין ממחשבת פיגול בקרבן:
Tossafot
או כשב פרט לכלאים - תימה דהכא או למעט ובפ"ק (לעיל חולין דף כג.) קאמר או לרבות פלגס וגבי אותו ואת בנו נמי דרשינן (לקמן חולין דף עח:) או שה לרבות כלאים ויש לומר דגבי פלגס ממילא אימעיט ולא צריך קרא אלא לרבות וכן לגבי אותו ואת בנו ממילא אימעיט כלאים דשור ושה אי אתה יכול להוציא כלאים מביניהם אבל הכא כשב ועז כתיב שאתה יכול להוציא כלאים מביניהם וממילא איתרבו להכי כתיב או למעט ובכי האי גונא משני במרובה (ב"ק דף עז:) גבי וטבחו או מכרו ואם תאמר אם כן מאו עז היה למעט כלאים שאתה יכול להוציא כלאים מביניהם ומאו כשב נדמה ויש לומר דנדמה אינו ראוי כל כך למעוטי כמו כלאים ולהכי מעוטא קמא מוקמינן בדדמי טפי בכלאים והדר ממעטינן נדמה דנדמה לא ממעטינן אלא משום דדמי לכלאים: ,כי יולד פרט ליוצא דופן - לאו מלשון לידה דריש אלא גמר לידה לידה מבכור כדאמרינן בריש פרק יוצא דופן (נדה דף מ.) והא דדרשינן התם אשה כי תזריע וילדה עד שתלד ממקום שמזרעת דמשמע דצריך מיעוט למעט יוצא דופן ולא ממעטינן ליה מלידה לידה מבכור משום דאי לאו כי תזריע הוה דרשינן תלד לרבות יוצא דופן כרבי שמעון:
אלא דמתה והדר ילידתיה - והא דאמר בפרק יוצא דופן (נדה דף מד.) ובפרק מי שמת (ב"ב דף קמב:) דעובר מיית ברישא היינו היכא דמתה מעצמה כדאמר בפ"ק דערכין (דף ז.) דוולד איידי דזוטר חיותיה עיילא טיפתא דמלאך המות ומחתכא לסימניו אבל נהרג לא:
אלא זה פירש למיתה וזה פירש לחיים - אין להוכיח מכאן דאפילו בידי שמים אפשר לצמצם דקרא איכא למימר דאיצטריך אם יבא אליהו ויאמר שבצמצום נעשה ושבקינן לקרא דאיהו דחיק ומוקי אנפשיה:
מחצר כבד שלה - לאו דוקא נקט יותרת הכבד משום דעולה לגבוה והויא כחלב ודם אלא אפילו כזית של שאר בשר נמי כדאמרינן בגמרא יהיב זוזא לטבחא ישראל מאי ואורחא דמלתא הוא דנקט:,פסולה שסתם מחשבת עובד כוכבים לעבודת כוכבים - ואם תאמר לקמן (חולין דף לט: ושם) גבי השוחט לשם הרים דקתני פסולה ודייק עלה פסולה אין זבחי מתים לא פירוש ולא מיתסרי בהנאה והכא קתני רבי אליעזר אומר פסולה ואע"ג דאסור אף בהנאה כדקתני שסתם מחשבת עובד כוכבים לעבודת כוכבים ויש לומר דלקמן דייק מדלא קתני הרי אלו זבחי מתים אבל הכא איידי דאמרי רבנן כשרה אמר רבי אליעזר פסולה:
הני תנאי אית להו דרבי אליעזר בר' יוסי - פירוש רבנן ורבי אליעזר דמתניתין אבל ר' יוסי לא סבר ליה כוותיה דהא אמר דאין הכל הולך אלא אחר העובד:
Texte : Sefaria — William Davidson Edition - Vocalized Aramaic · traduction française de travail, à valider.